31 juillet 2012

Guerre de l’Est: le gouvernement congolais confirme la marche des chrétiens catholiques ce mercredi

 
Eglise catholique saint Pierre dans la commune de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John BompengoEglise catholique saint Pierre dans la commune de Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le gouvernement congolais confirme la marche des chrétiens catholiques ce mercredi 1er août sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo (RDC). Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Manguez, l’a annoncé mardi 31 juillet à Radio Okapi.

« J’ai été contacté par le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo(Cenco) [Mgr. Diomo Dominique]. J’avais donné mon accord de principe et je l’ai confirmé par un message où j’ai demandé aux gouverneurs d’autoriser la manifestation et de l’encadrer », a déclaré Richard Muyej.

Les évêques catholiques organisent cette marche de protestation pour « dénoncer la déstabilisation et la balkanisation du pays », selon le secrétaire général de la Cenco, l’Abbé Léonard Santedi.

Richard Muyej félicite cette initiative des chrétiens catholiques et appelle tous les Congolais à participer massivement à cette manifestation.

« Nous avons apprécié à sa juste valeur l’initiative de l’Eglise catholique qui répond à la mobilisation que nous avons lancée vers tout notre peuple. Il est temps que nous constituions un front fort pour faire face au complot qui se développe à l’est de la RDC. Je voudrais que les Congolais participent nombreux à cette marche », a affirmé le ministre de l’Intérieur.

Richard Muyej Mangez a également mis en garde tous ceux qui tenteraient de perturber l’ordre public en profitant de cette marche.

« Que les malins s’abstiennent parce que toutes les dispositions sont prises pour  mettre hors d’état de nuire tous ceux qui viendront perturber la marche ou de l’instrumentaliser pour autre chose », a-t-il dit.

L’Abbé Léonard Santedi appelle pour sa part les fidèles catholiques à la vigilance pour dénoncer tous les infiltrés.

« Ce n’est pas une marche des partis politiques. C’est la marche de l’unité du peuple congolais pour dire non à la balkanisation de la RDC. Nous demandons à tous les fidèles catholiques d’être vigilants pour démasquer ceux qui viendront pour perturber l’ordre », a indiqué l’Abbé Léonard Santedi.

Il a expliqué qu’à Kinshasa, la marche sera organisée par les quatorze doyennés des paroisses de l’archidiocèse de Kinshasa. Tous les fidèles vont observer une minute de silence à midi pour penser à tous ceux qui ont versé leur sang pour ce pays.

L’est de la RDC est en proie à une rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) depuis près de cinq mois. Ces mutins, conduits par le colonel Makenga Sulutani réclament l’application des accords signés entre le gouvernement et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du général déchu Bosco Ntaganda.

Cette situation a occasionné plusieurs mouvements des déplacés dans la région qui vivent dans des conditions déplorables.

radiookapi.net

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RDC: premier bilan des victimes civiles des combats à Rutshuru

Par RFI

Dans l'est de la RDC, les rebelles du M23 avancent vers Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, avec l'objectif avoué d'encercler la ville tenue par l'armée régulière. À 80 km au nord de Goma, la petite ville de Rutshuru a été reprise par les rebelles après de violents combats les 24 et 25 juillet dernier. L'ONG Médecins sans frontière (MSF) qui travaille dans l'hôpital de la ville a annoncé la mort de deux civils dans cet hôpital où 70 blessés sont soignés.

Selon MSF, ces derniers jours, l'hôpital de Rutshuru est devenu un lieu de refuge pour des populations civiles totalement traumatisées par les combats qui se jouent dans ce secteur entre l'armée régulière congolaise et les rebelles du M23.

C'est aussi et surtout un lieu de soin où les chirurgiens s'activent jour et nuit depuis une semaine pour soulager les blessés.

