30 novembre 2012

RDC : l’Udemo de Nzanga Mobutu appelle le gouvernement à démissionner

 
Nzanga Mobutu devant la presse après le dépôt de sa candidature pour la présidentielle 2011, le 7/09/2011 au bureau de réception et de traitement des candidatures à la présidentielle à Kinshasa. Radio Okapi/ Photo TshimiNzanga Mobutu devant la presse après le dépôt de sa candidature pour la présidentielle 2011, le 7/09/2011 au bureau de réception et de traitement des candidatures à la présidentielle à Kinshasa. Radio Okapi/ Photo Tshimi

L’Union des démocratesMobutistes (Udemo) appelle le gouvernement congolais à démissionner suite à son « incapacité » de diriger la RDC en situation de crise, faisant allusion à la guerre de l’Est menée par les rebelles du Mouvement du 23 mars depuis le mois de mai dernier. Le parti de Nzanga Mobutu [le fils du feu maréchal Mobutu et ancien ministre de Kabila de 2006 à 2010], a, au cours d’un point de presse tenu jeudi 29 novembre à Kinshsas, décrié la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

« Ce pouvoir caractérisé par l’absence de leadership au sommet de l’Etat n’est plus digne de gouverner la RDC en situation de crise sociale, politique et sécuritaire », a déclaré le porte-parole de l’Udemo, Emile Sadiki.

Selon lui, le gouvernement avec son leadership doivent démissionner car, dit-il, leurs actions sont inefficaces pour la protection de peuple congolais et la défense de l’intégrité territoriale.

« Le constat est clair : la situation actuelle de la RDC dénote un déficit sécuritaire criant et une balkanisation de fait de la République au profit des agresseurs. Ce qui logiquement aboutit à affirmer que le président de la Rép a failli à son devoir sacré et a donc logiquement violé son serment constitutionnel », a affirmé Emile Sadiki.

L’Udemo regrette que jusqu’à présent, la RDC ne parvient pas à décréter l’Etat d’urgence face à l’occupation de Goma, évoquant l’article 85 de la Constitution de la République.

L’article 85 de la Constitution dispose : « Lorsque des circonstances graves menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions, le Président de la République proclame l’état d’urgence ou l’état de siège, après concertation avec les présidents des deux chambres (…). Il en informe la nation par un message.

radiookapi.net

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RDC : le gouvernement a respecté tous les accords signés avec le CNDP, selon Raymond Tshibanda

 
Raymond Tshibanda. Radio Okapi/ Ph. John BompengoRaymond Tshibanda. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouvernement a respecté tous ses engagements signés avec le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), a affirmé jeudi 29 novembre le ministre congolais des Affaires Etrangères, Raymond Tshibanda lors de sa réponse au Sénat à la question orale qui lui a été adressée. Il a indiqué que la rébellion du M23-qui émane du CNDP-est un prétexte pour faire la guerre à la RDC.

Dans la liste des engagements que le gouvernement a respecté, le ministre Tshibanda cite notamment :

  • La nomination de plusieurs cadres de CNDP aux postes de responsabilité
  • La promulgation d’une loi d’amnistie par le président de la République portant sur des faits de guerre et non sur les crimes de guerre et des crimes contre l’humanité
  • L’installation de quatorze locaux permanents de conciliation ont été installés
  • La fermeture de seize camps de déplacés internes
  • La prise en compte du rapatriement des Congolais venant d’autres pays

« Donc l’Etat congolais a rempli ses engagements au terme de l’accord de 2009 », a poursuivi Raymond Tshibanda.

Le Mouvement du 23 mars qui a vu le jour au mois de mai dernier dit réclamer les accords signés entre le CNDP et le gouvernement congolais le 23 mars 2009.

Pour le ministre des Affaires Etrangères, cette revendication n’est « ni plus ni moins que d’un prétexte pour cacher des raisons véritables mains inavouable pour lesquelles il nous fait la guerre ».

Raymond Tshibanda se dit convaincu que le CNDP n’a pas respecté ses engagements.

« Une preuve parmi tant d’autres : l’engagement le plus important était de ne plus jamais recourir aux armes et de n’utiliser que le dialogue politique et de mettre fin à toute administration parallèle », a-t-il indiqué.

En reprenant les armes au mois de mai dernier, les rebelles su M23 ont affirmé n’avoir aucun lien avec le CNDP. Son chef militaire, Jean-Marie Runiga, a déclaré, dans une interview accordée à Radio Okapi, que son mouvement n’a jamais voulu prendre les armes pour faire leurs revendications.

Le M23 a commencé par conquérir la cité de Bunagana à Rutshuru avant d’occuper plusieurs autres villages entre Ishasha et Kiwanja. Mardi 20 novembre, ils ont pris le contrôle de Goma et celui de Sake un jour après.

