31 janvier 2013

RDC : la force d’intervention rapide ne proviendra pas de la Monusco

 
Soldats rwandais et congolais suivent une escarmouche à la frontière des deux pays où au moins un militaires des FARDC a été tué le 5 novembre 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiSoldats rwandais et congolais suivent une escarmouche à la frontière des deux pays où au moins un militaires des FARDC a été tué le 5 novembre 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Les éléments de la force d’intervention rapide, qui doit être déployée dans l’Est de la RDC pour traquer les groupes armés, ne proviendront pas des troupes de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), a indiqué mercredi 30 janvier le porte parole de la Monusco, le lieutenant-colonel Felix Bass. Selon lui, cette force, qui est une initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), sera composée d’éléments prélevés dans une brigade de la SADC.

Au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies à Kinshasa, le lieutenant-colonel Felix Bass a expliqué que cette force sera constituée de deux mille cinq cents hommes, dont certains proviendront de «la brigade en attente de la SADC», déjà « prépositionnée », selon lui.

La Tanzanie et l’Afrique du Sud s’étaient également engagées à contribuer dans la constitution de cette force d’intervention.

Le lieutenant-colonel Felix Bass a cependant indiqué qu’un bataillon de casques bleus sud-africains de la Monusco sera rattaché à cette force.

«La Monusco, comme d’habitude, sera à côté et pourrait intégrer ses forces [dans la force d’intervention], une fois que l’accord cadre qui devrait être signé à Addis-Abeba sera signé», a aussi indiqué le lieutenant-colonel Bass.

La signature de cet accord sur la paix dans l’Est de la RDC, censé avoir lieu lundi 24 janvier dernier à Addis-Abeba, en marge du sommet de l’Union africaine, a été reportée suite à un désaccord entre les chefs d’Etat de la sous-région sur la composition de cette force d’intervention rapide, à en croire certaines sources.

Ce report a suscité des protestations, notamment de la part de la société civile du Nord-Kivu, dont le président, Omar Kavota, a rappelé les souffrances imposées à la population de cette province par les groupes armés.

M. Kavota a appelé la communauté internationale «à la compassion et la solidarité pour ces millions de personnes qui sont déplacées, violées, tuées et enlevées» au Nord-Kivu.

Depuis plusieurs années, l’Est de la RDC est en proie à des violences commises par plusieurs groupes armés. En mai 2012, des mutins de l’armée congolaise ont créé la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) qui contrôle actuellement plusieurs localités de la province du Nord-Kivu.

Le 9 décembre 2012, le gouvernement congolais et le M23 ont débuté des pourparlers de paix à Kampala, sous l’égide de la CIRGL.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


29 janvier 2013

République démocratique du Congo: L'accord de paix achoppe sur le commandement militaire



Les dirigeants de l'Union africaine ont échoué lundi à signer un accord de paix sur le conflit en République démocratique du Congo, les discussions achoppant sur la nature de la direction d'une nouvelle force militaire régionale. Cette unité d'intervention, composée de quelques milliers de soldats, doit pouvoir barrer la route aux rebelles du M23 et les empêcher de gagner du terrain en les désarmant. Elle serait intégrée dans l'actuelle mission de l'ONU de stabilisation en RDC, la Monusco, qui s'est révélée incapable en novembre d'empêcher une offensive rebelle sur la ville de Goma, dans l'est de la RDC.

De source diplomatique à Addis-Abeba, on rapporte que les soldats de cette force proviendraient de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), en particulier de Tanzanie. Mais selon Seraphin Ngwej, conseiller diplomatique du président congolais Joseph Kabila, les membres de la SADC n'ont pu s'entendre pour savoir qui, de la SADC ou de la Monusco, commanderait cette force d'intervention. «La SADC veut s'assurer que la brigade pourra faire ce qu'elle veut qu'elle fasse», dit-on de source diplomatique.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé qu'il reportait la signature de l'accord pour «des divergences de procédure», ajoutant qu'il n'y avait pas de différences fondamentales sur le contenu de l'accord entre les huit puissances régionales impliquées dans les discussions. Le M23 a pris les armes au Nord-Kivu il y a neuf mois en accusant le gouvernement du président Joseph Kabila de ne pas avoir respecté un précédent accord de réconciliation datant de 2009. Il a ensuite menacé de marcher sur Kinshasa, de "libérer" toute la RDC et de renverser le chef de l'Etat. En décembre, les insurgés avaient accepté de se retirer de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, mais un premier round de pourparlers s'était terminé ensuite sur un échec, des menaces et des accusations.
—Avec Reuters

