30 novembre 2013

RD Congo - 2016 : Kabila s’est embourbé dès ses premiers pas de campagne

Près d’un mois seulement après la dislocation du M23, Joseph Kabila a entamé une tournée dans l’Est du Congo. Un périple qui dissimule à peine la quête d’un troisième mandat à la tête du pays, en dépit de l’obstacle constitutionnel (articles 70 et 220 limitant la présidence à deux mandats consécutifs). Mais c’est sur une route que le Président congolais va devoir affronter son premier adversaire de taille. 

En effet, Joseph Kabila tenait à devancer ses adversaires potentiels sur ce terrain de l’Est où l’électeur, dévasté par les affres de la guerre, est annoncé pour être sans pitié pour les candidats de la majorité présidentielle aux prochaines élections. Le Président a ainsi choisi d’effectuer par voie terrestre, le parcours Kisangani - Goma (plus de mille kilomètres) en passant par Bunia, Beni, Butembo et Rutshuru. Mais le voyage va être cauchemardesque, le cortège présidentiel prenant la boue jusqu’aux toits des véhicules.
Le bilan « boueux » de 12 ans de règne
Ainsi le « candidat des 5 chantiers[1] », qui a toujours évité les débats avec ses adversaires politiques, a dû faire face à un adversaire inattendu : la nature. Quelques temps seulement après avoir quitté Kisangani, le cortège présidentiel s’est retrouvé empêtré dans une route atrocement boueuse et en état de délabrement avancé. Le Président est obligé de descendre pendant que l’ensemble de sa délégation se découvre un nouveau métier : cantonniers. Tout le monde s’emploie, pour ainsi dire, à « mettre la main à la pâte ».
Eh oui. Un cauchemar routier qui rappelle de façon brutale au candidat de 2006 qu’il n’a pas dû tenir sa promesse des 5 chantiers. En effet, des routes principales, comme la Nationale 4, devaient être asphaltées, ou tout au moins régulièrement entretenues. La promesse n’a pas été tenue et l’ancien candidat réalise à quel point cela est pénible pour un peuple d’être trompé par les promesses électorales. Le locataire du Palais de la Nation le paie en pataugeant jusqu’aux genoux, tout comme les Congolais de cette région bernés par la promesse des infrastructures routières.
Il fait face à une deuxième promesse non tenue : les emplois. On découvre avec effarement qu’il n’y avait pas de cantonniers sur cet axe routier alors que le passage du Président était annoncé. Dès lors, ce sont les « honorables » de la République qui l’accompagnent et les« prestigieux » militaires de la garde présidentielle qui vont devoir barboter dans les flaques d’eau et se vautrer dans le bourbier pour dégager, à mains nues, la bagnole du « Raïs ».
La campagne de 2016 ne peut pas mieux commencer pour les Congolais dont les cris de souffrance n’atteignent jamais le sommet de l’Etat. Là au moins, c’est la boue, juste une boue sur la route, qui plaidait magnifiquement la cause de tout un peuple, le peuple des « sans voix ».
Des circonstances atténuantes pour Kabila ?
A la décharge de Joseph Kabila, peut-on évoquer la guerre du M23 dont il répète à chaque escale qu’elle est terminée, et qu’elle a dû entraver ses actions ?
A priori, il est impossible de mener des projets de développement sous les crépitements des balles. Mais, dans le cas du « Congo de Kabila », les choses doivent être nuancées. L’excuse de la guerre, en réalité, ne tient pas longtemps, confrontée à l’analyse des faits.
En effet, c’est quoi déjà le M23 ?
Selon les experts de l’ONU[2], de nombreux chercheurs sérieux (Keith Harmon Snow[3]), et même des dirigeants rwandais (général Faustin Kayumba[4]), le M23[5] n’est rien d’autre qu’un conglomérat de soldats rwandais et ougandais que les autorités de Kinshasa intégraient, par vagues successives, dans l’armée et les institutions de la RDC, avec la complicité des Présidents Kagamé et Museveni.
Joseph Kabila a donc sa part de responsabilité dans les désastres occasionnés par les combattants du M23, et ses adversaires politiques n’hésiteront pas à insister sur des cas comme Bosco Ntaganda, intégré et réintégré plusieurs fois et qui s’est révélé être une catastrophe humanitaire à lui tout seul. Il y a bien quelqu'un qui l’a nommé général des FARDC et qui, par conséquent, a préparé le terrain à la tragédie du M23[6].
Dès lors, l’excuse de la guerre, qui aurait entravé les actions en faveur du développement sera difficile à faire avaler aux Congolais. Ils ont appris dans la souffrance à ne pas oublier les complicités et les trahisons qui ont débouché sur la crise du M23.
En tout cas, il en faudra beaucoup pour que l’« homme de Kingakati » réussisse à prolonger son bail au Palais de la Nation, déjà que ses tentatives visant à modifier la Constitution mettent les Congolais à fleur de peau.
Et si le plus simple était tout simplement qu’il renonce à rêver de 2016 et prépare sa retraite au sénat[7] ?
Boniface MUSAVULI
[1] Les 5 chantiers : Dans une interview accordée à la presse nationale le 27 octobre (2006 ndlr), Joseph Kabila (avait) annoncé cinq chantiers prioritaires : les infrastructures (routes, rails, ponts), la création d’emplois (…), l’éducation (les écoles et les universités), l’eau et l’électricité, et enfin, la santé. Ajoutant : « Il faut évidemment insister sur la transparence dans la gestion de la cité, des affaires de l’Etat. Il faut remettre de l’ordre dans le pays ». Lors d’un autre entretien au journal belge Le Soir, en novembre, Kabila affirme : « Pour moi, le Congo, c’est la Chine de demain : d’ici 2011 (…). Le Congo va surprendre, car il se redressera beaucoup plus vite que prévu ».
 