Des chefs d’Etat de la région de Grands lacs réunis en sommet à Kampala ont exigé aux rebelles de quitter la ville de Goma et de reculer de 20 km. Runiga Lugerero a promis de quitter la ville vendredi 30 novembre.

radiookapi.net

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M. Joseph Kabila fait honte à la RDC et à l’Afrique tout entière

Par Fweley Diangitukwa

M. Joseph Kabila n’est pas un grand homme et il ne le sera jamais alors qu’il est à la tête
d’un grand pays et qu’il a un immense pouvoir. Il n’est pas un grand homme politique et il ne le sera jamais parce qu’
il lui manque une chose importante : le génie qui fait d’un dirigeant un leader qui fascine des foules entières, comme
Mandela, Obama, etc.
Au lieu de séduire le peuple congolais qui l’a accueilli en 1996 en venant du Rwanda dans les
bagages de l’AFDL, il passe son temps à mentir (diplôme obtenu dans une université américaine qui n’a pas pignon sur
rue), à tricher (fraudes électorales en 2006 et 2011), à corrompre (CEI, CENi et CSJ), à terroriser tout un pays (de l’
Est à l’Ouest), à humilier de paisibles citoyens et toute la race noire. S’il y a un qualificatif qui doit lui
convenir, c’est bien celui de « génie du mal ».
M. Joseph Kabila n’est pas un grand homme et il ne le sera jamais car
son bilan à la tête de l’Etat est largement négatif. Les Congolais, qui ont été décimés (plus de six millions de
morts), tués, assassinés, massacrés, emprisonnés, violés, violentés, humiliés, blessés dans leur dignité, n’accorderont
jamais une quelconque grandeur à l’homme qui incarne leur mal.
Avec M. Joseph Kabila à la tête de l’Etat, les
Congolais vivent une expérience directe de la médiocrité semblable à l’expérience macabre vécue sous Léopold II qui
coupa les bras des Congolais et massacra plus de dix millions de nôtres pour son enrichissement personnel. Non
seulement M. Joseph Kabila est incompétent en tant que chef d’Etat mais il est aussi médiocre en tant qu’orateur. A
part la cruauté et la traîtrise, l’homme n’a aucune qualité qui puisse attirer l’attention sur lui et susciter de l’
admiration. Sur le plan oratoire, sa voix a un ton désagréable qui sonne faux dans les oreilles. Il est desservi par
une langue non encore maîtrisée malgré le nombre d’années de pratique, soit quinze ans (de 1997 à 2012). Son anglais n’
est ni académique ni raffiné. Lorsqu’il ne lit pas un texte officiel rédigé par des professionnels de la communication,
son discours reste plat et sans grand intérêt.
Taciturne à souhait et méprisant comme s’il ignorait complètement les
exigences de la fonction présidentielle. Dès qu’il parle en public, il n’arrête pas d’évoquer les « forces négatives »
pour désigner – sans les nommer – les FDLR, c’est-à-dire les Hutu vivant à l’Est du Congo, non loin de la frontière
avec le Rwanda. En agissant ainsi, il ne s’est jamais rendu compte qu’il rappelle régulièrement ses origines tutsi et
la haine viscérale que manifestent les Tutsi envers les Hutu qu’ils accusent de tous les maux et qu’ils prennent sans
distinction d’âge et de sexe pour des FDLR.
Ceux qui le suivent l’applaudissent sans conviction pour se maintenir au
pouvoir et profiter de son incompétence.
Avec M. Joseph Kabila à la tête de l’Etat, le Congo est entré dans une sorte
de course à l’abîme, la fièvre de partition succédant à la rage de destruction masse. La RDC n’avance plus, elle recule
dans les ténèbres abyssales. Comment, Congolais lucides que nous sommes, avons-nous permis cela ?
La question qui
mérite d’être maintenant posée et qui reste hélas sans réponse est celle de savoir comment sommes-nous en arrivés là et
comment un homme sans charisme, dépourvu des qualités de leader parvient-il à dominer tout un peuple et à survivre à la
tête de l’Etat sans convaincre ni séduire et drainer des foules ?
En tout cas, M. Joseph Kabila n’a jamais suscité une
adhésion populaire à sa personne et à sa politique rétrograde. A la place de l’enthousiasme qu’exprime un peuple envers
son chef, c’est le mépris que les Congolais ont à son endroit. S’il y a un homme dans l’Histoire qui peut lui
ressembler, c’est assurément Joseph Staline qui était, comme lui, sans charisme et plein de terreur. Joseph Staline
était le produit d’un système : la bureaucratie communiste qui précéda son accession au pouvoir et qui survécut après
sa mort. M. Joseph Kabila est aussi le produit d’un système. L’AFDL, le CPP (Congo pasi na pasi) et le soutien ougando-
rwandais qui servent de soubassement à son pouvoir sont antérieurs à sa prise du pouvoir.
Quatre principaux objectifs
étaient poursuivis en déclenchant l’actuelle guerre : a) détourner l’attention des Congolais afin qu’ils cessent de
parler de fraudes électorales (et considérer M. Joseph Kabila comme celui aura mis fin à la guerre à l’Est – un héros
en quelque sorte mais c’est raté), b) faire disparaître définitivement Bosco Ntaganda de la scène (il doit déjà être au
Rwanda) afin que la CPI ne mette plus jamais la main sur lui), c) faire entrer plus de Rwandais au Congo et enfin d)
contraindre les Congolais à négocier publiquement avec les agresseurs en leur accordant des postes politiques (les
accords de mars 2009 ont permis de verser des soldats rwandais dans l’armée nationale congolaise, il est maintenant
question de verser les officiers et les acteurs politiques dans des postes politiques comme cela s’était passé à Sun
City, en Afrique du Sud avec les Ruberwa et consorts). Ce sont des enjeux que les Congolais ne doivent pas ignorer.

