31 octobre 2012

Dans son discours devant l'Assemblée nationale de la RDC André Flahaut énerve l'Opposition congolaise

Les députés membres de l'Opposition politique de la République Démocratique du Congo ont exprimé, hier mardi 30 octobre, leur déception après avoir suivi le discours du président de la Chambre des représentants du Royaume de Belgique dans la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du Parlement congolais.

Ce mécontentement a été d'abord manifesté par des chahuts au moment même où le parlement belge tenait prononçait son discours, si bien que ce dernier s'est senti obligé de rappeler l'assemblée à l'ordre.

Pendant la pause, le député national Jean Lucien Bussa Tongba a indiqué qu'André Flahaut est très coupé des réalités congolaises, et loin de savoir ce qui se passe dans le fin fond du Congo. Selon cet élu du peuple congolais, le président de la Chambre des représentants de la Belgique n'a pas qualifié la situation de l'Est d'agression, préférant parler d'une mutinerie. Or, tout le monde sait que le pays est agressé par le Gouvernement rwandais et que le Rwanda occupe une partie du territoire congolais.

Flahaut n'a pas fait allusion à la démocratie, comme si tout était rose en RDC. Pourtant, il y a des grands déficits démocratiques à relever, notamment en ce qui concerne la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI. C'est dommage pour un partenaire privilégié de la RDC. S'agissant de la bonne gouvernance, Jean Lucien Bussa a soutenu qu'André Flahaut a étonné l'Opposition par le satisfecit qu'il donne au Gouvernement congolais. Il a véritablement fait le porte-parole de ce Gouvernement. Il aurait dû être en RDC pendant la Francophonie. Peut-être c'est un discours réservé aux pays francophones. Et dans cette contradiction des discours, l'adresse de Flahaut aurait une place marginale.

Cependant, le député congolais a salué la présence d'André Flahaut et de la Belgique en RDC, avant de relever que la RDC souhaiterait que la Belgique comprenne les réalités congolaises. Et lorsque Flahaut s'oppose à l'exportation des expériences et des modèles, il oublie qu'il y a la norme internationale car l'adhésion de la RDC à l'OHADA n'est pas une norme authentiquement congolaise, encore moins le doing business.

Et de poursuivre : “ Pourquoi quand il s'agit de la démocratie, c'est une adaptation à plusieurs vitesses et à géométrie variable ? Ceci étonne ! Je comprends qu'il a le réflexe du colonisateur, l'exploitation du Congo dans le seul but de préserver quelques intérêts. Tout ce que nous demandons aux partenaires de la RDC... c'est d'aider notre pays à pouvoir réaliser son rattrapage par rapport à d'autres pays sur les plans politique, économique et social. Malheureusement, au moment où le Congo e besoin de l'impulsion de tous pour améliorer l'efficacité de ses institutions, la démocratie et la gouvernance, voilà des gens qui viennent avec des discours totalement mous pour nous dire que ça marche très bien … ».

Même son de cloche de la part du député national Clément Kanku qui a qualifié le discours d'André Flahaut d'ambigu et de paternaliste. De l'avis de ce membre de l'Assemblée nationale, alors que la RDC traverse une situation grave avec la guerre lui imposée par le Gouvernement rwandais, le peuple congolais aurait souhaité que Flahaut vienne condamner clairement le Rwanda pour les violations des droits de l'homme, exactions et tueries que le Rwanda est en train de commettre.

Malheureusement, nous avons encore eu une langue de bois. Nous voudrions savoir pourquoi la Belgique a voté en faveur de l'admission du Rwanda au Conseil de sécurité comme membre non permanent, parce que si réellement la Belgique tait compatissante avec le peuple congolais, elle lui aurait montré sa bonne foi en votant contre la candidature du Rwanda, parce que nous sommes dans un pays mal gouverné, où les droits de l'homme sont constamment violés par ceux qui nous gouvernent, où la mauvaise gouvernance a pignon sur rue, où la gabegie financière bat son plein, où il n'y a rien qui marche...”, s'est exclamé le député.

Clément Kanku a aussi affirmé que Flahaut a voulu amener un discours équilibriste qui n'a pas tenu. Il a compris que dans la salle des Congrès, il y avait une bonne partie des députés qui n'était pas d'accord avec lui.

La Majorité applaudit

Pendant que l'Opposition rouspétait, la communication d'André Flahaut a été entrecoupée par des applaudissements des députés membres de la Majorité présidentielle.