Le développement promis en 2006 est toujours en attente. Si l’on en croit le dernier rapport 2013 du PNUD sur la pauvreté dans le monde, le Congo est classé tout dernier (186ème sur 186 pays). Voir rapport :http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2013_FR.pdf
[2] Pour les experts de l’ONU, le M23 est une création du Rwanda et de l’Ouganda.
[3] Pour Keith Harmon Snow, correspondant de guerre, cinéaste et professeur de journalisme américain, les combattants du M23 ne sont pas des « rebelles congolais » mais des soldats rwandais et ougandais.
[4] Pour le général rwandais en exil, Faustin Kayumba, non seulement le M23 n’existe pas (parce qu’il s’agit de soldats rwandais), mais surtout il estime que l’armée rwandaise est toujours lourdement engagée au Congo, sûrement avec la complicité des autorités de Kinshasa.
[5] Ces combattants étrangers auraient pu se tenir tranquilles et ne pas s’en prendre aux Congolais qui les avaient relativement tolérés en 1996. Mais ils se sont mis à se comporter en terrain conquis, à se mutiner et à se rebeller pour un oui ou pour un non. Au point de mettre « leur protecteur » (Kabila) en difficulté avec« son peuple ».
[6] La mutinerie du M23 a éclaté à Goma en avril 2012 lorsque les autorités congolaises envisageaient d’interpeller le général Bosco Ntaganda sur demande de la Cour Pénale Internationale. Des soldats se revendiquant de l’ethnie « tutsie », soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, ont déserté les casernes et gagné le maquis.
[7] L’article 104 al. 6 de la Constitution de la RD Congo dispose que « Les anciens Présidents de la République élus sont de droit sénateurs à vie. »
 

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Caf-C2 : CS Sfaxien champion

 
Regard vide, un supporter de Mazembe dans les tribunes du stade TP Mazembe avant le match face à Orlando Pirates le dimanche 5 mai 2013 (Photo tpmazembe.com)Regard vide, un supporter de Mazembe dans les tribunes du stade TP Mazembe avant le match face à Orlando Pirates le dimanche 5 mai 2013 (Photo tpmazembe.com)