Posté par lumbamba à 23:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L’UDPS dénonce l’arrestation de ses membres

Dans un communiqué signé le 25 janvier 2013 singé par le secrétaire du Parti Adjoint au Département de Communication, Information et Mobilisation, Augustin Kabuya l’UDPS porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que ses membres ont été enlevés le 18 janvier 2013 vers quatre heures du matin respectivement au quartier Musoso dans la commune de Limete et dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa ; tous seraient détenus à la direction générale de l’ANR et au GLM. Il s’agit de madame Marie-José Kabungama, son mari François Katumba, leur fils Stallone Katumba et Henriette Ngalula. Dans ce communiqué, l’UDPS rappelle que beaucoup de ses membres enlevés dans les mêmes conditions croupissent en prison ou dans les cachots de l’ANR, DEMIAP et GLM depuis plusieurs mois. Il s’agit notamment de Norbert Lumbala Munyangayi ; Angel Bankengeshi Kayuya ; Albertine Lusamba Kankonde ; Annie Mbiya Kazemire et Jean-Claude Mutombo. L’UDPS déplore à cette même occasion, le meurtre de ses membres au Kasaï-Oriental dans le territoire de Kabeya Kamwanga.

Ce sont : Iunga Kalonji ; Lutumba Shambuyi ; Roger Ntumba.

Selon le communiqué de l’UDPS, ces morts s’ajoutent à ceux qui ont été abattus a bout portant, éventrés ou décapités avant, pendant et après les élections du 28 Novembre 2011.

C’est ainsi que l’UDPS dénonce cette atteinte aux droits humains et exige la libération sans condition de ses membres ainsi que la fin de la traque de ses membres parmi lesquels, Alpha Denise Lupetu, Présidente de ligue des femmes, Me Jean Claude Ndala, Directeur de Cabinet Adjoint du Président du Parti. L’UDPS invite par ailleurs, tous les gouvernements ainsi que toutes les organisations qui luttent pour la promotion de la Démocratie et respects des Droits humains d’exercer des pressions sur le régime de Kabila afin que ce dernier laisse l’UDPS tranquille.

JOHN TSHINGOMBE

Posté par lumbamba à 23:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les FAC-opposition programment une marche le 16 février à travers le M16

Jean-Pierre Lisanga Bonganga, JPLB, modérateur des Forces acquises au changement, FAC, annonçait lors d’un point de presse réuni le vendredi 25 janvier au siège de cette plate-forme de l’opposition, que sa force politique lançait d’un vibrant appel à la mobilisation générale le 16 février prochain en mémoire des martyrs de la démocratie. Lesquels martyrs avaient trouvé la mort le 16 février 1992 pour la réouverture de la Conférence nationale souveraine, CNS et l’avènement de la démocratie aujourd’hui confisquée, selon les FAC par le pouvoir de Kabila, qui dirige la nation par défi.

