30 avril 2013

Nord-Kivu : le M23 a installé une base à 30 mètres d’une position des casques bleus à Kiwanja

 
Des rebelles du M23 dans une localité du Nord-Kivu/ Photo AFPDes rebelles du M23 dans une localité du Nord-Kivu/ Photo AFP

Les responsables du Mouvement du 23 mars ont établi depuis quelques semaines une base à Kiwanja au Nord-Kivu. Celle-ci est à côté du camp des déplacés et à trente mètres de l’entrée principale d’une position des casques bleus de la Mission onusienne en RDC. Selon plusieurs sources, le but est d’empêcher des éléments du M23, qui le voudraient, de faire une reddition à la Monusco.

Depuis le début du mois d’avril, quatre-vingt sept rebelles du M23 se sont déjà rendus à la Monusco dans le territoire de Rutshuru. Ils ont été regroupés à la section Désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR) de la mission onusienne à Goma.

Les mêmes sources affirment que les combattants positionnés à cet endroit ont tiré, dimanche 28 avril, sur deux policiers qui voulaient se rendre avec leurs armes aux Casques bleus de la Monusco. Aucun d’eux n’a été blessé. Ils ont réussi à accéder à l’intérieur du camp de la Mission des Nations unies.

Malgré cette disposition, plus de dix autres combattants du M23 se sont rendus, au courant de cette semaine aux Casques bleus, précisent ces sources.

Les responsables du M23 démentent ces informations. Pour eux, la position du M23 la plus proche est à quelques huit cents mètres de la base des Casques bleus.

Quelques usagers de la route Rutshuru-Goma ont indiqué que les rebelles du M23 auraient pris d’autres dispositions en installant depuis environs deux semaines, deux autres barrières à Rubare et Munigi. C’est pour rechercher des combattants en fuite.

radiookapi.net

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Sultani Makenga échappe à la mort, ce n'est qu'une partie remise !

PAR FORUM DES AS/via Afriqueredaction

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Mary Robinson à l’œuvre en RDC, au Rwanda et en Ouganda pour l’application de l’Accord-cadre et la résolution 2098.


Le cortège du chef rebelle Sultani Makenga, « commandant en chef » du M23 a essuyé des tirs nourris dimanche dernier de la part des hommes armés non autrement identifiés. Ceux-ci lui ont visiblement tendu une embuscade sur la route Bunagana-Rutshuru. L’homme l’a échappé belle, dit-on. On compterait beaucoup de morts dans sa garde pourtant lourdement armée mais qui a été prise au dépourvu. La nouvelle est livrée par la Société civile du Nord-Kivu qui relayait des sources dignes de foi des villageois du secteur qui ont vécu cette attaque. Ils affirment que Sultani Makenga a échappé à la mort et qu’il fait tout pour dissimuler cette information pour ne pas montrer qu’il est en insécurité « dans son Etat ».

    Ce n’est peut-être qu’une partie remise pour ce criminel de guerre, bras armé du Rwanda dans son plan d’exploitation illégale des ressources de l’Est de la Rdc et qui est sous sanction du Conseil de sécurité de l’Onu. Qui a donc tiré sur Sultani Makenga, l’homme qui a défait Bosco Ntaganda ? Là, tout le monde se perd en conjectures. Normal du fait que dans la zone concernée, opèrent plusieurs miliciens dont la plupart ont décrété une fatwa contre Makenga.

    En premier lieu, les soupçons vont vers les forces résiduelles de Bosco Ntaganda, qui existent bel et bien sur cet axe. Pour eux Makenga est un homme à abattre pour les fortunes qu’il a fait connaître à leur chef Bosco Ntaganda au point qu’il se soit livré volontairement pour aller à Scheveningen, à la CPI où il croupit depuis un mois. Cela les « Ntangistes » qui l’ont vécu comme une humiliation ne le pardonneront jamais à Sultani Makenga. Il faudra aussi retenir le fait que tous n’avaient pas été défaits, une partie ayant fondu en forêt avec Ntaganda avant que ce dernier ne soit conduit au Rwanda sous protection de la Sécurité militaire. Ceux de ces hommes qui ne s’étaient pas livrés ne reconnaissent aucune autorité à Makenga et chercheront toujours à « lui faire la peau ».