Le cercle sportif Sfaxien a remporté la 10e coupe de la confédération dimanche 30 novembre à Lubumbashi devant le TP Mazembe. Le match s’est soldé sur un score de 2-1 en faveur des Congolais. Mais les Tunisiens l’emportent grâce à leur avantage acquis au match aller (2-0) à Sousse. Les Corbeaux ont pourtant dominé toute la rencontre. A la première période, ils ont réussi à marquer deux buts. Mais le salut des Tunisiens est arrivé à la 88e minute par l’entremise de Ben Youssef. Dans l’ensemble de deux rencontres, Sfax gagne par trois buts à deux.

Mazembe a appuyé sur l’accélérateur depuis la première seconde. Les Congolais n’ont pas donné à leurs adversaires le temps d’observation. A la 8e minute, Shababe Traore trouve le chemin de filets. Il a profité d’une balle relâchée par le gardien tunisien, après une frappe de Trésor Mputu.

Après 15 minutes de jeu, Mazembe alourdit le score. Samanta, bien servi par Mputu, lobe le gardien de CS Sfax. Le stade est en ébullition. Mazembe croit avoir fait le plus dur. A cet instant de match, c’est l’égalité parfaite.

C’est sur ce score que les 22 acteurs sont rentrés dans les vestiaires.

A la reprise, Mazembe continue sa domination. Ils acculent les Tunisiens mais sans trouver des failles. Patrice Carteron effectue des changements à la recherche du but libérateur.

Kalaba remplace Given Singuluma. Un milieu de terrain offensif à la place d’un ailier droit. Mbwana Ali Samanta, un autre attaquant cède sa place à Diarra, un autre milieu. Le troisième changement est poste pour poste : Thomas Ulimwenge remplace Assante Salomon. Le choix tactique de Carteron est clair : à défaut de marquer, il faut conserver l’avantage acquis et s’attendre aux tirs au but.

Pendant ce temps, CS Sfaxien est replié en défense et s’organise pour ne ps encaisser un troisième but. La défense tunisienne s’est bien sortie puisque Mazembe a raté pas mal d’occasions. Les attaquants ont été plus pressés qu’adroits devant les buts.

Le pire arrive à la 88e minute. La tête de Ben Youssef va crucifier tout le stade et plonger les supporters de Mazembe dans l’effroi.

Sur une balle partie de la droite vers la gauche, Kimwaki est battu. Ben Youssef, en renard de surface parvient à tromper Kidiaba. 2-1.

Avec son avantage de 2-0 du match aller, CS Sfaxien remporte la 10e coupe de la Confédération au détriment de TP Mazembe.

radiookapi.net

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Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», n’est plus

 
Le musicien Pascal Tabu Ley, dit Seigneur Rochereau, décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles (Belgique). Photo droits tiersLe musicien Pascal Tabu Ley, dit Seigneur Rochereau, décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles (Belgique). Photo droits tiers

Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon son fils Charles Tabu, joint par Radio Okapi, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire il y a plus de deux ans.

Né à Bandundu-ville, Pascal Tabu Ley commence par chanter à l’église puis dans plusieurs chorales scolaires.

Il rejoint ensuite le ministère de l’Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l’Athénée de la Gombe.

Pascal Tabu Ley entame une carrière musicale en commençant à composer dans les années 1950. En 1956, il chante avec Grand Kalle, un chanteur et chef de groupe, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. C’est alors le début d’un succès fulgurant pour celui qui prend le nom de scène de Seigneur Tabuley Rochereau.

Comme son mentor, Rochereau va apporter avec son orchestre l’African fiesta National pas mal d’innovations dans la rumba congolaise. On lui attribue notamment l’adoption de la batterie. Une mode qui entraînera la création de plusieurs orchestres comme les Bella Bella des frères Soki.