Lisanga et son groupe viennent de lancer un concept, qu’ils ont appelé le M16 –Mobilisation du 16 février 2013. Le M16, qui est une exclusivité des FAC, est donc un mouvement de mobilisation générale du peuple congolais notamment les forces vives, formations et personnalités politiques, la diaspora et autres organisations des hommes et des femmes de bonne volonté. Les objectifs du M16 sont donc de démonter que les Congolais qui sont morts le 16 février 1992 ne sont pas morts pour rien ; se réapproprier la démocratie confisquée par le régime de Kabila ; la conquête de l’impérium arraché par la force au peuple congolais à la suite des élections dont les résultats n’ont reflété ni la justice ni la vérité. Le M16, d’après son concepteur Jean-Pierre Lisanga, vise par ailleurs à barrer la route à tout individu ou groupe d’individus qui ont pris le pouvoir par la force ; recouvrer la liberté ; empêcher la balkanisation de la République. Et aussi, explique Lisanga que le M16 prône entre autres l’avènement d’une véritable et vraie démocratie en RD-Congo. Elle tient, la mobilisation du 16 février recouvrir la place et le rayonnement de la RD-Congo dans le concert des Nations. Lisanga a fait savoir en plus que le M16 se fixe la mission d’obtenir l’organisation et la tenue du dialogue national -seule voie- pour résoudre la crise politique au sommet de l’Etat, rétablir la cohésion nationale, recouvrer l’unité nationale, l’intégrité territoriale et sortir de la crise politique qui frappe la RD-Congo. «Le M16 est une alerte générale pour notre prise de conscience historique, c’est une manifestation de notre identité collective comme Congolais partageant un destin commun», a affirmé Lisanga. Avant d’interpeller : «peuple congolais, réveillons-nous, ressaisissons-nous, agissons pour la sauvegarde de la RDC, notre grand et beau pays, pour la reconquête des valeurs sacrées de la République dont la liberté, justice pour tous, l’égalité de traitement, la solidarité, la responsabilité et la transparence. Les FAC invitent ainsi tous les Congolais à se souvenir des martyrs du 16 février, comme ceux de l’indépendance tombés le 04 janvier 1959, à se joindre à elles pour une marche pacifique le 16 février 2013, marche pacifique de réappropriation de la démocratique, martèle Lisanga, confisquée par le pouvoir de Kabila, qui gouverne par défi.

JOHN TSHINGOMBE

Posté par lumbamba à 23:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le carnet de Colette Braeckman: Les relations se dégradent entre Bruxelles et Kigali

De coup d’épingle en coup d’épingle, les relations entre la Belgique et le Rwanda ne cessent de se détériorer. Le dernier incident en date a entraîné le départ d’un adjoint de l’attaché militaire belge à Kigali, en poste depuis deux ans et demi. Cet officier de 52 ans était officiellement chargé de veiller sur la sécurité du personnel de l’ambassade et de garder à jour les plans d’évacuation des ressortissants belges vivant au pays des Mile Collines. « Il n’a fait que son travail » nous assure—on du côté rwandais, sans autre précision. Dans le contexte actuel, il serait cependant douteux que le travail d’un attaché de défense se limite à de banales questions de routine : le sous officier, comme nombre de ses collègues occidentaux, s’intéressait aussi à la situation prévalant sur la frontière congolaise, du côté de Gisenyi, la ville rwandaise jumelle de Goma.

La situation au Kivu en effet demeure explosive : les rebelles du M23 campent à deux kilomètres du centre de Goma, à Addis Abeba, l’Union africaine a remis « sine die » la conclusion d’un plan de paix global pour la région, qui aurait associé les Nations unies et une force africaine à la stabilisation de l’Est du Congo, il est question d’un retour massif de réfugiés hutus en février tandis que des Tutsis congolais sont de plus en plus nombreux à franchir la frontière rwandaise, leur nombre dépassant déjà les 100.000 personnes. Dans un tel contexte, le Rwanda a renforcé ses mesures de sécurité sur sa frontière avec le Congo et, au delà des dénégations officielles, tous les observateurs occidentaux tentent d’évaluer le soutien que Kigali apporte aux rebelles congolais du M23.