Pour sa part, le député Joseph Ipakala a soutenu, devant la presse, que ses impressions sont très bonnes dans ce sens que Flahaut a posé, de façon très polie, le diagnostic sur la situation du pays. Il a soulevé toutes les questions qui préoccupent la RDC, en passant par les problèmes politique, de justice, économique... Il adonné des pistes de solutions et indiqué le rôle que le Parlement doit jouer en faisant de bonnes lois pour arriver à bien gérer toutes ces questions.

Le député François Bokona a défendu ce point de vue, rappelant que la Belgique entretient des liens séculaires avec la RDC. “ En tant que haut responsable de la politique belge, il est tout à fait indiqué que Flahaut puisse faire une visite d'échanges avec notre pays, et nous adresser ce mot d'encouragement et des conseils pour que notre pays puisse aller de l'avant et retrouver sa place dans le concert des Nations... Je ne connais pas le vote émis par la Belgique en faveur du Rwanda comme membre non permanent du Conseil de sécurité “, a conclu François Bokona.

Ci-dessous quelques lignes du discours d'André Flahaut.

« … est vrai que rien n'est parfait … beaucoup doit encore être fait pour que cette démocratie naissante … se consolide et qu'elle ouvre la voie à un Congo uni et indivisible, libre et prospère, occupant la place qui doit être la sienne en Afrique et dans le monde.

Je m'en voudrais toutefois de donner des leçons dans d'autres pays parfois très fiers de leur passé démocratique et singulièrement intransigeants. Il a fallu un siècle, 12 changements de régimes, 4 révolutions et un coup d'Etat pour en arriver là.

J'ai personnellement suivi ce cheminement … et j'entends apporter ma pierre à l'édifice dans les fonctions que j'occupe actuellement en Belgique... les Parlements ont un rôle importants, un rôle déterminant à jouer dans la recherche de la paix. La diplomatie parlementaire doit être une réalité sur la situation à l'Est par exemple, parce que certains d'entre vous viennent de régions à l'Est. Vous connaissez le mieux la souffrance de populations. Vous êtes les unes et les autres les mieux informés des réalités sur le terrain et exprimez le mieux les jugements et appréhensions les plus justes.

Il convient donc de vous écouter et de vous associer au travail de vos assemblées parlementaires à la recherche des solutions pour une paix durable en rencontrant des parlementaires d'ici et d'ailleurs, en vue de dégager des solutions pragmatiques et humaines et de retrouver la voie de la raison et de la paix.

La crie à l'Est du Congo n'est pas une première. Elle n'est non plus une surprise.

C'est la réapparition d'un problème sitique. Il ne s'agit pas d'un problème frontalier loin de Kinshasa, mais d'une question qui met en danger la substance même du pays. De plus, les souffrances de la population sont indescriptibles et tous les Congolais devraient être solidaires. La crise demande, bien sûr, une solution à court terme. Le groupe de mutins qui occupent... veut créer le chaos dans le Kivu, en tentant de nouer des alliances avec différents mouvements armés doit être … réduit. Aucun défi à l'intégrité du territoire ne peut être toléré … »

Marcel TSHISHIKU

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Pour renforcer ses rangs : Le M23 recrute à Brazzaville

Selon des sources, les EX-FAZ, plus particulièrement les éléments de la DSP sont les plus sollicités par ce mouvement rebelle de l'Est de la RD Congo. Mais ces derniers refusent l'offre. Six suspects sont aux arrêts et détenus actuellement à la Maison d'arrêt de Brazzaville.

Le M23, un mouvement rebelle en opération dans l'Est de la RD Congo bénéficiant du soutien de certains pays voisins notamment le Rwanda, serait en train de recruter pour le moment à Brazzaville, la capitale de la République soeur du Congo.

Selon de nombreux médias en ligne, qui ont révélé l'information, ce sont les ex-FAZ (Forces armées zaïroises), plus particulièrement les éléments de la DSP (Division spéciale présidentielle) du défunt Maréchal de la RD Congo, le feu Mobutu, qui sont très sollicités pour leur meilleure formation. Les mêmes sources renseignent que ces ex-FAZ refusent cette offre pour ne pas se compromettre dans cette sale affaire.

A en croire ces sources, c'est le 20 octobre dernier que six jeunes gens se sont présentés à l'embarquement du vol d'Ethiopian Airlines à destination d'Addis-Abeba, en Ethiopie. Ils étaient tous en possession des passeports diplomatiques de la RD Congo. Mais quelque chose a intrigué les services d'émigration du Congo-Brazza. Leur accoutrement n'était pas digne de diplomates. Bien plus, leur français approximatif a fini par mettre la puce à l'oreille de ces services, qui ont décidé de ne pas les laisser passer la frontière.