Patrick Wieland chef de mission MSF au nord du Kivu : « Il y a plus de 90 % des civils que nous avons soignés à l’hôpital de Rutshuru, qui sont des femmes et des enfants. Le coût humain, civil, est très important dans ce conflit. Les chirurgiens ont travaillé presque jour et nuit, pour soigner ces blessés, et nous en avons vus, jusqu’à présent, 70 ».

Selon MSF, pour la première fois depuis mai dernier, des armes lourdes ont été utilisées dans les combats. Les blessures sont là pour en témoigner. Ce qui fait craindre pour le futur. « On risque de verser dans un conflit extrêmement meurtrier si les combats ont lieu dans les villes », selon Patrick Wieland. Pour lui, à Rutshuru, il ne faut pas se fier au calme apparemment, la tension est grande.

« Ces gens sont apeurés, sont fébriles.... On s’attend à une contre-offensive dans les jours qui viennent. C’est vraiment la population qui paie un prix très élevé, suite à ces combats ».

Plusieurs milliers de personnes ont fui ces derniers jours vers Kanyaruchinya, à quelques kilomètres au nord de Goma.

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NON, "JOSEPH KABILA" N'EST PAS CONGOLAIS! LA LIBERTE C'EST MAINTENANT!

Lorsqu'on a un peu de bon sens et qu'on écoute
celui qui se cache derrière le nom de "Joseph Kabila" parler comme dans cette interview du 28 juillet, une seule
conclusion s'impose: celui qui occupe le fauteuil de la Présidence de la République en RDC est un étranger. Les
journalistes ont quelques fois osé des questions embarrassantes et même accusatrices, bien sûr en y mettant les formes
connues sous toutes les dictatures, mais l'homme "Kabila" n'a eu que des faux-fuyants. Qu'on lui parle de l'insécurité
à l'Est du pays, il énumère les provinces non touchées par la guerre, comme pour dire: "finalement ce qui se passe dans
les Kivu et en Ituri depuis des années ne constitue qu'un épiphénomène et donc un fait résiduel. Les Congolais peuvent
dormir sur leurs deux oreilles, "il n'y a que" le Nord Kivu qui est concerné. Circulez, y a rien à voir! Ceci est une
réponse d'un irresponsable. Que la seule journaliste femme de l'équipe interviewante s'étonne des hésitations du
gouvernement congolais à nommer le Rwanda en tant qu'agresseur, Kanambe tente un dribble qui l'accable davantage: "un
Etat, dit-il, ne peut agir comme une ONG, il faut avoir des preuves pour accuser un pays voisin! Que diable font les
"Services" de notre pays? Arrêter et liquider les opposants plutôt que de ramener l'information idoine aux autorités
compétentes pour la sécurité de la nation? C'est depuis plus de 15 ans que le Rwanda nous agresse et cet homme n'en
sait donc rien? Il lui manque des preuves? Mais de qui se moque t-il? Là encore, Kanambe montre clairement son embarras
et la confusion dans laquelle le Rwanda le plonge avec cette ènième agression, cette fois-ci, dénoncée par l'ONU et la
Communauté internationale. En réalité, "Joseph Kabila", complice et surtout garçon de course de Paul Kagame n'a pas les
moyens propres pouvant lui permettre d'oser accuser son pays le Rwanda et son maître, l'homme fort de Kigali. Il sait
que si il ose, il sera lâché par ses frères du régime de Kigali qui l'a mis en place. Dénoncer le Rwanda pour Hippolyte
Kanambe équivaut à scier la branche sur laquelle il est assis. Voilà ce qui transpire de sa tentative d'esquive. Qu'on
lui demande pourquoi la RDC n'a toujours pas une armée efficace pouvant bouter dehors l'agresseur? La réponse du fils
du Rwandais Adrien Kanambe, depuis 11 ans au pouvoir, ne convainc que ses clients et ses valets: "c'est un processus,
construire une armée c'est un processus." A cette allure-là, le processus risque de durer 100 ans et la race des
Congolais anéantie! Un fils du pays à la tête du Congo n'a pas besoin de 2 ans pour mettre en place une véritable armée
qui nous redonne honneur et fierté, surtout avec les souffrances atroces et l'humiliation sans nom que vivent nos
compatriotes à l'Est mais aussi dans d'autres coins du pays depuis 1996.

