30 juin 2013

MIKALAYI – Don des vivres pour les 28 orphelins des sœurs de Charité

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L’orphelinat Mbesa des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie de la Mission catholique Mikalayi St. Josepth a reçu, ce mardi 25 juin 2013, un don des vivres de l’équipe dirigeante du Rotary Club de la ville de Kananga. Comme ils savent bien de faire pour aider les démunis, les membres du Rotary ont offert à cet orphelinat des sacs de farine de maïs, du sel, du sucre, du lait, de l’huile de palme, des biscuits et bombons, des arachides, des fretins, des poissons salés et du savons…). Ce geste de bienfaisance a été bien salué par les pensionnaires dont es 28 enfants orphelins (de 2 mois et 7 ans d’âge), les travailleurs ainsi que les trois Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, responsables de l’Orphelinat.

À l’instar de la veuve de Serepta, elle avoue avoir vécu un vrai miracle.

Pour la responsable de cette oeuvre de charité, Soeur Christine, cette présence généreuse du Rotary n’est pas la première de ce genre. Il constitue une véritable bouffée d’oxygène, et tombe à point nommé car leurs calculs de repas à la lumière de leurs prévisions n’offraient plus que la possibilité de nourrir ces enfants seulement une fois. À l’instar de la veuve de Serepta, elle avoue avoir vécu un vrai miracle. La sœur directrice a saisi cette opportunité pour rappeler les actions bienfaitrices que l’équipe du Rotary Club Kananga a deja posées à l’endroit de l’orphelinat de Mikalayi les années passées, notamment le don d’un congélateur, un groupe électrogène, des vivres de première importance, l’adoption par voie régulière et juridique d’une orpheline par un membre du Rotary. Comme l’année courante aucun geste ne pointait à l’horizon, la sœur se demandait: « qu’est ce qui se passe cette année, le Rotary Club Kananga a-t-il tari? Pourquoi ces rotariens n’arrivent –ils pas en ce moment de crise où les enfants broient du noir ? » ont-elles ajouté.
Prenant la parole le président du Club Kananga, Monsieur, Godé Muambi a apaisé la sœur et son équipe en révélant que le Rotary sans être un mouvement ésotérique ou mystique se veut être un regroupement apolitique et areligieux des hommes et des femmes, de profession libérale, de toutes les cultures qui sont habités par un seul idéal, celui du service à rendre à autrui. Et l’orphelinat de Mikalayi constituera un lieu où le Club de kananga mènera chaque année une année phare a – t-il conclu.
Avant la remise de ces dons précieux aux orphelins, Henri Tshipamba , futur président du Club à partir du 1er Juillet prochain, a remercié les Sœurs ainsi que les enfants pour l’accueil chaleureux leur réservé , le travail de l’humanisation qu’elles accomplissent et a exhorté les jeunes médecins qui étaient là à prêcher le rotary et y intégrer pour aider les pauvres, leur accorder un avenir et un espoir, prolonger leur sourire dans les situations difficiles.
Arrivés ce mardi à 13 h 5’, c’est vers 16h00 ‘ que les membres du Rotary Club Kananga ont quitté l’orphelinat de Mikalayi en méditant sur la nature de la prochaine action à y mener pour soulager tant soit peu les peines et difficultés , les soucis et les misères de cette maison d’éducation à la vie.

On rappelle que le Rotary a vu le jour à Chicago, Illinois, aux États-Unis le 23 février 1905. C’est à cette date que son fondateur, Paul P. Harris, avocat, tint la première réunion, en compagnie de trois amis, Silvester Schiele, négociant en charbon, Gustavus H. Loehr, ingénieur des mines et Hiram E. Shorey, tailleur. Ils étaient d’origine allemande, suédoise, irlandaise, américaine et appartenaient aux confessions protestante, catholique et israélite4.
À l’origine, l’idée de Paul Harris était de promouvoir la solidarité entre hommes d’affaires, mais, très vite, la notion d’une action humanitaire vint se greffer sur cet objectif. Les réunions étaient tenues à tour de rôle sur le lieu de travail de chacun des membres, d’où le nom de Rotary. Les premiers mois furent difficiles, de nombreuses discussions très vives sur l’évolution souhaitable opposant les membres du premier club. Ce n’est que fin 1906 que put être envisagé sereinement le développement du Rotary.

Archi-Kan

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26 agriculteurs exécutés sommairement par le M23

Par direct.cd

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Les rebelles profitent du passe-droit leur octroyé par Kampala pour terroriser la population. Jusqu’à quand ?

