31 mai 2013

Après l’échec de Mutaho. Le M23 renforcé sur la colline Bushanga-Kibati



*Ayant subi de lourdes pertes à Mutaho, dans la province du Nord-Kivu, les rebelles du M23 renforcent leur position sur la partie Sud-est. Pour y parvenir, ils ont reçu le soutien traditionnel du Rwanda qui a dépêché le colonel Gahama Rubuguza, avec pour mission de faire tomber l’axe Kiheru-Monigi

* Heureusement, tous les soldats des FARDC qui sont à Mutaho, leur poste avancé, ont le moral au zénith. Ils sont prêts à donner l’assaut, pourquoi pas aller jusqu’à Kibumba et Rutshuru. Pour le moment, ils n’attendent plus que le mot d’ordre de la hiérarchie pour aller plus loin.  Depuis un certain temps, toutes les tentatives du mouvement rebelle du 23 mars (M23) se concluent toujours par une cuisante défaite. La dernière en date, c’est l’attaque de Mutaho où les vaillants FARDC ont réduit à néant toute l’artillerie de la soldatesque du M23 appuyée par la Rwanda Defense Forces (RDF).

D’ailleurs, le quotidien l’Avenir était le premier et le seul à avoir annoncé la mort du Rwandais, le major Nkundi Ukuru Butera qui a succombé de ses blessures mardi dernier, avant d’être enterré à Rutshuru. Ne voulant pas être reconnu comme souteneur des rebelles du M23, Kigali s’est même permis d’abandonner ce Rwandais mort au front pour assouvir les intérêts machiavéliques de son mentor Paul Kagame.

Après avoir échoué sur la ligne Mutaho, le M23 commence à renforcer la partie Sud-est sur la colline Bushanga/Kibati. Pour ce faire, il a obtenu l’appui traditionnel de son allié, le Rwanda, qui tient coûte que coûte à concrétiser la fameuse théorie de la balkanisation de la Rd Congo. Pour conduire les opérations et faciliter la conquête de l’axe Kiheru-Monigi, Kagame a dépêché le colonel Gahama Rubuguza.

Pour les journalistes qui ont visité Mutaho, ils racontent que désormais les soldats des FARDC considèrent cette cité comme leur poste avancé. Ils ont le moral au zénith et sont prêts à donner l’assaut, pourquoi pas aller jusqu’à Kibumba et Rutshuru. Ils n’attendent plus que le mot d’ordre de la hiérarchie pour aller plus loin. Un ordre qui est difficile à être donné pour l’instant, d’autant que le Gouvernement de la République privilégie trois axes de Joseph Kabila : militaire, politique et diplomatique.

Au moment où Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies insiste sur une solution politique et lorsqu’il considère que la Brigade spéciale d’intervention ne peut pas, à elle seule, mettre un terme à l’insécurité dans l’Est de la Rd Congo, il n’est pas envisageable que le Gouvernement utilise actuellement l’axe militaire.

Toutefois, pour notre source qui cite le Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, l’armée congolaise continue de consolider ses positions. Pour lui, Goma est mieux défendue que jamais. Au-delà de ces assurances, la sagesse voudrait qu’on se prépare toujours en conséquence pour éviter d’être surpris comme ce fut le cas l’an dernier. Car en réalité, tout le monde n’avait pas pris au sérieux l’alerte donnée par la Société civile en ce qui concerne l’attaque de la ville de Beni.

Robinson a du pain sur la planche

Plusieurs personnes sont d’avis que l’Envoyée spéciale de Ban Ki-moon , Mary Robinson n’aura pas du tout une tâche facile. Car en réalité, chaque fois qu’il y aura une quelconque dénonciation, elle devra réunir son équipe et procéder à la vérification des informations. Sinon, il y a risque qu’elle perde toute crédibilité. En plus, lorsque la Rd Congo rappelle au respect de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ou de la Charte des Nations Unies, nombreux croient que c’est une faiblesse.

Loin s’en faut. Mary Robinson est bien placée pour exiger le respect par le Rwanda de cet engagement pris dans l’Accord-cadre libellé en ces termes : « ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations Unies », …

Le même Accord-cadre demande aux Etats de la Région de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats voisins ; Ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés ; Respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats voisins ; Renforcer la coopération régionale, y compris à travers l’approfondissement de l’intégration économique avec une attention particulière accordée à la question de l’exploitation des ressources naturelles ; Respecter les préoccupations et intérêts légitimes des Etats voisins, en particulier au sujet des questions de sécurité.

Cela étant, même si le M23 tente une nouvelle aventure, son plan est dorénavant voué à l’échec. Il n’est pas étonnant de voir ce mouvement rebelle renforcer ses positions ça et là, jusqu’à son dernier retranchement, avant son dernier souffle car, en réalité le M23 est en train d’agoniser.

L’Avenir

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RDC : Félix Tshisekedi ne sera pas membre de la commission électorale

 
Félix Tshisekedi élu député pour le compte de l'UDPS en 2011 ne siège pas à l'Assemblée nationale. Il vient de taire les rumeurs sur son éventuelle participation à la Ceni (Mai 2013)Félix Tshisekedi élu député pour le compte de l'UDPS en 2011 ne siège pas à l'Assemblée nationale. Il vient de taire les rumeurs sur son éventuelle participation à la Ceni (Mai 2013)

Félix Tshisekedi a déclaré jeudi 30 mai ne pas être candidat au poste de rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Depuis le début du processus de désignation des membres de cette institution d’appui à la démocratie, le nom du fils d’Etienne Tshisekedi était cité comme candidat au poste de rapporteur de la Ceni.