 
Le Seigneur Tabuley Rochereau. Photo droits tiersLe Seigneur Tabuley Rochereau. Photo droits tiers

Très inspiré par la pop musique et le rhythm and blues des années 1960-1970, Rochereau n’hésite pas à se produire sur scène avec des pantalons«patte d’éléphant» et coiffure Afro. Il est le premier chanteur africain à se produire à l’Olympia.

Bien que très bon et grand chanteur solo, le Seigneur Tabuley a réussi quelques duos assez mémorables avec d’autres chanteurs qui l’accompagnaient avec des chansons comme «Permission» et «Rendez-vous chez là bas» avec Mujos, « Souza» et «Maguy» avec Sam Mangwana, «Ki makango mpe libala» et «Gipsy» avec NDombe Pepe.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Quatre de ses fils, Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha, ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteur, compositeur.

Il a notamment chanté «Mokolo na kokufa» (Le jour où je mourrai), que nous vous proposons.

 

La Rédaction de Radio Okapi souhaite ses condoléances aux familles biologique et musicale ainsi qu’aux nombreux fans de l’illustre disparu.

radiookapi.net

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29 novembre 2013

Commémoration de la date du 28 novembre 2011: Tshisekedi réitère son message d’espoir aux Congolais

Photo d'archivesPhoto d'archives

Dans une communication lue pour la circonstance, la « Jeunesse congolaise acquise au changement » ne veut plus entendre parler d’une démocratie de pacotille, bradée et vidée de toute sa substance, et exige la libération immédiate du dissident politique Eugène Diomi Ndongala et d’autres prisonniers politiques.

28 novembre 2011 -28 novembre 2013, voici aujourd’hui deux ans, jour pour jour, que les Congolais se sont rendus en masse devant les bureaux de vote pour une alternance en élisant les nouveaux dirigeants de la République démocratique du Congo aussi bien du côté de la représentation nationale (législatives) que de la magistrature suprême (présidentielle). Les Kinois avaient bravé la pluie pour remplir ce devoir civique lors de cette journée inoubliable.
C’est dans cette optique que la ligue des Jeunes de l‘Udps, la ligue des Femmes de l’Udps, les délégués des représentations de la jeunesse de la MPP ainsi que des partis alliés, tous unis en mémoire des martyrs du 26 novembre 2011 et des victimes de la répression et de l’intolérance politique de décembre 2011 jusqu’à ce jour, ont commémoré cette douloureuse date qui aurait dû marquer la victoire de la démocratie.

La surprise de cet évènement, c’est Etienne Tshisekedi qui a personnellement effectué le déplacement de l’esplanade du siège de son parti à Limete pour donner une autre dimension à cette manifestation. “ Comme il a pluie 28 novembre 2011, il pleut encore aujourd’hui, deux ans après; ce n’est pas un hasard car beaucoup de changement vont s’opérer », a-t-il dit à la foule venue nombreuse pour cette circonstance. Une bonne façon pour l’inusable leader politique de réitérer le sens de sa lutte centrée sur l’espoir et la détermination de mettre en pratique quelque soit la longueur de la nuit son plan de bonne gouvernance de la RDC.
Prenant la parole, la ”Jeunesse congolaise acquise au changement ne veut plus entendre parler d’une démocratie de pacotille, bradée et vidée de toute sa substance car les dérives qui se constatent risquent d’hypothéquer le futur de toute une génération, notre génération...
Cette Jeunesse congolaise” ne veut pas seulement voter: elle veut aussi élire ses leaders et les voir exercer librement leur mandat, selon les règles de l’alternance politique“.
Pour les combattants de l’Udps et alliés, les élections présidentielle et législatives de novembre 2011 ont eu l’avantage de démontrer le degré de mobilisation et de détermination du peuple congolais soucieux de l’alternance.
La situation actuelle du Congo, ont-ils poursuivi, se résume aujourd’hui en des dirigeants illégitimes, une Assemblée nationale composée dans sa majorité de “députés” nommés en lieu et place de vrais élus, d’un Sénat et des représentations provinciales hors mandat, d’une justice” instrumentalisée pour arrêter les dissidents politiques comme le camarade Eugène Diomi Ndongala, président national de la Démocratie Chrétienne (DC) et porte-parole de la MPP, victime d’un harcèlement politique violent de longue date à cause de son combat noble et pacifique pour la vérité des urnes “.
Voilà pourquoi les Jeunes acquis au changement demandent sa libération immédiate et sans conditions!
Dans un autre registre, “les violations massives des droits civils et politiques ainsi que des droits de l’Homme font de la RDC le règne des antivaleurs “, allusion faite à la récente dénonciation de l’Unicef sur les enfants défavorisés congolais dont les comptes sont réglés en plein jour à Kinshasa, sous couvert de la lutte contre les bandes d’inciviques. Or, rappellent-ils, ces mêmes bandes d’inciviques ont été créées, soudoyées et armées par ceux-là même qui se retournent aujourd’hui contre eux, pour s’attaquer à certains partis et personnalités politiques de l’opposition lors des élections de novembre 2011.
On se rappellera, par exemple, la mise à sac du siège de l’Udps par des kuluna bien identifiés et connus des autorités, dans l’impunité la plus totale.
C’est tard dans la soirée que cette manifestation a fris fin, dans la satisfaction la plus totale de la population ravie de revoir Etienne Tshisekedi en parfaite santé, avec un message d’espoir et de détermination de mener la lutte jusqu’au bout.
STONE