 

« Des opérations de bouclage et de ratissage dans les différentes localités de Rutshuru ont été menées ces derniers jours par la rébellion du M23. Au cours de ces initiatives, l’on observe des arrestations arbitraires, des meurtres et des harcèlements contre les civils suspectés de collaborer avec le Maï-Maï Nyatura et d’autres groupes armés actifs qui ont continué de mener des attaques ciblées contre les positions du M23 déployées dans cette région.

Entre le 16 et le 19 juin 2013, les éléments du M23 ont exécuté 26 agriculteurs suspectés à tort de collaborer avec les groupes armés, au cours de leurs opérations de bouclage et de ratissage conduites dans les localités de Busanza et Jomba …le 22 juin, un prêtre et un élément du M23 ont été tués dans la localité de Ntamungenga par un rebelle du M23 en état d’ébriété ». Celui qui brosse ce tableau macabre de la terreur noire que le M23 fait connaître à la population de Rutshuru avec, en prime, l’exécution sommaire de 26 agriculteurs innocents, ce n’est ni le porte-parole du Gouvernement central Lambert Mende Omalanga, ni celui de la Société civile du Nord-Kivu, Me Omer Kavota.

Mais, c’est bel et bien le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco, au cours du point de presse hebdomadaire de mercredi dernier. Les fait qu’il dénonce sont gravissimes : on peut, par exemple, épingler l’exécution sommaire de 26 agriculteurs pour rien, car n’ayant rien à voir avec les groupes. Ils ont été tués froidement comme autrefois où on avait enterré des femmes vivantes à Kasika et de Mwenga par les rebelles du RCD-Goma, autre rébellion créée par le Rwanda.

Ces actes ne sont pas menés au hasard, mais sont planifiés avec comme objectif de soumettre la population au diktat du M23. Ces tueries montrent, si besoin en était encore, que le M23 n’est qu’une force négative qu’il faut éradiquer par la force et non par la négociation. Ces tueries, le mouvement pro-rwandais les mène au moment où il bénéficie du passe-droit lui accordé par la reprise des négociations de Kampala où des instructions avaient été données à la Monusco de ne procéder à aucune opération d’attaque contre le M23b tant que celui-ci serait à la table des négociations.

Or, sur le terrain, le rapport de la Monusco démontre bien que le M23 abuse de ce passe-droit pour continuer à mener sa campagne des tueries contre les populations civiles comme dénoncées par le Colonel Prosper Basse. S’impose alors une foule d’interrogations. Faudra-t-il continuer à accorder le passe-droit à un mouvement qui s’illustre dans des crimes contre les populations civiles, celles-là même que la Monusco est appelée à protéger sur base du chapitre VII de la charte de l’Onu?

Même si la Brigade d’intervention était dans le secteur, elle n’interviendrait pas étant donné que l’option levée qui est que tant que le M23 sera aux négociations, rien ne serait fait contre lui. Cette instruction qui est anormale doit être révoquée, le M23 ayant montré sa mauvaise foi avec ces exécutions sommaires des innocents. Des actions militaires doivent être menées pareillement aux négociations de Kampala afin d’éviter le calvaire que la population de Rutshuru est en train de subir en ce moment comme montré par la Monusco.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait bien réfléchi en ciblant, dans la Résolution 2098, le M23 comme une force négative à éradiquer avec les FDLR, les ADF/NALU et la LRA. Dans l’application, cette résolution semble avoir été quelque peu dévoyée quand le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-Moon a embrassé la voie politique de la résolution de la crise par le dialogue après son passage au Rwanda.

INSTALLATION DES TRIBUNAUX ILLEGAUX

Le Rwanda, qui s’était inscrit en faux contre la création d’une Brigade d’intervention pour traquer le M23, était le premier à exiger une solution politique à la crise à l’Est de la Rdc. Au moment même où le dialogue reprend, le M23 se livre à une campagne de terreur et d’exécutions sommaires des innocents. Le mouvement ne semble pas décider de stopper de sitôt sa campagne des tueries quand on sait, par un communiqué officiel de la Monusco publié cette semaine, que le M23 a même installé ses tribunaux où il défère ceux qui sont soupçonnés de collaboration avec ses ennemis d’autres groupes armés.

Ces tribunaux illégaux qui pratiquent l’inquisition ne disposent d’aucun mécanisme juridique pour tenir des procès équitables avec le droit à la défense des accusés. Mais, la constitution de ces tribunaux du M23 donne une preuve de plus que le mouvement rebelle conforte son « Etat ». Car, il s’agit bel et bien d’un « Etat » avec un Président, un gouvernement, une administration et même des cours et tribunaux. Que faudra-t-il encore pour comprendre que cela s’appelle balkanisation? Avec l’installation de ces tribunaux, le M23 scelle donc la balkanisation.