« Je ne suis pas candidat au poste de rapporteur de cette institution d’appui à la démocratie. Et cette question n’a jamais été à l’ordre du jour de l’agenda de mon parti », a affirmé Félix Tshisekedi.
Le secrétaire national de l’UDPS chargé des relations extérieurs a expliqué ne pas vouloir mettre sa carrière « entre parenthèses ».

« Aller à la Ceni insinuerait se retirer de la vie politique, ça ne m’intéresse pas du tout », a-t-il indiqué. L’article 17 de la loi sur la Ceni stipule en effet que la qualité de membre de la Ceni est incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique ou d’un regroupement politique.

Félix Tshisekedi a cependant reconnu avoir voulu être membre de la Ceni en 2011 « parce que là il y avait un sacrifice à faire au nom de l’élection de notre candidat à la présidence [ndlr : Etienne Tshisekedi]».

« Mais ici il n’y a pas cet enjeu là. Donc je ne vois pas pourquoi je mettrai ma carrière entre parenthèses », a-t-il ajouté.

Il a également nié tout désaccord avec son père « sur ce sujet ou sur d’autres sujets ». « Toutes les spéculations observées à ce propos sont sans objet », a-t-il tranché.

radiookapi.net

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30 mai 2013

Division I: la Linafoot confirme les forfaits contre Tshinkunku et Virunga

 
Ballons de football.Ballons de football.

La Ligue nationale de football (Linafoot) a confirmé, jeudi 30 mai, les forfaits infligés contre US Tshinkunku de Kananga et DC Virunga de Goma. Le club de Kananga perd par forfait soit (3-0) pour n’avoir pas effectué le déplacement de Kinshasa, où il devait jouer contre Rojolu dans le cadre du 11è journée de la Division I.

L’US Tshinkunku est également suspendue pour les deux prochains matches de la 12è et 13è journées (contre DCMP de Kinshasa et TP. Molunge de Mbandaka) et l’équipe est sommée de payer l’amende de 100 USD endéans huit jours.

La Linafoot a également infligé un forfait contre DC Virunga de Goma qui perd par forfait, soit (3-0) en faveur de CS Don Bosco de Lubumbashi.

Les Montagnards sont ainsi suspendus pour les deux prochains matches (contre les Immaculés et les Dauphins noirs de Kinshasa).

La ligue exige également au DC Virunga le paiement d’une amende de 100 USD endéans huit jours.

Grâce à ces forfaits infligés à l’US Tshinkunku et au DC Virunga, le DCMP empoche six points.

Par conséquent, les Imaniens totalisent 18 points et se classent à la 4è position au classement provisoire de la Division I derrière TP. Mazembe, VClub et SM Sanga Balende.

radiookapi.net

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CENI : le Vatican dit « NON » à Malumalu



Le CALCC a tenu hier un point de presse à son siège, dans la commune de Kalamu. L’un des points saillants a été la confirmation du refus catégorique su Saint-Siège de voir l’abbé Malumalu ou un autre membre du clergé catholique siéger à la CENI. Ci-dessous, l’intégralité de cette importante déclaration.

I. Recrudescence de l’insécurité dans le Kivu

1. Au nom de tous les fidèles laïcs catholiques du Congo, le Bureau National du CALCC élève sa voix pour faire entendre le cri de détresse qui nous vient de Goma et de tous les villages du Nord Kivu où nos frères et sœurs sont de nouveau plongés dans l’horreur. Nous voulons amplifier la voix de Mgr Théophile Kaboy, Evêque de Goma, pour dénoncer les abominations qui se commettent dans son Diocèse et au Nord-Kivu en général. Dans un message signé le 6 mai et publié dans l’Hebdomadaire DIA n°16 du 26 mai au 1er juin, le Pasteur de Goma dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire particulièrement dans les milieux ruraux du Diocèse, à où il n’y a ni Police, ni médias, ni ONG. La même situation est vécue dans le Diocèse de Beni-Butembo où des inconnus kidnappent impunément des compatriotes sans que les services de l’Etat ne réagissent. Pas plus tard qu’il y a une semaine, près de 15 personnes ont été enlevés dans la région de Mbawu, là où 3 prêtres assomptionnistes avaient été enlevées il y a six mois. Au total, il y aurait plus de 50 personnes enlevées et dont on n’a pas de nouvelles. Tout ce monde serait détenu dans la jungle.

