31 août 2013

Goma : la Monusco rend un dernier hommage au casque bleu Tanzanien mort au front

 
L'arrivée à Goma des soldats tanzaniens qui feront partie de la Brigade d'intervention de la Monusco (Photo Monusco)L'arrivée à Goma des soldats tanzaniens qui feront partie de la Brigade d'intervention de la Monusco (Photo Monusco)

La Monusco a rendu un dernier hommage au casque bleu Tanzanien de la brigade d’intervention de l’ONU, le Major Khatib Shaaban Mshindo, samedi 31 aout à Goma.  Le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU, le commandant des forces de la Monusco et les différents contingents de l’Onu présents dans cette ville de la province du Nord-Kivu ont pris part à cette cérémonie. Martin Kobler a expliqué que le décès de ce casque bleu doit être un encouragement pour continuer la lutte pour le droit de l’homme et de protéger les civils dans l’Est du Congo.

Le Major Khatib Shaaban Mshindo a été tué le 28 aout dernier dans les combats entre les M23 et les Forces armées de la RDC (FARDC) à Kibati, dans le Nord-Kivu. Le Tanzanien de quarante et un ans, laisse une veuve et trois orphelins. Il est le premier soldat de la brigade d’intervention de l’Onu en RDC mort aux combats.

Le patron de la Monusco, Martin Kobler a indiqué que les troupes onusiennes vont continuer à combattre les groupes armés dans la province :

« J’ai exprimé mes condoléances à la famille premièrement. Mais c’est aussi l’encouragement pour nous de continuer la lutte, le combat pour le droit de l’homme, de protéger les civils, de combattre les atrocités ici dans l’Est du Congo » a-t-il ajouté.

Le commandant des forces de la Monusco, le général Carlos Dos Santos Cruz a parlé d’un symbole de sacrifice :

« Le commandant est un témoignage éloquent de l’esprit de sacrifice qui l’anime de la noble mission de défense de la population de Goma contre les lâches agressions du M23. La Monusco continuera toujours à honorer la mémoire du commandant Mshindo pour sa détermination à lutter contre les groupes armées ».

 

Les populations fuient les combats à Kibumba

 

Entre temps, les sources locales ont affirmé que les habitants des groupements Kibumba et Buhumba ont fui leurs localités suite à l’avancée de l’armée nationale appuyée par la brigade d’intervention de la Monusco vers les deux localités vendredi 30 aout. La Société civile du territoire de Nyiragongo a confirmé que ces personnes ont fui vers les localités de Gasizi et Kabuhanga le long des frontières avec le Rwanda, où se sont aussi retirés une partie des combattants du M23 en retraite.   Ils vivent dans une situation humanitaire déplorable.

L’administrateur du territoire de Nyiragongo, Dominique Bofondo craint que cette population ne soit utilisée comme bouclier humain par les rebelles.

Un calme précaire est observé samedi sur les lignes des fronts entre le M23 et les FARDC situées au nord du groupement Kibati, une quinzaine de kms au Nord de Goma, après la reprise, de la colline stratégique du M23 communément appelé  les « Trois Antennes » vendredi par l’armée congolaise appuyée par la brigade d’intervention de la Monusco.

Les rebelles du M23 se sont retirés vendredi de la colline appelée « trois antennes », après une semaine d’affrontements qui s’étaient intensifiés les deux jours précédents, avec une offensive conjointe des FARDC soutenues par la brigade d’intervention de la Monusco.

radiookapi.net

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Ban Ki-moon hausse le ton contre le Rwanda

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23.
REUTERS/Charles Platiau
Par RFI

L’ONU persiste et signe sur sa conviction que les obus tirés sur le Rwanda l’ont été par le M23 et non par l’armée congolaise. Après les déclarations du chef des opérations de maintien de paix de l'ONU (Monusco), le 29 août lors d'une réunion à huis clos devant le Conseil de sécurité selon lesquelles des soldats rwandais s'étaient infiltrés ces derniers jours au Nord-Kivu pour appuyer les rebelles du M23, c'est au tour du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon d'enfoncer le clou et de confirmer publiquement ces accusations.

 Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

L’ONU est convaincue que c’est le M23 qui tire des obus contre le Rwanda et non les forces congolaises. Jusqu’ici ces accusations n’avaient été faites qu’à huis clos. Ban Ki-moon le dit maintenant très officiellement dans une déclaration.

Le secrétaire général parle de « tirs non ciblés du M23 » dans les zones frontalières du Rwanda et sur les positions des casques bleus. Cette affirmation de Ban Ki-moon est en contradiction directe avec la version du Rwanda qui accuse l’armée congolaise de tirer son territoire et menace d’intervenir.

Cette déclaration est de nature à tendre encore un peu plus les relations entre le Rwanda et les Nations unies. Même si Ban Ki-moon ne va pas jusqu’à le dire publiquement, la thèse parmi les diplomates onusiens est que le Rwanda se sert du M23 pour provoquer des incidents et justifier une intervention militaire.

Le représentant rwandais s’est retrouvé très isolé jeudi devant le Conseil de sécurité. « Si je dois croire quelqu’un, lui a lancé l’ambassadeur du Guatemala, je fais confiance à la parole de l’ONU avant celle du Rwanda ».

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Ils étaient pourtant déterminés, ces rwandais!



