Nzanga Mobutu devant la presse après le dépôt de sa candidature pour la présidentielle 2011, le 7/09/2011 au bureau de réception et de traitement des candidatures à la présidentielle à Kinshasa. Radio Okapi/ Photo TshimiNzanga Mobutu devant la presse après le dépôt de sa candidature pour la présidentielle 2011, le 7/09/2011 au bureau de réception et de traitement des candidatures à la présidentielle à Kinshasa. Radio Okapi/ Photo Tshimi

L’Union des démocratesMobutistes (Udemo) appelle le gouvernement congolais à démissionner suite à son « incapacité » de diriger la RDC en situation de crise, faisant allusion à la guerre de l’Est menée par les rebelles du Mouvement du 23 mars depuis le mois de mai dernier. Le parti de Nzanga Mobutu [le fils du feu maréchal Mobutu et ancien ministre de Kabila de 2006 à 2010], a, au cours d’un point de presse tenu jeudi 29 novembre à Kinshsas, décrié la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

« Ce pouvoir caractérisé par l’absence de leadership au sommet de l’Etat n’est plus digne de gouverner la RDC en situation de crise sociale, politique et sécuritaire », a déclaré le porte-parole de l’Udemo, Emile Sadiki.

Selon lui, le gouvernement avec son leadership doivent démissionner car, dit-il, leurs actions sont inefficaces pour la protection de peuple congolais et la défense de l’intégrité territoriale.

« Le constat est clair : la situation actuelle de la RDC dénote un déficit sécuritaire criant et une balkanisation de fait de la République au profit des agresseurs. Ce qui logiquement aboutit à affirmer que le président de la Rép a failli à son devoir sacré et a donc logiquement violé son serment constitutionnel », a affirmé Emile Sadiki.

L’Udemo regrette que jusqu’à présent, la RDC ne parvient pas à décréter l’Etat d’urgence face à l’occupation de Goma, évoquant l’article 85 de la Constitution de la République.

L’article 85 de la Constitution dispose : « Lorsque des circonstances graves menacent, d’une manière immédiate, l’indépendance ou l’intégrité du territoire national ou qu’elles provoquent l’interruption du fonctionnement régulier des institutions, le Président de la République proclame l’état d’urgence ou l’état de siège, après concertation avec les présidents des deux chambres (…). Il en informe la nation par un message.

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