2. Ceux qui connaissent Mgr Kaboy savent combien il est réservé. Lorsqu’il en arrive à publier des récits si choquants, c’est qu’on a atteint les limites de l’inacceptable. Qu’est- ce qui peut justifier de tuer sur la route une mère portant un bébé de deux mois ? Qu’est-ce qui peut justifier les tortures sexuelles, pudiquement présentées comme violences sexuelles ? Qu’est-ce qui peut justifier les enlèvements des cadres enseignants, médecins et prêtres qui sont au service des petits et des humbles dans Les villages ? Qu’est-ce qui peut justifier de brûler les maisons et les villages d’autrui ? Qu’est-ce qui peut justifier de mettre sur la route des centaines de milliers de personnes dont des enfants qui manquent de tout ? Ce calvaire dure depuis l’entrée de l’AFDL. Ceux qui posent ce type d’actes ont perdu la conscience.
Et ceux qui ont la  responsabilité d’y mettre fin, les animateurs de l’Etat, tergiversent. Ce n’est pas normal de continuer à être complaisant pendant que des milliers de nos compatriotes sont innocemment tués, sur notre propre sol, la terre de nos ancêtres, Il faut bien un moment où on dit STOP.

3. Nous voulons le dire très clairement. L’insécurité dans notre pays est due principalement à la volonté de M. Paul Kagame du Rwanda et Museveni de l’Ouganda de vouloir à tout prix occuper les riches terres du Kivu, en complicité avec leurs parrains occidentaux et asiatiques. Il y a ensuite des compatriotes qui prennent les armes pour diverses raisons, dont certaines sont légitimes. Pour mettre fin à ce calvaire, la solution doit venir de l’Etat congolais qui devrait disposer d’une armée et d’une police bien formée, disciplinées pour imposer l’autorité de l’Etat partout sur le territoire national. Cela se fait anormalement attendre depuis plus de dix ans.

II. Désignation du Représentant des Confessions religieuses à la CENI

4. Le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aubain MINAKU, a indiqué avant-hier n’avoir pas reçu un document de la CENCO récusant le candidat désigné par les confessions religieuses en la personne du Révérend Abbé Apollinaire Malumalu. Sans doute, la CENCO n’a pas adressé un courrier à l’Assemblée parce qu’à notre avis, elle avait expliqué la position de l’Eglise aux autres Confessions religieuses qui devraient normalement en tenir compte. Mais ces dernières, on ne sait pas trop pour quelle raison, ont délibérément poursuivi le processus avec cette grave entorse, mettant l’Abbé dans une position pas très confortable. Il faut savoir que le NON à sa désignation est une instruction officielle du Saint- Siège. Cette mesure ne frappe pas un individu pour une fonction, mais tous les ecclésiastiques Evêques, prêtres, religieux et religieuses, pour toutes les charges politiques. C’est en vertu de ce principe que les prêtres ne se présentent pas aux élections.

5. Si un ecclésiastique veut assumer des charges politiques, il doit renoncer à son ministère sacerdotal. L’exception existe. Elle a été appliquée dans les années 1990 pour la tenue des Conférences nationales en Afrique qui étaient des espaces de dialogue et de réconciliation. Elle a été appliquée au cas de l’Abbé. Malumalu en 2005 pour présider la CEI, institution citoyenne assumant une fonction clé pour mettre fin à un conflit armé. En 2013, le contexte est différent. La CENI est une institution ordinaire de l’Etat pour organiser les élections. C’est pratiquement le Ministère des Elections. Un clerc ne peut pas être Ministre.
Voilà tout le problème.

6. Nonobstant cette interdiction de principe qui frappe les ecclésiastiques, l’Eglise ne renonce pas à soutenir le processus électoral. Faut-il rappeler que l’exigence de modifier la structure de gestion des élections et de changer les animateurs s’est fait jour du fait du cafouillage et du chaos qui ont marqué les élections de novembre 2011. Nous savons tous la position très courageuse, voire audacieuse prise par l’Eglise catholique et qui a valu insultes et calomnies à son Eminence Laurent Cardinal Monsengwo et des menaces de mort contre des prêtres et des laïcs engagés de l’Archidiocèse de Kinshasa. La position de l’Eglise a été relayée par un groupe de laïcs qui ont fait signer une pétition demandant la démission du bureau de la CENI. En avril dernier, le leader de ce groupe, M. Jean Bosco PUNA a été victime avec son épouse d’un grave accident de circulation qui avait tout l’air d’un attentat.

7. Pourtant, l’action de l’Eglise tant au niveau de l’épiscopat qu’au niveau des laïcs engagés n’a qu’un seul et unique but rendre crédible le scrutin. A n’en point douter, des élections bien organisées, libres et transparentes, génèrent la confiance entre les citoyens et les dirigeants ; elles cimentent la confiance dans les institutions et donc participent à bâtir la cohésion nationale dont le pays a grandement besoin en cette période.

8. L’Eglise qui, contre vents et marées, brave les insultes et les menaces, pour défendre l’unité, l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre Nation jusqu’à en payer le prix le plus fort par la mort de plusieurs Evêques, et non des moindres, cette Eglise va-t-elle aujourd’hui démissionner alors que cette Nation qui est la prunelle de ses yeux a besoin d’elle ? Non. Elle ne démissionne pas. Elle est là au service de la Nation et du peuple congolais. Mais elle ne peut pas rendre le service à la Nation en violant ses propres principes de vie.

9. Conformément à ses normes, l’Eglise a désigné une personne pour assumer la charge que l’on veut la voir assumer. Cette personne, M. Léon Botolo Magoza n’est pas un étudiant. C’est un des principaux, sinon le plus grand leader de l’apostolat des laïcs en RDC. Initiateur et Berger.de la Communauté Famille Chrétienne, une des plus grandes associations d’apostolat des laïcs de notre pays dont la réputation a traversé les frontières nationales, Léon Botolo est membre du Conseil Pontifical pour la Famille où il représente l’Afrique francophone. Il est une personne très bien connue des fidèles laïcs catholiques et des milieux chrétiens de notre pays. Il est apolitique, travailleur compétent et honnête, il est un homme juste et très équilibré. Ce n’est pas pour rien que les Evêques lui ont fait confiance.