Cette guerre est un piège à cons dans lequel les Congolais ne doivent pas tomber. Une guerre inutile menée pour
contraindre les Congolais à accepter ceux qui la mènent. M. Joseph Kabila et ses commanditaires connaissaient l’issue
de cette guerre. N’a-t-il pas cherché à faire disparaître définitivement Bosco Ntaganda afin qu’il échappe à son
arrestation ? Qui sont dupes et qui sont dupés ? L’Américain Randolph Bourne nous rappelle que « la santé de l’Etat, c’
est la guerre » .
Après tant de souffrance, le peuple congolais doit mettre fin à sa misère. L’aventure d’un homme sans
qualités requises pour diriger un grand Etat comme la RDC bourré de femmes et d’hommes bien formés a montré ses
limites. Que l’heure vienne de donner la chance à un homme plein de charisme qui ouvrira les portes d’un futur commun
plus beau qu’avant, comme l’ont voulu les Pères de notre indépendance. Ne nous laissons plus prendre au piège de ceux
qui tiennent un discours populiste, démagogique pour résoudre leur conflit avec le pouvoir de M. Joseph Kabila.
Peuple
congolais, le danger est devant nous, il faut dès à présent écarter celui qui l’incarne afin que la paix revienne au
pays de Kimbangu, Kasa-Vubu et Lumumba.
M. Joseph Kabila fait honte à la RDC et à l’Afrique tout entière, à part le
Rwanda et l’Ouganda qui sont les parrains directs de son pouvoir.

Fweley Diangitukwa
Politologue




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29 novembre 2012

RDC : après le sommet de Kampala, le M23 peu pressé de quitter Goma

Des rebelles du M23 à Karuba, à l'ouest de Goma, le 28 novembre 2012.
Des rebelles du M23 à Karuba, à l'ouest de Goma, le 28 novembre 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic
Par RFI

En RDC, les rebelles du M23 ont annoncé qu’ils allaient commencer ce jeudi le retrait de leurs troupes à 20 kilomètres de Goma. Sur le terrain, la mission de l'ONU rapporte quelques mouvement vers Saké. Mais personne ne sait encore où les soldats de la rébellion vont se redéployer. L'un de ses chefs militaires a annoncé que ses hommes s'installeront sur plusieurs axes autour de Goma. Une situation difficilement acceptable pour le pouvoir congolais.

Les quelques soldats du M23 croisés ce jeudi matin dans les rues de Goma ne semblaient pas un seul instant habités par un quelconque sentiment d’urgence, préparant à la hâte leurs paquetages pour regagner leurs anciennes positions au nord de la ville. Sur l’axe menant à Kibumba, la petite localité où devraient se déplacer les éléments de la rébellion, personne n’avait vu le moindre véhicule militaire remonter vers le Nord.

Selon les Nations unies, les premiers mouvements de combattants ont en fait été signalés au sud-ouest de Goma, sur la route menant de Mushaki à Saké. D’après la mission de l’ONU sur place, quelques éléments de la rébellion seraient en mouvement pour se regrouper à Saké, une ville qu’ils avaient conquise la semaine dernière. L’une des inconnues du moment est de savoir concrètement où vont se redéployer les soldats de la rébellion.

Les Nations unies confessent une certaine perplexité à la vue de l’accord signé à Kampala entre les chefs d’Etats de la région. Les troupes du M23 vont-elles revenir sur leurs anciennes positions à 20 kilomètres au nord de Goma ? Où bien vont-elles s’installer tout autour de la ville ? Sur ce point, l’un des patrons militaires de la rébellion est formel. Selon lui, ses hommes garderont des positions aux environs de Goma sur plusieurs axes, ce qui créera de fait un encerclement de la ville. Une situation qui semble aujourd’hui difficilement acceptable pour le pouvoir congolais qui a désormais le choix entre deux options : l’action militaire ou la poursuite des discussions.