Le M23 qui n’a pas encore dit son dernier mot était en bonne intelligence avec le Rwanda,  comme l’ont affirmé les nations-unies et la France. Des tranchées ont été construites dans le sol de cette colline stratégique des « trois antennes » pour échapper au volcan Onusien. Les canons qui faisaient mal aux gomatraciens auraient été détruits par les FARDC et la MONUSCO.. Un tireur d’élite Sud-Africain n’en a fait qu’une bouchée, lui qui se trouvait pourtant à 2 km de l’endroit. Des témoins sur place, notamment des journalistes ont aussi vu un nombre important de voitures et camions abandonnés par les « cousins » de Kagame. Dans la soirée, Bertand Bisimwa affirmait pourtant que son mouvement, en lambeaux, déclarait un « cessez-le-feu unilatéral », le temps de trouver repos, tellement la chicotte Tanzanienne fut intense. Le porte-parole de l’armée congolaise, le colonel Olivier Hamuli, a déclaré vendredi soir qu’en plus de Kanyaruchinya, les forces conjointes avaient expulsé les rebelles rwandais de Kibati, et que les combats se poursuivaient à Kibumba, à environ 30 kilomètres de Goma contre les derniers fidèles des compatriotes de Louis Mushikiwabo. ô que si! La nuit va être longue pour nos amis du M…machin! « Ils ont annoncé leur cessez-le-feu lorsqu’ils ont réalisé qu’ils perdaient sur le terrain. Je reviens à peine du front et ils ont subi de lourdes pertes. Ils ont abandonné un dépôt d’armes contenant des armes lourdes », a dit le colonel. « Ils ont même abandonné un véhicule militaire, ce qui prouve qu’ils laissent tomber, puisque s’ils ne faisaient que battre en retraite, ils devraient prendre leurs armes avec eux. » Dans la capitale congolaise, Kinshasa, l’homme au verbe facile, Lambert Mende a estimé que l’appel à un cessez-le-feu n’allait pas assez loin. « Selon nous, la seule proposition intéressante serait la démobilisation du M23, et donc leur dissolution et la fin de toute action militaire. Toute autre proposition est inacceptable », a déclaré le ministre de l’Information. Jeudi, des responsables rwandais ont confirmé la mort d’une femme dans le district frontalier de Rubavu, après qu’une roquette tirée de la RDC (sans doute d’après un marabu rwandais)  eut explosé dans le pays voisin. D’autres responsables rwandais, en colère, et sans doute possédés voir aliénés,  ont affirmé que cette roquette avait été tirée sciemment par les troupes congolaises afin d’entraîner le Rwanda dans le conflit, une affirmation considérée comme profondément cynique par certains, en raison des preuves de plus en plus nombreuses indiquant que les rebelles rwandais du M23 sont en fait une force paramilitaire rwandaise. Un récent rapport d’un groupe d’experts de l’ONU décrit de quelle façon les soldats rwandais franchissent discrètement la frontière boisée en groupes comptant jusqu’à 30 hommes pour rejoindre le M23. De précédents rapports onusiens décrivaient le soutien logistique du Rwanda aux rebelles rwandais, incluant des lunettes de vision nocturne. Des rapports que la ministre rwandaise des Affaires Etrangères, Louis Mushikiwabo, a du mal à s’en procurer. Quand les hommes des Zuma se déchaînnent Nous essayons d’envoyer comme message au M23, cette fois nous ne verrez pas Goma!, a déclaré au cours d’un point de presse à Pretoria le lieutenant général Derrick Mgwebi, chef du commandement conjoint sud-africain. N’imaginez pas une nouvelle prise de Goma, a mis en garde l’officier supérieur, après une semaine d’intenses combats au nord de la ville, dans les collines de Kibati. L’Afrique du Sud compte quelque 1.345 soldats détachés au sein d’une nouvelle brigade d’intervention (FIB) déployée par la Mission des Nations unies dans l’Est de la RDC (Monusco), soit près de la moitié de ce contingent de casques bleus dotés d’un mandat offensif inédit dépassant le cadre d’une simple mission de maintien de la paix. Cette brigade d’intervention, qui compte aussi des Tanzaniens et des Malawites, a pour mission de neutraliser et de désarmer les groupes rebelles. Elle est autorisée à ouvrir le feu, non pas seulement pour se défendre ou protéger les populations, mais aussi pour pourchasser les groupes armés. Benjamin Litsani Choukran, Direct.cd et Agences

Un article de Direct.cd Lisez la version originale ici: Ils étaient pourtant déterminés, ces rwandais! | Direct.cd

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New-York : Ban Ki-Moon confirme les tirs du M23 sur le Rwanda

 
Ban Kimoon, secrétaire général de l'ONUBan Kimoon, secrétaire général de l'ONU

 Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a confirmé vendredi 30 août dans un communiqué que les rebelles du M23 avaient tiré en direction du territoire rwandais, malgré les affirmations de Kigali mettant en cause les forces gouvernementales congolaises. Ban Ki-Moon  a condamné en particulier les tirs non ciblés émanant du M23 qui ont causé des morts, des blessés et des dégâts matériels dans la population civile à l’Est de la RDC et dans les zones frontalières au Rwanda ainsi que parmi les casques bleus.

Le Secrétaire général de l’ONU a encouragé « toutes les parties prenantes à poursuivre un processus politique global qui s’attaque aux causes profondes du conflit » à l’Est de la République démocratique du Congo. Il a également appelé tous les acteurs régionaux concernés à exercer la plus grande retenue et à s’abstenir de tout acte ou de toute déclaration susceptible d’entraîner une détérioration supplémentaire de la situation.