Il est sur les pistes du RCD-Goma qui, avec l’appui du Rwanda, avait aussi installé son empire dans le Kivu. Pour le M23, ses parrains ont réussi à obtenir que tant qu’il sera à Kampala, aux négociations, que personne n’aille l’inquiéter dans son « Etat ». Il y a là comme une sorte de complicité diffuse au niveau de la Communauté internationale pour que le M23 continue à bénéficier de l’impunité et surtout d’une compréhension qui ne dit pas son nom. A Kampala, les choses ne se passent pas dans le meilleur de monde. Les négociations se sont encore inscrites dans la durée.

Depuis deux semaines que les deux délégations ont rejoint la capitale ougandaise, c’est seulement le mercredi dernier que la médiation a enfin soumis aux deux parties son projet d’Accord. Chaque délégation est en train de l’examiner minutieusement. Quelle que soit l’issue des négociations, les Congolais sont décidés de tout mettre en œuvre pour éviter à ce qu’elles aboutissent sur ce qui a été décrié par le passé et qui est l’une des causes du dysfonctionnement de l’armée nationale, c’est-à-dire l’intégration d’office dans ses rangs des combattants du M23.

A ceux-ci, il n’y a rien d’autre à imposer que le programme DDR, désarmement, démobilisation et réinsertion comme dans tous les pays post-conflit qui sont passés par la phase des négociations. Kandolo M.

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RDC: la Cenco appelle la population à faire échec à toute tentative de révision de la constitution

 
Des évêques congolais membres de la Cenco le 23/6/2011 au centre Nganda à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes évêques congolais membres de la Cenco le 23/6/2011 au centre Nganda à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les évêques catholiques, réunis au sein de la Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco), appellent la population et les hommes de bonne volonté à faire échec à toute manœuvre de modification de l’article 220 de la constitution. Dans un communiqué rendu public samedi 29 juin à l’issue de la 50è assemblée plénière de la Cenco, ces prélats catholiques ont demandé aux fidèles de veiller sur cet article qui fait l’objet d’aucune révision constitutionnelle.

«Les évêques de la Cenco réaffirment leur détermination à s’opposer à toute tentative de modification de l’article 220 de notre constitution qui stipule: la réforme républicaine de l’Etat, le principe de suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée de mandant du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire objet d’aucune révision constitutionnelle», a déclaré le secrétaire général de la Cenco, l’abbé Léonard Santedi.

Ces serviteurs de Dieu espèrent par ailleurs que les concertations nationales en perspectives veilleront absolument à barrer la route à tous ceux qui veulent toucher à l’article 220.

Réunis en assemblée plénière du 24 au 28 juin à Kinshasa, les évêques membres de la Cenco ont démis l’abbé Malu-Malu de ses fonctions de directeur général de l’Institut panafricain Cardinal Martino.

La Cenco indique que cette décision est consécutive à la désignation de ce prêtre comme président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) malgré la mise au point de la conférence épiscopale du 13 mai dernier.

Dans le même document, la Cenco indique également que l’abbé Malu-Malu «qui a opté d’œuvrer au sein de la Ceni sera pris en charge par son évêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent». L’abbé Malu-Malu est du diocèse de Butembo-Beni.

radiookapi.net

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29 juin 2013

L’abbé Malu-Malu démis de ses fonctions de directeur de l’Institut panafricain Cardinal Martino

 
Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu le 04/06/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoAbbé Apollinaire Malu Malu Muholongu le 04/06/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Réunis en assemblée plénière du 24 au 28 juin à Kinshasa, les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont démis l’abbé Malu-Malu de ses fonctions de directeur général de l’Institut panafricain Cardinal Martino. La Cenco indique que cette décision est consécutive à la désignation de ce prêtre comme président de la Commission électorale nationale indépendante malgré la mise au point de la conférence épiscopale du 13 mai dernier.

Cette mise au point rappelait « les normes de l’Eglise catholique et la position commune de évêques qui interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre activement part aux partis politiques et associations à caractère politique ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau, chargées d’organiser les élections dans notre pays ».

« En cohérence avec ces normes, indique la Cenco dans un communiqué publié ce samedi 29 juin, les évêques réaffirment qu’ils n’ont présenté aucun ecclésiastique à la Ceni ».

Dans le même document, la Cenco indique également que l’abbé Malu-Malu « qui a opté d’œuvrer au sein de la Ceni sera pris en charge par son évêque qui appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent ». L’abbé Malu-Malu est du diocèse de Butembo-Beni.