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La position du M23 ne crée aucun lien entre l'UDPS et ce mouvement

En exigeant la levée de siège de la résidence d'Etienne Tshisekedi et la vérité des urnes, le secrétaire général de l'UDPS, Bruno Mavungu estime que le M23 veut se montrer tout simplement démocrate. Le M23 espère dans ses prises de position en faveur de l'UDPS, son président et même en faveur de certains acteurs politiques et de la société civile comme Gabriel Mokia, Kutino Fernando, s'attirer de la sympathie des R-dcongolais, a affirmé Bruno Mavungu, à l'occasion d'un entretien avec la rédaction de CONGONEWS dans l'après-midi du hier à l'hôtel Memling. Le M23 n'est pas seul à exiger ou encore à réclamer la vérité des urnes.

 

Ce combat l'UDPS et des millions des Rd-congolais, le mènent également. A ce que je sache, souligne Mavungu, l'UDPS a toujours dénoncé la mise en résidence surveillée de son président. Cependant, le secrétaire général de l'UDPS continuent à soutenir comme il l'a fait lors de l'une de ses dernières conférences de presse que le M23 est un  groupe de rebelles à la solde de Kabila avec qui l'UDPS ne peut jamais faire alliance ou collaborer.

Il y a peu, répondant aux accusations de Lambert Mende Omalanga, selon lesquelles l'UDPS serait de connivence avec le M23, Bruno Mavungu avait affirmé que son parti n'avait aucun contact avec ce groupe armé. Et Mavungu maintient cette position. Pour lui, établir des contacts avec le M23, c'est jouer pratiquement au jeu de Kabila.

L'UDPS n'a jamais approché et ne s'est jamais intéressé pour un quelconque dividende aux mouvements armées opérants à l'Est de la Rd-Congo, confirme Mavungu, particulièrement le M23, autre appellation du CNDP, groupe qui, jusqu'à ce jour est membre à part entière de la Majorité présidentielle, que Mavungu, qualifie de conglomérat d'aventuriers politiques et militaires agglutinés autour de Kabila. Le secrétaire général de l'UDPS affirmait alors que Kabila et le M23 ont signé et scellé un accord de partenariat politique et militaire et que la non exécution des certaines clauses de cet accord est à la base de leur querelle et brouille actuelle. Et Mavungu de s'interroger : qui ne sait pas aussi que c'est par fidélité au même partenariat et à d'autres accords secrets signés avec le Rwanda que Kabila, n'a jamais osé condamner l'agression de la RD-Congo. Ils ont, par contre, dit-il, continuer à protéger Bosco Ntaganda, le criminel recherché par la CPI -Cour pénale internationale- et qu'ils ont élevé au rang de général des FARDC, alors qu'il s'agit d'un sujet rwandais? Par ailleurs, Mavungu affirme que comme tout le monde peut s'en rendre compte, contrairement au conglomérat, CNDP-PPRD-CPP ; l'UDPS, porte étendard des aspirations légitimes du peuple congolais n'a aucun lien avec le M23 ou d'autres groupes armés. De poursuivre que le M23, mué aujourd'hui en ARC, tienne un discours exigeant de Kabila, battu aux élections du 28 novembre 2011 par Etienne Tshisekedi, le respect de la vérité des urnes, cela ne crée aucun lien entre l'UDPS et ce mouvement.

JOHN TSHINGOMBE

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Réagissant aux revendications du M23 Mende crie à la distraction

Kinshasa accuse les rebelles de commettre des actes de pillages à Goma.

Revendiquant au départ l'application des accords du 23 mars 2009 signés avec le gouvernement de Kinshasa pour justifier leur aventure militaire dans la province du Nord-Kivu, le M23 vient de monter les enchères en exigeant, en outre, la lumière autour de la tentative d'assassinat du docteur Mukwege, l'arrestation de John Numbi pour son implication dans la mort de Floribert Chebeya. En plus, les rebelles exigent qu'Etienne Tshisekedi soit libre de tout mouvement, la dissolution de la CENI et que les négociations avec Joseph Kabila soient élargies à l'opposition politique, la société civile et la diaspora congolaise.

Dans son point de presse animé hier mercredi 28 novembre 2012 dans son cabinet de travail, le porte-parole du gouvernement de Kinshasa, Lambert Mende Omalanga, a répondu que « ces manoeuvres de distraction ne feront jamais oublier au peuple congolais que les éléments du M23 ont ramené à la surface des abominations et des horreurs que notre peuple s'est juré de ne plus revivre. Cette agitation est donc de la peine perdue …

Et de poursuivre, la réévaluation de l'accord du 23 mars n'amènera pas la République démocratique du Congo à exonérer de leurs responsabilités les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dénoncés notamment par l'ONU.