    Autre groupe de miliciens susceptible de tendre un traquenard au chef militaire du M23, est celui des Hutu FDLR. Il s’agit de la survivance des ex-FAR de Juvénal Habyarimana qui sont extrêmement dangereux envers tout le monde en commençant par des populations congolaises. Ce sont des durs à cuire qui ne reculent devant aucun obstacle. Ils ont passé toute leur vie sur les collines du Kivu, Kalachnikov à la main.

GROUPES ARMES AU SERVICE DE KAGAME

    Ils sont connus pour être très actifs dans le secteur de Rutshuru-Bunangana-Parc des Virunga où ils se livrent au braconnage au point que lors de la guerre fratricide entre les deux ailes du M23, entre Makenga et Ntaganda, ils sont parvenus à occuper Rutshuru-centre que les deux ailes en guerre avaient déserté. Pour ces miliciens hutus, tous les groupes armés au service de leur ennemi mortel, Paul Kagame, sont à combattre tandis que leurs leaders sont à éliminer physiquement

    Après la guerreNtaganda-SultaniMakenga et que le premier était caché en forêt au Nord-Kivu, à Kigali, James Kabarebe  se faisait des soucis que Ntaganda ait le malheur  de tomber sur les Hutu des FDLR. Ce qui arrive pour ce genre d’épisodes, c’est que le Tutsi, donc Ntaganda, allait regretter d’être venu au monde. Car les Hutu des FDLR peuvent aller jusqu’à « le manger cru », ce qui arriverait aussi dans le cas inverse lorsque le Hutu FDLR tombe entre les mains des chefs miliciens tutsi comme Ntaganda ou Nkunda. Cette explication suffit pour placer les FDLR Hutu comme probables auteurs de l’attaque du convoi de Sultani Makenga. Si ce sont eux, ils ne manqueraient naturellement pas de rééditer leur action.

    Il y a aussi dans le même secteur certains combattants Maï-Maï qui ne sont pas de mèche avec Kigali et qui sont souvent alliés circonstanciels des FDLR Hutu. Eux aussi sont en mesure de tendre une embuscade au chef militaire du M23, Sultani Makenga qui, par cette attaque a montré sa vulnérabilité. Lui qui se considère comme l’homme le mieux protégé du Nord-Kivu. Mais qui a ce jour est entrain de déchanter.

    Cette attaque est bien la preuve que l’Est de la Rdc connaît une extrême prolifération d’armes de guerre entre les mains de divers groupes armés, chacun imposant sa loi à la pauvre population dans son rayon d’action. Une situation qui rend ingouvernable le Kivu comme dans une folle réalisation du projet de « somalisation » de l’Est que chérissent certains voisins comme le Rwanda et l’Ouganda. Comme on le voit, la Brigade d’intervention de la Monusco avec seulement ses 3.000 hommes, aura une tâche ardue. A part le M23 dont la localisation est connue et qui est facile à frapper, venir à bout de la multitude d’autres groupes très volatiles et hypermobiles serait comme se battre contre des moulins à vent.

MARY ROBINSON EN RDC, AU RWANDA ET EN OUGANDA

    Mary Robinson, Envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu dans les Grands lacs pour le suivi de l’application de deux textes, l’Accord-cadre et la Résolution 2098 pour la pacification de l’Est de la Rdc en proie à des groupes armés est à l’œuvre dans la région. Pour son premier déplacement, elle a ciblé les principaux signataires de l’Accord-cadre à savoir la Rdc, le Rwanda et l’Ouganda.

    Ces deux derniers pays cités comme soutien des rebelles du M23 avaient pris l’engagement à Addis-Abeba de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de la Rdc, ce que la Représentante spéciale doit constater sur le terrain. La présence de cette dame de fer, ancienne Présidente de la République d’Irlande et Haut-commissaire de l’Onu chargée des droits de l’Homme pendant 10 ans a un effet dissuasif sur ces habituels agresseurs de la Rdc qui n’ont jamais respecté leurs signatures.