10. Nous en profitons pour dire clairement à l’opinion publique que l’interdiction faite à l’Abbé Malumalu ne vient pas du Cardinal Monsengwo qui est aussi frappé par cette même interdiction. C’est la loi de l’Eglise. On y déroge que dans certaines conditions. Ces conditions ne sont pas réunies pour le moment.

11. Nous demandons donc à ceux qui ont la décision sur la désignation du futur Président de la CENI de faire confiance à l’Eglise. Et aux citoyens congolais de ne pas désespérer. L’Eglise est déterminée à participer au redressement de la Nation. Elle donne à la Nation ses meilleurs enfants.

Fait à Kinshasa, le 29 mai 2013  

Pour le Bureau national du CALCC
Vincent de Paul KEKO-LEMBA,
Porte-parole

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Violences sexuelles à Kinshasa: L’ASADHO dénonce la libération du magistrat accusé de viol



Dans un communiqué publié à Kinshasa le 22 mai 2013, et dont une copie est parvenue hier mercredi à la rédaction, l’Association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), une organisation non gouvernementale de droit congolais de promotion des droits de la personne humaine, exige une action disciplinaire contre le magistrat Jean Paul Yango accusé de viol d’une jeune fille de 26 ans à Kinshasa.

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement surprise par la libération de M. Jean Paul Yango, juge au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/ Matete, par le major Matondo Boki, de la Police Nationale Congolaise, alors qu’il était arrêté pour avoir violé Mlle M.M.C, âgée de 26 ans, en date du 30 avril 2013.
Mlle M[2].M.C. était entrée en contact avec le juge Jean Paul Yango pour qu’il l’aide dans le suivi du dossier de saisie de son véhicule qui est pendant devant le Tribunal de paix de MATETE, sous RC 26475.

En date du 30 avril 2013, le juge a invité la jeune femme à le rencontrer sur la 11ème rue, à Limite Industriel, dans une maison appartenant à l’un de ses amis. C’est là que le juge Jean Paul Yango a dit à MMC que pour l’aider, il fallait qu’elle accepte d’avoir des relations sexuelles avec lui. Malgré le refus de la femme et le fait qu’elle était en période de menstruation, le juge a déchiré son pantalon et l’a violée.

BOKI[3], Officier de permanence au même Commissariat, a procédé à la libération du juge, présumé auteur du viol, sans que tous les devoirs relatifs à l’instruction préliminaire ne soient accomplis.
Depuis lors, Mlle MMC est victime des menaces de mort et des intimidations de la part du juge Jean Paul Yango et du Major Matondo Boki pour qu’elle ne mène aucune action contre eux.
Des enquêtes menées par l’ASADHO, il ressort que ce juge n’est pas à son premier acte de viol sur les femmes justiciables qui entrent en contact avec lui. Ces faits seraient même connus de ses supérieurs hiérarchiques qui ne prennent aucune sanction contre lui.
L’ASADHO estime que si les personnes qui sont investies par la loi du pouvoir de réprimer les actes des violences sexuelles s’y adonnent sans qu’elles ne soient poursuivies, la lutte contre lesdites violences sera une peine perdue.
Elle lance l’appel à toutes les autorités judiciaires et politiques de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que ce juge soit arrêté et traduit en justice.
Face à ce qui précède, l’ASADHO recommande :
Aux Ministres de la Justice, des Droits Humains et du genre :
- D’apporter son assistance à la victime pour que le juge soit arrêté et traduit en justice.
Au Premier Présidente de la Cour Suprême de Justice :
- D’ordonner l’ouverture d’une action disciplinaire à charge du juge Jean Paul Yango pour son comportement qui jette le discrédit sur la justice congolaise ;
- De mettre le juge Jean Paul Yango à la disposition de la justice pour qu’il soit entendu, et éventuellement poursuivi pour viol et menaces de mort contre Mademoiselle MMC ;

Au Commissaire Général de la Police Nationale Congolaise :
- De prendre des sanctions contre le Major Matondo Boki pou son obstruction à l’administration de la justice ;
- De mettre le Major Matondo Boki à la disposition de la justice Militaire pour qu’il soit entendu sur son intervention dans la libération de Monsieur Jean Paul Yango.
- De prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection de la victime.

Fait à Kinshasa, le 22 mai 2013 
ASADHO

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M23 et RDF en deuil . Le major Nkundi tué. Kigali abandonne son officier au front



 Les Fardc viennent d’infliger une perte grave à l’ennemi rwandais, déguisé sous le label du M23. Le major Nkundi Ukuru Butera a succombé de ses blessures mardi, avant d’être enterré à Rutshuru ; Kigali l’ayant simplement abandonné.
C’est donc une preuve de plus : ceux que l’on appelle communément M23 ne sont rien. C’est l’armée rwandaise (RDF) qui en est le moteur. Et Paul Kagame, dans sa politique de l’autruche, ne pouvait que renier l’appartenance de son officier pour ne pas laisser de traces, avant que Louise Mushikiwabo ne dédouane bientôt son pays par le biais des médias internationaux

Et comme ailleurs on s’apitoie plus sur la mort d’une vache que celle de l’être humain, ceux qui gardent encore ces rangs de la mort devraient réfléchir par deux fois et abdiquer avant l’extermination prochaine des apprentis sorciers obstinés.