Ce qui fait mal c'est la tiédeur voire
l'inertie de notre classe politique,de la société civile et des églises locales. Chebeya assassiné, Diomi emprisonné:
tout le monde prend peur? Le manque de réaction face à l'inacceptable laisse dans l'apathie le peuple tout entier.
Kanambe peut-il tuer tous les Congolais pour se maintenir au pouvoir? Si 1 ou 2 millions de Kinois sortent dans la rue
et réclamer avec détermination le départ de cet usurpateur, se permettra t-il de commettre des massacres additionnels
qui le mèneraient tout droit à la Cour Pénale Internationale? Les flagorneurs et les timides diront: mais Puati, toi le
premier viens! Avec ce genre de réflexion, en Tunisie, en Egypte et en Syrie, les tyrans dormiraient encore
tranquillement. A notre niveau, là où nous sommes, sans orgueil ni fausse modestie, nous faisons plus que le minimum et
à la fin de chaque journée nous nous demandons: qu'avons-nous fait aujourd'hui pour le Congo et nous sommes nombreux
dans ce cas. Des manifestations monstres et de toutes sortes ont mobilisé les Congolais vivant à l'étranger... même
durant les hivers les plus rudes, des occupations d'ambassades, des sièges devant de grandes institutions, des
pétitions, des lettres, des démarches de tout genre auprès des autorités de pays décideurs des affaires de ce monde.
Nous pouvons affirmer sans trop nous tromper que les actions des Congolais de l'étranger sont pour une large part à la
base du lâchage progressif de l'agresseur. mais quelle est la portée de toutes ces actions que nous menons en dehors du
pays s'il n'y a pas de soulèvement populaire? Notre peuple peut-il se contenter de vivre de ces envois par Western
Union à chaque fois qu'il faut payer le minerval (frais d'écolage) ou enterrer un parent? Serions-nous à ce point un
peuple amorphe, soumis et sans réaction devant les innombrables humiliations que nous subissons? La peur est l'allié
redoutable de notre esclavage. Dressons nos fronts longtemps courbés et pour de bon prenons le plus bel élan pour la
conquête de notre liberté! Chaque jour qui passe avec un "Joseph Kabila" à la tête de notre pays est un jour de trop.
Nous lançons cet appel solennel à l'insurrection générale contre le pouvoir usurpateur de "Joseph Kabila". Qu'il aille
chez lui au Rwanda. Chassons-le maintenant pour fermer à jamais la parenthèse meurtrière de l'AFDL et enfin
reconstruire notre pays. LA LIBERTE C'EST MAINTENANT! Moto na kobanga akotikala mowumbu seko! Oyo ekoya eya (le
craintif est un esclave à perpétuité. Advienne que pourra!).

Pasteur Roger Buangi Puati

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«Joseph Kabila» : Un «Président» banal et irresponsable

Par la magie de l'Internet, les Congolais ont pu, aux quatre coins du monde, suivre l'entretien que «Joseph Kabila» a eu, le samedi 28 juillet, avec quelques journalistes kinois. Une communication qui intervient trois mois après le déclenchement de la mutinerie muée en mouvement insurrectionnel par les combattants étiquettés CNDP. On imagine que les journalistes présents ont été invités par le service de presse de la Présidence de la République à transmettre préalablement leurs questions respectives. On imagine également que l'interviewé a dû réciter par cœur les réponses qui lui ont été préparées tel un bon écolier. Procès d'intention ? Assurément pas.