« Ce cas déplorable de Mr l’abbé Malu-Malu a donné aux évêques membres de la cenco, l’opportunité d’exhorter et de rappeler à tous les ecclésiastiques (prêtres, religieuses et religieuses) la noblesse de leur identité dans l’Eglise et l’impératif d’honorer ses exigences dans leur vie et leur ministère », ajoute le communiqué.

radiookapi.net

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RDC : L’Opposition change de fusil d’épaule et rejoint l’UDPS au pouvoir

kongoTimes!

image Vital Kamerhe et Etienne Tshisekedi

 

Ce sera peut être le 02 juillet 2013, qui s’ouvriront les portes du grand conclave de l’opposition. L’état actuel de notre pays en métastase doit pousser chacun de nous là où il est à la réflexion et analyses. On reconnait un arbre par ses fruits, depuis 13 ans, les fruits Kabila ont révélé la nature de l’arbre. Ne nous demandons donc plus ce que cet arbre produira à la saison prochaine. Le passage en force de Mr Malu Malu à la tête de la CENI, la publication du livre d’Evariste Boshab sont les preuves avérées, la volonté manifeste de ce régime de vouloir à tout prix, maintenir le Peuple Congolais dans les ténèbres. « Les fruits sont tels que nous avons les raisons de croire que les concertations nationales de J. Kabila avec ses complices Aubin Minaku et Léon Kengo, seraient les moyens pour J. Kabila de conserver d’une manière indirecte ou directe le pouvoir pour son intérêt et celui de ses complices internes et externes au détriment du Peuple » a fustigé Vital Kamerhe. Le président de l’UNC vient de donner raison à Diomi Ndongala, Martin Fayulu, Joseph Olengankoy…qui ne cessent de dénoncer l’illégitimité de J. Kabila depuis le hold-up électoral du 28 novembre 2011.

Pour les Forces Acquises au Changement « FAC », « TOUCHE PAS A MON 220 », estiment qu’Etienne Tshisekedi est le Président légitime de la RDC puisqu’il a la confiance du Peuple. Ainsi, ne nous demandons donc plus, ce que la communauté internationale fera pour nous, bien que nous ayons besoin d’elle ; mais ce que tous ensemble nous pouvons faire pour sauver le Congo. Les forces politiques et sociales ont compris que J. Kabila est la racine principale des problèmes congolais, d’où l’idée de la convocation le 02 juillet 2013 du conclave en vue de la création d’une structure alternative au régime Kabila.

L’opposition change de position et rejoint l’UDPS au pouvoir. Par une déclaration publique et solennelle, elle reconnaitra Mr Etienne Tshisekedi Wa Mulumba comme Président élu, Représentant légitime du Peuple Congolais et interlocuteur légal, valable vis-à-vis de la communauté internationale.

La nouvelle structure d’alternative issue du conclave du 02 juillet exige également la démission et mise en accusation de Mr Kabila pour haute trahison. Elle demande au Président légitime de la RDC, en l’occurrence Mr Etienne Tshisekedi de convoquer dans un bref délai « le dialogue national » tel que recommandé par la résolution 2098 avec pour objectif, la réconciliation nationale et la refondation d’un Etat de droit. La RDC risque de se retrouver sans doute au mois de juillet sans l’opposition politique, cela risque d’accentuer la crise, j’imagine déjà les conséquences !

[Yves Kongolo]

Voyoucratie en RDC : Vital KAMERHE donne raison à Etienne TSHISEKEDI [12/06/2013 - 07:15: - 00KongoTimes!]

« La République Démocratique du Congo est entrain de passer de l’illusion démocratique à la voyoucratie. Il est désormais clair que le régime actuel travaille pour l’affaiblissement de l’Etat et à la ruine du Peuple Congolais. Le passage en force de Mr Malu Malu à la tête de la nouvelle CENI, l’opacité de la gestion du gouvernement Matata, le blocage des rapports des commission d’enquêtes parlementaires par Aubin Minaku, sont des manifestations avérées de J. Kabila et son équipe de prendre la République en otage, de s’accaparer de la souveraineté du Peuple Congolais », ce sont les propos de Vital Kamerhe en séjour en Afrique du Sud, aux combattants de Pretoria. L’ancien speaker de l’assemblée nationale  vient de donner raison à Etienne Tshisekedi, qui dans un passé récent avait estimé  que ce régime qui dirige par défi, imposé par les puissances occultes, ne travaillait que pour  ses amis de la maffia internationale intériorisée en RDC, il faut éradiquer ce mal.

« L’heure a donc sonné de changer le cap, passer à l’étape suivante, ça ne sert à rien de demeurer dans une assemblée nationale qui encourage l’incompétence, le népotisme, favorise l’immoralité, la tricherie et la corruption » a dit Baudouin Mayo de l’UNC. Par ailleurs, les députés des Forces Acquises au Changement estiment que leur mission a été bien remplie, l’heure n’est donc plus au discours, à la complaisance mais à l’action. L’objectif a été atteint car leur présence dans l’hémicycle était dans le cadre de la stratégie de la convergence des parallèles, profiter de cet espace pour dénoncer à haute voix la politique anti-républicaine, dictatoriale du pouvoir actuel. Egalement, ramener à la raison certains compatriotes qui s’étaient égarés, car il faut de fois être proche de l’adversaire pour mieux le combattre. Martin Fayulu, Coordonnateur des FAC, estime que l’objectif a été atteint, le Peuple a compris que J. Kabila est la racine principale des problèmes Congolais. Dans le camp de la MP, les grosses pointures sont dans une désespérance maladive à tel point qu’une bonne quantité d’entre eux veut adopter une autre ligne de conduite face à un pareil comportement.