Il s’appelait Nkundi Ukuru Butera, officier RDF (Rwanda Defense Forces ou Forces armées rwandaises), major de son état. Celui sur qui reposaient les espoirs du Rwanda en vue de la conquête de la Rdc par les soi-disant M23 n’est plus. Il a été grièvement touché mardi dernier par les vaillants Fardc, Forces armées de la République démocratique du Congo, avant de succomber de ses blessures quelques temps plus tard.

Et qui pis est, Kigali s’est retiré sur la pointe des pieds, laissant le corps raide de son ancien major gisant sur un sol poussiéreux. Aux dernières nouvelles, la dépouille mortelle aurait été ensevelie dans une tombe de fortune ; les Congolais sont tellement humains qu’ils enterrent aussi bien leurs morts que tous les morts, si d’ennemis soient-ils, contrairement aux autres qui organisent un deuil lorsque dans la ferme c’est une vache qui succombe !

Quand Kigali manque de cœur

Les autorités rwandaises n’ont pas de cœur. Non seulement quand elles s’en prennent aux voisins, comme c’est le cas dans l’Est de la Rdc. Des querelles intestines ayant pris des proportions inquiétantes sont légion dans l’actuel régime. Elles se traduisent entre autre par un acharnement politique, une véritable chasse à la sorcière contre les opposants,… c’est un secret de polichinelle.

Mais que doit faire un gouvernement lorsque l’un de ses vaillants hommes en mission suicide succombe sur une terre étrangère ? Sans tambour ni trompette, tous gardent, du moins pour le moment, la langue de bois. Connaissant les moyens ingénieux de sa politique, Kigali n’aura étonné personne lorsque sa ministre des Affaires étrangères se sera bientôt servie des ondes étrangères pour se dédouaner. Il ne sera donc pas surprenant qu’elle parle encore d’un militaire congolais, évoquant un scenario du genre montage de Kinshasa.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le donneur de leçon aura failli à sa mission première. Le gouvernement rwandais n’a pas été à la hauteur de ses engagements pour le moins patriotiques, s’assumant en cas de perte en vies humaines de ses hommes de troupes et autres officiers militaires déployés dans l’Est de la Rdc, aux côtés du M23. Investi d’une mission, le major Nkundi Ukuru Butera ne mérite pas le traitement lui infligé par sa hiérarchie, pense-t-on en en faveur des morts.

Une leçon qui interpelle

C’est un grand bois vert qui vient de tomber comme une feuille, au front, en faveur des ambitions inassouvies sur une terre étrangère, sans que les commanditaires ne s’en préoccupent. Et qu’en sera-t-il des bois secs ? Certes, leur sort est connu. Ils n’ont qu’à se renseigner sur le sort de tous ceux qui les ont précédés sur le même autel des ambitions démesurées. Toutefois, maintenant qu’une preuve supplémentaire vient d’être donnée en termes de présence militaire rwandaise aux côtés du M23, le Conseil de sécurité des Nations Unies ne devrait-il pas en tirer des leçons qui s’imposent et appliquer des sanctions idoines aux fauteurs de troubles, avant que l’on ne passe bientôt aux opérations de grande envergure après le déploiement effectif de la Brigade onusienne pour la paix.

Le Colonel Mamadou Moustafa Ndala rassure

Le Commandant de la brigade des FARDC qui va travailler avec la Brigade d’intervention des Nations Unies, le Colonel Mamadou Moustafa Ndala, est aussi chargé de la protection de la ville de Goma. Et c’est depuis 10 jours qu’il est à Goma. Il se veut plus que rassurant et déterminé à protéger la ville de Goma avant le début effectif du déploiement de la Brigade d’intervention des Nations-Unies. Il dit que la ville qui est tombée aux mains des rebelles du M23 en novembre 2013 ne retombera plus tant que lui est ses hommes seront chargés de sa protection.

 Au cours d’une interview exclusive sur Radio Kivu1, le colonel Ndala a répété la petite phrase de M’zee Laurent Désiré Kabila qui disait en 1998 que « la guerre se terminera là où elle a commencé ».

Il est sûr d’abord comme Congolais que les rebelles du M23 ne peuvent plus piétiner dans Goma. « Je suis sûre, étant soldat et étant patriote, parce pour un militaire, pour aller à la ligne de front, il doit être sûre de lui-même. Avant d’engager une bataille, il faut avoir l’ambition de gagner », dit-il. Entant que protecteur de la population qui a tant souffert depuis des années, il pense que la victoire est du côté des FARDC. Et le M23 ne reviendra plus à Goma et là où il est, les FARDC sont déterminés à l’obliger de capituler de grés ou de force. C’est donc un devoir sacré, et même s’il faut verser le sang, ils le feront.

 A la population de Goma, il dit qu’il est conscient qu’elle est sous stresse. Si les rebelles du M23 font du bruit, c’est parce qu’ils sont à bout de force. Il a demandé à la population de faire confiance aux FARDC.