Interrogés, ils ont fini par avouer qu'ils sont recrutés par le M23 pour le compte duquel ils sont en train de se rendre à l'Est de la RD Congo, via Addis-Abeba, en Ethiopie, et Kigali, au Rwanda. Sur les six personnes arrêtées et détenues actuellement à la Maison d'Arrêt de Brazzaville, quatre sont de nationalité Rd congolaise, tandis que deux sont des hutus rwandais. Il importe d'indiquer que ces jeunes sont tous des civils. Aucun militaire n'est signalé parmi eux.

Selon d'autres sources, la présence des passeports diplomatiques de la RDC entre les mains de ces nouvelles recrues du M23, oblige à poser la question de savoir par quel moyen elles ont acquis tous ces documents. Surtout, comment est-ce que ce mouvement rebelle octroie facilement les passeports aux éléments qu'il recrute.

Le M23, comme on le sait tous, est créé, armé, financé, entraîné, encadré militairement et politiquement par le Rwanda, selon le dernier rapport des experts de l'Onu sorti au cours du mois d'octobre 2012.

Ceci nous ramène à une année derrière nous. En effet, il y a une année à peu près, on avait appris via l'Internet du vol de passeports dans le bureau d'un des ministres du dernier gouvernement sortant. Le nombre de 1.000 passeports a été avancé. Ces passeports auraient été dérobés par des travailleurs journaliers. Mais jamais une enquête n'a été diligentée pour mettre la main sur les coupables de ces actes susceptibles de compromettre l'avenir de la RD Congo.

L.T.

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RDC: Bukavu, ville morte pour protester contre l'insécurité

 

La ville de Bukavu en RDC.
La ville de Bukavu en RDC semble avoir été la plus touchée par la première secousse.
(Source : www.interet-general.info)
La ville de Bukavu en RDC.
Par RFI

A Bukavu, capitale du Sud-Kivu dans l'est de la RDC, la société civile appelle à une journée ville morte ce mercredi 31 octobre 2012. L'objectif est de dénoncer l'insécurité, notamment les assassinats qui se multiplient.
 

   
 
 

Ville dangereuse, crimes qui se multiplient, l'insécurité grandissante exaspère Elodie Ntamuzinda. La présidente de la société civile de Bukavu veut une ville morte pour que les autorités prennent leurs responsabilités. «Nous voulons voir toutes boutiques fermées. Nous ne voulons pas voir les écoles ouvrir. Nous n’avons pas oublié les taxis-motos, les bus et autres… La province du Sud-Kivu doit montrer aux yeux du monde son ras-le-bol !», assure-t-elle.

Solidaire de cette journée ville morte, le personnel de l'hôpital Panzi, le centre de santé dirigé par le célèbre docteur Denis Mukwégé agressé jeudi dernier chez lui. «Le docteur va bien mais la violence on n'en veut plus» affirme Ephrem Disimwa, le responsable communication de l'hôpital.

Femmes victimes de viol à l'hôpital Panzi de Bukavu (RDC) en 2009.
AFP / Adia Tshipuku

L'idée de faire de Bukavo une ville morte énerve par contre les autorités. Pour le maire, Philémon Lutombo Yogolelo, ce type d'initiative ne sert pas à grand chose. « Tout ce qu’on annonce, cette recrudescence de l’insécurité dans la ville, je ne crois que pas l’organisation d’une journée ville morte soit vraiment une réponse à cette question-là… il n’y aura pas franchement d’avancée par rapport à l’insécurité

Il est difficile de savoir si les habitants de Bukavu se joindront à cette initiative. Un membre de l'opposition politique ne voit pas l'intérêt de cette journée ville morte : «Même si cela provoque un éclat à l'extérieur, explique-t-il, ça ne fera pas malheureusement pas bouger les décideurs

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Le président de l’Assemblée nationale belge plaide pour une justice impartiale et indépendante en RDC

 
Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.Une vue des députés nationaux et sénateurs congolais au palais du peuple (siège du parlement), ce 8/12/2010 à Kinshasa.

Le président de l’Assemblée nationale de Belgique, André Flahaut, a plaidé pour une justice impartiale et indépendante en République démocratique du Congo. Dans son discours prononcé mardi 30 octobre devant les députés congolais à Kinshasa, il a évoqué notamment l’affaire Chebeya. Le procès des assassins de ce militant de droits de l’homme et de son collègue Fidèle Bazana se déroule en appel à la Haute cour militaire de Kinshasa.

« Pour l’image du pays, le déroulement et l’issue du procès en appel des assassins de Monsieur Chebeya seront importants. Il n’y a pas deux justices. L’une civile et l’autre militaire. Il n’y en a qu’une qui assure le triomphe de la vérité et le respect des victimes », a déclaré André Flahaut.

