30 septembre 2013

Kasaï-Occidental: la Snel accusée d’avoir détourné 52 000 USD

 
Logo de la société nationale d'électricité(SNEL). immordc.netLogo de la société nationale d'électricité(SNEL). immordc.net

La direction provinciale de la Société nationale d’électricité (Snel) au Kasaï-Occidental est accusée d’avoir détourné le carburant d’une valeur de prés de 48 millions de FC (52 173 USD). C’est ce que révèle la commission de contrôle mise en place pour le suivi de l’appui de la province à la Régie de distribution d’eau (Regideso) et la Snel depuis le mois de mars dernier. Au cours d’une conférence de presse organisée samedi 28 septembre à Kananga, la présidente de cette structure, Madeleine Kankolongo, demande au gouvernement provincial de sanctionner le responsable provincial de cette entreprise de l’Etat.

Selon elle, le gouvernement provincial avait remis au directeur provincial de la Snel du carburant pour desservir la population, mais celui-ci l’a vendu pour payer les agents de cette entreprise.

« En matière de gestion; lorsqu’on vous donne des produits destinés à tel aboutissement et que vous les orientez à d’autres, c’est un détournement consommé… », explique Madeleine Kankolongo.

Dans son rapport remis à la commission, la direction provinciale de la Snel reconnaît avoir revendu une partie de ce carburant pour la paie des agents et pour faire face à d’autres dépenses de l’entreprise car «la plupart d’abonnés Snel sont insolvables, dont les autorités provinciales ».

radiookapi.net

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Allemagne: Un couple de Congolais sans domicile fixe à Cologne

Sie sehen aus, als würden sie verreisen. Doch Ehepaar Muembo lebt hier.

Ils vivent depuis mars de cette année à la gare de bus de Cologne, sur Breslauer Platz. L'homme, 51 ans, répond au nom de Kitenge Muembo. Son épouse, 43 ans, s'appelle Marie-José Muembo. Ils sont d'origine congolaise. Ils disent avoir tout perdu: résidence, boulot et fils. Désormais, ils vivent de l'aumône des passants.

Selon le journal Express du 29 septembre, l'homme serait arrivé en Europe avec une bourse d'études. Ils priaient chez les témoins de Jéhovah. Leur malheur a commencé lorsqu'ils ont eu des démêlées avec le Jugendamt (Service pour la jeunesse). Selon eux, leur fils , 10 ans, était très intelligent, mais était maltraité par son école. Le Jugendamt leur a ravi leur fils et ça fait trois ans qu'ils ne l'ont plus vu. La situation s'est aggravée lorsqu'ils avaient quitté les témoins de Jéhovah. Comme l'appartement qu'ils occupaient appartenait à cette église, ils étaient obligés de sortir. Plus tard, monsieur a perdu son travail et c'est pourquoi  le couple n'arrive plus, depuis lors, à se prendre en charge.

Toujours d'après Express, monsieur et madame Muembo veulent savoir où leur fils se trouve. Sans cela, ils ne seraient pas prêts à quitter l'Allemagne. Interrogé à ce sujet, le service social de Cologne s'abstient de tout commentaire, la loi sur la protection de la vie privée oblige!

Lumbamba Kanyiki

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La société civile du Nord-Kivu toujours opposée à l’intégration du M23 dans les FARDC

 
En avant-plan, Sulutani Makenga, le chef de la branche armée de la rébellion du M23 à Goma le 20 novembre 2012En avant-plan, Sulutani Makenga, le chef de la branche armée de la rébellion du M23 à Goma le 20 novembre 2012

Dans une lettre  adressée à Mary Robinson, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour les Grands Lacs, et à Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, la société civile du Nord-Kivu s’oppose à l’idée d’amnistier  et d’intégrer tous les rebelles du M23 dans l’armée tel que le propose le président ougandais Yoweri médiateur dans la crise entre Kinshasa et le M23. Une telle démarche est «dangereuse» pour le pays, estime la société civile dans cette correspondance publiée à Goma en début du week-end dernier.

«Notre coordination a appris la proposition du président ougandais d’une solution à la burundaise de la crise du M23. C’est-à-dire, l’octroi d’une amnistie générale à tous les éléments du M23 pour leur intégration ensuite dans les FARDC. Notre coordination, attire l’attention  de Mme Mary Robinson et de M. Martin Kobler sur le danger que pareille initiative présente», a affirmé le porte-parole de la société civile du Nord Kivu, Omar Kavota.