L’Avenir

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Championnat de la division 1 : Tshinkunku et Virunga sanctionnés par la Linafoot



*      Les deux clubs perdent leurs matches par forfait
* Rojolu, DCMP, Molunge, Don Bosco et V.Club les bénéficiaires
Le match entre Daring Club Motema Pembe de Kinshasa et l'Union Sportive Tshinkunku de Kananga de ce jeudi 30 mai 2013 au stade Tata Raphaël de la capitale congolaise n'aura plus lieu. La nouvelle a été annoncée par le communiqué de presse n°LNF/51/2013 du mercredi 29 du comité de gestion de la Ligue nationale de football.

D'après la notification de la Linafoot du 29 mai dernier, suite à l'absence de l'US Tshinkunku lors de sa rencontre contre le SC Rojolu de Kinshasa, le club de Kananga perd par forfait, soit 3-0 en faveur de Rojolu. L'équipe de Tshinkunku est suspendue pour les deux prochains matches face au DCMP et TP Molunge de Mbandaka. Il payera une amende de 100 dollars américains par US Tshinkunku dans les huit jours à dater de la présente notification.

Le deuxième club frappé par le comité de gestion de la Linafoot est le DC Virunga de Goma. Il avait brillé par son absence, le 22 mai 2013, lors de son match contre le CS Don Bosco de Lubumbashi au stade TPM de Kamolondo. Ainsi il perd ce match par forfait, soit 3-0, en faveur du CS Don Bosco. Le club vert et blanc de Goma est suspendu pour les deux prochains matches contre DCMP et V.Club. Il payera une amende de 100 dollars à payer dans les huit jours à dater de la présente notification.

Le match entre TP Molunge de Mbandaka et l'OC Muungano de Bukavu a été reporté à une date ultérieure. Cette rencontre entre dans le cadre de la 13ème journée avancée du championnat de la Linafoot Division 1.

A Kisangani, le Cercle Sportif Makiso accordera son hospitalité à l'Association Sportive V. Club de Kinshasa, ce même jeudi 30 mai, au stade Lumumba.Ce match comptera pour la 12ème journée du championnat d'élite de la République démocratique du Congo.

Pour rappel, le TP Mazembe a battu, le mardi 28 mai courant, au stade Tata Raphaël de Kinshasa, le Tout Puissant Molunge de Mbandaka sur la marque de (5-0). Ce match comptait dans le cadre de la 10ème journée du championnat national de la Linafoot Division1.Les réalisations étaient les œuvres de Mbwana Ali Samatta à la 50ème  et 91ème  minute, Given Singuluma à la 58ème  minute, Ulimuengu à la 78ème  minute et Bokanga ferme la liste de buteurs à la 80ème minute de la partie.

Signalons par ailleurs que l'instance organisatrice dudit championnat a suspendu le résultat de la rencontre, qui a opposé les Cheminots du Football Club Saint Eloi Lupopo de Lubumbashi face à l'Olympic Club Muungano de Bukavu, suite aux incidents survenus pendant le match.

Ces actes anti-sportifs provoqués par les supporters de Bleu et Jaune de la capitale cuprifère pourraient entraîner des sanctions contre le club visité selon certains analystes que nous avons rencontré.

Ci-dessus le classement partiel :

 

Clubs                           J          G         P          N          BM       BC       Pts       GD

1. V.Club                      11        9          1          1          24        5          28     +19

2. Mazembe                 10        10        0          2          28        4          26     +24

3. Sanga Balende         11        7          4          0          16        10        21        +6

4. DCMP                      11        5          3          3          16        7          18        +9

5. Don Bosco   10        5          3          2          17        11        17        +6

6. Lupopo                    8          4          0          4          9          3          16        +6

7. Rojolu                      10        4          5          1          9          17        13        -6

8. Muungano                9          3          4          2          7          7          11        +1

9. Elima                       11        2          6          3          7          12        9          -5

10. Makiso                   7          2          3          2          3          9          8          -6

11. Dauphin N   9          2          5          2          8          14        8          -6

12. Tshinkunku  11        2          7          2          7          22        8          -15

13. Molunge                 8          2          5          1          7          14        7          -9

14.  Virunga                  10        1          6          3          8          21        3          -13

Aimergyl Mabondo Mazunda

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RDC : les civils sont les premières victimes des violences, selon Amnesty International

 
La police interpelle des partisans de l’UDPS le 23/12/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ph. John Bompengo

Les populations civiles de la RDC sont les premières victimes des violences dans ce pays, selon le rapport 2013 de l’ONG Amnesty International publié mardi 28 mai. Dans ce rapport d’une cinquantaine de pages, concernant au moins 150 pays dans le monde, l’ONG de défense des droits de l’Homme accuse les groupes armés actifs en RDC ainsi que l’armée régulière et les autres services de sécurité d’être responsables d’exactions contre des civils.

Selon Amnesty International, la situation sécuritaire déjà précaire en RDC de manière générale s’est beaucoup aggravée lorsque les groupes armés et particulièrement le M23 ont resserré leur emprise sur certaines zones de la province du Nord-Kivu.