La Haute cour militaire a rejeté, mardi 23 octobre, la demande des parties civiles relative à la comparution du général John Numbi comme prévenu et du journaliste belge Thierry Michel comme témoin.

La société civile considère le général Numbi, ex-chef de la police, comme le « principal suspect » dans l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. John Numbi a été suspendu de ses fonctions en juin 2010 après l’assassinat de ces deux militants de droits de l’homme. La veille de la découverte de son corps, Floribert Chebeya s’était rendu à un rendez-vous avec le général Numbi dans les locaux de la police, selon la veuve Chebeya. Un rendez-vous que le général John Numbi avait nié lors du procès au premier degré où il était entendu comme renseignant.

Concernant la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), André Flahaut dit souhaiter que les députés se mettent d’accord sur sa restructuration.

« Qu’elle soit ouverte à la demande de la société civile, qu’elle soit le reflet des équilibres du pays aussi », a-t-il déclaré.

La Ceni a subi de nombreuses critiques après les élections législatives et présidentielle de novembre 2011 entachées de nombreuses irrégularités, selon les missions d’observation électorale.

Evoquant la loi sur la mise en place de la Commission nationale des droits de l’homme, André Flahaut  indique que son adoption sera un grand accomplissement pour le pays.

« Un pays qui a souffert comme le Congo doit disposer d’un organe de sérénité qui rappelle à tous la nécessité de respecter les droits de l’homme », a-t-il affirmé.

radiookapi.net

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Territoire de Rutshuru : Entrée des militaires ougandais de la 831e brigade en appui au M23



C‘est au total 4 bataillons, composant la 831e Brigade, de l’UPDF (armée ougandaise) qui viennent de nouveau en appui au M23 pour l’accompagner dans la guerre d’agression vers GOMA, Chef-lieu du Nord Kivu. Ladite brigade est commandée par le Colonel MANZI Wilson et s’assigne comme objectif attaquer TONGO, ouvrir le chemin vers MASISI-CENTRE puis SAKE et MINOVA afin d’encercler GOMA.


Depuis mercredi 24 octobre courant, deux bataillons de militaires ougandais sont entrés par BUNAGANA pour RUTSHURU-CENTRE. Ils circulent à coeur-joie au chef- lieu du Territoire de RUTSHURU, munis d’armes lourdes, vêtus d'uniformes et bottes militaires neuves de l’UPDF.
Deux autres bataillons sont à KISORO, chef-lieu de la Province du même nom (en Ouganda), à la frontière congolo-ougandaise, non loin de BUNAGANA. Ils devront entrés incessamment pour rejoindre leurs paires, signalent nos sources.
Ces militaires ougandais viennent s’ajouter à leurs homologues RWANDAIS qui se sont cantonnés à KALENGERA (à environs 10km, sur la route Goma).
La Société Civile du Nord KIVU alerte de nouveau l’opinion sur le danger que courent de nouveau les populations de cette Province face à ce déploiement d’hommes de troupes des Etats agresseurs. Elle attire l’attention du Gouvernement Congolais et de l’ONU sur le fait que la CIRGL, sous la présidence de l’Ouganda, a montré ses limites. Cela d’autant plus qu’aussi que le RWANDA, l’OUGANDA est lui-même patron du M23.

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KANANGA – Le ministre provincial des finances plaide pour la sécurité des personnes et leurs biens

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La sécurité est une question préoccupante aussi bien à Kananga que partout en RDC.

Le volet sécuritaire occupe une place de choix dans un pays aux dimensions continentales comme la RDC, a indiqué dernièrement Monsieur Théodore Kapinga Ntumba, ministre provincial des Finances, Budget et Plan pour le Kasaï-Occidental.Face à cette réalité, il a dit, dans son adresse, au nom de l’autorité provinciale à l’occasion de la tenue à Kananga de l’atelier sur le contrôle parlementaire, que la sécurité doit être une affaire de tous les citoyens au-delà de l’apport des services spécialisés tels que l’ANR (Agence Nationale des Renseignements), la DGM (Direction Générale de Migration, et la PNC (Police Nationale Congolaise). Pour le Ministre Kapinga Ntumba, la Police de Proximité (PDP) devra trouver sa place dans ses missions quotidiennes appelées à être permanentes et rassurantes pour mettre en confiance la population.