Tout en regrettant un brin d'obséquiosité dans le chef de certains confrères - ayant participé à cette «conférence de presse» - dont les questions se terminaient par la formule «excellence Monsieur le président», il faut reconnaître que des bonnes et excellentes questions ont été posées. On a attendu en vain des réponses adéquates. Des réponses de nature à rassurer l'opinion qu'il y a bel et bien un «capitaine» à la barre du "navire Congo". Et que ce «capitaine» jouit encore de toutes ses ressources morales et intellectuelles pour conduire le «vaisseau national» à bon port. Helàs!

 Rares sont les citoyens du Congo dit démocratique qui osent s'enorgueillir de la prestation de leur «Président». Un «Président» banal et dont les propos ont été d'une banalité affligeante au regard de la gravité de la situation à l'Est. L'homme est apparu, comme à son habitude, léger, dilettante, irresponsable. Pire, il a donné l'impression de vivre dans un monde irréel au point de prétendre que le calme règne dans le reste du pays à l'exception de la province du Nord Kivu et particulièrement dans le Territoire de Masisi.

Après avoir écouté l'interviewé, on se demande bien si celui-ci vit dans le même pays que les 60 millions des Congolais qui ont peur du présent et de l'avenir. On ne pourrait s'empêcher de se demander si les propres soucis de «Joseph Kabila» rencontrent ceux de la population congolaise.

Peut-on décemment affirmer que «la situation est calme dans le reste du pays» alors que la grande majorité de la population est écrasée par la pauvreté la plus innommable? Peut-on décemment soutenir que «tout va bien sauf au Nord Kivu» alors que, dès l'aurore, les habitants des grandes villes doivent livrer à une «guerre existentielle» pour satisfaire sans moyens les besoins essentiels à savoir, l'eau, l'électricité, la nourriture, la scolarité des enfants, les soins de santé etc ? Peut-on affirmer que la situation est calme alors que, dès le début de la soirée, ce sont des marrées humaines qui quittent le centre des affaires à pieds pour rejoindre les «cités» kinoises faute de transport public?

Peut-on soutenir que le calme règne dans le reste du pays pendant que les fameux «éleveurs» Mbororo et les «rebelles ougandais» de Joseph Kony et ceux de l'ADF-Nalu continuent à terroriser les habitants des districts des Uélés, sans oublier des bandes armées en Ituri ? Peut-on affirmer enfin que la situation est calme dans le reste du pays pendant que l'ex-chef milicien Mutanga Kyungu, alias Gédéon, «évadé» de la prison de la Kasapa, sème la terreur dans le Nord Katanga? Que dire de l'insécurité pour les personnes et les biens et les violations des droits humains entretenus par les sicaires du pouvoir?

Au cours de cette interview, «Joseph Kabila» a confirmé son dilettantisme. Pour lui, gouverner un Etat est assimilable à un simple «jeu». Pourquoi n'a-t-on pas une armée capable de garantir la défense des frontières nationales? Réponse : «La formation d'une armée est un processus. C'est un processus qui est en cours». Et pourtant, il avait, un certain 26 janvier 2001, pris "l'engagement" de doter le pays d'une armée forte et bien équipée. Les FARDC ont perdu Kiwanja, Rumangabo et Rutshuru? «Ce ne sont que des batailles qui ont été perdues». Rien que des batailles? Où est passé le "garant de la nation?" qui avait fait le serment solennel "de maintenir l'indépendance" de la République et "l'intégrité de son territoire"? Quid des liens personnels qu'il aurait avec le président rwandais Paul Kagame ? Pas de réponse précise sauf une pirouette : «On ne peut faire la paix qu'avec son ennemi ou adversaire».
 
 Il ne fait plus l'ombre d'un doute que l'homme qui se cramponne au poste de Président de la République du Congo-Kinshasa est un irresponsable. Un irresponsable qui ne s'intéresse qu'aux aspects les plus frivoles du pouvoir. Cet homme n'a ni vision ni grand dessein pour le Congo. Bien au contraire. C'est un danger pour le pays. Le "scoop" de cette interview se limite à l'aveu selon lequel que l'Est du Congo est attaqué par le Rwanda. "Joseph" découvre tardivement ce que les Congolais savaient déjà.