Une sollicitude qui n’est pas du goût des autorités rwandaises. Dans un tel contexte, la situation de la Belgique est particulière. Certes, Bruxelles n’a cependant pas adopté de sanctions concrètes à l’encontre du Rwanda et maintient une assistance qui dépasse le milliard d’euros mais elle développe aussi avec le Congo une coopération militaire très appréciée, ayant entre autres formé deux bataillons paracommandos qui se sont trouvés face au M23 et ont sans doute informé leurs instructeurs demeurés à Kindu des soutiens que, selon eux, leurs adversaires avaient obtenu des voisins rwandais. Bref, les Belges, plus que probablement, savent beaucoup de choses, ils les communiquent à leurs alliés occidentaux et ont collaboré avec les experts de l’Onu qui ont rédigé les rapports décrivant l’implication rwandaise au Congo.

L’expulsion de l’attaché de défense doit donc être lue comme un signal de mécontentement adressé de Kigali à Bruxelles et le ministre Reynders a prié l’ambassadeur rwandais à Bruxelles de venir lui fournir de plus amples explications. Car cet incident n’est pas le premier : on sait que, depuis 2011 les comptes de l’ambassade belge à Kigali sont bloqués, en rétorsion à une mesure semblable décidée par un tribunal belge à la suite d’un litige commercial (ce qui, soit dit en passant, est contraire aux Conventions de Vienne et aurait pu être réglé depuis belle lurette…)De plus, alors que les ressortissants américains, entre autres, peuvent entrer librement au Rwanda, les Belges se voient imposer un délai de 21 jours pour l’obtention d’un visa, une vexation dont ils ont l’exclusivité.

A la suite des trois rapports déposés par des experts de l’ONU, plusieurs pays occidentaux, dont les Etats Unis et la Grande Bretagne, alliés traditionnels du Rwanda, ont réduit le volume de leur coopération et lancé de fermes avertissements, sans pour autant subir de mesures de rétorsion. Dans le cas de la Belgique, le Ministre des affaires étrangères Didier Reynders, qui, sans prendre de mesures concrètes, n’a jamais caché sa préoccupation face à l’implication rwandaise au Congo, a eu droit à un « traitement de défaveur » : alors qu’il assistait à une session consacrée à l’Afrique des Grands Lacs en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le président Kagame quitta la salle alors même qu’il prononçait son discours. Par la suite, lors de l’élection du Rwanda au Conseil de sécurité pour une durée de deux ans, la Belgique décida de s’abstenir, ce qui fut considéré à Kigali comme « peu amical ». Par la suite, Bruxelles devait émettre un autre signal, tout aussi symbolique : mettre fin à sa coopération militaire avec le Rwanda, coopération qui se limitait à la présence, pour six mois, d’un médecin militaire à Kigali. La présence de stagiaires rwandais à l’Ecole royale militaire n’a cependant jamais été mise en cause. Sans aller jusqu’à la rupture, les relations entre la Belgique et le Rwanda ont rarement été aussi mauvaises.

Posté par lumbamba à 21:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


RDC : la Monusco va assurer la protection de l'hôpital de Denis Mukwege à Bukavu

Denis Mukwege, de retour en RDC, va recevoir la protection de la Monusco. Denis Mukwege, de retour en RDC, va recevoir la protection de la Monusco. © AFP

De retour en République démocratique du Congo (RDC) après un exil en Europe dû à la tentative d'assassinat qu'il a subie à Bukavu, le docteur Denis Mukwege va bénéficier de la protection de la Monusco. Des soldats devraient prochainement être déployés afin d'assurer la défense de son établissement.

L’exil du docteur Denis Mukwege en Belgique, qui a pris fin le 14 janvier dernier, a fait bouger les lignes en RDC. Cible d'une tentative d'assassinat le 25 octobre 2012 à Bukavu, le chirurgien, célèbre pour son action auprès des nombreuses femmes violées dans l'Est de la République démocratique du Congo, a profité de sa présence sur le territoire européen, pour obtenir l’aide de la France. Suite à son passage à Paris le 10 janvier, les autorités françaises ont obtenu la prise de décision par Hervé Ladsous, directeur général du Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU, d'engager des troupes de la Monusco dans la protection de son hôpital, à Bukavu. Denis Mukwege est pressenti pour le prix Nobel de la paix 2013.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : la Monusco va assurer la protection de l'hôpital de Denis Mukwege à Bukavu | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Posté par lumbamba à 10:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kampala : le gouvernement congolais souhaite un aboutissement rapide des négociations avec le M23