L‘ONG fait notamment référence aux violents heurts ayant opposé l’armée régulière et le M23 entre avril et septembre 2012, puis en novembre de la même année lorsque, pendant 11 jours, le M23 a pris possession de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Ce rapport confirme aussi la responsabilité d’autres groupes armés tels que les rebelles rwandais des FDLR, les miliciens des groupes Raïa Mutomboki, Maï-Maï Sheka, APCLS ou Nyatura, ainsi que les rebelles ougandais des FNL dans les violations des droits de l’Homme répertoriés en RDC.

Sans donner de chiffres, Amnesty international parle en outre d’homicides illégaux, d’exécutions sommaires, d’enrôlement forcés d’enfants, de viols et autres violences sexuelles, de pillages de grande ampleur et de destructions de biens.

L’ONG révèle, en conclusion, que les civils sont les plus visés, surtout les femmes et les filles.

radiookapi.net

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Une héroine dans l’ombre (suite3)

Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis que Ndaya était partie du domicile de sa tante. Elle s’était d’abord rendue automatiquement jusqu’à la salle où elle avait fêté la veille dans l’espoir d’y trouver quelqu’un qui pouvait la renseigner sur l’inconnue qui avait emporté la perruque de ses malheurs. Mais il n’y avait personne ni aux abords de la salle, ni dans la salle qui était d’ailleurs fermée à clé. Elle passa alors le reste de son temps à errer ici et là, en « ville » toute proche, la pluie ayant déjà cessé.

Les jeunes gens, les mains dans les mains, faisaient du lèche-vitrine. Les cafés se remplissaient petit-à-petit, avec des clients. Et des vieilles voitures cabossées roulaient les unes après les autres dans un tintamarre assourdissant. Aux vrombissements des moteurs, s’ajoutaient les cris des chauffeurs qui se lancaient des injures à travers les fenêtres de leurs voitures. Les codes de la route comme les règles de courtoisie étaient inexistants dans une ville qui grouillait du monde comme une ruche d’abeilles énervées.

Perdue dans cette marée humaine, Ndaya s’assit au coin d’une rue, sur un bloc de pierre comme si elle attendait quelqu’un. Un petit enfant ayant échappé au contrôle de ses parents s’approcha d’elle, lui sourit. Ndaya lui rendant son sourire, pensa directement à Mundi, son garcon resté chez les Bashilang aux bons soins de sa mère. Ses yeux se remplirent de larmes. « Peut-être que Mundi marche déjà comme ce petit garcon », pensa-t-elle. Elle se rappela que depuis qu’elle était arrivée à Sashanti, elle n’avait écrit ni à ses parents, ni à ses frères et sœurs. Sûrement qu’ils se disaient que tout allait pour le mieux chez sa tante ! Surtout son père qui répétait toujours que, si un malheur lui arrivait un jour et s’il venait à disparaître de ce monde, ses enfants seraient pris en charge par ses beaux-frères et ses belles-sœurs. Comme il se trompait !

En effet, le vieux Mundi avait toujours des problèmes avec ses frères. Pour lui, tous étaient jaloux de lui parce qu’il avait beaucoup d’enfants et habitait en ville. Plusieurs fois, Ndaya les entendait se disputer, mais elle et sa mère n’intervenaient jamais dans leurs discussions. D’ailleurs, ce n’était pas les problèmes des femmes et des enfants. Chez les Bashilang c’était comme dans la bible. Les femmes ne comptaient pas. Les problèmes de la famille ou du clan n’étaient pas leurs problèmes. D’ailleurs, on disait couramment : « bakaji kabatu basa nzubu » (Les femmes ne construisent jamais des cases). Chaque fois que le père coupait les relations avec ses frères, il interdisait, du même coup, aux enfants de communiquer avec leurs oncles, voire leurs cousins. La mère, bien que, n’entrant pas directement dans ses conflits, se réjouissait de la situation parce que, pour elle, tous les membres de la famille du père étaient des sorciers qui venaient chez eux pour soit les ensorceler, soit les envoûter. Ndaya avait des cousins à Sashanti et un oncle paternel chez qui elle pouvait se refugier. Mais au départ de Bashilang, elle avait recu des ordres clairs : « Tu n’iras jamais chez tes cousins comme chez ton oncle. Car, je ne m’entends pas avec leurs pères. Tu m’as bien compris » avait-il insisté auprès de sa fille. Et maintenant, elle ne savait même pas comment et où les chercher.

Dix-huit heures. Le soleil continuait sûrement et doucement son voyage vers le couchant. La chaleur étouffante de la journée avait laissé la place à une brise légère qui soufflait sur la ville qui commencait, petit-à-petit, à se vider de tous les intrus, travailleurs, clients et badauds. Bientôt, les sentinelles allaient arranger leurs couchettes pour la nuit devant les magasins barricadés comme des forteresses.

Ndaya fut prise de peur: Où est-ce qu’elle allait passer la nuit? L’idée lui vint de se rendre à la gare d’où partent les camions vers Bashilang. Celle-ci se trouvait à deux rues derrière le marché central. A bout de nerfs, elle avait décidé d’en finir avec son aventure à Sashanti. Mieux valait rentrer chez ses parents. Mais là aussi, un problème se posait : Comment allait-elle affronter les railleries de ses voisins ?

