Le chef de la délégation du M23 à Kampala, François Rucogoza, le 8 janvier 2013.
Le chef de la délégation du M23 à Kampala, François Rucogoza, le 8 janvier 2013.
REUTERS/James Akena
Par RFI

Les négociations ont véritablement commencé, mercredi 16 janvier, entre Kinshasa et le M23 à Kampala. Lors d’une séance plénière, la délégation du M23 a exposé tous ses griefs. Kinshasa doit répondre ce jeudi. On entrera ensuite dans le débat lui-même.

Les délégations du gouvernement et du M23 ont toutes deux accepté et signé un ordre du jour de négociation qui comprend l’examen de l’accord du 23 mars 2009 entre Kinshasa et la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), la situation sécuritaire du pays et la situation sociale, politique et économique.

La médiation ougandaise a invité le M23 à lancer le débat. C’est ce qu’a fait le chef de délégation François Rucogoza en lisant un long texte, une sorte de déclaration politique générale où le M23 explique sa vision des élections de novembre 2011, critique l’organisation de l’armée, de la police, des services de sécurité. Il est aussi entré dans les détails de la justice, de la Cour constitutionnelle qui n’existe pas encore et dans la gestion du pays, jusque dans les contrats miniers.

Kinshasa a demandé une nuit de réflexion avant de répondre ce jeudi lors d’une nouvelle séance plénière. Si tous les points sont ainsi débattus, on semble parti pour une longue période. Est-ce un signe ? Les badges d’accréditation des participants à ce dialogue ont une durée de validité fixée au 31 janvier.