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Toujours actif en Ouganda, le terminator Sultani Makenga admet la suspension de trois hauts cadres du M 23



(KASESE)- Le Général insoumis et multirécidiviste, Sultani Makenga, vice-président du M23 et chef d’état major de l’armée Révolutionnaire du Congo-branche armée du M23-  a indiqué prendre acte de la suspension de trois hauts cadres du Mouvement du 23 mars. Il s’agit de Jean Serge Kambasu Ngeve, Sendugu Museveni et Jérôme Mashagiro Nzeyi. Le communiqué signé par Makenga à Kanyanja en territoire de Nyiragongo  démontre que l’homme joue à la dissimulation et prépare paisiblement ses troupes à partir de l’Ouganda pour réattaquer le Congo avec la bénédiction de Kampala. ‘‘Makenga est un menteur. Il veut montrer qu’il est Congo en signant à partir du poste frontalier de Kanyanja dans le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu mais c’est faux. Voilà la complicité du gouvernement ougandais dont le porte-parole, Okono avait rappelé plusieurs fois déclaré que Makenga était libre et n’était pas arrêté’’, a déploré un acteur de la société civile. Le chef militaire du M23 a approuvé, à travers sa lettre, la décision prise par le président du M23, Bertrand Bisimwa de suspendre les trois précités pour les actes d’indiscipline et de haute trahison. ‘‘Nous appuyons la décision prise par notre président le camarade Bertrand Bisimwa de les suspendre et nous lui réitérons notre pleine confiance’’, a  souligné Sultani Makenga. Le terminator a martelé sur la nécessité d’arriver rapidement à la conclusion d’un accord politique à travers les pourparlers de Kampala. ‘‘ Réaffirmons notre attachement à une solution politique entre le Gouvernement de Kinshasa et notre mouvement à travers le dialogue de Kampala, socle d’une paix durable non seulement à l’Est mais aussi dans la région des Grands lacs’’, a rappelé le patron de l’ARC. Sultani Makenga vit tranquillement en Ouganda où il bénéficie de la protection des autorités de Kampala. Placé sur la liste des sanctions de l’Onu pour avoir commis de nombreux crimes dans l’Est du pays, Sultani Makenga est parmi les officiers militaires du M23 non éligibles à l’amnistie, selon le gouvernement congolais. Le général insoumis a tenu pendant trois jours les hauteurs de Tshanzu et Runyonyi avant de fuir en Ouganda suite à la puissance de feu des troupes loyalistes.