Il est temps de passer à la vitesse supérieure, un bon nombre d’analystes politico-stratégiques pensent que l’opposition devrait s’unir, avoir un esprit commun pour un leadership collectif fort. Si nécessaire activer le triangle nucléaire, un rassemblement des poids lourds de l’opposition autour du Président élu, Etienne Tshisekedi. Créer « le CNC », Conseil National du Changement, cette structure aura pour tache de mettre sur pied le mécanisme d’alternance politique en RDC. Le CNC, organisation regroupant des forces de l’opposition, diaspora… contre le pouvoir de J. Kabila, faire une déclaration publique et solennelle de la reconnaissance de Mr Etienne Tshisekedi comme Président légitime en RDC, et de ce fait, le CNC demandera au Président élu par le Peuple le 28 novembre 2011, de convoquer dans un bref délai, le dialogue national pour la réconciliation nationale conformément à la résolution 2098. L’optique serait d’aboutir à la reforme structurelle des institutions de la République telle que  recommandée dans l’accord-cadre au gouvernement légal et légitime de la RDC (celui de Tshisekedi).

C’est le moment de montrer la détermination et capacités à changer le cours de notre histoire. De se rassembler pour rétablir la confiance dans la Nation Congolaise, chose que J. Kabila n’envisagera jamais.

[Yves Kongolo]

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28 juin 2013

RDC: le livre d’Evariste Boshab sur «la révision de la constitution» fait polémique

 
Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD. Radio Okapi/ Ph. John BonmpengoEvariste Boshab, secrétaire général du PPRD. Radio Okapi/ Ph. John Bonmpengo

Evariste Boshab, ancien président de l’Assemblée nationale et professeur de droit, vient de publier Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation. La parution de ce livre aux éditions Larcier et sa présentation mercredi 19 juin à Kinshasa a suffi pour lancer la polémique en RDC. Et faire surgir des craintes sur une éventuelle tentative de révision de l’article 220 de la constitution. Une disposition -portant sur le nombre, la durée des mandats du président et la forme de l’Etat- réputée irréformable. Activistes des droits de l’homme et universitaires montent déjà au créneau pour lancer des alertes.

Selon la description qu’en fait l’auteur sur le site internet de l’éditeur, ce livre est une « porte ouverte sur l’avenir afin que la Constitution ne puisse se scléroser ». Evariste Boshab anticipe même ce qu’il qualifie de « passions et réactions inexplicables » que suscite, selon lui, toute évocation de la révision constitutionnelle en Afrique subsaharienne. En Afrique, estime-t-il «la Constitution acquiert le statut d’une citadelle imprenable et pourtant les fortifications ne sont pas éternelles, avance-t-il. Elles sont toujours à refaire pour tenir compte de l’effet corrosif du temps sur tous les monuments».

Dans la même note de description du livre, l’auteur, qui est aussi l’actuel secrétaire général du PPRD, le principal parti de la majorité au pouvoir prévient :

« Cet ouvrage est un outil critique des théories sur le pouvoir constituant et le pouvoir de révision, mais aussi un instrument prospectif, eu égard à la rétivité des dirigeants africains difficilement conciliable avec l’impératif de la primauté du droit en démocratie.

S’invitent ainsi plusieurs interrogations qui, sans avoir trouvé des réponses définitives, ont néanmoins l’avantage d’inciter à la réflexion face au fétichisme et aux incantations magiques qui meublent les Constitutions africaines, particulièrement celle de la République démocratique du Congo ».

Des paroles qui ne rassurent guère l’Asadho (Association africaine pour la défense des droits de l’homme), l’une des plus actives ONG des droits de l’homme du pays. Jeudi 27 juin, cette organisation a invité le président Kabila, réélu en novembre 2011 pour un deuxième mandat de 5 ans, à « ne pas appuyer les initiatives de certains cadres de la majorité présidentielle tendant à modifier l’article 220 de la constitution ».

Cet articule stipule:

“La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.

Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées”.

Jean-Claude Katende, président de l’Asadho estime que si la majorité au pouvoir veut renforcer la démocratie, elle doit cesser de penser à donner au président Kabila un autre mandat mais plutôt commencer à préparer une autre personnalité de la majorité pour la présidentielle de 2016.

