Par Muriel Devey

À Kinshasa, le boulevard du 30 juin a été rénové par les Chinois. © Muriel Devey

 

 

Kinshasa, le boulevard du 30 juin a été rénové par les Chinois. © Muriel Devey

À Kinshasa, à la différence des autres expatriés, petits commerçants et grands patrons chinois ne parlent pas français, mais lingala !

C'est bien connu, à Kinshasa, les Chinois sont partout. Ils refont la voirie, rénovent, construisent des immeubles, opèrent dans l'agriculture périurbaine, notamment dans le domaine de Nsele. Voilà pour les grandes sociétés chinoises, implantées dans le pays à la faveur du contrat sino-congolais et des accords de partenariats bilatéraux, qui ont évidemment fait venir en RD Congo nombre d'ingénieurs et d'ouvriers chinois.

Indépendants

Dans leur sillage, des centaines de petits indépendants ont suivi, pour la plupart des boutiquiers, également à l'oeuvre dans le commerce d'import et celui de détail, une activité jusqu'à présent réservée, en principe, aux Congolais. Établis sur les marchés et au fin fond des quartiers populaires de toute la capitale, ils proposent dans leurs échoppes des vêtements, de l'électronique et autres produits manufacturés made in China. Il existe aussi une autre catégorie d'entrepreneurs chinois, présente dans la petite industrie, pharmaceutique notamment, et dans la restauration.

Lingala

À la différence de nombreux expatriés, ces petits commerçants et grands patrons chinois ne parlent pas français mais lingala, une langue qu'ils ont apprise en Chine ou en arrivant sur place, pour mieux communiquer avec les Congolais. Petits ou grands, les milieux d'affaires chinois se sont organisés au sein de deux structures, une chambre de commerce, créée en 2002, et l'Association chinoise pour l'assistance mutuelle, créée en 2006.


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