Les cadres de base sensibilisés au rôle de la Police de Proximité

Environ quatre-vingt-cinq éléments de la Police seront formés pour la commune de Kananga, à partir du 3 novembre prochain

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Les cadres de base des quartiers et localités de la commune de Kananga, dans la ville du même nom, ont été sensibilisés, à la bonne collaboration et la cohabitation avec la Police de Proximité, par un délégué du Programme de recevabilité du secteur de sécurité et de la réforme de la police (SSAPR), appris notre rédaction ce lundi 29 octobre dernier de sources administratives de cette municipalité.
Environ quatre-vingt-cinq éléments de la Police seront formés pour la commune de Kananga, à partir du 3 novembre prochain, sur le rôle de la Police de Proximité, en vue de les préparer à mieux sécuriser la population et ses biens conformément aux lois du pays, a indiqué la même source. Les cadres de base qui ont été sensibilisés, devraient à leur tour, restituer cette information, au niveau de leurs entités de base respectives, pour préparer les administrés à bien cohabiter avec les policiers de proximité.

Archi-Kan

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30 octobre 2012

Les propositions de la population luba sur le découpage térritorial

Concerne : Requête en faveur du rattachement du territoire de Ngandajika à la province du Kasaï-Oriental.

Nous, intellectuels, cadres et populations ressortissants des 8 territoires cités ci- dessus, résidents ou ressortissants de ces territoires et ou y possédant des intérêts matériels et moraux, dûment identifiés sur les listes annexées à la présente requête et totalisant plus de 69.900 milles signatures.

Vu le pacte international relatif aux droits économiques. Sociaux et culturels, spécialement en son article 1 et 3. Et son article 4 qui disposent en substances : «Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social, et culturel. .. »

Revu le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Spécialement en son article 2 points 1 et 2, et son article3 selon lesquels : «Les Etats parties s'engagent à assurer le droit égal des hommes et des femmes de jouir de tous les droits civils et politiques… sans distinction d'opinion politique ou de tout autre situation».

Vu la constitution de la RDC, spécialement en son article 2 qui dispose que la RDC est composé de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique : et qu'à la suite de l'érection des districts en provinces. Le territoire de Ngandajika fait partie de la province de Lomami.

Vu l'ensemble des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la RDC qui dispose, notamment, que « tout congolais a le droit d'adresser individuellement ou collectivement une pétition à l'autorité publique qui y répond dans les trois mois» (article27). Et que nul ne peut faire l'objet d'incrimination, sous quelque forme que ce soit, pour avoir pris pareille initiative,

Vu l'article 226 alinéa 1 de la Constitution qui stipule que les dispositions de l'alinéa 1 de son article 2 relatives à l'application du découpage administratif, entreront en vigueur endéans les trente-six mois qui suivront l'installation effectives des institutions prévues par la Constitution.

Craignant que la loi organique fixant les limites des nouvelles provinces ne vienne contrarier la légitimité aspiration de la population du territoire de Nganadjika à vivre dans l'aire culturelle et économique de son choix au risque de voir son développement économique et social bloqué ;

Considérant que, du point de vue de l'histoire, la province actuelle du Sud- Kasaî, a été érigée en une entité provinciale distincte provinciale distincte au nom de la paix civile, et à la suite des discriminations, persécutions et massacres ayant endeuillé la province du Kasaî au cours des années 1959-1961,

Tenant compte de la contribution déterminante des populations du territoire de Nganadajika dans l'obtention et l'édification de la province du Sud- Kasaî, notamment pat des Martyrs et des actes de bravoure bien connus (assassinat du ministre provinciale M. David Odia en aout 1960, conflit armés et massacres dans la localité de Mwanza-Ngoma, appel angoissé de Mgr Joseph Nkongolo en faveur d'un cessez-le- feu en direction du Président Joseph Kasa-Vubu,…)

Reconnaissant qu'en vertu de ce passé douloureux commun, récent et lointain, la nouvelle province du Kasaî Orientale, a ériger sur le seul district de Tshilenge, est en réalité un patrimoine culturel et un héritage historique communs englobant le territoire de Ngandajika ;

Convaincu que l'idéal déclaré de rapprocher l'administration des administrés comme leitmotiv du découpage administratif, ne saurait être invoqué pour détacher le territoire de Ngandajika du chef-lieu Mbujimayi à 80 Km et le rattacher au chef-lieu Kabinda à 136 Km ;

Rappelant que, pour les mêmes raisons de distance et de paix civile parmi bien d'autres, le parlement et le gouvernement de la république, entre 1960 et 1963, n'avaient pas trouvé justifié de rattacher Ngandajika à l'ancienne province avec Bakwanga chef-lieu ;

Rappelant, en outre, que l'amendement constitutionnelle du 6 octobre 1996 relatif au projet des 25 provinces avait bel et bien maintenu le territoire de Nganadjika dans la province du Kasaï-Oriental ;

Prévenant les divers risques, qui pèsent sur la cohésion sociale et la paix civile en vertu, notamment, des prévisibles tiraillements, querelles et frustrations entre les communautés qui viendraient à être rassemblée dans une même province, sans un projet partagé de vivre ensemble ;

Conscients que la paix et progrès visés par le découpage administratif en cours seront une leurre, partout ou les liens de solidarités entre diverses communautés seront lâches, et ou sera insuffisante la volonté entre diverses communautés d'affronter les mêmes défis, de vivre dans l'harmonie et de bâtir ensemble un destin commun.