D’après lui, «une intégration de ce genre consacrerait l’impunité flagrante des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et d’autres graves violations des droits humains perpétrés par les criminels du M23».

Pour la population du Nord-Kivu, a poursuivi Omar Kavota, «la rébellion du M23 est composée des criminels, des militaires rwandais et ougandais qui cherchent à nouveau à infiltrer l’armée congolaise en vue de continuer à fragiliser la réforme de l’armée entreprise par le gouvernement et poursuivre le plan de la balkanisation.»

Il y a dix jours, Omar Kavota  avait exprimé sa «déception suite à la disponibilité du gouvernement congolais à intégrer les rebelles du M23 dans l’armée même dans les institutions politiques », estimant qu’en faisant cela, Kinshasa risquerait « d’intégrer au sein des FARDC une très grande partie de l’armée rwandaise».

Le gouvernement congolais a pour sa part remis à la Monusco une liste reprenant près d’une centaine de membres de la rébellion du M23 qu’il ne souhaite pas réintégrer dans l’armée.

Officiellement, les rebelles affirment que les questions liées à leur réintégration dans l’armée sont « subsidiaires ». C’est ce qu’a affirmé à l’AFP Bertrand Bisimwa, le président du M23 :

“Nous nous battons pour le pays et pour notre survie. Pour la sécurité de notre population, le retour des réfugiés et la réconciliation nationale. C’est à ces problèmes qu’il faut accorder beaucoup plus d’importance. Ces questions doivent trouver une réponse à Kampala. Nous ne nous battons pas pour l’amnistie, nous ne nous battons pas pour l’intégration. (…) La question de l’amnistie, la question de l’intégration, ce sont des questions subsidiaires.

Les dirigeants du M23 ont combattu au sein de l’ex-rébellion du CNDP avant d’intégrer l’armée aux termes d’un accord de paix signé le 23 mars 2009 à Goma avec le gouvernement. Le M23 tire son nom de cet accord de paix dont il revendique la pleine application depuis mai 2012.

En novembre 2012, les rebelles ont occupé brièvement la ville de Goma avant de la quitter en échange des négociations ouvertes en décembre de la même année à Kampala. Ces pourparlers suspendus depuis mai ont repris le 10 novembre dernier après que les FARDC appuyées par la brigade offensive de la Mission de l’Onu en RDC a repoussé les rebelles à une trentaine de kilomètres de Goma qu’ils menaçaient de reprendre.

radiookapi.net

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29 septembre 2013

Kasaï-Oriental : les infirmiers et administratifs du secteur de la santé menacent d’aller en grève

publié il y a 1 heure, 32 minutes, | Denière mise à jour le 29 septembre, 2013 à 4:17 | sous Actualité, Kasaï Oriental, Régions, Santé. Mots clés: , , , , ,

 
Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.Infirmières de l'hôpital général de Kinshasa, janvier 2011.

Plusieurs syndicats d’infirmiers et administratifs du secteur de la santé prévoient de déclencher un mouvement de grève le lundi 30 septembre dans tous les hôpitaux du Kasaï-Oriental. Ils ont pris cette décision à l’issue d’une assemblée générale d’évaluation tenue vendredi 27 septembre à Mbuji-Mayi. Ces syndicats réclament les augmentations salariales et l’inscription de nouveaux agents dans les listes de paie. De son coté, le secrétaire exécutif provincial de l’Union des infirmiers du Congo (Unic), Patrick Kongolo, estime que les infirmiers devraient attendre que le gouvernement réalise ses promesses en 2014 avant d’entamer tout mouvement de revendication.

Parmi les syndicats qui ont signé le communiqué appelant à la grève, on compte notamment la Solidarité syndicale des infirmiers du Congo (Solsico), le Syndicat national des cadres, agents et employés des secteurs des services (Syncass), le Syndicat national du personnel technico-administratif et des services (Synapetas) ainsi que d’autres syndicats  auxquels sont affiliés les agents administratifs du secteur de la santé.

