Le Sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC, qui rassemble 15 pays), auquel a participé le président congolais Joseph Kabila Kabange, a décidé vendredi 8 février à Maputo (Mozambique) de l’envoi d’une force de maintien de la paix de 4.000 hommes de troupes qui sera « autorisée à combattre » les rebelles dans l’Est de la RD Congo.


Il s’agit, selon le président tanzanien Jakaya Kikwete, d’« un grand pas en avant vers la paix en République Démocratique du Congo», mais aussi d’une avancée notable vers la résolution des conflits dans la sous-région.

Réunis le samedi 8 décembre 2012 en Tanzanie, six chefs d’Etat de la SADC avaient décidé de déployer une force d'appui de leur communauté en RDC, sous les auspices de la Force internationale neutre chargée de contrôler la frontière entre la RDC et le Rwanda ainsi que celle entre la RDC et l'Ouganda, « afin de contribuer à la mise en place d'une force neutre dans l'Est où sont actifs les rebelles du M23 ». Ils avaient aussi demandé à l'Onu de renforcer le mandat de la Monusco.

Tomaz Salomão, le secrétaire général de la SADC, avait alors annoncé qu'une brigade d'environ 3.000 soldats allait être activée  en décembre et que la Tanzanie enverrait, à elle seule, un bataillon d'un millier d'hommes. L'Afrique du Sud, de son côté, s'était engagée à fournir un appui logistique.

A cette occasion il restait à « déterminer les conditions de déploiement de ces troupes dans l'Est de la RDC », où opèrent depuis une dizaine d’années plusieurs groupes armés.

Les pays qui vont contribuer au contingent de la SADC sont la Tanzanie, la Namibie, le Malawi et l'Afrique du Sud.