    C’est la toute première fois qu’un Protocole destiné à pacifier l’Est de la Rdc fait l’objet de la création d’une fonction de Représentant spécial pour sa mise en œuvre. Ce qui permet de faire des évaluations et de déceler des goulots d’étranglement dans le processus de paix et de les élaguer. Une disposition qui évite de retomber sur des travers des Accords comme celui de Nairobi resté lettre morte, ou de Kigali entre Kabila et Kagame, sans aucun effet.

    Concernant la 2098, Robinson arrive pour se rendre compte que la Brigade destinée à imposer la paix à l’Est de la Rdc n’est plus qu’une affaire de quelque deux ou trois semaines. Elle est donc sur la bonne.   Kandolo M.

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Victime d’enlèvement, arrestation arbitraire, torture, faux en écriture … Diomi porte plainte contre le PGR



Ce Député dit être illégalement détenu au Cprk à cause de la rébellion du procureur, alors que la CSJ a décidé sa mise en résidence surveillée.
A partir du Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (Cprk) où il séjourne depuis près de trois semaines, l’honorable Eugène Diomi Ndongala, président national de la Démocratie chrétienne (DC), a porté plainte à charge du procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, depuis mardi 23 avril dernier.
Pour cause, Diomi déclare être détenu par rébellion « dans le chef du Pgr contre son assignation à résidence, suivant l’arrêt RP/014/CR rendu par la Cour suprême de justice (CSJ) le 15 avril 2013, conformément à l’article 104, dernier alinéa du code de procédure devant elle ».
Le député Diomi retient du Pgr plusieurs faits dont la «rébellion », l“association des malfaiteurs “, l’ « enlèvement et l’arrestation arbitraire “, le parjure “, la “torture “et le” faux en écriture “.
Au regard de toutes ces gravités, il a rappelé à tous les hauts magistrats que l’article 62 de la Constitution les interpelle au plus haut point en l’espèce, parce que n’est censé ignorer la loi.” Il est tenu de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République “, écrit-il dans sa plainte.
Dans sa conclusion, il a prié les hauts magistrats qui doivent traiter ce dossier de prendre bonne note “ qu’en instruisant la présente plainte à charge de votre collègue Flory Kabange Numbi, vous aurez également assumé les hautes responsabilités qu’exige de vous la profession judiciaire pour mériter de la patrie ».
Il faut par ailleurs rappeler que depuis le 8 avril dernier, le député Diomi Ndongala avait été enlevé par des policiers très bien identifiés pour se retrouver le lendemain à la prison de Makala. Une semaine plus tard, soit le 15 avril, la Cour suprême de justice a décidé de le placer en résidence surveillée, vu qu’il n’y a aucune plainte de sa culpabilité dans la présumée affaire de viol, montée de toutes pièces.
Curieusement, le Pgr n’entend pas observer cette décision de la haute cour, ce qui est un manquement grave aux lois de la République.
STONE

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L’autorité provinciale préoccupée par la détérioration de la voirie à Kananga

Gare de Kananga

 

 

 

 

 

 

Kananga, ACP La dégradation de la voirie urbaine de Kananga, et la prolifération des érosions ont été au centre de la rencontre qu’a eue mardi le gouverneur du Kasaï Occidental, Alex Kande Mupompa dans son cabinet de travail avec le ministre provincial des infrastructures et travaux publics, Clovis Isiya, a appris l’ACP de Service de presse et Information (SERPI) du gouvernorat. Cette rencontre a permis à l’autorité provinciale et son proche collaborateur, de faire un état de lieu de la dégradation avancée et progressive de la voirie de Kananga, ainsi que de nombreuses érosions qui menacent dangereusement toutes cinq commune qui composent cette ville. Le gouverneur Alex Kande a exprimé à ce sujet sa détermination à s’investir dans la réhabilitation de la voirie, et la lutte contre les érosions qui menacent dangereusement la ville de Kananga. ACP/FNG./Kayu./Ndom.

