Par Angelo Mobateli


Il ressort de la réunion ministérielle de haut niveau de l’Union africaine (UA), qui s’est tenue le mardi 8 janvier 2013 à Addis-Abeba (Ethiopie), qu’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité accorderait à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) un mandat « renforcé, robuste » lui permettant de recourir à « la violence légitime » pour imposer la paix.


« Dans le langage des Nations unies, c’est aussi, cette fois-ci, un mandat d’imposition de la paix et non pas de maintien de la paix, signifiant qu’il y aura un certain nombre d’objectifs exprimés très clairement et que dans la mesure où les dites tâches ne peuvent pas être accomplies pacifiquement, il sera fait recours à la violence légitime », a expliqué le commissaire du Conseil de Paix et Sécurité de l’UA Ramtane Lamamra.


Ont participé à cette réunion consacrée à l’examen de l’opérationnalité de la Force internationale neutre (FIN) à déployer à la frontière de la RDC avec le Rwanda, les ministres congolais Raymond Tshibanda et rwandaise Louise Mishikiwabo en charge des Affaires étrangères, les chefs d’Etat-major des armées des pays de la région ainsi que le conseiller militaire du secrétaire général des Nations unies.

« La tendance générale est d’aller vers une seule force. Cela permettrait également une stabilité par rapport aux financements, par rapport aux ressources, également à une unité de commandement et d’objectifs », a-t-il précisé.

Composée de 4 000 hommes, la FIN devrait être intégrée au sein de la Monusco, « même si des détails techniques restent à clarifier ». Il reste encore notamment « à discuter si l’armée congolaise sera soutenue par cette nouvelle force ou si seule cette dernière opèrera sur le terrain ».

De passage jeudi 3 janvier dans la capitale du Nord-Kivu, Lamamra Ramtane a annoncé le déploiement « bientôt » d’un bataillon tanzanien à l’aéroport de Goma.

 
« Je pense que les cadres dirigeants de ce contingent devraient pouvoir être parmi vous dans des délais très raisonnables », a-t-il déclaré, après avoir rencontré le gouverneur Julien Paluku et des responsables de la Monusco, et avant de se rendre à Kigali où il devait discuter avec les autorités rwandaises de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

La situation sécuritaire en RDC examinée à la SADC

Les chefs d’Etat des pays membres de la Troïka de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) sur la paix, la défense et la sécurité vont se réunir jeudi 10 janvier à Dar es Salaam (Tanzanie).

Sous la direction de leur homologue tanzanien Jakaya Kikwete (actuel président de la Troïka), les présidents namibien Hifikepunye Pohamba, sud-africain Jacob Zuma et mozambicain Armando Guebuza vont examiner l'évolution de la situation sécuritaire dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) et politique à Madagascar.

Ces discussions seront précédées par une conférence ministérielle mercredi à Dar es Salaam.