Considérant que le Programme des Nations-Unies pour le développement-PNUD, à travers son bureau chargé de la coordination des Affaires Humanitaires, fait déjà état des conséquences humanitaires dommageables consécutives aux mouvements et populations et aux conflits liés à l'attachement du territoire de Ngandajika à la future province de Lomami (Voir PNUD : Plan d'action Humanitaire ; Kinshasa, 2009, p. 86) ;

Convaincus, par ailleurs, que le rattachement du territoire de Ngandajika à la province de Lomami placera, à coup sûr, les populations agricole de ce territoire face aux diverses taxes et barrières bloquant l'accès à leurs marchés de débouché traditionnelle dans la province du Kasaï-Oriental ; et que cette situation sera génératrice de misère, de frustration et d'insécurité ;

Revendiquons de rattacher politiquement et administrativement le territoire de Ngandajika à la nouvelle Province- Oriental,

En appelons à la compréhension, au sens de l'histoire, à l'idéal de paix et à l'esprit de responsabilité de l'Assemblée nation ale et au Sénat dans l'examen de cette pétition.

Renouvelons notre profond attachement à l'unité du pays dans la diversité, aux droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, à la paix civile, aux idéaux de sécurité, dignité et de progrès pour tous, ainsi qu'à la constitution et aux institutions de la RDC.

Fait à Kinshasa, Ngandajika, Mbujimayi, Kamiji, Miabi, Mwene-ditu, Katanda, Lupatapata, Kabeya-Kamuanga et Tshilengi, le 11 novembre 2008.

Pour le collectif des Ressortissants des territoires du Kasaî Oriental sur la question de Ngandajika.

Les délégués de l'Assemblée Générale tenue à Kinshasa-Lemba (14février 2009)

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Un passage en force risque de faire basculer le Bas-Congo

Tous les ingrédients sont réunis au Bas-Congo pour un remake des événements cinglants du Bundu dia Congo. D'un côté, le régime déterminé à faire le forcing pour faire élire son protégé Déo Nkusu, en face, une opinion très hostile qui risque de basculer dans la violence si jamais Jacques Mbadu, soutenu par une nette majorité des députés provinciaux, n'accède pas à la tête de la province. En 2007, le décor était presque. Le ticket Fuka Unzola-Ne Mwanda Nsemi avait la sympathie de la population dans une province réputée acquise largement à l'opposition comme l'ont démontré les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. Manigances et intrigues de la kabilie ont conduit à un hold-up qui a vu Mbatshi Mbatshia l'emporter avec son colisitier Déo Nkusu. Ce qui était inadmissible pour la grande partie des Bas-Congolais.

S'en est suivi une frustration collective à laquelle l'étincelle du Bundu dia Kongo est venue mettre le feu. Le bilan reste à ce jour controversé. Des sources indépendantes parlent d'un véritable massacre avec des centaines de morts à la clé là où le gouvernement minimise. Toujours est-il que Kinshasa avait dû envoyer des renforts de la Police qui avaient agi avec une rare violence. Pire qu'hier, le malaise du «timoré» peuple du Bas-Congo se nourrit depuis plusieurs mois de la contestation tshisekediste née des dernières élections générales. Cela est perceptible à la tension qui a régné le jour du premier tour de l'élection du gouverneur où des gens s'étaient massés aux alentours du siège de l'Assemblée provinciale pour se rassurer de la loyauté des députés provinciaux, loyauté envers la volonté populaire. La veille, les esprits s'étaient surchauffés avec le mot d'ordre du député de l'opposition Albert Fabrice Pwela qui avait appelé à observer une journée ville morte à Matadi, Boma et Manterne si jamais Mbadu n'était pas élu. Appel relayé vivement dans les milieux de la société civile bas-congolaises irritée par la mal gouvernance qui a caractérisé les années Mbatshi-Nkusu. Ce couple sait que le peuple kongo est dit, à tort ou à raison» timoré mais qu'il est capable des pires réactions que nul ne peut prévenir. L'ancien gouverneur du Bas-Congo l'a appris à ses dépens en 2001.