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Mary Robinson propose des solutions politiques pour ramener la paix dans l’Est de la RDC et dans la région

 

Kinshasa, ACP L’envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, estime que le retour de la paix dans la partie orientale de la RDC passe aussi par des solutions politiques et de confiance entre les pays voisins de la région, en dépit du déploiement prochain de la Brigade d’intervention.

« Il y a beaucoup d’espoir dans la Brigade d’intervention. C’est important, mais ce n’est pas tout à fait la solution. La solution c’est aussi  la solution politique, la solution de confiance entre les pays voisins », a-t-elle déclaré à l’issue d’un entretien lundi à Kinshasa avec le Président Joseph Kabila Kabange. Elle a souhaité que chaque pays signataire de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba s’y implique avec franchise pour son aboutissement heureux.

Mme Mary Robinson, qui pense que cet Accord-cadre constitue un espoir pour le peuple congolais, s’est félicitée du soutien apporté par tous les pays signataires à sa réussite afin de ramener la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC. En réponse à une question, elle a exprimé l’importance d’aller à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, en vue de se rendre compte d’innombrables atrocités qui se commettent dans cette partie du pays.

« Je suis choquée chaque fois que je suis à Goma, pour les victimes, les femmes et les enfants. Il n’y a pas de paix et de développement dans toute cette région. Ce n’est pas acceptable que cela dure pendant des décennies. Maintenant, je suis convaincue que c’est nécessaire de changer la situation et d’aller de l’avant », a-t-elle dit. ACP/Mas/Fng/Kayu

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Julien Paluku : «La présence du commandant de la Brigade d’intervention suffit pour que le reste arrive»

 

 
Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, interrogé par la presse à Goma (Photo Myriam Asmani)Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, interrogé par la presse à Goma (Photo Myriam Asmani)

«Lorsque le commandant de la Brigade est là, c’est pour préparer l’arrivée de ses troupes. Il n’est plus question de parler en terme de temps, son arrivée est déjà l’arrivée de cette force, parce que sa présence à elle seule suffit pour que le reste arrive», a déclaré lundi 29 avril le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, à l’issue de sa rencontre avec le commandant de la Brigade d’intervention de la Monusco, le général James Mwakibolwa. Cette force a reçu mandat de l’ONU pour neutraliser les groupes armés dans l’est de la RDC.

«Nous avons vu un général très déterminé à accompagner la RDC à travers la Monusco, pour que la paix durable puisse régner dans cette partie de la République», a poursuivi Julien Paluku.

 

Il estime que l’arrivée de la Brigade ne peut plus préoccuper les gens.

 

« Le commandant de la Brigade lui-même est là. C’est déjà l’arrivée de la Brigade. Depuis tout ce temps, il était en train de faire un état de lieu de la province qu’il va désormais gérer militairement », a-t-il souligné.

 

Le commandant de la Brigade de la Monusco a reçu Julien Paluku et les membres du comité provincial de sécurité au quartier général de la mission des nations en RDC, en présence du chef de bureau intérimaire de la Monusco à Goma, Axel Queval.

 

Le gouverneur du Nord-Kivu était accompagné des membres du comité provincial de sécurité de la province. Ils ont apporté au commandant de la Brigade d’intervention « une série de cartographies  des groupes armés dans la province du Nord-Kivu » pour l’aider dans sa mission.

 

Mardi 16 avril dernier, le conseiller militaire du secrétaire général de l’ONU, le général Babacar Gaye avait déclaré que le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco était imminent mais n’avait pas précisé de date.