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La Coalition Kamerhiste CVD exige l’arrêt des exécutions sommaires contre les Kuluna



(KINSHASA)- La Coalition pour le vrai dialogue a exigé l’arrêt immédiat des exécutions sommaires contre les jeunes brigands communément appelés Kuluna à Kinshasa. ‘‘La CVD demande l’arrêt immédiat des exécutions sommaires. Elle encourage la traque des Kuluna, leur arrestation et traduction en justice pour des sanctions exemplaires prévues par la loi et ce dans une synergie d’actions qui englobe les forces de la police, de l’administration locale, de services de renseignement et de la justice’’, a recommandé Steve Mbikayi, le porte-parole de la CVD. Les ténors de cette plateforme de l’opposition ont insisté pour que l’opération ‘‘LIKOFI’’- coup de poing que mène actuellement la police, soit élargie aux Kuluna en cravate dont les actes répréhensibles de mauvaise gestion, de corruption et de détournement deniers publics, sont à la base de la détérioration des conditions sociales et du pouvoir d’achat des ménages devenus incapables d’encadrer leurs enfants. Des cas de mauvaise gestion ont été avancés par la CVD pour justifier cette prise de position. C’est par exemple la vente par les dirigeants congolais dans des conditions floues d’un bloc pétrolier à 500 mille dollars mais revendu trois mois après à la bourse de Londres à 196 millions de dollars américains. D’autre part, rapporte la CVD, la Gécamines a vendu ses actions à 275 millions de dollars dans une opacité totale mais quelques mois après, les mêmes actions ont été revendues en bourse pour une valeur d’un milliard six cent millions de dollars. Pour les Kamerhistes, tant que les richesses du pays ne profiteront pas qu’à quelques individus et non à la communauté nationale, le phénomène Kuluna ne sera jamais éradiqué.

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Kampala, reddition des comptes : Tshibanda et Kitebi devant les Députés aujourd’hui !



Ils seront tous devant la Représentation nationale aujourd’hui, vendredi 28 novembre, à midi. Chacun en ses qualités et prérogatives, pour éclairer la lanterne des Députés nationaux qui tiennent à voir clair dans certains dossiers. Il s’agit des Ministres des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie, et des Finances.

Après qu’il ait été libéré par la plénière à cause de l’absence de l’Honorable Albert Fabrice Puela, initiateur de la question orale, Raymond Tshibanda revient à la chambre basse ce jour, par une question orale actualisée, pour donner les explications en rapport avec les pourparlers de Kampala.

  S’agissant de Raymond Tshibanda, Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Francophonie, il aura le temps non seulement de répondre à la question orale avec débat, mais aussi de dire devant la Représentation nationale, la position du Gouvernement par rapport aux revendications des rebelles du M23, à la pression de la communauté internationale, de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs, et aussi décortiquer les 11 articles qui énervent de projet d’accord ou déclaration de Kampala.

Reddition des comptes


En ce qui concerne Patrice Kitebi des Finances, il va répondre aux préoccupations soulevées par les élus en rapport avec la reddition des comptes pour l’exercice 2012. Il y a lieu de signaler que lors de la séance d’hier, jeudi 28 novembre, les Députés se sont exprimés sur la reddition des comptes, et sur ce, chacun a étalé ses préoccupations avec l’idée d’avoir les éléments de réponse de la part du Ministre Kitebi.

S’exprimant sur le dossier, l’Honorable Pico Mwepu a voulu savoir ce que prévoit le gouvernement pour le cas de comptables qui n’ont pas présenté leurs états financiers. ‘’Honorable Président, je veux savoir si le gouvernement fait confiance à la Cour des Comptes. Sur 695 comptables, il n’y a que 162 qui ont déposé leurs comptabilités, quelles sont les sanctions que prévoit le gouvernement ou le Ministre pour que cette situation prenne fin ?’’, a-t-il interrogé.