Selon le secrétaire provincial de la Solsico, André Mukinayi, la grève est un impératif car le gouvernement ne veut pas améliorer la situation salariale des agents du secteur de la santé :

« Ca fait très longtemps qu’on a envoyé le numéro matricule aux agents de la santé mais ils demeurent impayés jusqu’à ce jour. Ils travaillent sans prime et sans salaire. Déjà, la prime elle-même est modique. On a négocié avec le gouvernement pour une amelioration mais on sent que les choses ne semblent pas marché », a-t-il déclaré.

Les infirmiers affiliés à l’Unic, eux, affirment qu’ils ne respecteront pas ce mot d’ordre. Leur secrétaire exécutif provincial, Patrick Kongolo, demande à tous ses membres d’être à leurs lieux de service le lundi.

Patrick Kongolo estime qu’il faut laisser plus de temps au gouvernement car il a déjà réalisé ses  promesses cette année :

«  Nous de l’Unic, nous ne sommes impliqués ni de près, ni de loin à cette grève déclenchée lundi. Nous tendons déjà vers la fin de l’année. Si nous allons en grève, le gouvernement sera-t-il en mesure de résoudre nos problèmes maintenant ? Il  a signé un accord avec tous les syndicats du secteur de la santé. La première étape des promesses a déjà été réalisée et la deuxième est attendue pour 2014 »,  déclare-t-il.

radiookapi.net

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Bukavu : le chef de la Monusco « vivement préoccupé » par l’évasion de deux condamnés militaires

 
Martin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC le 28/08/2013 à Kinshasa, lors de la conférence de presse au quartier général de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John BompengoMartin Köbler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC le 28/08/2013 à Kinshasa, lors de la conférence de presse au quartier général de la Monusco. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

 Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Martin Kobler, se dit « vivement préoccupé » par l’évasion de deux détenus militaires de la prison de Bukavu dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 Septembre. Dans un communiqué rendu public samedi 28 septembre, le chef de la Monusco demande aux autorités congolaises de prendre des mesures nécessaires pour sécuriser toutes les personnes ayant participé au procès des fugitifs. Ils avaient été condamnés à une peine de prison à perpétuité il y a deux semaines pour violations graves des droits de l’homme.Les évadés, un colonel des Forces armées de la RDC (FARDC) et son codétenu, un major de l’armée, avaient été condamnés par la Cour militaire du Sud-Kivu lors d’audiences foraines, organisées avec l’appui de la Monusco, pour des violations graves des droits de l’homme, y compris le viol et le meurtre.

Martin Kobler exhorte les autorités du pays à initier une enquête pour retrouver et arrêter les évadés.

Il estime que cette évasion risque de menacer la sécurité de toutes les personnes impliquées dans le procès des évadés :

« Je demande aux autorités congolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour sécuriser les victimes, les témoins,  les avocats des victimes et les magistrats qui ont participé au procès ayant mené à la condamnation de deux fugitifs, et de diligenter une enquête judiciaire pour établir les circonstances exactes de l’évasion ainsi que la responsabilité des complices présumés », ajoute-t-il.

Tout en saluant la tenue des audiences foraines et la prononciation des jugements, la Monusco déplore cet incident qui représente un pas en arrière dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violations graves des droits de l’homme.

Le directeur de la division Droits de l’homme de la Monusco, Scott Campbell lui aussi, décrie cette évasion qui, selon lui, lance en direction du public un message négatif  sur la lutte contre l’impunité en RDC.

La Monusco estime que les conditions sécuritaires et de surveillance de la prison ont facilité l’évasion de ces deux officiers de l’armée. Elle demande l’ouverture d’une enquête pour élucider cette évasion et l’établissement des responsabilités.

radiookapi.net

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KANANGA – Plaidoyer pour l’appropriation de la lutte contre le Sida

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En absence d’un médicament qui guérrit le Sida, la sensibilisation est peut-être la meilleure clé.

En absence d’un médicament qui guérit le Sida, la sensibilisation est peut-être la meilleure clé.