En déclarant que «tout est calme dans le reste du pays» en dépit du tableau qui précède, «Joseph Kabila» a voulu signifier à la population congolaise - habituée à pleurnicher plutôt qu'à revendiquer ses droits - qu'il n'a de la considération que vis-à-vis de ceux qui l'affrontent. Les armes à la main. On comprendre, dès lors, pourquoi « Joseph » paraît subitement disposé à engager le "dialogue" avec les animateurs du M-23. A bon entendeur…

 
Baudouin Amba Wetshi

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Guerre de l'Est: Voyons la stratégie de Kabila

Kabila officier rwandais

 

 

 

 

 

Dans leurs éditions d'aujourd'hui, "L'observateur" et "Direct.cd"  annoncent que ´les FARDC se battent à Kibumba, considérée comme le dernier verrou vers la route de Goma, avec  six chars de combat seulement et un lance-roquettes. Or tout le monde sait que si cette localité tombe, la voie vers Goma sera largement ouverte aux assaillants du M23. Par ailleurs, , la société civile de Walikale lance, à travers radio okapi, un cri d'alarme en direction du gouvernement congolais: Seulement le tiers de cette localité est occupé par les FARDC. Le reste est entre les mains des groupes armés qui y opèrent comme bon leur semble.

Sans pour autant être experts dans les techniques ou les sciences de guerres, il saute aux yeux qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Monsieur Kabila n'assure nullement la sécurité des Congolais et de leurs biens. Par contre, il se soucie plus de sa sécurité rapprochée. Tous les chars de combat sont entreposés à Kinshasa attendant le moment venu pour semer la mort et la désolation des Kinois. Dans sa dernière sortie médiatique, il veut faire croire aux Congolais que la mise en place d'une armée dissuasive prendra du temps. Mais la réalité est ailleurs.  La traîtrise de Kabila n'est plus à démontrer.

Déclaration de LDKabila sur les Rwandais

 Veuillez cliquer pour agrandir!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lumbamba Kanyiki

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Goma : la société civile tire la sonnette d'alarme



Le gouvernement devrait prendre au sérieux la menace de la prise de la ville. Le corps social du nord-Kivu a signalé l'avancée des mutins du M23 vers la ville de Goma. Elle invite la hiérarchie des Forces armées de la RDC et la Mission des nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) à prendre les dispositions qui s'imposent pour renforcer la sécurisation du chef-lieu de la province du nord-Kivu.

Contrairement aux allégations de la rébellion, la société civile croit que la ville de Goma fait partie des objectifs stratégiques du M23 avant l'ouverture des quelconques pourparlers avec le gouvernement congolais. La progression des rebelles serait justifiée, selon la société civile, par le soutien, en hommes et en armes, dont ils bénéficient de la part du Rwanda et de l'Ouganda. Les récentes désertions des soldats congolais faciliteraient également la tâche aux mutins.

De ce point de vue, la réaction du Rwanda au rapport du groupe d'experts des Nations unies dénonçant le soutien de Kigali au M23 ne serait qu'une distraction. La présence des soldats rwandais et ougandais aux cotés des mutins est avérée, pour la société civile du nord-Kivu. C'est ce qui justifie le gel des aides militaires et budgétaires destinées au Rwanda par les puissances occidentales dont les États-Unis et Allemagne.

La coordination de la société civile du nord-Kivu avait fait état, la semaine dernière, d'une visite éclaire de l'ex-leader du Congrès national pour la défense du peuple, Laurent Nkunda, aux milices du M23 alors qu'elles venaient de bénéficier du soutien des bataillons ougandais.

Jules Tambwe Itagali

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Goma : tombera ou ne tombera pas ?