Il a, par ailleurs, fait voir l’écart qu’il y a entre les prévisions dans le domaine minier, et ce qui a été utilisé. Il a parlé d’un écart considérable de 594%, alors que la loi prévoit un dépassement de 20 à 25%. ‘’Que le Ministre nous explique le pourquoi de ce dépassement’’, a-t-il déclaré.      

Kevin Inana

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Vive tension à Lodja

Le Phare

Depuis la fin des Concertations nationales et la victoire des FARDC sur le M23, la situation est redevenue relativement calme toute l’étendue de la RDC. Tout le pays vit dans l’attente de la publication du gouvernement de cohésion nationale annoncée par le Chef de l’Etat pour remplacer totalement ou partiellement l’équipe ministérielle actuelle réputée démissionnaire. Cependant, le territoire de Lodja baigne dans une vive tension créée et entretenue par le vice-président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental, l’honorable Charles Dimandja Pongo. Celui-ci a pris en otage le ministre provincial de l’Intérieur, le commissaire de district du Sankuru et l’Administrateur de Lodja. Il les manipule à son gré en vue de préparer sa réélection aux prochaines échéances.Grâce à l’appui de certaines autorités provinciales et territoriales,le vice-président déstabilise les chefs des secteurs et groupements légalement établis pour les remplacer par des hommes de son obédience.

A titre illustratif, dans le secteur de Lutshimba-Eduo-Pete-Kolombe (son secteur d’origine), pour diviser les chefs de groupement en fonction, il a entretenu la discrimination et la haine tribale entre eux, ce qui s’est traduit par des combats sanglants et incendies des maisons dans les groupements Tshahe et Pete. A la division de l’EPSP de Lodja, il vient d’imposer un de ses proches parents comme Sous-PROVED, en remplacement d’André Omondjo,décédé. Et cela, en lieu et place de Jean Dovel Mukanga, qui assumaitl’intérim et attendait normalement sa confirmation à ce poste.

Dans le secteur de Nambelo-Lohembe, il a également fait remplacer le chef du secteur, Berthold Olemanya, chef dynamique et populaire, par André Leto Opowa, un ancien chef vomi par la population. Cette situation a engendré un conflit qui oppose depuis lors les deux chefferies de ce secteur, lequel était à la base de l’incendie de plusieurs maisons dans le groupement Odimba-Lomami.Les mises en place instrumentalisées par le vice-président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental sont faites en violation des directives des ministères de l’Intérieur et l’EPSP. Et, plus grave, elles énervent les mesures conservatoires décrétées par le Premier ministre Matata, il y a un mois, et interdisant toute nomination, promotion, mutation, suspension ou révocation du personnel dans les cabinets ministériels les services publics et les entreprises publiques. Eu égard à ce qui précède, il y a lieu d’attirer l’attention particulière du Gouvernement et de l’Assemblée nationale sur le pyromane qui a déjà fait couler le sang des filles et fils de Lodja, portant par là un coup dur à la cohésion nationale.

Alphonse Djonga Kalonda

Etudiant à l’Université de Lodja

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Kampala : la majorité d’accord, l’opposition boude