Catastrophes observées à Goma

Suite aux derniers combats menés dans la ville de Goma, à en croire Lambert Mende, une véritable catastrophe humanitaire” s'observe au Nord-Kivu avec de nouveaux mouvements impromptus et incontrôlés des populations déplacées notamment dans les camps de Kanyaruchinya et Mugunga, Sur le plan humain, poursuit le porte- parole du gouvernement, en plus des morts directes consécutives aux affrontements armés, il y a un désastre humanitaire indescriptible impliquant plus de 300 000 personnes exposées depuis avril 2012 à l'errance, aux intempéries, aux maladies, privées de nourritures, d'eau potable, de soins médicaux…

Suite à la coupure générale d'alimentation en énergie électrique provoquée par le M23, tous les stocks de vaccin prévus pour différentes campagnes de vaccination Nord-Kivu ont été endommagés. Des assassinats ciblés perpétrés par les rebelles ont coûté la vie à plus de 64 Congolais, rien que dans la seule ville de Goma pendant les quelques jours de son occupation.

228 civils grièvement blessés par balle ou à la baïonnette ont été reçus dans différentes formations médicales du chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

La dernière victime, renchérit Mende Omalanga, est Monsieur Uzaribara Mashano, abattu à bout portant, hier mercredi 28 novembre, vers 1h30', sur le site de l'hôtel Karibu par des éléments du M23.

Plus grave, à l'hôpital militaire de Katindo, des éléments du M23, révèle le ministre des Médias, ont enlevé à la pointe des armes tous les blessés de guerre des Fardc dont aucun n'a donné signe de vie à ses proches jusqu'à présent. Plusieurs centaines d'enfants de moins de 17 ans ont été contraints de s'enrôler dans les rangs des éléments du M23.

Pillage systématique de la ville conquise

Depuis le 20 novembre 2012, date de l'entrée des mutins et de leurs accompagnateurs dans la ville de Goma, annonce le ministre, plusieurs résidences officielles, entrepôts et véhicules d'entreposage de carburant, véhicules 4x4 officiels et privés, ont été systématiquement pillés avant d'être emportés vers une destination inconnue, hors du territoire de la République démocratique du Congo. Des résidences sont occupées par les responsables du M23.

A l'hôpital de Katindo, les rebelles ont démonté les installations d'une morgue moderne d'une capacité de 12 dépouilles, récemment acquise par les autorités congolaises. Les pièces démontées ont été emmenées, à en croire ce membre du gouvernement, hors de la RDC.

Le charroi automobile de l'Office des Routes pour la construction et la réfection du réseau routier du Nord-Kivu a disparu, de même que les véhiculés de l'OVD et de la Police nationale congolaise.

Au ministère provincial des Finances, 300 plaques d'immatriculation de véhicules ont disparu. Les stocks des minerais saisis par les services de l'Etat ont traversé la frontière alors qu'ils étaient frappés d'interdiction d'exportation du fait de la non déclaration du site de provenance.

Pour Lambert Mende, les auteurs de tels actes de barbarie doivent répondre devant la justice tant nationale qu'internationale.

LEFILS MATADY

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Après sa lecture biaisée sur les événements de Goma Matata Ponyo hué hier au parlement

Pour les députés de l'Opposition, le 1er ministre a fui le débat tant réclamé sur l'instabilité chronique qui prévaut au Kivu et a conduit à la prise de la ville de Goma par les rebelles du M23. Toutefois, le président de l'Assemblée nationale a promis de reprogrammer ce débat avant la fin de la session ordinaire en cours.

C'est sous les huées des députés nationaux membres de l'Opposition politique que le 1er ministre a quitté, hier mercredi 28 novembre, la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du Parlement de la République, où se tenait la séance plénière consacrée à audition du Gouvernement sur la situation sécuritaire dans l'Est de la PDG en général, et dans la province du Nord-Kivu en particulier.

Dans leurs slogans, les députés de l'Opposition reprochaient à Augustin Matata Ponyo d'avoir fui le débat qui devait suivre son allocution, enchantant : « Akimi na ye ee, akimi na ye ! »

Ce climat malsain a commencé lorsque, dans une motion d'ordre, la députée Vicky Katumwa, membre de la Majorité présidentielle (MP), a proposé à la plénière de ne pas accepter le débat après l'exposé du chef du Gouvernement, estimant que cet exposé a été clair sur toute la ligne.

Un échange de paroles et menaces de tout genre s'est déclenché entre députés MP et leurs collègues de l'opposition. Le président de l'Assemblée nationale a dû suspendre la plénière pendant une trentaine de minutes, afin de permettre aux esprits de se calmer. Néanmoins, la persistance des tiraillements dans une salle des Congrès où les députés MP ont, eux aussi, commencé à chanter la victoire du 1er ministre au rythme de « longi na ye ee, alongi na ye ! », a obligé le bureau de la chambre basse à demander à Matata Ponyo de prendre Congé de la représentation nationale. Le bureau a promis de poursuivre le débat avant la fin des travaux de la session ordinaire en cours.

Dans sa communication, le 1er ministre a retracé l'historique de la guerre imposée à la RDÇ par la République du Rwanda qui accorde un soutien sans faille, en hommes des troupes et matériels militaires, au mouvement rebelle du M23 qui opère dans la province du Nord-Kivu, et qui s'est emparé de la ville de Coma et de tant d'autres contrées de la province.