L’Asadho invite par ailleurs les Congolais à recourir à « tous les moyens démocratiques » pour s’opposer à une tentative de révision de l’article 220 et appelle la communauté internationale à « exercer des pressions » sur les autorités congolaises pour faire échouer tout projet de révision de cette disposition constitutionnelle.

«L’ouvrage d’Evariste Boshab énerve la nation»

«L’ouvrage d’Evariste Boshab énerve la nation, la faculté ainsi que la science du droit de par son titre. Il dit entre révision de la constitution et l’inanition de la nation. C’est comme s’il veut dire ou on révise la constitution ou la nation va mourir», tempête André Mbata Mangu qui enseigne le droit dans la même faculté qu’Evariste Boshab à l’Université de Kinshasa (Unikin).

Lors d’une conférence académique tenue mercredi 19 juin à l’Unikin, le professeur Mbata a déclaré que le livre d’Evariste Boshab contient plusieurs hérésies notamment celle qui tend à affirmer que la révision constitutionnelle peut être totale alors que«la majorité dans la doctrine soutient qu’une révision constitutionnelle ne peut être que partielle».

Ce qui fait dire à cet enseignant que « l’ouvrage de Boshab veut servir d’argument scientifique à ceux qui veulent réviser la constitution mais malheureusement cet argument est minable ».

«Je ne peux que conseiller au chef de l’État de ne pas suivre cette voie là », conclut-il.

radiookapi.net

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Le comité du Grand Kasai s'est réuni samedi passé à Siegburg

GK Réunion comité juin 2013

Samedi dernier, les membres du comité directeur s'étaient donné rendez-vous chez Jeancy Bouloba à Siegburg pour une réunion ordinaire. Ils étaient tous présents sauf le vice-président Ilunga Mufukadibwa empêché pour raison de maladie et Tshitenge Mbayabu qui s'était excusé. A l'ordre du jour figuraient certains points importants, à savoir la lecture du compte rendu de la réunion de février, la proposition des membres aux postes vacants, l'évaluation des projets et la situation financière.

Après la lecture du compte rendu de la dernière réunion, le président a présenté les deux postes laissés vacants par les démissions de l'adjoint à la trésorerie et du secrétaire général adjoint. Le président a proposé Jeancy Bouloba au poste du secrétaire général adjoint et Placide Mbo Lodika au poste de l'adjoint à la trésorerie. Jeancy a accepté le poste lui proposé. Par contre la réponse de Placide est attendue dans les jours à venir. 

En ce qui concerne le point relatif aux projets, le comité s'est penché sur le projet des orphelins du Kasai. Les membres ont regretté du peu d'intérêts que les nôtres manifestent pour ce projet. Le comité a décidé néanmoins de pouvoir transférer le montant essentiellement constitué des versements des membres du comité aux nécessiteux dans le Kasai profond. Mais ils ont promis de battre campagne afin de continuer à sensibiliser un plus grand nombre.

La présentation de la situation financière a été faite par le Chargé de la trésorerie, Daniel Kitenge. Les finances du Grand Kasai sont bonnes. La plupart des membres se cotisent régulièrement. Mais toujours en rapport avec les finances, quelques membres ont soulevé une objection en ce qui concerne les cotisations pour les anniversaires. Ils ont trouvé qu'ils sortaient un peu trop d'argent par rapport à leur situation financière. Après débat, le comité a décidé de continuer le projet avec ceux qui peuvent le faire, mais à partir de janvier 2014.

La réunion s'est terminée autour de 21 heures dans une ambiance bon enfant. comme on pourra le voir dans la vidéo ci-dessous

Réunion du comité directeur GK

Lumbamba Kanyiki

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27 juin 2013

RDC : Diomi Ndongala, une année en enfer

Diomi Ndongala, 51 ans, est le leader de Démocratie chrétienne. Diomi Ndongala, 51 ans, est le leader de Démocratie chrétienne. © AFP

Accusé de viol, enlevé puis emprisonné, Eugène Diomi Ndongala a été, le 15 juin, déchu de son mandat de député. Dur, dur d'être opposant en République démocratique du Congo (RDC)...

Depuis un an, Eugène Diomi Ndongala, 51 ans, vit un cauchemar. Accusé de viol sur mineures, l'opposant a ensuite « disparu » dans des circonstances non élucidées, puis son immunité parlementaire a été levée. Enfin, le 15 juin, alors qu'il était détenu depuis plus de deux mois à la prison centrale de Kinshasa, l'Assemblée nationale a invalidé son mandat de député, ainsi que celui de quatre autres élus, pour « absence prolongée non justifiée ». « Au début, nous avions des doutes sur le caractère politique de toutes ces formes de harcèlement à l'égard de Diomi. Aujourd'hui, cette invalidation trahit la dimension purement politique des pressions qu'il ne cesse de subir », note Gaëlle Laroque, de l'Union interparlementaire, de retour d'une mission dans la capitale congolaise.