Le Phare

Reçus tour à tour au Palais du peuple par la représentante du
Secrétaire Générale des Nations unies dans la région des Grands Lacs,
Mary Robinson hier jeudi 28 novembre, les délégués des groupes
parlementaires de l’opposition et de la majorité ont donné la
position de leur camp politique sur l’accord de Kampala entre le
gouvernement et le M23.
Dans la majorité, on est favorable à une solution politique et
diplomatique de la crise congolaise, en dépit de la victoire militaire
de l’Armée congolaise.
Le président du groupe parlementaire PPRD, Shadari, a encouragé Mary
Robinson à poursuivre ses efforts pour le retour de la paix non
seulement en République Démocratique du Congo, mais également dans
l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Shadari a témoigné la gratitude à la communauté internationale pour
toutes ses initiatives en faveur du retour de la paix en République
Démocratique du Congo.
Il a estimé toutefois que tout ce que la communauté internationale
exige à la République Démocratique du Congo, la démocratie, bonne
gouvernance, respect de droit de l’homme doit être valable également
pour tous les pays de la région des Grands Lacs.
A l’opposition, on boude ce deal de Kampala devenu sans objet après
la défaite militaire de la rébellion du M23.
Pour le président du groupe parlementaire UDPS et alliés,
l’opposition ne peut se prononcer, au-delà la sémantique sur les 11
points de l’Accord de Kampala, car elle ignore complètement leur
contenu.
Samy Badibanga a affirmé que cet accord n’a jamais été restitué à
l’Assemblée nationale pour faire l’objet du débat afin que le peuple
congolais soit éclairé sur cet arrangement politique vidé de toute sa
subsistance après la défaite du M23.
Les députés de l’opposition ont saisi l’opportunité pour faire part à
l’ex-présidente irlandaise de la manière cavalière dont leur
camarade, Fidele Babala, a été transféré à la Cour Pénale
Internationale.
Ces acteurs ont aussi insisté sur la tenue d’un dialogue inclusif
pour baliser le chemin des élections qui doivent obligatoirement se
tenir en 2016, conformément à la constitution congolaise.

ERIC WEMBA

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Accord d’Addis-Abeba: Robinson et François Muamba saluent les progrès

Le Phare

Accord d’Addis-Abeba: Robinson et François Muamba saluent les progrès
L’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies dans la
région des Grands-Lacs, Mary Robinson, s’est une nouvelle fois
entretenue avec le coordonnateur du Mécanisme national de suivi (MNS),
François Muamba Tshishimbi, sur l’évaluation du processus
d’Addis-Abeba.

Affirmant d’entrée de jeu tout haut que des progrès ont été réalisés.
Elle a exprimé sa joie de revenir au MNS car ayant beaucoup d’intérêt
dans le travail que ce comité technique fait. « C’est comme ça qu’on
fait des progrès… », a-t-elle lancé.
Concernant les pourparlers de Kampala, elle a indiqué que tout le
monde veut maintenant une conclusion. « Il faut aller en avant avec
l’Accord-cadre qui représente un espoir pour le peuple de ce grand
pays qui vit un moment très spécial avec la victoire militaire, un
grand pas au niveau national, mais c’est de ma responsabilité
d’encourager des progrès au niveau régional…», a-t-elle souligné.
Pour sa part, François Muamba Tshishimbi a souligné qu’en ce qui
concerne le gouvernement congolais, il est très clair que ce qui a été
convenu dans la nuit du 2 au 3 novembre 2013 à Kampala soit appliqué
tel quel.
En effet, ce jour-là, en présence de la médiation et devant la
délégation du M23, la délégation de la RD Congo a été très claire et
cela a été acté que trois points seulement restent à être accomplis.
Parmi ceux-ci, il y a la déclaration à la renonciation de la rébellion
émanant du M23 en tant que mouvement vaincu et dégagé du terrain.
Deuxièmement, qu’il y ait une déclaration du gouvernement congolais
qui prend acte de cette renonciation de la rébellion de M23, d’une
part, et d’autre part qui confirme les engagements pris par les
autorités nationales. « Nous sommes prêts effectivement à aller les
confirmer car étant formulés, entre autres, en termes d’amnistie,
démobilisation, etc. Le M23 avait fait un communiqué de presse et nous
de même. Faudrait-il aller les formaliser à Kampala, oui. C’est juste
une affaire de quelques heures…».
Au sujet des progrès réalisés dans le cadre de l’Accord-cadre
d’Addis-Abeba, il a dénombré quelques points, parmi lesquels les
reformes de l’armée dont les résultats sont palpables, même si on doit
éviter du triomphalisme ; le rétablissement de l’autorité de l’Etat
sur l’ensemble du pays ; la nécessité de créer des conditions de
sécurité pour le pays et les voisins ; la réconciliation nationale ;
la décentralisation ; etc.

Tshieke Bukasa

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