 
Au deuxième jour des pourparlers de Kampala, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda repliquant aux accusations que le M23 a portées contre le gouvernement. (Décembre 2012)Au deuxième jour des pourparlers de Kampala, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda repliquant aux accusations que le M23 a portées contre le gouvernement. (Décembre 2012)

Les délégués du gouvernement congolais souhaitent que le dialogue avec le M23 commencé depuis le 9 décembre prenne fin dans les jours à venir. Ils ont déclaré, lundi 28 janvier à Radio Okapi, que si la mise en commun des rapports de l’évaluation du 23 mars 2009 par les deux parties se conclut avec succès, les autres points de l’ordre du jour seront rapidement vidés.

Le porte-parole du Mouvement du 23 mars (M23), Bertrand Bisimwa, a affirmé, dimanche 27 janvier, que si le dialogue reprenait avec l’examen de tous les points inscrits à l’ordre du jour, une issue favorable serait possible.

Pour le cheik Abdallah Mangala, responsable de la communauté islamique en RDC, qui fait partie de la délégation gouvernementale, les autres points de l’ordre du jour, les questions sécuritaires, politiques et économiques, peuvent être examinés en un temps record.

« On ne devrait pas faire même un mois ou deux mois. Faire une évaluation doit prendre un ou deux jours », explique-t-il, indiquant que si ces pourparlers perdurent « c’est à cause des caprices des politiciens ».

Le facilitateur de ces pourparlers, le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, qui s’était rendu à Addis Abeba pour le sommet de l’Union africaine devrait rentrer à Kampala le lundi 28 janvier. Les délégués du gouvernement congolais espèrent que ce retour va accélérer le rythme des discussions.

Le président de la société civile du Nord Kivu, Thomas D’Acquin Mwiti, estime aussi que l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009 renferme l’essentiel des autres points inscrits à l’ordre du jour.

« Ce qu’il faut retenir est que l’évaluation de l’accord contient les trois autres points qui restent à l’ordre du jour, notamment la question sécuritaire. Si on terminait ce premier point, il y a moyen de considérer que les autres points seront traités de manière à apporter des propositions concrètes allant dans le sens de terminer le dialogue », soutient-il.

Ces pourparlers entre le gouvernement et le M23 ont débuté le 9 décembre 2012. Jusqu’à présent, les deux délégations n’ont abordé qu’un seul point à l’ordre du jour l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009. C’était la principale revendication des rebelles quand ils avaient lancé leur mouvement en mai 2012.

Cet accord signé par le gouvernement et l’ancienne rébellion du CNDP dont sont issus la majorité de membres du M23 prévoyait notamment l’intégration des rebelles de l’armée congolaise avec leurs grades ainsi que celle des cadres civils dans l’administration.

Le gouvernement affirme avoir respecté ses engagements. Ce que conteste le M23.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 10:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 janvier 2013

RD Congo : la Gécamines confirme le rachat de Platmin

Par Jeune Afrique

Gisement de cuivre au Katanga. DR

Gisement de cuivre au Katanga. DR

La Gécamines, le minier national congolais, vient de confirmer l'acquisition de Platmin, une filiale de Copperbelt Minerals, rachetée en septembre. Le sud-africain Africa Rainbow Minerals aurait lui aussi revendu ses parts dans le projet de Kalumines à la société congolaise.

Annoncé en septembre, le rachat de deux concessions situées dans le Katanga, Deziwa et Écaille C a été officialisé la semaine dernière. La Gécamines possède désormais la totalité de parts de la Société Minière de Deziwa et Ecaille C (Somidec), un joint-venture qu’elle avait créée avec Platmin Congo, filiale à 100% de Copperbelt Minerals, et dont elle détenait 32% des parts. L’entreprise devient donc seule propriétaire des deux gisements de cuivre de la Somidec dont le potentiel est estimé à 4,6 millions de tonnes de cuivre. Selon une information de nos confrères de metalbulletin.com, le montant de la transaction s’élèverait à 200 millions de dollars.