Augustin Matata Ponyo s'est aussi appesanti sur les rencontres de Kampala qui, de son avis, ont eu un effet positif quant à la résolution de la crise. Il a annoncé que, selon les dernières informations qu'il détient, le M23 a déjà commencé à quitter cette ville, et le Gouvernement va mettre tout en oeuvre pour constituer une armée congolaise républicaine forte, capable de dissuader les ambitions expansionnistes de certains de ses voisins.

Le budget 2013 voté

L'incident d'hier est intervenu juste après le vote du projet de loi de finances pour l'exercice 2013. Sur 372 députés ayant participé à ce vote, 319 oui ont été enregistrés ; 20 députés ont voté non, contre 33 abstentions. Ce projet de loi a été transmis au Sénat pour examen et adoption en seconde lecture.

Marcel TSHISHIKU

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Cinglante mise au point de la Monusco : Aucun embargo sur les armes ne pèse sur la RDC

fardc

Pour justifier notre incapacité symptomatique à bâtir une armée suffisamment forte, à même de défendre valablement l'intégrité territoriale nationale, le raccourci est vite trouvé, le pays est sous embargo d'importation d'armes, a-t-on l'habitude de claironner. Il n'en est rien.

Le porte-parole de la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), Madnodje Mounoubaï, a mis en mal cette imposture intellectuelle, entretenue même par de hautes autorités du pays, suivez mon regard, en affirmant sans équivoque, hier mercredi 28 novembre au cours du point de presse hebdomadaire conjoint des Nations Unies que, la RDC n'est pas sous l'embargo d'importation ou d'achat des armes lui imposée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

" L'embargo sur les armes contre la RDC a été levé depuis 2008 ", a insisté le porte-parole de la mission onusienne. Evidemment, le pays a été frappé par cette mesure contraignante à la suite du massacre des étudiants à Lubumbashi " Lititi Mboka " survenu en 1990 pendant la deuxième république, même si ce massacre n'a jamais été prouvé par de preuves irréfutables.

Madnodje Mounoubaï précise que l'embargo actuellement en vigueur en RDC, ne concerne que les groupes armés et non le gouvernement congolais. Avant d'ajouter que, l'acquisition ou l'achat des armes par la RDC doit se faire selon les règles bien établies. Conformément à la politique mondiale de non prolifération des armes de guerre, qui ne doivent pas surtout tombées entre des mains non autorisées, aux groupes criminels ou encore terroristes.

D'ailleurs, la résolution 1807 du Conseil de sécurité adoptée le 31 mars 2008 à sa 5861ème séance est plus que explicite sur ce point. Elle stipule, le Conseil de sécurité décide que les mesures sur les armes, précédemment imposées au paragraphe 20 de la résolution 1493 (2003) et au paragraphe 1 de la résolution 1596 (2005) telles que renouvelées au paragraphe 1 ci-dessus, ne s'appliquent plus à la fourniture, à la vente ou au transfert au gouvernement de la République démocratique du Congo d'armes et de matériel connexe ni à la fourniture d'une assistance ou de services de conseil ou de formation ayant un rapport avec la conduite d'activités militaires destinés au gouvernement de la République démocratique du Congo…

En fait, dans la résolution 1493 adoptée le 28 juillet 2003 sur l'embargo des armes en RDC, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait d'abord imposé un embargo sur les armes à tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le territoire du Nord Kivu et du Sud Kivu et de l'Ituri, ainsi qu'aux groupes qui n'étaient pas parties prenantes à l'accord global et inclusif, en république démocratique du Congo.

 

Modification et renforcement du régime de sanctions

Le Conseil de sécurité a ensuite modifié et renforcé le régime de sanctions en adoptant les résolutions 1533 (2004), 1596 (2005), 1649 (2005), 1698 (2006), 1768 (2007), 1771 (2007) et 1799 (2008) par lesquelles, il a notamment, étendu à l'ensemble du territoire de la République démocratique du Congo le champ d'application de l'embargo sur les armes, imposé de nouvelles sanctions ciblées (interdiction de voyager et gel des avoirs) et élargi les critères permettant de déterminer quels individus et entités peuvent faire l'objet de ces sanctions.

Ainsi, le comité du conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004) concernant la République démocratique du Congo a été établi le 12 mars 2004 afin de surveiller l'application des sanctions imposées et d'exécuter les tâches fixées par le Conseil de sécurité au paragraphe 15 de la résolution 1807 (2008), au paragraphe 6 de la résolution 1857 (2008) et au paragraphe 4 de la résolution 1896 (2009).

Il est donc inadmissible, incompréhensif pour de personnes sensées présider la destinée du pays, avec tout ce que cela implique, qu'elles ignorent que le pays n'est pas en ce moment sous embargo sur les armes et autres équipements militaires pour la défense du pays. A moins que cela soit tout simplement, si besoin en est encore une preuve de complicité tant décriée contre la patrie.