La guerre au Nord-Kivu ne faiblit pas et les canons continuent de tonner. L'armée régulière affronte toujours  les mutins du M23. L'objectif des rebelles : prendre coûte que coûte Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Les FARDC, retranchées à Kibumba, ne les entendent pas de cette oreille. Question : Goma, tombera ou ne tombera pas ? Pour le moment, la ville de Goma reste le grand enjeu de cette guerre qui dévoile chaque jour qui passe ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre. La localité de Kibumba constitue le dernier verrou avant Goma.

Dans l'est de la RDC, les rebelles du M-23 avancent inexorablement vers Goma, le chef-lieu de la province du Nord Kivu, avec l'objectif avoué d'encercler la ville tenue par l'armée régulière pour la faire tomber comme un fruit mûr, apprend-on.

Pour le chef des opérations des rebelles pour le secteur, le colonel Innocent Kayima, l'intention de ses hommes est d'aller jusqu'a Kibumba, dernière agglomération sur la route de Goma où se trouve encore positionnée l'armée régulière congolaise, les FARDC.

Très arrogants et enflés d'un orgueil à fleur de peau, le colonel Kayima assuré que ses hommes vont encercler la ville de Goma et démoraliser " les forces jusqu'a ce qu'elles s'en aillent ". "Nous prendrons la ville sans tirer", a-t-il assuré.

L'attention de tous les Congolais reste focalisée sur cette étape cruciale des hostilités qui ont été relancées depuis le mois d'avril dernier.

Goma est considéré comme la place forte des FARDC dans l'est du pays. Par conséquent, tout est fait pour que les velléités guerrières des mutins ne restent que dans leur monde onirique. Avec tous les milliers de civils qui s'y sont réfugiés protégés par de nombreuses troupes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), les choses ont toutes les chances de ne pas se passer comme prévu par les mutins du M23.

Aussi des hélicoptères d'attaque de la Monusco sont-ils entrés en danse le mardi 24 juillet en tirant sur les positions des mutins pour protéger les populations qui fuyaient les combats.

Ce weekend, signale-t-on, la localité de Kibumba était défendue par six chars et un lance-roquettes multiples des forces de Kinshasa, alors que les mutins, par la voix d'un de leurs officiers, le colonel Albert Kahalaha, déclarent qu'ils avancent petit à petit vers Kibumba. Cet officier est un déserteur de l'armée régulière passé en mai dernier dans l'autre camp.

Les mutins du M23, positionnés de part et d'autre de la route avec pour armes, signale-t-on, des mortiers de 60 mm, portables à dos d'homme, en place avec des caisses d'obus à proximité. Ils portent des uniformes disparates de l'armée régulière sans aucun signe de grade.

Les combats qui durent depuis mai restent intermittents et dans les zones dont le M 23 s'est emparé la vie reprend lentement son cours.

Depuis le déclenchement des hostilités en avril, Kigali est accusé par plusieurs ONG internationales et un rapport des experts de l'Onu de soutenir les mutins du M23, des allégations que Kigali a toujours rejetées. En raison de toutes ces accusations, plusieurs pays occidentaux ont suspendu leur aide extérieure au Rwanda.

Les Etats-Unis ont décidé de couper l'aide militaire accordée au Rwanda pour cette année budgétaire estimée à 200 mille  dollars. Les Pays-Bas, l'Angleterre et l'Allemagne ont emboité tour à tour les pas aux Américains en suspendant eux aussi  leur assistance au développement de ce pays.

Comme on le remarque,  la pression internationale sur le Rwanda est montée d'un cran. Malgré cela,  Kigali a toujours nié son implication dans le soutien des rebelles du M23. Au cours d'une conférence de presse organisée au mois de juin, Paul Kagame l'a répété sur tous les tons : " le Rwanda n'est pas la cause des problèmes du Congo. Ils existaient avant que je ne naisse ".