Ban Ki-Moon a souligné que les personnes qui entravent les processus actuels et celles qui enfreignent le droit international devront répondre de leurs actes.

Le communiqué a indiqué que l’envoyée spéciale de l’ONU pour les Grands lacs, Mary Robinson et le représentant spécial pour la RDC, Martin Kobler sont engagés en ce moment dans des actions diplomatiques intenses aux fins d’améliorer la situation actuelle.

En effet, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler a effectué une visite de 24 heures au Rwanda ou il a discuté de la crise militaire au Nord-Kivu et la situation sociopolitique dans la région des Grands lacs, avec la ministre Rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo et celui de la Défense, le général James Kabarebe. 

De son coté, l’armée sud-africaine a sévèrement mis en garde les rebelles du M23 contre toute tentative de reprendre Goma qu’ils avaient occupée en novembre 2012. Le chef du commandement conjoint sud-africain,le  lieutenant général Derrick Mgwebi l’a déclaré vendredi 30 août au cours d’un point de presse à Pretoria.

L’Afrique du Sud compte mille trois cent quarante cinq soldats détachés au sein de la nouvelle brigade d’intervention déployée par la Mission des Nations unies dans l’Est de la RDC.

radiookapi.net

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La peur aurait changé de camp !


Congo24.net

Débandade a Kibumba dans les rangs du M23 et allies RDF, la population de Goma peut espérer dormir en paix... Mais ce n'est pas encore la fin de la guerre, elle doit se poursuivre pour que les territoires de Nyiragongo et Rutshuru soient définitivement libérés!

CONGO24.NET a appris que les militaires M23 ont abandonnés le front et sont en ce moment en débandade. Ils ont refusé de continuer à se battre contre une armée congolaise déterminée, fort équipée et nombreuse qui les décime sur la ligne de front de Kilimanyoka. "Nous sommes des rescapés", ont dit certains soldats M23 à notre correspondant. " Nous n'avons plus envie de continuer à nous battre pour nous faire massacrer par les FARDC et la MONUSCO qui ont des armes plus sophistiquées que les nôtres et qui sont en grand nombre". Ils ont ordonné à leurs épouses de plier bagages et de partir. Malheureusement, ces dernières, dont la plupart ne retrouvent plus leurs époux (tombés au front), ne savent quelle direction prendre. Faut-il aller vers Rutshuru où il y a risque de trouver un autre front avec les renforts FARDC venus de ou prendre la route du Rwanda? Celles qui ont des relations au Rwanda sont en train de traverser la frontière en ce moment. Celles qui ne savent pas où aller traînent encore à Kibumba, comme l'enfant du poème "Les deux chemins".

Certains militaires déserteurs du M23 auraient même ôté leurs tenues militaires avant de fuir au Rwanda voisin. Même les familles des réfugiés venues du Rwanda qui étaient à Kibumba et qui cherchaient comment joindre Masisi viennent de retourner au Rwanda ce matin par le poste frontalier de Kabuhanga. D'après notre source, ce sont les soldats rwandais qui se sont déployés à un endroit appelé "Kamahoro", tandis que ceux des M23 qui répondent encore aux ordres de quelques responsables militaires des M23 encore visibles (car l'on apprend que nombreux ont perdu leur vie au front de Kilimanyoka) se regroupent au niveau du pâturage (Kibaya), près de la plantation des eucalyptus d'un certain "Rusangiza", non loin de la route Goma-Rutshuru, où se trouve le marché de chaque lundi et jeudi, à l'entrée de Buhumba. Quant à la population locale, elle ne comprend plus rien et est prise de panique. Elle affirme aussi que certains soldats rwandais ont commencé à se retirer depuis hier.

De son côté, le mouvement rebelle annonce avec ironie et arrogance avoir retiré volontairement ses "troupes" pour permettre qu'il y ait une enquête sur l'origine des obus tombés à Goma et à Gisenyi et pour permettre la reprise des négociations de Kampala. Les rebelles disent avoir pris la décision de se retirer loin de la "zone de sécurité" imposée par la Monusco autour de Goma. Le Rwanda quant à lui menace pourtant la RDC de représailles. La RDF a même déployé des chars et autos blindés le long de la frontière avec la RDC et serait prête à intervenir.... Ce déploiement des chars et autos blindés était télévisé sur la chaîne nationale rwandaise.

A Goma, la population dit qu'elle espère que les FARDC et la MONUSCO ne vont plus permettre aux M23 et RDF de se réorganiser après les lourdes pertes qu'ils ont subi à Kilimanyoka et Kibati et que les opérations militaires vont se poursuivre pour libérer totalement les territoires de Nyiragongo et Rutshuru. Elle espère que les expériences du passé auront donné des leçons à nos FARDC car les M23 et leurs alliés profitent des trêves pour se venter, narguer les FARDC et la MONUSCO et se ré-équiper pour revenir imposer la guerre. Il est donc temps que l'on ne parle plus de trêve, mais que la traque continue pour restaurer l'autorité de l'Etat sur les deux territoires occupés... CE N'EST DONC PAS LA FIN DE LA GUERRE, MAIS UNE ETAPE DECISIVE QUI SONNERAIT LE GLAS POUR LE MOUVEMENT REBELLE ET SES ALLIES TRADITIONNELS.

 La population de Goma salue aussi l'appui et l'intervention de la MONUSCO dans les combats et salue la mémoire des soldats FARDC et de la MONUSCO tombés au front!