 

Opportunisme

La Gécamines a conclu plusieurs opérations durant les derniers mois. Elle a notamment racheté 60% de la Compagnie minière du Sud-Katanga (CMSK), une coentreprise dont elle détenait les 40% restants, auprès du groupe belge George Forrest International.

De plus, dans un article à lire dans la toute dernière édition de Jeune Afrique, la Gécamines confirme que des négociations sont en cours de finalisation pour le rachat des parts du sud-africain Africa Rainbow Minerals dans le projet de Kalumines, toujours au Katanga.

Selon Kalej Nkand, administrateur délégué de la société, la Gécamines est en train de se développer conformément à son plan adopté à la fin 2011. Joint au téléphone, il a expliqué que le groupe n'excluait pas d’autres acquisitions « si des opportunités se présentent ».

Posté par lumbamba à 17:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC: échec des dirigeants africains à s'entendre sur un plan de paix

 

La signature d'un accord-cadre régional pour ramener la paix dans cette région de RDC minée par les agissements de groupes rebelles était prévue lundi, en marge du 20e sommet de l'Union africaine à Addis Abeba, mais la cérémonie a été annulée in extremis, a annoncé l'ONU.

"C'est un sujet très complexe" et "des discussions se poursuivent", a déclaré sans autre détail Eri Kaneko, une porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, sous l'égide duquel cet accord aurait dû être conclu entre huit chefs d'Etat, dont ceux de la région des Grands Lacs.

Aucun détail n'a pu être obtenu sur les raisons de cette annulation. Lundi matin, les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni s'entretenaient en tête-à-tête en marge du sommet, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils ont été rejoint plus tard par leur homologue congolais Joseph Kabila.

Kigali et Kampala ont été accusés dans un rapport de l'ONU de soutenir la rébellion du M23, qui combat l'armée de RDC depuis mi-2012 et a pris le contrôle d'une partie de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda, ce que ces deux pays démentent vertement.

L'"accord-cadre pour la paix et la sécurité dans l'est de la République démocratique du Congo" avait "pour objet de remédier aux causes profondes des violences récurrentes" dans cette zone, avait expliqué dimanche M. Ban à l'ouverture du sommet de l'UA.

Selon une source diplomatique de RDC, l'accord prévoyait un renforcement des capacités de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) et un engagement des Etats de la région à ne soutenir, financer ou abriter aucun groupe contribuant à destabiliser l'est du pays.

Outre les présidents de RDC, du Rwanda et de l'Ouganda, ceux d'Angola, du Burundi, du Congo (Brazzaville), voisins de la RDC, ainsi que ceux d'Afrique du Sud et de Tanzanie devaient signer cet accord.

Projet de brigade d'intervention

La Tanzanie et l'Afrique du Sud sont candidates pour contribuer à une "brigade d'intervention" que l'ONU souhaite déployer au côté des quelque 17.000 hommes de la Monusco déjà en RDC.

M. Ban avait évoqué dimanche la création d'une telle "force d'imposition de la paix au sein" de la Monusco, critiquée pour son incapacité à mettre fin à la violence dans l'est de la RDC.

Les chefs d'Etat des Grands Lacs avaient décidé, en marge du précédent sommet de l'UA, de mettre sur pied une "Force neutre" censée éradiquer les groupes armés dans l'est de la RDC.

Dimanche, une réunion d'un groupe de travail UA-ONU a porté notamment "sur l?élaboration d?une nouvelle stratégie pour mettre fin au cycle de violence continue dans l'est de la RDC".

Selon un communiqué publié à l'issue de cette réunion, il est désormais envisagé d'intégrer la Force neutre envisagée par l'UA "au sein de la Monusco, comme brigade d'intervention ayant mandat de conduire des opérations coercitives et robustes".

Des responsables onusiens ont récemment annoncé que cette brigade pourrait compter 2.500 hommes.