L’appropriation de la lutte contre le Vih/Sida par les différentes composantes du comité provincial multisectoriel contre le Vih/Sida est une nécessite de l’heure, a plaidé le vice-gouverneur de la province du Kasaï Occidental, M. Kawino Ndongo Deller, au cours de la 1ère réunion de ce comité avec les membres du gouvernement provincial

. Le Sida étant devenu un problème de développement, chaque acteur impliqué dans cette lutte doit en faire son affaire personnelle pour appliquer avec efficacité les différentes stratégies en la matière, a soutenu le vice-gouverneur Deller Kawino Ndongo.
Les ministres provinciaux sectoriels, les délégués des confessions religieuses, ceux de l’Union congolaise des personnes vivant avec handicap et de la Société civile ont participé à cette rencontre qui a eu pour objectif de valider le mandat des délégués des structures intéressées, conformément à l’ordonnance du Chef de l’Etat portant restructuration du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida (PNMLS). Il en a été de même de la mise sur pied du plan provincial de lutte contre le Sida et de la stratégie de mobilisation de fonds destinés à lutte contre le Sida.
Le comité provincial multisectoriel de lutte contre le Sida est présidé par le gouverneur de province, assisté du ministre provincial en charge de la Santé publique et d’un délégué de la Société civile, tandis que le secrétariat est assuré par l’antenne provinciale du PNMLS, rappelle-t-on.

Archi-Kan

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28 septembre 2013

RDC: les négociations avec le M23 s’enlisent sur la question des amnisties

Des combattants du M23, le 3 août dernier, près de Rushuru, dans l’est de la RDC.
Des combattants du M23, le 3 août dernier, près de Rushuru, dans l’est de la RDC.
REUTERS/James Akena
Par RFI

Alors qu'il y a eu des combats, jeudi 26 septembre, dans l'est de la RDC, où en sont les négociations entre le M23 et le gouvernement congolais ? Les chefs d'Etats de la Conférence internationale des Grands lacs (CIRGL) avaient donné 14 jours aux deux parties pour trouver un accord. Si les négociations ont bien repris le 10 septembre, elles ont été suspendues quelques jours plus tard sans que l'ultimatum de la CIRGL ne soit plus évoqué. Plusieurs sources évoquent désormais la possibilité d'une reprise des ces pourparlers le 6 octobre.

C'est la question de l'amnistie et de la réintégration des éléments du M23 qui pose problème. Même si du côté de la rébellion congolaise, on affirme toujours que ce n'est en rien l'une de leurs exigences.

Kinshasa a établi une liste d'une centaine de noms qui a été remise au chef de la Monusco, Martin Kobler, et à la médiation ougandaise. C'est toute la hiérarchie militaire du M23, passée et actuelle, qui n'aurait ainsi ni le droit à l'amnistie ni à la réintégration au sein de l'armée congolaise. Ce qui du point de vue de l'ONU, comme de la médiation ougandaise, risque de compromettre toute chance d'accord politique entre Kinshasa et les rebelles.

Une amnistie provisoire ?

A New York, le président ougandais Yoweri Museveni a de nouveau proposé l'idée d'une amnistie provisoire pour le M23, reprenant l'exemple burundais de l'accord de cessez-le-feu signé à Dar es Salaam en 2003. Une amnistie qui court depuis dix ans déjà. Cette proposition du chef de l'Etat ougandais a à nouveau été refusée par l'équipe de négociation gouvernementale qui avait fait le déplacement.

C'est donc à Mary Robinson, la représentante de Ban Ki-moon, et à Martin Kobler, qu'est revenue la lourde tâche d'essayer de trouver un compromis sur cette liste. Côté congolais, on affirme avoir écouté les uns et les autres sans donner d'indication définitive. A noter que le M23, lui, n'était pas représenté dans ces discussions informelles.

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A NEW-YORK, PAUL KAGAME S’EN TIRE PLUS QUE BIEN: Kabila omet de citer le bourreau des rd-congolais



Encore une fois, Joseph Kabila n’a pas su tirer le meilleur profit, pour la Nation humiliée par l’ogre rwandais, de la prestigieuse tribune des Nations-Unies lui offerte à l’occasion de la 68ème Assemblée annuelle de l’ONU. Et pour cause, le Rwanda principal agresseur de la Rd-Congo, qui n’avance plus à visage couvert, n’a pas été jeté en pâture comme il est mérite pour ses ignobles crimes, devant la communauté internationale réunie à New-York.