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30 août 2013

Des centaines de soldats rwandais tués à Kibati

 

rwanda armyEn colère, Paul Kagame a convoqué une session spéciale de l’Assemblée nationale à Kigali. Jeudi matin à Goma, trois autres obus ont tué 3 personnes dans la ville. Le bombardement dirigé depuis le territoire rwandais a également blessé 5 personnes à l’Institut Technique et Industriel de Goma (ITIG). L’armée rwandaise a en outre largué un obus dans la zone neutre entre le territoire rwandais et congolais, Mudugudu de Gisenyi, tuant 1 personne et blessant 13 autres (rwandais).
 
Pendant ce temps, le président rwandais Paul Kagame a séjourné brièvement dans la ville de Gisenyi, voisine à Goma hier jeudi avant-midi. Il y a tenu plusieurs réunions de moralisation des leaders d’opinion et responsables militaires qui gèrent directement la guerre au front en Rd Congo, aux cotés du M23. Avant de quitter la ville de Gisenyi, Paul Kagame a rappelé tous ses ministres en urgence à Kigali dans l’après-midi du même jeudi. Tous les députés et sénateurs du Rwanda ont également été sommés de regagner la capitale pour des réunions de haut niveau visant manifestement à arrêter une décision finale sur la situation de guerre avec la République Démocratique du Congo.
 
Près d’un millier de soldats rwandais tués
 
Mercredi, 28 août 2013 à Kibati, les affrontements ont causé beaucoup de victimes militaires dans les deux camps. Selon des témoignages des soldats engagés au front, près de 2 bataillons de l’armée rwandaise envoyés au front auraient été tenus en échec par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (Fardc).
 
« D’impressionnants renforts en hommes venus des collines rwandaises ont tenté de déloger nos forces, sans succès. Je peux vous assurer, Monsieur le journaliste que le Rwanda a perdu plus de mille homme au front rien que dans cette journée du mercredi 28 août 2013 », a expliqué un militaire anonyme engagé sur le champ de bataille.
 
Si cette information se confirmait, elle viendrait étayer les affirmations selon lesquelles, le Rwanda aurait du mal ces derniers jours à justifier son attitude vis-à-vis de la Rdc. Non seulement puisque l’armée congolaise a retrouvé ses lettres de noblesses en infligeant d’incalculables défaites a son adversaire de plusieurs décennies.
 
Une autre source a Gisenyi renseigne que le président rwandais qui a dirigé personnellement quelques réunions secrètes de sécurité dans la ville de Gisenyi, frontalière au Rwanda jeudi matin, aurait sommé tous les membres de son gouvernement, les députés et sénateurs du Rwanda à rentrer de toute urgence à Kigali pour une session parlementaire spéciale devant traiter de la guerre à la frontière avec la République Démocratique du Congo. La réunion était prévue à 15 heures, heure de l’Est. Irrité par le nombre incroyable des soldats rwandais morts au front, Paul Kagame aurait l’intention de déclarer officiellement la guerre à la Rdc.
 
Pendant ce temps, les autorités congolaises gardent silence et se refusent à tout commentaire. Des chars rwandais ont été positionnés jeudi à la frontière de Goma et Gisenyi Prétextant que des bombes congolaises sont tombées sur le territoire rwandais, des chars rwandais ont été positionnés au courant de la journée d’hier jeudi à la frontière entre la ville de Gisenyi et celle de Goma en République Démocratique du Congo.
 
L’armée rwandaise aurait l’intention de mener des actions de provocation ouvertes contre la Rdc afin de s’attirer l’attention et la curiosité de l’opinion internationale. Les amis du Rwanda – généralement qui profitent économiquement du pillage des ressources naturelles de la Rdc – se sont d’ores et déjà mobilisés. Plusieurs diplomates et humanitaires complices de la manœuvre rwandaise ont été dépêchés à Goma jeudi. D’autres ont atterri à Kigali pour la même cause.
 
Pendant ce temps, Mary Robinson, Envoyée Spéciale du Secrétaire General des Nations Unies pour la région des Grands Lacs et chargée du suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba est attendue en Rdc au courant de la semaine prochaine. Elle vient accomplir une mission tout autant périlleuse pour la Rdc étant donné qu’elle a été à l’origine de la mission des sénateurs américains qui viennent de séjourner au Rwanda et en Rdc la semaine dernière et qui ont proposé une solution politique à la crise congolo-rwandaise. Leur démarche consisterait actuellement à convaincre la Rdc à partager ses ressources naturelles avec ses voisins qui pourront leur servir abusivement au mépris de toute procédure internationalement requise.
 
Kagame et Kikwete s’affrontent à Kibati (Rdc)
 
La colère de Paul Kagame se justifierait par les nombreux revers subis mercredi 28 août 2013 à Kibati où les Forces armées de la République Démocratique du Congo soutenues par la Brigade internationale d’Intervention des Nations Unies majoritairement composée des soldats tanzaniens, sont engagées dans une guerre sans merci contre le M23 soutenu par l’armée rwandaise. L’échec subi mercredi au front de Kibati n’a fait qu’exacerber la colère de Paul Kagame qui y voit une victoire de son concurrent au leadership régional, Jakaya Kikwete, président de la Tanzanie.
 