Tout commence fin 2011, quand Diomi, leader de Démocratie chrétienne, conteste la régularité de la réélection de Joseph Kabila et refuse de siéger à l'Assemblée. Le 27 juin suivant, il projette de présider une matinée politique pour lancer la Majorité présidentielle populaire (MPP), une coalition de partis réclamant la « vérité des urnes ». « Il n'arrivera jamais à ce rendez-vous », raconte Fiston Yala, son avocat. Son parti crie à l'enlèvement. Le gouvernement, lui, parle d'une tentative de se soustraire à la justice, qui le soupçonne d'« avoir violé deux mineures ».

Dissident

Diomi réapparaît près de quatre mois plus tard, à la veille du sommet de la Francophonie à Kinshasa... Mais son calvaire n'est pas fini. Début janvier 2013, l'Assemblée lui retire son immunité parlementaire pour « permettre à la justice de faire son travail ». Mais, « entre janvier et fin mars », son avocat assure avoir été approché « à quatre reprises par Kalev Mutond », le numéro un de l'Agence nationale de renseignements. « Il me proposait de convaincre mon client de siéger à l'Assemblée, en échange de l'abandon de toutes les poursuites », confie Yala. Une « solution politique » rejetée par le député dissident, placé en détention dix jours plus tard. Aujourd'hui, il risque également d'être poursuivi pour « participation à un mouvement d'insurrection », à l'instar de plusieurs de ses collaborateurs, accusés d'avoir voulu assassiner le chef de l'État et le Premier ministre.

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Par Trésor Kibangula


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Goma se prépare déjà au festival Amani, du rap pour la paix…

Par Colette Braeckman

Goma,

Un podium de deux mètres de haut. Des affiches multicolores, et surtout la musique. Du rap, du rock, de la techno. Les baffles tremblent, la batterie se déchaîne en solo. Sur la scène un grand garçon en pantalons baggy hurle « plutôt que me mettre en colère/pour narguer les dignitaires/qui sont aux affaires/je réclame mon salaire »…Bras écarté, main levée vers le ciel, un autre chanteur scande : « où va le Congo ? » et son voisin reprend « si tous cherchent la paix, on finira bien par la trouver. »
Fermez les yeux, laisser vous envahir par les paroles du rap de la colère et de l’espoir, laissez votre siège vibrer et vos mains battre la mesure comme malgré vous, et vous vous croirez à Couleur Café, à Esperanzah et peut-être, au stade des Martyrs à Kinshasa. Ouvrez les yeux, et vous verrez la poussière danser dans le soleil, les murets taillés dans la pierre de lave, les garçons du quartier qui s’approchent, timidement d’abord, puis décidés et ravis jusqu’à ce qu’en fin d’après midi ils aient du mal à quitter les lieux…Si vos oreilles vous emmènent vers des scènes prestigieuses, vos yeux ne vous trompent pas : vous êtes bien à Goma, un samedi après midi, dans la cour du centre culturel. Dans la capitale du Nord Kivu, cernée par les militaires et les groupes armés, traumatisée encore par le souvenir des échanges de tirs, c’est bien un festival de musique qui se prépare et qui portera un nom que tous murmurent avec nostalgie, « Amani », la paix.
Précédé par un grand concert au stade de Kigali le 30 août, les trois premiers jours de septembre seront consacrés à la musique : des artistes et des groupes venus des trois pays de la région, Rwanda, Burundi et Est du Congo, se produiront dans l’enceinte du Centre culturel de Goma, le seul lieu de la ville où les jeunes, souvent désoeuvrés, peuvent trouver bibliothèque, cyber café et aussi animations culturelles. Sélectionnés dans les trois pays, les groupes de musiciens rap convergeront vers le Nord Kivu et à Goma ils retrouveront des artistes de renommée internationale, Youssoupha, Freddy Masamba, Pitcho Womba Konga et Lexxus Legal, amenés de Bruxelles, de Paris, de Kinshasa.
Mais d’ores et déjà, une présélection s’opère à Goma : chaque samedi, des artistes locaux défilent sur le podium, dans l’espoir d’être retenus pour le show final. Bellamy, l’un des responsables du Centre culturel, qui donne les formations musicales après être lui-même venu en Belgique, se félicite des progrès de ses élèves : « ils ont appris à poser leur voix, à se tenir en scène, et certains osent proposer leurs propres compositions… »Les rappeurs de Goma sont aussi des poètes, leurs chansons interpellent le monde pour lui demander de ramener la paix, ils expriment les espoirs de tous ces jeunes qui, vissés sur leur chaise, ne perdent pas une miette de ces concerts préliminaires, sortes de joutes éliminatoires. Durant tout l’été, chaque samedi après midi verra défiler huit à neuf groupes, présentés par Jean-Claude, un animateur d’enfer, tandis que Bellamy ne résiste pas à la tentation de monter lui-même sur scène. Mais on n’est pas au Congo pour rien : lorsqu’une vedette locale, JC Kabongo, se lance dans la rumba, la foule exulte… Visiblement, la sélection sera difficile, elle aura lieu à l’applaudimètre mais aussi sur Facebook, où les internautes sont invités à voter.
En plus des artistes internationaux et des jeunes groupes qui auront été sélectionnés, le festival présentera aussi des groupes traditionnels venus du Rwanda, du Burundi et de toutes les communautés du Kivu. Ce samedi là, le groupe Kano, venu de Walikale, une région plus connue pour ses carrés miniers et ses violences que ses talents artistiques, a suscité l’enthousiasme unanime, avec ses danseurs au costume de paille et au visage couvert de kaolin, des hommes et des femmes venus de la brousse, qui ont démontré leurs extraordinaires talents de danseurs et de tambourinaires…
A première vue, le festival Amani est une idée folle : lorsque le Belge Eric de la Motte, qui anime à Goma de nombreuses initiatives de développement, a proposé trois jours de musique et de culture au nom de la paix, beaucoup ont douté. Et puis les soutiens sont venus, les autorités des trois pays de la région ont appuyé l’initiative, la Monusco a promis son appui matériel, des sponsors privés se sont manifestés. Ambitieux, de la Motte espère réunir 12.000 personnes en trois jours, des jeunes des trois pays, qui, au-delà de la musique, apprendront à se connaître et à espérer ensemble, en s’acquittant d’un modeste droit d’entrée de un dollar…
D’ici quelques semaines l’ambitieux slogan du festival s’affichera partout « playing for change, singing for peace », (jouer pour le changement, chanter pour la paix). En espérant que le accords des guitares électriques et les battements des tambours seront plus forts que le crépitement des fusils dans les collines…