Même dans tous les pays du monde, soutient Madnodje Mounoubaï, il y a seulement certains types d'armes qui sont autorisées pour l'usage personnel, notamment les armes de chasse ne sont pas interdites, à la différence des armes de guerre ou d'assaut.

Pour balayer définitivement cette rengaine qu'on nous rabat jour et nuit les oreilles, le porte-parole de la Monusco appelle les Congolais au sens de discernement et de jugement. " Nous avons vu des armes défiler à l'occasion des festivités du cinquantenaire. A ce que je sache, la RDC ne fabrique pas les armes ici ", a-t-il enfoncé.

Sur le même registre, il note que, maintenant si la RDC dit qu'elle a les moyens et qu'elle veut acheter les armes nucléaires ou les armes chimiques, cela n'est pas possible. Par contre pour les armes de guerre classiques ou conventionnelles et tous autres équipements militaires, " vous êtes tenu de faire une déclaration une déclaration que vous achetez tels types d'armes ", a-t-il signifié.

Une démarche qu'il explique par le besoin de suivre la traçabilité ou de contrôler la circulation des armes dans le monde.

Le porte-parole de la Monusco a également tenu à éclairer la lanterne des uns et des autres sur le chapitre 7 du Conseil de sécurité. " Beaucoup semble croire que le chapitre 7 se résume uniquement à l'utilisation des forces militaires ou des armes ", a-t-il déclaré.

Outre le recours aux forces militaires, il a indiqué qu'il y a aussi toute une série des mesures coercitives. " Ce n'est pas dire que nous sommes sur le chapitre 7, on tire sur tout ce qui bouge. Il y a de règles, a-t-il relevé, avant de paraphraser le représentant spécial général du secrétaire général des Nations Unies pour la RDC, Roger Meece, " nous sommes une armée de paix et non une armée de guerre ".

Dovin Ntelolo Diasonga

 

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RDC : l’ONU dénonce « l’appui extérieur » au M23

Un soldat du M23 à Goma, mercredi 28 novembre 2012.
Un soldat du M23 à Goma, mercredi 28 novembre 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic
Par Ursula Soares

Au moment où les rebelles du M23 ont amorcé, ce mercredi 28 novembre, un retrait de la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution dénonçant « l’appui extérieur » à la rébellion et envisageant, par ailleurs, de nouvelles sanctions. Selon l'accord conclu en Ouganda, les hommes du M23 doivent se replier à environ 20 kilomètres au nord de la ville et la rébellion s’est engagée à le faire d’ici vendredi.

La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, déposée par la France et adoptée à l’unanimité, « exige de nouveau que cesse immédiatement tout appui extérieur au M23 » et « envisage de nouvelles sanctions ciblées contre les dirigeants du M23 et les personnes qui lui fournissent un appui extérieur », précise le texte.

Bien que le Rwanda et l’Ouganda ne soient pas nommément cités, ils sont accusés par des experts de l’ONU de soutenir et armer les rebelles du M23, ce qu’ils démentent.

Cette résolution intervient au moment où le M23 s’est dit prêt à quitter Goma, d’ici vendredi, à condition que les forces congolaises, les FARDC, ne reviennent pas en ville ; que Goma soit sous administration politique et administrative du M23 et que le mouvement puisse maintenir une centaine d’hommes à l’aéroport. « Ces conditions sont préalables à toute négociation proprement dite avec le président Joseph Kabila », a précisé le chef politique du mouvement rebelle, Jean-Marie Runiga.

Le M23 a amorcé ce mercredi son retrait de Goma, à 20 kilomètres au nord de la ville, bien que l’on ne puisse pas encore parler de retrait massif et effectif. Ces premiers mouvements semblaient surtout concerner du matériel.

Joint par RFI, Manodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco (Mission des Nations unies en RDC), des hommes du mouvement rebelle sont toujours basés dans la ville de Sake, ville située à trente kilomètres à l’ouest de Goma, sur la route menant au Sud-Kivu et point de passage obligé pour remonter vers Goma.

Situation d’urgence à Goma et alentours

Aucun bilan des récents affrontements entre l’armée congolaise et la rébellion n’a encore été dressé. Cependant, la Croix-Rouge congolaise a indiqué, ce mercredi, avoir ramassé 62 corps dans les rues de la ville dans les jours qui ont suivi la prise de Goma (le 20 novembre). Les victimes sont des militaires et des civils.

Dans un communiqué, l’ONU, de son côté, a relayé des informations d’humanitaires selon lesquels « au moins 22 viols » ont été commis par des hommes « en tenue militaire » dans la nuit du 22 au 23 novembre à Minova, à la frontière du Nord et du Sud-Kivu. Après les combats, environ 3 000 hommes de l’armée régulière de RDC s’étaient retranchés dans cette localité.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les lignes de front se sont maintenant déplacées vers l’ouest de Goma, dans province du Nord-Kivu. Pour la première fois, depuis le début des événements, des équipes de cette organisation se sont rendues à Sake.