 

Les rebelles du M23 qui occupent plusieurs localités du Nord-Kivu s’opposent au déploiement de cette force de l’ONU. Ils ont intensifié ces dernières semaines une campagne de communication contre la brigade d’intervention et ont même tenté d’embrigader certains jeunes des localités qu’ils occupent à s’opposer au projet de l’ONU.

radiookapi.net

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CENI : la nouvelle Loi ne rassure pas

 



La nouvelle Loi sur la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) vient d’être finalement promulguée par le Chef de l’Etat. C’est la déception dans les rangs de l’Opposition et des organisations de la Société Civile, qui se battaient avec l’énergie du désespoir dans l’espoir d’obtenir de la présidence de la République son renvoi au Parlement pour une seconde lecture. La frustration provient essentiellement du fait que la composition du Bureau de cette institution était fort contestée car faisant une fois de plus la part belle à la Majorité Présidentielle et à l’Opposition Parlementaire, au détriment de la Société Civile et de l’Opposition extraparlementaire.

La crainte de voir la nouvelle CENI fonctionner, comme un appendice de la majorité au pouvoir, à l’image de celle du pasteur Daniel Ngoy Mulunda ou de la CEI de triste mémoire de l’abbé Apollinaire Malumalu, n’a pas été dissipée. La voix de Société Civile, qui aspirait à jouer la carte de la neutralité entre les forces politiques de la Majorité Présidentielle et celles de l’Opposition, n’a pas été entendue. Même les leaders de l’Opposition qui sensibilisaient l’opinion au sujet de la nécessité d’avoir une institution réellement indépendante, capable de conduire les opérations pré-électorales, électorales post-électorales en toute transparence, ont prêché dans le désert. Cette déception est aussi partagée par les partenaires de la République Démocratique du Congo, bailleurs attitrés des processus électoraux congolais depuis 2013, qui avaient misé sur une profonde réforme structurelle de la CENI pouvant lui permettre de corriger les erreurs du passé. Ce que l’on redoute à présent est de voir cette institution d’appui à la démocratie retomber dans les travers de la CEI de 2006 et de la CENI de 2011, avec un serveur entretenu comme une propriété privée, une cartographie électorale élaborée sans recensement préalable, ni scientifique, ni administratif, des kits électoraux peu fiables, des électeurs fictifs, des bulletins de vote consignés dans des résidences privées, une compilation des résultats entachée de monstrueuses irrégularités.

Grâce au dernier passage du ministre de l’Intérieur au Sénat, l’opinion congolaise - vient d’apprendre que la ville de Kinshasa n’était peuplée que 6 millions d’habitants en 2012. Ce chiffre devrait obliger la CENI à expliquer comment elle avait pu enrôler 5 millions d’électeurs en 2011, au moment de la révision du fichier électoral. S’il faut croire les statistiques de Ngoy Mulunda, presque tout le monde était en âge de voter dans la capitale. Existe-t-il au monde une ville ou une province hébergeant plus de 90% d’électeurs au sein de sa population?
Ce que l’on sait est que selon les standards internationaux, la taille de l’électorat d’une circonscription électorale est proportionnelle à environ 50% de sa population globale. Par conséquent, Kinshasa ne pouvait pas aligner 5 millions d’électeurs en 2012.

La loi Okundji étouffée... Le Sénat ignoré

Le parcours de la nouvelle Loi sur la CENI était particulièrement mouvementé. Au départ, il y avait le député Emery Okundji, qui avait déposé au Bureau de l’Assemblée Nationale, en bonne et due forme, sa proposition de loi sur les innovations à apporter à cette institution d’appui à la démocratie, au regard de l’amateurisme, du manque d’indépendance et des tripatouillages électoraux dont elle s’était rendue coupable en 2011. Alors que le texte était là et attendait d’être inscrit à l’ordre du jour, quelle n’était pas la surprise de l’opinion d’apprendre que le gouvernement venait d’élaborer, à son tour, un projet de loi sur la même matière. Et, comme on s’y attendait, c’est le document du gouvernement qui l’avait finalement emporté, provoquant au passage le courroux des députés de l’Opposition.