Lorsqu’elle arriva à la gare, elle trouva un camion à moitié plein avec des cartons et des sacs bruns. Du sucre certainement. Elle s’entretint avec le jeune homme qui, un carnet à la main, était en train d’enregistrer les passagers qui l’entouraient. Il inscrivait des noms dans son carnet, exigeait de voir leurs marchandises, discutait des prix de transport, etc. Elle eut la confirmation de la destination du camion : Bashilang. Puisqu’il fallait négocier, elle choisit d’attendre que le jeune homme termine son enregistrement pour poser son problème.

Elle alla se mettre au coin de la rue, non loin du camion pour mieux contempler pour la dernière fois cette ville grouillante, pleine de mystères.

Seulement trois mois et son rêve était brisé. Elle pensa de nouveau à son fils et son cœur se brisa. Mais pendant que les torrents des larmes coulaient de ses yeux qu’elle essuyait avec le revers de sa main, Ndaya ne remarqua pas une femme d’un certain âge qui s’était arrêtée près d’elle. Très étonnée, elle la regardait pleurer. « comment les gens peuvent se ressembler de la sorte, bon Dieu », se dit-elle. Elle fit encore quelques pas vers Ndaya.

Finalement, elle prit son courage et s’adressa à elle calmement : « Pourquoi pleures-tu de la sorte, jeune fille ? As-tu des problèmes ? » Surprise et gênée par la question, elle regarda l’inconnue sans répondre. Elle baissa la tête comme si elle n’avait pas entendu la question. La dame insista : « Tes parents t’ont chassée de la maison ou quoi? » Ndaya lui répondit enfin que sa tante l’avait chassée de chez elle. Ne sachant où aller, elle voulait solliciter l’amabilité du chauffeur du camion pour la ramener chez ses parents, au pays des Bashilang.

Prise de pitié et de compassion, la dame lui demanda de la suivre. Un long silence et puis : « Je m’appelle Eyenga. » Lui dit-elle. C’était une dame d’une cinquantaine d’années. Elégante, habillée en pagnes superwax, elle portait une chaînette en or avec un médaillon en forme de cœur autour du cou et de grandes boucles d’oreilles. Tout son être respirait une richesse insolente. Un sac en cuir avec des parures en or pendait à son bras gauche. Elle jeta rapidement un coup d’œil à sa montre, puis sur son interlocutrice. « Et toi, comment tu t’appelles ? », lui demanda-t-elle ? « Ndaya ! » lui répondit celle-ci d’une voix lasse et fatiguée.

Il était environs 19 heures ce soir-là lorsque Ndaya s’en alla avec madame Eyenga. Un taxi les ramenait à travers les rues de la capitale déjà éclairées vers Limete, un quartier huppé de la capitale. Lorsqu’ils y arrivèrent, tout était calme, à part quelques passants par-ci, par-là. Ndaya regarda autour d’elle. Des belles maisons entourées de fleurs. La lumière des réverbères se confondait à celle de la lune qui brillait dans un ciel étoilé. Madame Eyenga, lui ouvrit le portail et lui souhaita la bienvenue chez elle. (A suivre)

Lumbamba Kanyiki

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RDC: l’armée continue de consolider ses positions autour de Goma

Les hélicoptères de l'ONU sur le tarmac de l'aéroport de Goma en octobre 2012.
Les hélicoptères de l'ONU sur le tarmac de l'aéroport de Goma en octobre 2012.
REUTERS
Par RFI

Autour de Goma l’armée congolaise continue de consolider ses positions. « Goma est mieux défendue que jamais » affirme le gouverneur de la province Julien Paluku. La semaine dernière, le M23 avait attaqué et occupé le village de Mutaho, à une dizaine de kilomètres sur les flancs du volcan qui domine la ville. Aujourd’hui cette localité est un poste avancé des FARDC, les Forces armées de la République démocratique du Congo. Le village est totalement vidé de sa population.

La piste est à peine praticable. Le 4X4 gravit les basses pentes du Nyragongo. La terre volcanique est fertile. Des champs de pommes de terre, patates douces, maïs, manioc, haricots verts, mais pas un paysan pour récolter. Les civils ont fui. Au village de Muja on trouve cependant trois femmes venues vendre des poissons secs et de la farine. L’une d’elle explique qu’elle a appris que les militaires venaient de toucher leur solde, alors elle marche depuis son camp de réfugiés à Goma pour gagner de quoi nourrir ses enfants. Mais elle ne restera pas cette nuit.

Les civils doivent encore se tenir à l’écart, reconnait le colonel Hamuli, porte-parole de l’armée : « Ils peuvent venir, mais c’est à leurs risques et périls. On les persuade de ne pas trop s’approcher ».

Arrivés au bout du chemin, c’est le village de Mutaho. Les soldats occupent les maisons, mais respectent la consigne de ne pas investir l’école, vide et silencieuse. Les treillis sèchent sur les toits de tôle. A côté d’une pièce d’artillerie, les officiers ont les yeux braqués sur une petite colline. « Vous voyez le flanc à gauche là ? demande l'un d'eux, C’est là où se trouve le M23. Nous sommes en opération là, nous sommes sur la ligne de front ». Les FARDC n’attendent plus que les ordres pour aller plus loin : « Comme vous le voyez, tous nos militaires ont le moral au zénith, prêt à donner l’assaut, et pourquoi pas aller jusqu’à Kibumba et Rutshuru ».

Posté par lumbamba à 09:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]