Le président de la République s’est contenté simplement de situer l’origine de la crise à l’Est de la RD-Congo avec l’accueil des réfugiés originaires du Rwanda par son pays. C’est l’unique fois où le président a eu le courage de citer le Rwanda. Même alors en le faisant, le président s’est contredit battant en brèche sa propre thèse de la Balkanisation pour laquelle il a d’ailleurs convoqué les Concertations nationales. Car en fait, selon cette thèse les réfugiés hutus rwandais présents sur le territoire rd-congolais depuis 1994, ne constituent qu’un prétexte pour Paul Kagame de réaliser son plan d’annexion d’une partie de l’ex Kivu. Autrement dit, avec ou sans réfugiés rwandais sur notre sol, le président tutsi rwandais Paul Kagame fera en sorte que son projet de partition de la RDC aboutisse coûte que coûte. C’est donc lui et son projet diabolique que Kabila devait stigmatiser devant la communauté internationale du haut de la tribune de l’ONU. Hélas, Joseph Kabila ne l’a pas fait. Une occasion manquée pour mettre le Rwanda en porte-à-faux avec l’opinion internationale. Les rd-congolais auraient aimé que celui qui parle en leur nom cita nommément leur bourreau.
Il n’en fut rien à la tribune des Nations-Unies à New-York en marge de la 68ème session de son Assemblée Générale. Pire J. Kabila a même félicité les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, y compris donc le pays des milles collines (autre appellation du Rwanda pour son relief particulier). Le chef de l’Etat aurait mieux fait d’adresser ses félicitations à tous les membres du Conseil de sécurité à l’exception du Rwanda pour souligner devant la face du monde son rôle perturbateur dans la région des Grands-Lacs. Et quand il parle de récents bombardements sur la ville de Goma, Kabila ne cite pas celui qui les a perpétrés, le Rwanda de Kagame. Il se contente de dire que lui est le bon élève de la Communauté internationale s’appliquant à mettre en oeuvre l’Accord-cadre d’Addis-Abeba.
Il dédouane presque le Rwanda quand il affirme que ces bombardements sont l’oeuvre des groupes armés dont le M23. Or l’on sait que certaines bombes ont été tirées directement à partir du Rwanda par les RDF. Et lorsqu’il dit que la Communauté internationale doit être rigoureuse envers tous ses membres en exigeant le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, il est resté encore évasif. S’agit-il du lointain Pakistan ou de la proche république soeur du Congo-Brazza ? Ni l’un ni l’autre évidemment, il s’agit du Rwanda. Cet exercice qui consiste à deviner l’agresseur de la RDC est fatiguant et le chef de l’Etat doit nous épargner à nous et à la communauté internationale cet exercice douloureux. Si un américain lambda suivait ce discours, il ne comprendra rien à la nocivité de Paul Kagame sur la vie des millions des rd-congolais contraint à être des « réfugiés» dans leur propre pays (on les appelle déplacés). Et partant, la mobilisation de la communauté internationale sur le drame rd-congolais n’en sera que plus difficile. Le président de la République a aussi demandé des sanctions contre ceux qui violent les lois internationales de manière répétitive et persistante. Mais qui sont-ils : motus et bouche cousue. Il faut être devin pour penser au Rwanda et à l’Ouganda. Cette véritable langue de bois, faussement attribuée au langage diplomatique, les rd-congolais en ont ras-le-bol.
Kabila doit remanier ses discours pour intégrer le Rwanda et son bourreau président. Et les citer à volonté dans tous les forums internationaux. Après tout ne sommes-nous pas en guerre contre eux.
Doit-on encore nous excuser pour les millions des morts, le pillage des nos ressources naturelles, les viols de nos filles et femmes ainsi que le calvaire subi par nos centaines des milliers des personnes déplacées. En pointant le Rwanda et son allié l’Ouganda comme les agresseurs de la RD-Congo, Joseph Kabila rendra justice aux milliers des martyrs rd-congolais. Leur sang appelle vengeance et l’honneur bafoué des vivants réclame restauration.

PAUL MULAND

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Les initiateurs des concertations nationales obligés de reconnaitre leur défaite !