Le second incident était intervenu au niveau du Sénat. Après avoir réceptionné la mouture votée par l’Assemblée Nationale, les Sénateurs avaient estimé devoir garantir la neutralité et l’indépendance de la CENI en conférant à la Société Civile une majorité numérique au sein de son Bureau. Les Sénateurs avaient adopté le texte selon cette philosophie. Mais, au sein de la «Commission paritaire», les positions paraissaient inconciliables. Il ne restait qu’à appliquer les dispositions constitutionnel!es donnant préséance à la Chambre basse du Parlement en cas de divergences inconciliables dans l’adoption d’un texte de loi.

Que peut-on attendre de la nouvelle loi de la CENI qui était l’objet de contestation de sa conception jusqu’à son adoption? Logiquement, les mêmes causes engendrant les mêmes effets, sa politisation n’augure rien de bon pour les prochaines échéances électorales. Sa soumission à la volonté des décideurs politiques risque d’altérer, comme en 2006 et 2011, la vérité des urnes lors des élections locales à venir et surtout lors des législatives et de la présidentielle de 2016. Est-il possible d’avoir une CENI performante et indépendante avec un bureau dont les membres exécutent des mandats que leur « offrent » les partis ou regroupements politiques, et que ces derniers peuvent leur retirer à tout moment ?
Kimp

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Dialogue national : l’UDPS toujours non concernée


La Ligue des Jeunes de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) a organisé le samedi 27 avril une matinée politique à la permanence de ce parti, sur la rue Zinnias, dans la commune de Limete. C’était en marge de la commémoration, dans la méditation, du 23me anniversaire de la date historique du 24 avril 1990 marquant la fin ou monopartisme de Mobutu (MPR/ Parti-Etat) et le début du processus de démocratisation de l’ex-Zaïre. C’était aussi pour rendre hommage à Etienne Tshisekedi, président national de ce parti, héros vivant de la lutte de libération du peuple zaïrois de la dictature du dernier Maréchal d’Afrique.

Le Secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu, un des orateurs du jour, a indiqué que son parti s’en tient à la volonté exprimée par les Congolais le 28 novembre dans les urnes, plébiscitant Etienne Tshisekedi comme vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2013.
Bruno Mavungu a martelé que par respect pour la mémoire de ses nombreux militants qui ont payé de leurs vies pour exiger la transparence des scrutins du 28 novembre 2011 ainsi que pour le choix du peuple congolais fait sur Etienne Tshisekedi comme l’homme qui devrait conduire la RDC vers l’Etat de droit, l’UDPS n’entend pas partager le pouvoir avec les dirigeants actuels à l’issue d’un dialogue politique.
Il a rappelé que la libération de la RDC, prise en otage par la maffia internationale, en complicité avec le pouvoir en place, est d’abord l’affaire du peuple congolais, qui doit prendre son destin en mains, au lieu d’attendre des solutions-miracles de l’extérieur.

Pour le Secrétaire Général de l’UDPS, la Majorité Présidentielle n’a pas qualité pour organiser un dialogue franc et inclusif.
De son côté, le Secrétaire national chargé des Forces Sociales et Politiques, Vianney, a appelé au respect des principes de la démocratie, dont l’alternance au pouvoir. Pour ce cadre de l’UDPS, en Afrique en général et En RDC en particulier, les dirigeants doivent apprendre à quitter le pouvoir quand on a perdu les élections. il a jugé inacceptable qu’on recherche le dialogue après avoir opéré un hold up électoral.
Tout en rappelant que dans les années 90, la constance du président Tshisekedi a contraint le président Mobutu, dernier Maréchal d’Afrique à mettre fin à son régime monopartite, Vianney a exhorté Les militants de l’UDPS et l’ensemble du peuple congolais à tenir bon pour le triomphe de la vérité des urnes.
La présidente de la Ligue des Femmes et le Vice-président de la Ligue des Jeunes de l’UDPS ont lancé un appel à la mobilisation générale pour sauver le Congo entre les mains du condominium rwando-ougando-burundais qui l’ont pris en otage depuis le 17mai1997.
Souvent discret et silencieux en pareille circonstance, Albert Moleka, Directeur de cabinet du président national de l’UDPS, a surpris tout le monde en clamant qu’il n’était pas candidat Premier ministre, dans un schéma de partage du pouvoir avec le PPRD, l’UNC et d’autres forces politiques et sociales du pays, comme l’insinuait une rumeur en circulation dans les médias en ligne. Il a tenu à réaffirmer sa fidélité à Etienne Tshisekedi et son attachement au seul combat qui compte pour le moment dans le camp de son parti, celui du retour à la vérité des urnes.
Eric WEMBA

