Le projet est initié par la société civile de la province, grâce au financement d'une ONG américaine.

Les villes de Mbuji Mayi et Mwene Ditu ainsi que les localités de Miabi, Lubao et Lusambo sont les principales cibles de ce projet dont le lancement est intervenu récemment dans la ville de Mbuji Mayi. L'objectif est d'identifier les problèmes de la population dans tous les secteurs, notamment l'environnement, la politique, la sécurité, le social.

Au total, deux cent cinquante enquêteurs seront déployés sur le terrain, dès le mois de janvier 2013, pour collecter les informations auprès de la population en vue de recueillir et d'identifier les problèmes essentiels auxquels celle-ci fait face. Pendant un trimestre, ces agents seront secondés par ceux de l'Institut national des statistiques (INS) qui ont initié un questionnaire auquel les habitants seront conviés à y répondre et proposer ainsi des pistes de solutions.

Interrogés par la radio onusienne, la population se dit confrontée à plusieurs problèmes, à savoir  le manque d'emploi, le manque d'eau, le manque des infrastructures routières, l'insuffisance alimentaire, les tracasseries et l'insécurité dans certains coins de la province. Pour les résoudre, les habitants du Kasaï oriental demande au gouvernement de se pencher sur ces questions en vue de soulager tant soit peu le fardeau de ses administrés. Ils demandent également au gouvernement de prendre des dispositions idoines pour assurer la rétrocession à la province du Kasaï orientale.

« ...Nous avons constaté que certaines entreprises n'ont pas eu beaucoup de chances parce que la population elle-même n'avait pas été associée à l'opération. Nous nous sommes dit qu'il faut faire participer la population dans l'amélioration de son propre milieu. Il ne faut pas lui apporter un prêt à porter », a déclaré le président de la Société civile du Kasaï oriental (Socikor), Jean-Alexis Kasuasua Tshombela. La première façon de le faire participer, poursuit-il, c'est d'aller vers l'homme, lui demander ce qu'il a comme problème et d'envisager des pistes de solutions en vue du soulagement. À en croire le président de la Socikor, les résultats de cette enquête permettront de faire un plaidoyer auprès des décideurs et d'expliquer aux hommes d'affaires comment orienter leur fortune vers les actions de développement.

Gypsie Oïssa Tambwe