Ouverture de concertations nationale par le Président Joseph Kabila le 7/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoOuverture de concertations nationale par le Président Joseph Kabila le 7/09/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le chef de l’Etat Joseph Kabila s’exprime devant les deux chambres du parlement réunies en congrès ce mercredi 23 octobre au Palais du Peuple à Kinshasa. Un seul point à l’ordre du jour: le discours sur l’état de la nation à la suite des concertations nationales tenues le mois dernier à Kinshasa. L’UDPS et Alliés, la première force politique de l’opposition à l’Assemblée nationale, disent ne pas être concernés par cette rencontre qui « va regrouper des citoyens partageant la même vision politique ».

Fabien Mutomb, 1ervice-président du groupe parlementaire UDPS et alliés, affirme que les députés de l’Union pour la démocratie et le progrès social ne prendraient pas part aux congrès convoqué par le chef de l’Etat.

«Nous le confirmons haut et fort et de manière intelligible: le groupe parlementaire UDPS ne prendra pas part à ces assises. Puisque nous estimons que ces assises ont été organisées en termes d’un congrès regroupant une seule famille  politique, la nouvelle majorité élargie à ses alliés stratégiques.»

Les députés de l’UDPS et alliés continuent de réclamer la tenue d’un dialogue qu’il qualifie d’inclusif en RDC.

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Les concertations nationales convoquées par le président Kabila sont censées apporter la “cohésion nationale” face à la crise multiforme dans l’est de la RDC. L’idée d’un gouvernement d’ouverture a émergé de ces assises. Certaines forces politiques de l’opposition comme l’UNC de Vital Kamerhe continuent de réclamer un dialogue sous la facilitation d’un émissaire de l’ONU. Le discours de Joseph Kabila très attendu dans les milieux politiques sera une réponse aux nombreuses recommandations des concertations nationales.

Grâce présidentielle  

A l’occasion de l’adresse de Joseph Kabila devant les parlementaires, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) demande au chef de l’Etat d’accorder la grâce présidentielle personnes détenues sans jugement et aux condamnés ayant purgé la moitié de leur peine en prison.

Lors d’une conférence de presse mardi 22 octobre à son siège à Kinshasa, le directeur adjoint de cette ONG, Rostin Manketa, a particulièrement plaidé le cas des personnes détenus sans jugement :

«Des dizaines de personnes croupissent dans des prisons et autres lieux de détention disséminées à travers le territoire de la RD Congo. Et ce, sans jugement. Certaines de ces personnes, en violation de droits garantis au niveau national et international, n’ont jamais été informées du motif de leur arrestation. Elles sont parfois privées du droit aux visites de leurs membres de famille, des défenseurs des droits humains et des avocats. »

La VSV a rendu publique la liste d’une centaine de personnes qu’elle estime éligibles à cette grâce. Rostin Manketa invite le chef de l’Etat à donner un signal fort dans ce sens à travers son discours en vue de renforcer la cohésion nationale.

«En ce moment précis où la République démocratique du Congo est en quête de la cohésion nationale, La voix des sans voix pour les droits de l’homme exhorte le chef  de l’Etat –conformément à son discours d’ouverture des concertations nationales  – à contribuer à la paix sociale en prenant courageusement une mesure de grâce en faveur de bon nombre de détenus. »

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