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Justice et Droits Humains - Affaire Chebeya : tournée d’explications du bâtonnier Jean-Joseph Mukendi au Canada



Cet avocat animera des conférences débat à Québec, Ottawa et Montréal sur la justice congolaise et fera le point sur le dossier.
L’Entraide missionnaire, dans le cadre d’un projet FEEPSI, organisera la projection du documentaire sur l’assassinat du fondateur de la Voix des sans Voix en République Démocratique du Congo, Floribert Chebeya, et sur le procès qui s’en est suivi. Le jugement de ce procès se trouve en appel devant la Haute Cour Militaire (HCM). Une audience publique est d’ailleurs fixée pour le 30 avril courant à la prison centrale de Makala, dans la commune de Selembao.
Le long-métrage sera projeté dans trois villes canadiennes, à savoir Québec, Montréal et Ottawa en présence de Me Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba, qui préside le conseil des avocats représentant les parties civiles durant le procès Chebeya.

Un procès exceptionnel

Tragi-comédie politique, ”L’affaire Chebeya un crime d’Etat?“ est à la fois la chronique d’un procès exceptionnel et un passionnant thriller politique.
Dès la découverte macabre en juin 2010 à Kinshasa du cadavre de Floribert Chebeya, militant congolais des Droits de la personne, Thierry Michel, un cinéaste belge, empoigne sa caméra et part sur les traces de cet activiste internationalement reconnu.
Durant 8 mois, Michel a filmé ce procès exceptionnel, où des officiers supérieurs de la Police nationale congolaise sont jugés.
Bien au-delà de la RDC et d’un cas particulier, “L’Affaire Chebeya, un crime d’Etat ?“ est un documentaire qui pose des questions universelles sur la défense des droits humains et la lutte contre l’impunité.
Après la projection dans les villes canadiennes précitées, Maître Mukendi,  fera le point sur les suites du premier jugement et répondra aux questions du public.
D’après le programme à notre possession, Jean-Joseph Mukendi animera une conférence-débat à Ottawa le 2 Mai à 19h30 à l’université Carleton 1125, située à Allée du Colonel By, salle, Édifice Tory 208. Cette conférence débat sera organisée par le cadre des Conférences de l’Association canadienne d’études africaines. C’est dans cette ville canadienne que vivent la veuve Chebeya et ses enfants.
Le bâtonnier sera à Québec le 7 mai à 19h00 au Cinéma Cartier 1019, avenue Cartier et bouclera sa tournée canadienne par Montréal, où il animera le 14 mai à 19h00 une conférence débat sur le procès Chebeya au Cinéma du Parc 3575, située avenue du Parc.
Depuis le double assassinat de Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana le 1er juin 2010, dans les installations de l’Inspection Générale de la Police, alors qu’ils s’y étaient rendus pour rencontrer l’inspecteur général de la PNC, le général de Division, John Numbi Ntambo Banza, des voix s’élèvent pour exiger toute la lumière sur les circonstances réelles de cet ignoble crime. L’assassinat de Chebeya et Bazana continue à susciter des vagues de protestations à travers le monde.

Une justice Congolaise malade

De passage en Belgique, Maître Jean-Joseph Mukendi a accordé des interviews à la presse.
Faisant un état des lieux de la justice Congolaise, le bâtonnier Mukendi était clair.
Pour lui, « la justice congolaise est malade. Tout est à refaire mettant un accent sur les infrastructures, les manuels, les lois, les hommes, l’état d’esprit des hommes ».
Selon lui, il y a un véritable dysfonctionnement dans la justice congolaise.