Le M23 a été formé par des membres d'une ancienne rébellion qui avaient été intégrés dans l'armée régulière en 2009 mais qui se sont mutinés en mai et ont repris les armes contre les FARDC. Ils accusent Kinshasa de n'avoir pas pu appliquer les accords de paix de mars 2009 entre le gouvernement congolais et le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

La guerre, qui vient de faire plus de trois mois, sera décisive cette semaine qui s'ouvre sur l'intention des mutins du M23 de prendre à tout prix le chef-lieu du Nord-Kivu.

Kléber Kungu

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30 juillet 2012

RD Congo – Méga marche des Catho : Le ministre de l’intérieur accorde son feu vert

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A l’appel des évêques catholiques, tous les 47 diocèses de la RDC vont se tenir début, le 1er août prochain, pour dire non au projet de balkanisation de ce pays.

En prévision de la méga « Marche de l’espérance » prévue le 1er août prochain dans tous les 47 diocèses de la République Démocratique du Congo (RDC) contre la balkanisation du pays, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Richard Muyej Mangeze, a adressé ce vendredi 27 juillet 2012, un message officiel aux différents responsables de son secteur leurs demandant de s’impliquer et d’instruire les services compétents à assurer l’encadrement des fidèles pour le bon déroulement de la manifestation.
Dans son télégramme, dont une copie réservée à l’Agence catholique de presse DIA, le Ministre Muyej informe les services de son Ministère de « l’organisation par les évêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), du 30 juillet au 1er août 2012, dans toutes les paroisses de la RDC, des actions pour dire non à la guerre de l’Est et exprimer le refus du plan de balkanisation de la RDC. En outre, écrit-il, les fidèles catholiques organiseront dans les 47 diocèses une Marche d’espérance pour la paix en RDC. Aussi, je vous demande de vous impliquer et d’instruire les services de vos juridictions respectives pour encadrer les fidèles en les invitant à renforcer l’harmonie entre les communautés et vous assurer du bon déroulement de cette manifestation ».
DIA

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MBUJI-MAYI – Caritas Congo très satisfaite de résultats du PRESAR

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158 km de pistes rurales, soit 75% du projet, ont été réhabilités par la Caritas Mbuji-Mayi.

A quatre mois de la fin prévue du Projet de réhabilitation du Secteur Agricole et Rurale (PRESAR), la direction de Caritas Développement Congo -une structure de gestion des projets sociaux de la conférence épiscopale du Congo, s’est félicitée, le 25 juillet dernier lors de l’évaluation partielle, de travaux effectués jusque-là avec le deux-tiers des fonds alloués, a-t-on appris du centre interdiocésain de Kinshasa. Evalué à 4,3 millions de dollars américains, ce projet est financé à l’ordre de 80,98 % par la Banque Africaine de Développement (BAD) et 19,05% par le Gouvernement congolais. Caritas Congo a déjà reçu 80 ,10% et 19,90% des fonds alloués, respectivement de la BAD et du Gouvernement congolais.
C’est depuis décembre 2008 que la Caritas exécute, sous le portefeuille du PRESAR, un ambitieux projet de réhabilitation des Infrastructures rurales dans les 5 territoires de la province du Kasaï Oriental. A quatre mois de sa clôture, le bilan est satisfaisant pour ce projet, au vu des résultats engrangés sur le terrain, a précisé la source.

Le souci d’efficience ou faire plus avec peu de ressources

En terme de résultats, 5 marchés ont été construits sur les 5 prévus à Kasansa dans le territoire de Tshilenge, à Ngandajika, à Miabi, Malenga Kamiji, à Kabeya-Kamwanga. Ces marchés sont dotés de deux pavillons de 24 étalages chacun, d’un bureau administratif, d’un entrepôt de 100 tonnes, d’un système d’adduction d’eau et d’un réservoir de 10.000 litres, de deux blocs de toilettes. Chaque marché dispose donc des sources sûres d’auto-financement que sont la vente d’eau, l’entreposage, l’étalage, les toilettes. Par ailleurs, 12 couloirs de contention avec paddock ont été construits sur les 12 attendus afin de faciliter l’administration des soins vétérinaires aux bêtes et la collecte de la bouse pour fabriquer le compost qui pourrait servir à fertiliser les champs.