Jointe par RFI, Annick Bouvier, porte-parole du CICR à Kinshasa, se dit très préoccupée par ce qui se passe dans cette localité mais aussi à Minova, Masisi et Rutshuru où de violents affrontements ont eu lieu ces derniers jours.

 

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28 novembre 2012

Après l’ultimatum de la CIRGL : Crainte du pire à Goma

Pasteur Jean-Marie Runiga Legerero Pasteur Jean-Marie Runiga Legerero

Le M23 a réitéré ses exigences pour se retirer cette ville après les négociations élargies à certaines composantes congolaises tandis que Kinshasa qui ne l’entend de cette oreille a lancé une contre offensive. Deux faits hautement significatifs ont été enregistrés hier mardi 27 novembre en rapport avec la ville de Goma sous contrôle depuis le dimanche 18 novembre du M23. Au cours de la journée, le coordonnateur de l’ex CDNP en la personne de Jean-Marie Runiga Legerero a tenu une conférence de presse

 au cours de laquelle il a réitéré la position de son mouvement d’opérer le retrait de la ville après l’obtention de la part de Joseph Kabila d’un cessez-le-feu et l’établissement d’un calendrier des négociations qu’il souhaite élargir à la société civile, à la diaspora et a l’opposition. D’autres points ont été abordés au cours de cette manifestation qui peut être considérée comme une réaction du M23 à la contre offensive dont il a été l’objet mardi très tôt matin. Des sources indépendantes ont affirmé les attaques des FARDC à partir de Minova, contre les positions du M23 basées dans les localités de Shasha et de Karuba. Des combats ont été aussi signalés à Mushaki, une importante agglomération de Masisi.

C’est l’ambiance de guerre aux environs de la ville de Goma où la population civile tient à vivre normalement. Le M23 qui administre cette capitale provinciale avec toutes les dividendes économiques qu’il est entrain de tirer n’est pas encore prêt à se retirer de cette entité politico-administrative. Le rappel des conditions posées en dit vraiment long. En plus des négociations inclusives, le M23 réclame le retrait des groupes armés étrangers actifs en RDC, l’arrestation de l’inspecteur général de la police suspendu John Numbi qui est considéré par plusieurs ONGDH comme pièce maîtresse dans l’assassinat du Secrétaire exécutif de la VSV, la libération sans condition des prisonniers politiques, la dissolution de la CENI et la levée de la privation des mouvements d’Etienne Tshisekedi.
Faisant allusion aux résolutions de Kampala V, Jean-Marie Runiga a souhaité l’ouverture d’un couloir humanitaire et la collaboration avec la Monusco. La sécurité de la ville de Goma, la relance des activités économiques dans les localités sous la gestion de son mouvement et la contre offensive amorcée par le nouveau chef d’état major de la force terrestre ont été aussi abordées par le responsable politique du M23. 
Cette prise de position annoncée hier par Runiga via la presse à Goma met fin aux nouvelles en circulation sur la division au sein du M23 où il est attribué à certains membres de se plier sans condition à l’appel lancé samedi dernier à Kampala. De toutes les façons, il a été entendu des déclarations allant dans le sens des craintes exprimées par rapport à la sécurité de la population en cas du retrait du M23 de la ville de Goma. Le porte-parole militaire du M23, le colonel Vianney Kazarama, s’était confié dans ce sens à l’AFP quand l’ultimatum de 48 heures pour le retrait de Goma était d’actualité ou courait. A propos du retrait que Kinshasa semble considérer comme une victoire, celui-ci passe selon des experts en matière de guerres et autres observateurs avertis comme un simple marché des dupes. Demander au M23 de se retirer à 20km de Goma alors qu’il dispose des troupes aux alentours de la capitale du Nord-Kivu permet à celui-ci à bien se renforcer.
Ainsi est-il bien temps pour Kinshasa de revoir ses calculs et d’explorer la bonne piste pour arriver à bout de cette situation de guerre à l’Est sans casse pour la population civile. La communauté internationale tournée presqu’en bourrique suite à la position bicéphale du régime en place sur les principaux soutiens du mouvement rebelle ayant occupé la ville de Goma et certaines localités environnantes s’arrêtera sûrement quelque part. Elle a fait vraiment l’essentiel dans ce dossier en dénonçant le Rwanda et l’Ouganda comme étant, les principaux commanditaires des hostilités meurtrières dans le Nord-Kivu.

N’ayant pas mis à profit ces dénonciations, le pouvoir en place a brillé par une discordance mettant aujourd’hui hors cause Kigali et Kampala. Présentement, il doit chercher la voie la meilleure pour épargner du pire de nombreux congolais, qui ne sont pas totalement d’accord avec le M23 dont la gestion pose quelque problème en rapport avec l’intérêt des communautés locales.
Par MKM

 

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