Nommé gouverneur sous Laurent-Désiré Kabila, ce docteur expatrié aux Etats-Unis pendant plusieurs années excella à narguer ses administrés. Un jour, il alla jusqu'à déclarer publiquement que Matadi, la capitale de la province, n'était pas le Bas-Congo. C'était sans compter qu'un jour Joseph Kabila viendra à Matadi, quelques semaines après son accession au pouvoir, dans le cadre d'une tournée dans la partie du pays sous son contrôle pendant que le RCD-Goma et le MLC tenait entre leurs mains plus de la moitié du territoire national. Ce jour là Bavuidi aura vécu le pire moment de sa vie. Quelques jours auparavant, des bruits persistants l'avaient alerté que les Matadiens envisageaint de manifester en présence de Kabila. Le gouv' avait anticipé en circonvenant des étudiants et des jeunes à organiser une contre-manifestation moyennant rémunération. Il s'imaginait pas à quel point il allait être dépassé par l'ampleur de l'événement. Déjà au port de Matadi, une clameur accueille Kabila aux cris de «Toboyi Bavuidi». La réplique de ses manifestants à lui se fait à peine entendre. Il en sera ainsi jusqu'au stade Redjaf. Le meeting de Kabila est interrompu toutes les 30 secondes au rythme de la partition très populaire «Bavuidi toboyi eh, bima na libanda. Quel embarras pour Bavuidi assis à côté du «Raïs» que d'être l'élément pertubateur de la première apparition publique du nouveau Président de la République à Matadi. Il faudra que Kabila dise à la foule qu'il a compris son message pour que les esprits se calment. Au sortir du stade, instruction sera donnée d'écarter le véhicule de Bavuidi dans le cortège présidentiel. Des semaines plus tard, l'homme est évincé de son poste. Celui-là au moins a appris ce que signifie le peuple timoré du Bas-Congo, l'air toujours obséquieux à la manière des Japonais mais intraitable quand il a pris une résolution. Qui avait cru qu'avec la corruption, le chantage, les intimidations qui ont prévalu dans la campagne pour l'élection du gouverneur au Bas-Congo que Kabila allait s'en tirer avec un camouflet alors qu'il avait fait lui-même le déplacement de la province pour persuader les députés provinciaux.

PAUL MULAND

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Kamerhe rentre de Paris avec l'engagement du PS contre une éventuelle révision constitutionnelle

Vital Kamerhe rentre, la semaine prochaine, à Kinshasa, avec une gibecière pleine. Sa présence au congrès du Parti socialiste français lui aura permis de prendre en langue avec de nombreuses personnalités socialistes françaises et africaines au plus haut niveau.

Dans les coulisses de la grand-messe socialiste de Toulouse, placé sous le signe du rassemblement de toutes les forces socialistes du monde, Kamerhe a conféré avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le ministre de l'Economie et ancien directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, le ministre de l'Agriculture, le secrétaire national du PS chargé des relations extérieures, Jean-Claude Cambadellis, le conseiller technique Afrique de président français. Côté africain, il s'est entretenu avec Tenor Dieng et Matthieu Zigele et d'autres, notamment les représentants de l'opposition togolaise. «Nous avons tissé des liens solides pour la rayonnement du socialisme en RD-Congo dans les années à venir. Nous allons poursuive», a affirmé un des membres de la suite de Kamerhe. Le leader de l'UNC invité nommément a fait le voyage de Toulouse à la tête d'une importante délégation composée, entre autres, de Claudel Lubaya, Baudouin Mayo, Guy Sylvain Muculump, Charles Mbenga, l'ami et l'homme de confidence.

L'engagement du PS

Comme quoi le jeune parti UNC n'a pas attendu des cheveux blancs pour se faire accepter dans les milieux socialistes français. L'UDPS était également représentée par Félix Tshisekedi et Raymond Kahungu aux côtés de l'historique ANC de Nelson Mandela. Le rapport final du congrès mentionne clairement l'engagement du PS à empêcher dans le monde du tripatouillage du genre révision constitutionnelle. Un message clair à l'endroit de Kinshasa où des doutes persistaient encore sur la volonté de Joseph Kabila de ne pas se laisser tenter par un troisième mandat. En tout cas, le Président de la République n'a jamais dit clairement et publiquement qu'il se soumettra aux contraintes constitutionnelles. Une fois, à la ferme présidentielle, à Kingakati, il a plutôt affirmé qu'il s'agissait peut-être de son dernier mandat. Peut-être, la nuance est de taille. S'il s'aventure, qu'il s'attende à rencontrer une vive opposition de la part du PS français avec François Hollande avec qui il est déjà terriblement en froid. Les socialistes français avaient beaucoup pesé pour dissuader la révision constitution au Niger. A l'époque, ils étaient dans l'opposition. Maintenant qu'ils sont au pouvoir, ils ont les moyens de leur politique. Les socialistes français ont promis de montrer autant de préoccupation pour le respect des droits de l'homme. Le congrès a plaidé aussi pour le retour de la régulation face aux marchés d'autant que l'analyse socialiste explique l'actuelle crise financière internationale par le fait que les marchés ont pris le dessus sur l'Etat.