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La Monusco accuse le M23 de tueries, pillages et enrôlements forcés au Nord-Kivu

 

La mission des Nations unies en RDC accuse la rébellion du M23 de commettre des exactions contre les populations civiles dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru. Le porte-parole militaire de la Monusco, colonel Félix Basse, a déclaré le mercredi 26 juin que le mouvement rebelle s’est rendu coupable ces derniers jours de tueries, pillages et enrôlements forcés des jeunes.

Réagissant aux attaques dont il fait l’objet de la part d’autres groupes armés, a indiqué l’officier onusien, le M23 mène régulièrement des opérations de bouclage et de ratissage au cours desquelles des arrestations arbitraires, des meurtres et des harcèlements contre les civils suspectés de collaborer avec ces milices sont commis.

Selon le porte-parole militaire de la Monusco, entre le 16 et le 19 juin dernier, les éléments du M23 ont exécuté vingt-six  agriculteurs « suspectés à tort » de collaborer avec des groupes armés, au cours de leurs opérations de bouclage et de ratissage conduites dans les localités de Busanza et de Jomba.

Deux jours après, a-t-il poursuivi, deux rebelles du M23 ont été tués et six autres blessés au cours des accrochages avec les Maï-Maï Nyatura dans le quartier Kirohero, à 2 km au Sud de Rutshuru-centre.

Le même jour, les éléments du M23 qui commettaient des pillages dans le village Kanyaruchinya ont également fait usage de leurs armes et blessé grièvement un  civil.  Alertées, les troupes de la Monusco présentes dans la zone auraient des patrouilles motorisées, dans le but de dissuader les pillards, rassurer et protéger les populations civiles.

Toujours selon le colonel Félix Basse, un rebelle du M23, en état d’ébriété, a tué le 22 juin un prêtre et un autre combattant de sa rébellion.

Le même jour, les patrouilles du poste opérationnel de la Force de la Monusco de Nyabiondo ont assuré la sécurité d’environ cinq cents (500) individus qui s’étaient rendus au marché hebdomadaire de cette localité.

La Monusco accuse également le M23 d’enrôlement forcé des civils dans le territoire de Nyiragongo.

Entre les 17 et 23 juin 2013, la rébellion a enrôlé par force 23 civils dans cette région. Ces personnes ont ensuite été transférées à Rumangabo pour la formation militaire, indique la même source.

A en croire la mission onusienne, le commandement du M23 a instruit tous les chefs des groupements et localités du territoire de Nyiragongo, d’envoyer chacun un quota obligatoire de 20  jeunes hommes pour la formation militaire.

radiookapi.net

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