Sur un tout autre registre, 120 sources d’eau ont été captées sur les 120 prévues. Enfin, 158 km de pistes rurales ont été réhabilités par la Caritas sur les 208 prévus par le projet. Les 50 km restants seront aisément réalisés à la faveur des 21% des fonds encore attendus de deux bailleurs, à savoir la FAD/BAD et le Gouvernement de la RDC.
Au regard de résultats réalisés, Il reste respectivement pour chacun de deux bailleurs, un décaissement de 21,20% et 78,80%. Ce qui fait qu’à ce stade, la Caritas Congo a déjà reçu environ 69% des fonds prévus par le projet et reste confiante sur la suite de ce énième travail qu’elle abat au service des populations congolaises.
Pour s’assurer de la pérennité du travail à la fin du projet, 50 opérateurs locaux, 150 chefs d’équipe et 75 chefs de chantier ont été formés et 300 comités de gestion des infrastructures mis en place.

Pour rappel, le PRESAR a comme objectif de renforcer la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté, à travers l’accroissement de la production vivrière, par l’appui à la production agropastorale et la réhabilitation des infrastructures agricoles et rurales.

Tonton Maze

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RDC : le secrétaire général adjoint de l’UDPS relaxé

 
En arrière plan, le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John BompengoEn arrière plan, le secrétaire général de l'UDPS, Jacquemin Shabani et ses collaborateurs ce 21/07/2011 à Kinshasa, lors d'une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le secrétaire général adjoint chargé des questions administratives de l’Union pour la démocratique et le progrès social (UDPS), Jean-Marie Vianney Kabukanyi, a été libéré dans la soirée de lundi 30 juillet. L’information est confirmée par le secrétaire général intérimaire de ce parti d’opposition, Bruno Mavungu.

Jean-Marie Vianney Kabukanyi, accusé de détention illégale d’armes, a été arrêté dans la nuit de samedi à dimanche 29 juillet vers 23h45 à son domicile, avec son frère, par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC), selon un communiqué de l’UDPS.

Il a d’abord été amené à l’Agence nationale de renseignements (ANR) avant d’être transféré à la légion nationale de la Police d’intervention rapide (PIR), a affirmé le chargé de communication de l’UDPS, Augustin Kabuya.

Il a qualifié cette arrestation de « scénario » de la part du pouvoir en place.

« Ce sont des montages. Vous le savez, comment ça se passe ici chez nous. Quand on veut arrêter un homme politique, on crée toujours des scénarios. Ils nous ont laissé entendre que le secrétaire général détenait des armes de guerre chez lui et quand ils [les policiers] ont vérifié ils se sont rendus compte qu’il n’y avait rien », a ajouté augustin Kabuya.

Le commissaire général de la PNC, le général Charles Bisengimana, dit avoir reçu le rapport de ce dossier ce lundi. D’après lui, il appartient à l’ANR de se prononcer sur ce dossier. Le service des renseignements s’est refusé de tout commentaire.

A l’annonce de l’arrivée de la ministre française à la Francophonie, Yamina Benguigui, Jean-Marie Vianney Kabukanyi a conduit une délégation de son parti à l’ambassade de France à Kinshasa où ils ont déposé une pétition réclamant la délocalisation du XIVe sommet de la Francophonie, au risque de “légitimer” le pouvoir de Kabila.

Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle de 2011 et président de l’UDPS a toujours contesté la victoire de Joseph Kabila.

A l’issue de sa visite à Kinshasa, Yamina Benguigui a déclaré qu’à part une ou deux personnes, la majorité des opposants congolais ne lui ont pas demandé l’annulation du sommet de la Francophonie qui doit se tenir dans la capitale congolaise en octobre prochain.

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