La crie est donc structurelle.

Elle est liée au système capitaliste qui profite plus aux riches et aux puissants. La même analyse considère l'Afrique comme la nouvelle destination après l'effondrement économique de l'Occident et la stagnation de la croissance en Asie et en Amérique latine.

Une brèche que Kamerhe a saisie pour affirmer que cette Afrique ne peut prospérer que si sa nation phare, la RD-Congo, trouve le chemin de la relance économique avec toutes ses potentialités. Potentialités qu'il a mises en avant en association avec les impératifs de la bonne gouvernance et de l'observation des droits de l'homme. Il est revenu sur son dada, son plan de sortie de crise. Il a évoqué les pesanteurs qui minent le processus démocratique à Kinshasa, notamment la résistance du régime à la mise en place d'une nouvelle CENI plus neutre et plus transparente, les manœuvres dilatoires sur l'affaire Floribert Chebeya, la tentative d'assassinat contre le Dr Mukwege, connu pour son dévouement à soigner les victimes de violences sexuelles à l'Est qui lui a valu la reconnaissance des Nations-Unies et du Roi des Belges.

Proclamé socialiste, le PPRD, le parti présidentiel, n'a pas été invité à Toulouse. Avec sa gouvernance chaotique et sa caractéristique agressive contre les droits de l'homme, le PPRD n'a jamais réussi à se faire membre de l'Internationale socialiste à laquelle l'UDPS appartient comme membre à part entière. L'UNC cheminait pour son adhésion dans le plus bref délai.

H.M. MUKEBAYI NKOSO

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Enjeux de l'heure : la majorité présidentielle en difficulté



L'opposition politique toujours perdante dans des assemblées provinciales où elle a pourtant le dessus. L'époque du strict respect de la consigne de la hiérarchie politique au sein de la majorité présidentielle (MP) est bien loin derrière nous. La donne est sur le point de changer sur le terrain. Les élections des gouverneurs au Bas-Congo et en Province orientale nous apportent d'amples renseignements à ce sujet. Il suffit de se renseigner sur les résultats des joutes électorales organisées le dimanche dans les assemblées provinciales de ces deux provinces pour se rendre à l'évidence.

De la majorité « mécanique » fortement critiquée par les analystes, la MP fait face à un tournant de son histoire caractérisée par l'expression des aspirations individuelles. Ses représentants dans les assemblées provinciales n'entendent plus se laisser influencer sur le choix des dirigeants provinciaux ou semblent ne pas se reconnaître dans les candidats présentés par leur plate-forme politique. Aussi, certaines alliances conclues en 2006 et ayant permis à la MP de rafler la quasi-totalité des sièges à la tête des exécutifs provinciaux ne tiennent plus.

De deux candidats présentés par la MP pour le poste de gouverneur au Bas-Congo et en Province orientale, l'un, Déo Nkusu, s'en est tiré avec une bonne deuxième place qui lui garantit tout de même le second tour où il doit être et l'autre a été battu à plate couture se voyant ainsi totalement exclu de la suite des événements. Le deuxième tour de l'élection du gouverneur en Province orientale aura lieu en l'absence du candidat officiel de la MP. Il opposera deux candidats indépendants, à savoir Jean Bamanisa Saidi et Jean Tokole.

Les origines politico-tribales des candidats, leurs réalisations sur le terrain ainsi que d'autres critères sont passées au crible par les députés provinciaux qui entendent jouer leur carte dans ces élections des gouverneurs. Au Bas-Congo, la tendance est plutôt favorable à Jacques Mbadu Nsitu, ancien gouverneur de la province plutôt qu'à Deo Nkusu, gouverneur par intérim et candidat de la MP. C'est dire que la province a choisi son homme et le renversement de la situation est difficilement envisageable.

Cependant, cette perte de terrain de la MP ne profite pas forcément à l'opposition dont les différents candidats ont fait piètre figure dans les deux provinces. Le plus étonnant, pour le cas du Bas-Congo, est que l'opposition congolaise qui y est majoritaire n'a jamais réussi à placer ses représentants à la tête de la province. En 2007, Simon-Floribert Mbatshi Batshia y avait aisément remporté les élections.

Jules Tambwe Itagali

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