Des sources internes à la Monusco (anonymes) évoquent un véritable carnage des soldats rwandais sur la ligne de front. En dépit des renforts illimités des troupes rwandaises venus de tous les coins du pays, le Rwanda a été battu à Kibati, confirment des sources militaires congolaises. En réalité, les congolais et les tanzaniens ont neutralisé la menace rwandaise. Ce qui offre à Jakaya Kikwete un sursaut de prestige au vu de l’escalade verbale entre les deux chefs d’Etats ces dernières semaines.
 
Tout avait commencé fin mai, au cinquantenaire de l’Union africaine à Addis-Abeba lorsqu’irrité de l’instabilité chronique dans la région des Grands Lacs, Jakaya Kikwete, le président tanzanien, conseilla à ses homologues de la Rdc, Joseph Kabila, d’Ouganda, Yoweri Museveni et du Rwanda, Paul Kagamé, de négocier avec les rebelles qui les combattent. Un affront pour Kigali qui considère la rébellion hutue rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) comme des génocidaires en fuite, avec lesquels tout dialogue est exclu. Depuis, les deux chefs d’État ont échangé des propos d’une violence inédite, à coups de sous-entendus et d’invectives plus directes.
 
Le 30 juin, Paul Kagamé avertit ceux qui lui « conseillent de négocier avec les FDLR » : au moment opportun, « je vous frapperai » car « il y a des lignes rouges à ne pas franchir ». Quelques jours plus tard, il explique que ses « mains le dérangent » quand certains s’en prennent « à ce que [le Rwanda] a construit » ces dernières décennies et il se dit prêt « à la guerre ». Sans citer de noms, Jakaya Kikwete réplique en promettant de « sinistres conséquences » à quiconque attenterait à l’intégrité territoriale de son pays et rappelle le sort réservé au dictateur ougandais Idi Amin Dada, renversé en 1979 par une contre-offensive tanzanienne, après une incursion de l’armée ougandaise en Tanzanie. Pour le chercheur français André Guichaoua, interrogé par Jeune Afrique, la Tanzanie accueille depuis des décennies des réfugiés fuyant les conflits à répétition au Rwanda, au Burundi, en Ouganda ou en RDC. Les « Tanzaniens en ont par dessus la tête » de l’instabilité chronique dans les Grands-Lacs. En outre, explique le chercheur, Paul Kagamé « utilise les tensions régionales et la lutte contre les FDLR », pourtant « très largement en déconfiture », comme épouvantails pour « sortir de son isolement grandissant aussi bien à domicile que sur le plan diplomatique ». L’Avenir 

Un article de Direct.cd Lisez la version originale ici: Des centaines de soldats rwandais tués à Kibati | Direct.cd

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KIBATI ET KIBUMBA REPRISES, LIESSE POPULAIRE A GOMA

 Par Pascal Debré Mpoko

 

LES FARDC

Sans coup férir, les Forces Armées de la république Démocratique du Congo, appuyées par la brigade onusienne d’intervention, ont reconquis ce matin et cet après midi les cités de Kibati puis de Kibumba au terme d’une offensive foudroyante. L’armée régulière était aux prises avec les rebelles pro-rwandais depuis le week end dernier après quelques semaines d’accalmie.

 

Acculé comme jamais auparavant, le M23 a usé de stratagèmes sordides, notamment en tirant des obus vers le territoire rwandais pour inciter Kigali à entrer officiellement en guerre contre la RDC. Les rebelles se sont aussi rendu coupables de crimes de guerre en tirant des obus sur les populations civiles de Goma où il y a eu six morts et plusieurs blessés.

Loin de se laisser émouvoir par ces moyens de pression, les FARDC ont donc poursuivi les combats. Elles ont été rejointes par la brigade d’intervention à la suite, particulièrement, de la mort d’un casque bleu tué par les éclats d’un obus du M23. Les attaques aériennes et terrestres ont ainsi été tellement intenses que les rebelles ont été obligés de décrocher d’abord de leurs positions à Kibati d’où ils lançaient des obus vers Goma, puis de Kibumba. A Kibati les forces régulières ont fait exploser la poudrière des rebelles où était stockée une importante cargaison d’armes et de munitions.

La reconquête de ces deux cités, qui a été confirmée par le Gouverneur du Nord Kivu qui est intervenu en direct à partir de Kibumba, a été accueillie avec un très grand soulagement à Goma où on a assisté à des scènes de liesse. En effet, en repoussant les rebelles plus au Nord de Goma, la population est désormais sécurisée et mise à l’abri des bombardements meurtriers. La population a félicité l’armée régulière pour cette performance en une seule journée. Elle a également reconnu l’apport assez déterminant de la brigade d’intervention, même si elle garde une certaine amertume pour son engagement tardif après des morts à Goma.

Ce revirement de situation sur terrain intervention au moment où le Conseil de sécurité a porté de nouvelles accusations contre le Rwanda qui a continué à soutenir le M23. Suite aux preuves qui ont été exposées au cours d’une réunion d’urgence à New York, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, a téléphoné le Président rwandais, Paul Kagamé, pour l’inviter à la retenue.

A prèsent, les Congolais se réinterrogent sur l’opportunité de poursuivre encore les pourparlers de Kampala comme l’exige la communauté internationale. Le M23, déjà classé force négative, s’est rendu coupable de crimes de guerre et ne devrait plus mériter une attention à travers un dialogue politique. Pour les Congolais donc, les FARDC doivent poursuivre cette contre-offensive jusqu’à l’anéantissement totale de cette rébellion ?