GODE KALONJI MUKENDI

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28 avril 2013

Arrestation à San Francisco: un congolais se faisait passer pour le fils du président de la RD Congo

Roger Musandji/oeil d'Afrique

Un homme qui prétendait être le fils du président du Congo (RDC) a été arrêté et accusé de fraude pour avoir escroqué un agent immobilier du comté de Marin et sa petite amie de 1,6 millions de dollars.

Hervé Marvelous bénie, 41 ans, a été accusé de fraude dans une plainte pénale fédérale mercredi et arrêté à San Francisco, selon le procureur des États-Unis, Melinda Haag.

La plainte a été déposée sous scellés et a été rendu public après la comparution d’Hervé devant le tribunal fédéral de San Francisco jeudi dernier.

Hervé, qui est en garde à vue, a été condamnée à retourner devant la cour du magistrat Nathaniel Cousins lundi pour une audience de libération sous caution. L’accusation de fraude est passible de 20 ans de prison.

Selon l’agent du FBI, Brian Weber, Hervé serait né en République démocratique du Congo (RDC), a obtenu l’asile aux États-Unis en 1999 et est devenu citoyen américain le mois dernier.

Pour l’agent Weber, Hervé aurait arnaqué un l’agent immobilier non identifié et sa petite amie de 1,6 millions de dollars entre 2006 et 2012 en leur disant une série d’histoires.

Hervé aurait d’abord dit à l’agent que son père était le président du Congo (RDC) et voulait acheter plusieurs maisons de plusieurs millions de dollars dans la Bay Area.

Plus tard, il a dit qu’il avait besoin d’aide pour récupérer 43 millions de dollars que le gouvernement américain avait prétendument saisis chez lui. Il a promis aux agents des millions de dollars de bonus, selon la déclaration sous serment.

L’agent du FBI affirme également que l’agent immobilier a donné à Hervé $ 635,000 en 2009. Du côté de la petite amie de l’agent, on découvre qu’elle fournissait à l’escroc de l’argent grâce à des virements bancaires jusqu’à un total de 970,000 $.

En 2008, Hervé aurait dit à l’agent immobilier qu’il était en procès dans une affaire d’un tribunal fédéral de San Francisco pour récupérer son argent. Mais il a dit à l’agent qu’il ne pouvait pas assister aux audiences parce qu’ils étaient à huit clos en vertu de la Loi sur la Foreign Intelligence Surveillance US.

Weber a également déclaré que Hervé a dit l’agent immobilier qu’il vivait dans l’Hôtel Four Seasons à San Francisco et que l’agent l’a rencontré régulièrement dans le hall de l’hôtel. Mais l’agent n’a jamais vu ses chambres et l’hôtel possède aucune trace de vie de ce Herve en 2008 ni 2012.

Pour les années 2009 à 2012, Hervé  donne une explication à l’agent et sa petite amie; il était en détention dans une prison fédérale dans le cadre de l’affaire judiciaire alléguée et communiqué avec eux que par téléphone, promettant qu’il allait obtenir ses fonds dès qu’il a été libéré.

Pour l’agent immobilier, Hervé semblait crédible parce qu’il avait des documents, y compris une lettre gratuit à partir d’un sénateur américain et semblait confiant et connaît bien la région marché immobilier Bay réel.

L’agent du FBI a écrit que l’instruction de l’affaire indique que Hervé n’est pas le fils du président congolais, Joseph Kabila, qu’il n’avait «aucune intention ou les moyens » pour rembourser ses victimes, n’avait aucune affaire judiciaire concernant la saisie présumé de 43 millions de dollars et n’était pas dans une prison fédérale 2009-2012.

Weber a écrit que les actions présumées de Herve semblent avoir été une variation d’une escroquerie parfois appelé « nigérian Prince» ou système de «Lettre nigérian », dans laquelle une personne prétend avoir un lien vers un dignitaire étranger riche et cherche l’avance des frais pour avoir accès aux cette richesse.

Roger Musandji

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