Joseph Kabila appelé à revoir sa copie sur l’image qu’il a des forces politiques et sociales luttant pour le changement radical dans son pays. La réunion spéciale sur les pays de la région de Grands Lacs Africains dont la RDC, le Rwanda et l’Ouganda convoquée le lundi 23 septembre 2013 à New York appartient déjà au passé !
Contrairement aux espérances longtemps entretenues par le régime politique en place à Kinshasa, la communauté internationale, par le biais des décideurs du monde réunis au siège de Nations Unies à New York, n’a pas épousé la querelle des autorités de la RD Congo qui avaient décidé de mettre définitivement sous éteignoir les pourparler de la capitale ougandaise (Kampala), au profit des concertations nationales décidées et orchestrées par Joseph Kabila ainsi que ses lieutenants.
En effet, il est désormais acquis que l’avenir immédiat de la RDC ne sera pas tributaire de la volonté exprimée par Joseph Kabila, à traces des conclusions distillées par les groupes thématiques de concertations nationales dominées à 95% des participants inféodés à la cause de ce dernier mais des décisions obtenues de façon consensuelles, au terme des négociations politiques impliquant toutes les parties en présence et sur une base égalitaire.

Le verdict de la communauté internationale !

Ainsi donc la démarche politique actuelle de la majorité au pouvoir en RDC est-elle ramenée à l’esprit et à la lettre de l’accord-cadre conclu par les parties le 24 février écoulé à Addis-Abeba, ainsi qu’aux termes de la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies contraignant nombre de dirigeants de la région des Grands Lacs, en conflit ouvert avec leur opposants respectifs, à négocier avec ces derniers !
Or, en privilégiant les négociations directes entre le pouvoir en place en RDC et les opposants sans exclusive, la communauté internationale, qui vient de rendre son verdict à New York au terme de la réunion spéciale sur les pays de la région des Grands Lacs Africains, neutralise les concertations nationales et rend par ce fait même inopérantes les décisions de celles-ci !
Pendant ce temps, Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, qui dirigent ce forum, continuent de jurer sur le succès de celui-ci !
Que représenterait donc aux yeux de ces deux affidés de Joseph Kabila la position claire et nette que la communauté internationale vient de prendre à l’endroit des concertations nationales face à la nécessité de tenir des négociations directes et sans faute avec les forces politiques et sociales prônant le changement radical au pays ?
Dans moins d’une semaine, les lampions des concertations nationales qui se couvrent d’une couche épaisse de mystères vont livrer leurs secrets.
Aux Congolais donc de bien se tenir en attendant ce que l’homme de la rue à Kinshasa considère déjà comme un non-événement, face aux initiateurs de ce dorum qui sont obligés de reconnaitre leur défaite !
KAMBALE MUTOGHERWA

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Mishiki arrêté, l’opposition suspend sa participation aux concertations



Le porte-parole des opposants aux concertations nationales, le modérateur des Forces acquises au Changement, FAC-Opposition, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a annoncé hier jeudi 26 septembre dans la soirée la suspension de l’opposition aux travaux des concertations nationales, plus précisément dans la thématique DDR.


Motif : leurs exigences n’ont pas été prises en compte. Par exemple, explique Lisanga, que l’opposition avait demandé la participation des groupes armés, mais au jour d’aujourd’hui, seulement sept groupes armés sur quarante ont été convié aux concertations nationales. L’opposition dénonce le fait que le président de la République, qui a promis sa grâce pour les prisonniers politiques n’a envoyé aucun signal fort quant à ce, alors que les concertations sont à leur phase finale. «Nous suspendons notre participation aussi parce que depuis le début des travaux, le vice-premier ministre de la Défense, membre de la thématique DDR ne s’est jamais présenté aux concertations. Il a été absent pendant toutes les séances», a expliqué Lisanga. Et de rapporter que les FAC-Opposition et l’ensemble de l’opposition présente aux concertations exigent la médiation extérieure, en tout cas, celle du président brazza-congolais Denis Sassou N’guessou. Lisanga a dévoilé la mauvaise méthodologie de travail dans ces assises nationales. Il fait remarquer par ailleurs, qu’il est difficile aux opposants de s’exprimer librement pendant les débats. La parole leur est donnée avec mille et une difficultés. Lisanga a fustigé l’arrestation de Willy Mishiki. «Comment voulez-vous construire la cohésion nationale, quand la liberté d’opinion et d’expression n’existe pas et n’est pas respectée. Nous dénonçons l’arrestation de Willy Mishiki ; tout en exigeant ici et maintenant sa libération ; celle de nombreux opposants, activistes de droit de l’homme et journalistes», a indiqué Lisanga ; promettant que cet avant-midi les opposants qui prennent part dans d’autres thématiques vont suivre le pas. Ils vont aussi suspendre leur participation, jusqu’à ce que le président Sassou vienne dissiper les contradictions.

JOHN TSHINGOMBE

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