Quitte à ce que la communauté internationale fasse sa part du travail en faisant dialoguer les rwandais d’une part et les ougandais de l’autre. Quand aux Congolais, ils vont commencer à se parler le 4 septembre prochain.

Pascal Debré Mpoko

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RDC : « Il y a des blessés et des morts toutes les semaines dans les mines. »

par Médecins Sans Frontières

  • © Amandine Colin/MSF

© Amandine Colin/MSF

Amandine Colin est chargée de communication pour MSF à Kinshasa, en RDC. Elle nous raconte sa visite dans le projet de Masisi, dans le Nord-Kivu. Des mineurs y sont notamment régulièrement pris en charge, les accidents n’étant pas rares dans les mines de la région.

A Masisi, depuis 2007, MSF apporte son soutien à l’hôpital général de référence. Situé dans le Nord-Kivu, cet hôpital offre des soins de santé primaire et secondaire à la population : chirurgie, gynécologie, maternité, urgences, pédiatrie, etc.
Dans le service réservé aux cas chirurgicaux, une partie de la salle, isolée par des cloisons à mi-hauteur, accueille une dizaine de jeunes hommes. Ca rigole beaucoup, l’ambiance est détendue. Ça me frappe parce que ce ne sont pas des blessures bénignes qui amènent ces jeunes ici. Entres autres, il y a quelques blessés par balle, comme ce père de famille de 25 ans, Bisengimana, qui s’est fait tirer dessus, sans raison, par des membres d’un groupe armé de son village. « Les bandits ont ouvert le feu sans rien demander », me raconte-t-il quand je l’interroge sur les circonstances de son agression.

Mais la plupart des jeunes viennent d’une zone minière du territoire du Masisi. A peine sortis de l’enfance, ils ont la colonne vertébrale brisée par les éboulements survenus dans les mines de manganèse (qu’on utilise, entre autres, pour faire des alliages et des piles, d’après ce que j’ai compris). Je rencontre Innocent, 17 ans, plâtré sur tout le torse. « C’était vers 7h, je suis venu travailler, m’explique-t-il. Soudain, il y a eu un éboulement et j’ai été blessé. C’était il y a un mois ».

© Amandine Colin/MSF

© Amandine Colin/MSF

Depuis tout ce temps, le jeune homme est étendu sur un lit d’hôpital, son père lui servant de garde-malade. « J’ai travaillé seulement une semaine avant d’être victime, poursuit-il. Mais j’avais déjà travaillé dans la mine au mois d’avril. Ma famille est pauvre, on est 8 enfants et on n’a aucun mètre de terrain pour cultiver, on vit seulement par la grâce de Dieu. Si on trouve de l’argent aujourd’hui, on mange. Demain on verra ». La famille vit dans une tente depuis plusieurs mois, elle a fui des affrontements survenus dans le Sud-Kivu, où elle habitait depuis de longues années. Innocent a arrêté l’école à 10 ans, il travaille pour aider sa famille à survivre. « C’est difficile, le travail dans les mines. On creuse toute la journée avec des bêches ». Quand je l’interroge sur ses rêves, le jeune homme ne répond pas. Mais définitivement, il en est sûr, il ne veut plus jamais travailler là. Je n’insiste pas, mais j’ai un peu d’espoir quand j’apprends plus tard qu’il remarchera peut-être.

Fragilité

_DSC0027Ce n’est probablement pas le cas de Tuyishime, 16 ans. « Il ne récupère pas, m’a confié une infirmière, c’est probable qu’il ne remarche plus ». L’adolescent travaillait depuis deux mois dans les mines quand est arrivé l’accident. « On était en train de creuser, il y a eu l’éboulement qui m’a frappé au niveau du dos. J’ai été le seul blessé, mais il y a des blessés et des morts toutes les semaines dans les mines ». Tuyishime a le regard franc, plein d’espoir. Il s’exprime avec facilité, en swahili, étendu sur le dos. Régulièrement l’équipe médicale le tourne sur un côté ou sur le ventre pour éviter les escarres. Déjà cinq semaines qu’il est là. C’est son premier job, avant il étudiait. Mais l’an dernier, son père est mort et il a dû abandonner l’école « parce que personne ne pouvait payer les frais ». Il travaille pour que son petit frère de 11 ans puisse aller à l’école. « Je commence le travail à 8h, à 11h c’est la pause et puis je travaille jusque 18h. C’est un travail difficile qui demande beaucoup d’énergie », témoigne le jeune homme. Je regarde ses bras : ils contrastent avec son allure frêle. Mais le plâtre qui l’enserre depuis le cou jusqu’au bas du ventre accentue encore l’impression de fragilité.

La souffrance est partout

On m’a bien dit de trouver la bonne distance pour ne pas être submergée d’émotion quand je discute avec les patients, de savoir me protéger. Et la plupart du temps, j’y arrive, en restant concentrée sur le travail et en évitant de me laisser emporter. Mais je vois ces trois jeunes, le premier qui a mon âge, père de quatre enfants, cloué sur un lit d’hôpital, la main et l’abdomen déchirés par une balle venue de nulle part. Je vois ces deux adolescents, j’imagine celle que j’étais à 16 ou 17 ans. Et ce que serait ma vie aujourd’hui. Pour Innocent, la vie reprendra peut-être son cours après l’hôpital. Une vie de pauvreté et de souffrance, dans laquelle j’espère qu’il parviendra quand même à trouver le bonheur. Mais quel avenir pour Tuyishime ? Le jeune homme ne remarchera probablement plus. A 16 ans, il deviendra handicapé et dépendant de sa maman. Cloué dans un fauteuil, si tant est qu’il ait les moyens de l’acheter ! Pas facile de n’être ni insensible ni démoralisée devant tant de souffrance, pas facile de ne pas s’effondrer. J’admire les équipes médicales qui se battent chaque jour pour essayer de sauver ces jeunes. La souffrance est partout, en RDC mais j’ai espoir quand je vois le travail formidable de nos équipes.