Le sommet de l'UA, qui se termine lundi, doit par ailleurs permettre d'accélérer le déploiement d'une force africaine au Mali pour soutenir, et à terme succéder à, l'armée française intervenue militairement en toute hâte mi-janvier, à la demande des autorités maliennes, face à l'avancée vers Bamako des insurgés islamistes qui occupent le nord du pays depuis mi-2012.

Dans la foulée du sommet de l'UA, l'ONU, l'UE, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Japon doivent, entre autres, participer mardi à Addis Abeba à une conférence des donateurs destinée à financer le déploiement de cette force africaine et la restructuration de l'armée malienne.

Le chef d'Etat béninois Thomas Boni Yayi, président sortant de l'UA, avait "salué" dimanche l'intervention française au Mali "face aux délais de réaction extrêmement longs des leaders africains et même de la communauté internationale".

Posté par lumbamba à 10:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

RDC: le M23 espère une issue favorable des pourparlers de Kampala

 
Une vue de délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)Une vue de délégués du M23 à Kampala lors des négociations avec le gouvernement congolais (Décembre 2012)

Le porte-parole du Mouvement du 23 mars (M23),Bertrand Bisimwa, a affirmé, dimanche 27 janvier, que si le dialogue reprenait avec l’examen de tous les points inscrits à l’ordre du jour, une issue favorable serait possible. Selon lui, son mouvement et le pouvoir de Kinshasa s’accordent sur plusieurs points, malgré de petites divergences qui continuent à les opposer.

Les négociations entre les rebelles et le gouvernement ont été suspendues le week-end dernier en raison de la tenue du sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert dimanche 27 janvier. Le ministre ougandais de la défense, Crispus Kiyonga, facilitateur de ce dialogue, à la rencontre des chefs d’Etats et des gouvernements, devrait en principe rentrer ce lundi à Kampala.

En attendant que le facilitateur convoque une rencontre de mise en commun de leurs points de vue et la plénière, les délégués du Gouvernement et ceux du M23 espèrent que cette semaine qui commence connaîtra d’intenses travaux.

Ces négociateurs devraient se pencher sur les deux rapports qu’ils ont déposés à la facilitation, portant sur le premier point de l’ordre du jour. Il s’agit de celui  relatif à l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009. Cet accord a été signé entre le gouvernement congolais et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) dont est issu le M23.

Les rebelles estiment que Kinshasa n’a pas respecté cet accord et exige sa mise en œuvre «actualisée». Ce que Kinshasa refuse d’admettre.

Dans un communiqué rendu public, jeudi 24 janvier, la présidence ougandaise a déclaré qu’un accord était possible entre le M23 et le pouvoir de Kinshasa.

Roger Lumbala, numéro 2 de la délégation rebelle a confirmé leur rencontre avec Yoweri Museveni, précisant que ce dernier leur a demandé de continuer avec tous les points inscrits à l’ordre du jour.

Quatre points ont été inscrits à l’ordre du jour des travaux, adopté Le 16 janvier. Il s’agit de :

  • la revue de l’accord du 23 mars 2009
  • les questions sécuritaires
  • les questions sociales, politiques et économiques
  • le plan de mise en œuvre

Si tous ces points sont abordés, le M23 pense que les pourparlers de Kampala déboucheront sur une issue favorable.

Cependant, les deux parties n’ont abordé que le premier point relatif à l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009. Ce point comprend deux volets: l’évaluation dudit accord et le mécanisme pour sa mise en œuvre et les questions connexes.

En attendant la reprise des travaux, un notable du Sud-Kivu, Enoch Ruberangabo, invite la population à la patience. Pour lui, même en l’absence des plénières, les tractations se poursuivent.

« Parfois il y a des moments qu’on peut avoir des déceptions… [Même si les gens] peuvent penser les gens qu’aujourd’hui on n’a pas travaillé, mais notre présence ici maintient le dialogue qui se passe à plusieurs niveaux », a-t-il déclaré.

radiookapi.net

Posté par lumbamba à 10:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]