Amandine

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RDC: l'armée a atteint "l'essentiel" de ses objectifs au nord de Goma

BELGA 


Les rebelles reculent.

Kinshasa a annoncé vendredi avoir atteint l'essentiel de ses objectifs dans sa dernière offensive contre le M23 dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) au nord de Goma, alors que ce mouvement rebelle annonçait un retrait de la ligne de front.

"Nous avons atteint l'essentiel de nos objectifs", a déclaré le ministre de la Communication congolais, Lambert Mende, lors d'une conférence de presse. Les objectifs, a ajouté M. Mende, "étaient de dégarnir les positions surélevées" à partir desquelles "les rebelles s'amusent à canarder les civils à Goma".

Porte-parole du gouvernement, M. Mende faisait le point après une semaine d'affrontements dans des collines au nord de la ville de Goma, frontalière du Rwanda. Les combats s'étaient nettement intensifiés mercredi et jeudi avec une offensive conjointe des Forces armée de la RDC (FARDC) et de la brigade d'intervention des casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

"Nous venons de décider d'ordonner à nos forces de se retirer de la ligne de front de Kanyaruchinya pour permettre l'arrêt des combats", a déclaré de son côté le chef du M23, Bertrand Bisimwa, à la radio RFI.

"Nous les retirons seulement de la ligne de front de Kanyaruchinya, mais nous continuons à garder toutes les positions que nous avions derrière ces positions de Kanyaruchinya", a-t-il ajouté.

Le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l'armée au Nord-Kivu, a affirmé à Radio Okapi, la radio des Nations unies, que les FARDC appuyées par l'artillerie de la brigade d'intervention de la Monusco avaient "mis en déroute" les rebelles qui auraient pris la direction de Rumangabo, une localité à environ 20 km plus au nord.

Le principal dépôt d'armement des rebelles à Kibati a été détruit. Toujours selon le colonel Hamuli, d'autres rebelles se seraient retranchés à Tchanzu, à une trentaine de kilomètres au nord-est, sur les collines surplombant la cité de Bunagana, frontalière de l'Ouganda.

Selon un officier de l'armée régulière, les rebelles se sont retirés vers la colline de Kilimanyoka, à 5 kilomètres environ de leurs positions précédentes.

D'après M. Mende, "la plupart des montagnes autour des trois tours de Kibati sont maintenant contrôlées par les FARDC" (l'armée régulière). Le ministre faisait là référence à une colline dotée de trois antennes dans la zone d'affrontement située à une quinzaine de kilomètres au nord de Goma.

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Profitant de la confusion occidentale en Syrie: Kagame menace … de prendre Goma !



Profitant de la situation de confusion dans laquelle baignent les puissances occidentales en Syrie, le maître de Kigali menace de prendre la ville de Goma. Il a convoqué avant-hier tous les attachés militaires et diplomates de ces puissances accrédités à Kigali pour les informer qu’il va lancer l’assaut sur le chef- lieu du Nord-Kivu. Cela, pour mettre fin aux bombardements provenant de cette ville, causant des victimes au sein des populations rwandaises. Pour ce faire, Paul KAGAME a saisi le Conseil de Sécurité de l’ONU pour exiger une réunion d’urgence devant examiner cette question avant qu’il n’ordonne à ses forces militaires d’entrer dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

Paul KAGAME aux abois


Cette menace est à prendre au sérieux car venant d’un homme qui est acculé par de nombreux rapports des ONG de défense des droit humains, telles Human Right Watch et International Crisis Group ainsi que ceux des experts de la MONUSCO en plus des reportages des correspondants des médias occidentaux opérant dans les territoires de l’Est du Congo. Le maître de Kigali cherche par tous les moyens à sortir la tête de l’eau en exploitant n’importe quel prétexte pour toucher la corde sensible de la communauté internationale. C’est pour cela que Paul KAGAME a poussé son cynisme en recourant au prétexte de l’imminence des conflits inter ethniques qui n’existe que dans son imagination en vue de faire accréditer sa thèse de la menace d’extermination des Tutsi en RDC. L’homme fort du FPR est acculé par les multiples revers que les éléments de son armée régulière cachés dans les rangs du’M23 sont en train de subir sur le terrain des opérations militaires au front. Comme un noyé, il s’accroche à n’importe quel roseau pour tenter de sauver sa peau face aux multiples condamnations des chancelleries, occidentales dénonçant les dégâts énormes en termes des vies humaines au sein des populations civiles de Goma et ses environs causés par les tirs des obus lancés à partir du Rwanda et des positions tenues par ce mouvement politico-militaire créé et financé par lui-même.
Pourquoi Paul KAGAME menace-t-il uniquement la ville de Goma ? C’est dans cette ville que l’ONU a installé le siège de la Brigade Spéciale d’Intervention en vue de neutraliser toutes les forces négatives dont particulièrement le M23. Les médias internationaux ont fait état de quartiers de la ville de Goma pilonnés depuis quatre jours par des obus tirés par les éléments du M23 à partir de leurs positions sur le front.

On a dénombré des nombreuses victimes humaines dont un élément de la Bri gade Spéciale d’Intervention de l’ONU. Du côté rwandais, rien de grave, a-t-on signalé. Le Rwanda est-il suffisamment motivé aussi bien sur le plan politique; militaire que diplomatique pour attaquer la force onusienne et probablement l’humilier sans s’attirer les foudres des puissances occidentales qui s’accrochent à une solution politique ? Ce pays peut-il se donner le luxe de continuer à violer indéfiniment l’accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité qui préconisent la solution politique et les concertations nationales en RDC sans s’attirer la foudre de Washington, Paris, Londres, Berlin, Tokyo et autres puissances occidentales même s’il siège pour cette armée en qualité de membre non permanant du Conseil de Sécurité de l’ONU?
De nombreux observateurs sont d’avis que la sortie du président rwandais ne résiste pas à la moindre critique car il pourrait prendre une autre ville tout aussi importante qu’est Bukavu, le chef-lieu de la province du Sud Kivu. Cela lui épargnerait des affrontements sanglants entre son armée et la Brigade Spéciale d’Intervention de l’ONU chargée de l’exécution de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et de la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité.

P. KAGAME cherche à saboter les concertations nationales


Le Rwanda, par la voix de son président, n’ignore pas que toutes les organisations internationales préconisent depuis quelque temps le recours à une solution politique, notamment le retour à la table des négociations de Kampala et les concertations nationales inclusives en RDC. Paul KAGAME voudrait, peut-être saboter les concertations nationales en RDC dès lors qu’il est convaincu que les thèses de ses poulains du M23 seront totalement démolies car irréalistes et ne résistant pas à la moindre critique à tous les niveaux des débats entre Congolais. Il en est de même des négociations de Kampala qui se trouvent au point mort du fait que toutes les prétentions du M23 ont été balayées par les délégués de Kinshasa qui avaient démontré en présence du médiateur ougandais qu’elles avaient été accomplies depuis la mise en place de l’accord intervenu entre Kinshasa et le CNDP au lendema.in de la Conférence « AMANI LEO » sur la paix et la sécurité au Nord et Sud Kivu tenue à Goma en 2009.

La communauté internationale pour une solution politique


Par ailleurs, de nombreuses personnalités du système des Nations Unies, notamment le Secrétaire Général Ban Kin Moon et l’acteur patron de la Monusco, l’allemand Martin Kobler préconisent une solution politique. Ce dernier vient de déclarer devant la presse nationale : « L’action militaire n’est pas une solution magique. Il n’y a pas une solution militaire à ce conflit. Il doit y avoir une solution politique ». Il en est de même de M. Graham LINDSEY, représentant du groupe des sénateurs en visite en RDC la semaine dernière qui a indiqué : « la présence des Nations Unies ici est très important, mais la solution ne viendra pas des Nations Unies, il doit y avoir une solution politique. Les Nations Unies ont maintenant un nouveau leadership. Nous allons solliciter plus de supports pour lui, mais il doit y avoir une solution entre le peuple de cette région et du Congo entier ».

La RDC : pays d’exploitation et de peuplement

Avec l’invasion des localités du territoire de Mahagi par les éléments de l’armée régulière ougandaise et ces menaces de la prise de la ville de Goma par le Rwanda, tout démontre que le plan de la Balkanisation de la RDC par les deux Etats voisins de l’Est n’est pas une pure fiction ou une vue d’esprit. Ces deux Etats qui sont visiblement impliqués dans la tragédie au Congo tiennent à réoccuper militairement cette partie pour y installer leurs propres populations en vue d’y exploiter les matières précieuses et naturelles. Par voie de conséquence, les populations congolaises locales seront chassées de leurs terres au profit de nouvelles vagues des Rwandais et Ougandais en plus de celles qui y vivent déjà depuis le déclenchement de la guerre de l’AFDL. Kampala et Kigali recourent pource faire à des soit disant accords secrets conclus dès le déclenchement de cette guerre dite de libération en 1996.

Non à la distraction!


Attaquée au Nord par l’Ouganda et à l’Est par le Rwanda, la patrie est réellement en danger. Elle l’est d’autant plus que les deux pays précités, accusés de parrainer le M23, sont en train d’ôter leurs masques et d’opérer à visages découverts. La menace de Kagame doit être prise très au sérieux car chaque fois que le maître de Kigali décide d’engager une action militaire en RDC, il ne recule devant rien.

Les décideurs politiques congolais, qui semblent oubliés par la ténue des concertations nationales, risquent de se réveiller trop tard. C’est maintenant et pas demain qu’il nous faut organiser la riposte, en vue de ne pas laisser l’ennemi allonger la liste des territoires occupés. La priorité des priorités doit être non pas fa tenue d’un dialogue convoqué et planifié sur fond d’’clusion, mais une réelle mobilisation des forces vives de la patrie dans une nouvelle campagne de «libération» des frères et sœurs du Nord et de l’Est. Avant de passer aux «Concertations nationales», il est impérieux que le pays recouvre son intégrité territoriale et sa souveraineté, afin que ses citoyens cessent de vivre comme un peuple « colonisé» par des Etats voisins. La «cohésion nationale». est impossible avec des compatriotes sans paix et sans liberté d’une part et d’autre part plongés dans la misère, interdits de parole, exclus de la gestion ou du contrôle des affaires nationales.
F.M.

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