30 juin 2012

États-Unis : leur guerre secrète en Afrique

Par Rémi Carayol et Claude Leblanc

Un militaire américain avec des soldats de l'UA.Un militaire américain avec des soldats de l'UA.© AFP

De la Mauritanie aux Seychelles, les Américains tissent en toute discrétion un vaste réseau de bases militaires. Objectif : surveiller les organisations terroristes, lutter contre la piraterie et assurer la sécurité des compagnies pétrolières.

Dans le ciel azuré du Niger ou du Tchad, un petit point blanc apparaît. Un vrombissement de moteur se fait à peine entendre. Il ne s'agit ni d'un avion de ligne à 10 000 mètres d'altitude ni d'un chasseur dont la vitesse et le bruit auraient été remarqués depuis longtemps. Il s'agit d'un simple appareil de tourisme - un Pilatus PC-12, pour être précis. Sans marquage particulier, ce petit avion de fabrication suisse, dont le principal atout est justement de passer inaperçu, est en réalité loin d'être comme les autres. Bourré d'électronique et de caméras, il appartient à une flotte d'une vingtaine d'autres dont la principale mission est de quadriller les zones où sévissent les groupes identifiés comme terroristes - Boko Haram, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Armée de résistance du Seigneur (LRA), Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (Aqpa) et Shebab. Outre leur équipement, les Pilatus PC-12 et autres PC-6 ont comme particularité d'appartenir à l'armée des États-Unis. Celle-ci dispose désormais, sur un territoire allant de l'océan Atlantique à l'océan Indien, d'une dizaine de bases à partir desquelles elle mène en toute discrétion une surveillance très serrée afin de repérer les déplacements de ces formations jugées dangereuses.

L'existence de ce réseau discret de bases a été révélée le 14 juin par le Washington Post. Selon le quotidien américain, elles sont supervisées par les forces des opérations spéciales, mais gérées en grande partie par des sociétés privées (lire encadré p. 12). L'une des plus importantes en termes stratégiques est celle de Ouagadougou, implantée dans la partie militaire de l'aéroport international. Une soixantaine d'Américains y travaillent le plus discrètement possible pour entretenir des Pilatus PC-12 qui sillonnent le ciel du Sahel et du Sahara. Leur rôle est devenu encore plus vital depuis que le nord du Mali est tombé entre les mains des islamistes et du Mouvement national pour la libération de l'Azawad.

Pizzéria

La présence à Ouagadougou ne date pas d'hier. Selon une source militaire jointe par Jeune Afrique dans la capitale burkinabè, elle remonte à 2008 et au coup d'État, à Nouakchott, de Mohamed Ould Abdelaziz. « Les Américains ne pouvaient plus mener leurs opérations depuis la Mauritanie, explique un officier burkinabè qui a souhaité conserver l'anonymat. Ils se sont rabattus sur le Burkina. » Un pays que Washington juge stratégique au vu de sa position géographique et dont les diplomates américains ne cessent de louer la stabilité. Au fil des ans, Blaise Compaoré a en effet su gagner leur confiance. Dans les câbles diplomatiques américains révélés par WikiLeaks en 2011, le président burkinabè est décrit comme un allié de poids. En juillet 2009, un de ces câbles rapporte que le ministre de la Défense de l'époque, Yéro Boly, a proposé une zone retirée de la base aérienne de Ouagadougou pour rendre encore plus discrète la présence des avions américains. « Le problème n'est pas la présence de ces avions », aurait indiqué le ministre. La discrétion est toujours de mise. « No comment », répond un proche collaborateur du président.

Collecte de renseignements bombardement ciblés, chasse à l'homme...

La question de la présence de soldats occidentaux dans le pays (qu'ils soient français ou américains) dérange au plus haut point. « Il faut nous comprendre, indiquait il y a quelques semaines un conseiller de Compaoré. Les gens d'Aqmi lisent la presse. Quand nous négocions la libération d'otages, ils nous en parlent. Cela ne facilite pas notre tâche. » Aujourd'hui, les Américains sont identifiés à Ouaga. Ils aiment notamment fréquenter une pizzéria située au coeur de la ville. Mais peu de Burkinabè savent ce qu'ils font ici. Officiellement, « de l'humanitaire », indique un responsable public. La tension qui règne dans le Nord malien incite aussi le Pentagone à renforcer sa présence en Mauritanie. Initialement implantée à Nouakchott, la base a été fermée après le coup d'État du 6 août 2008. Actuellement, affirme le Washington Post, les Américains auraient débloqué plus de 8 millions de dollars pour rénover une base proche de la frontière malienne et mener des opérations de surveillance conjointes avec les forces mauritaniennes.

Main-forte

Les deux autres points chauds qui ont incité les États-Unis à mettre en branle leur dispositif sont le Nigeria, avec la montée en puissance de Boko Haram, et la Somalie, où les activités des Shebab entretiennent une instabilité chronique. Plus récemment, en Afrique centrale, dans le nord de l'Ouganda et l'extrême est de la Centrafrique, une centaine d'hommes des forces spéciales ont été dépêchés pour prêter main-forte dans la chasse à l'homme qui vise Joseph Kony, le leader de la LRA. Cette dernière mission tranche avec toutes les autres, car elle place en première ligne des uniformes américains. Partout ailleurs, leur présence est presque invisible.

À Stuttgart (Allemagne), siège du commandement régional pour l'Afrique (Africom), on explique cette volonté de rester discret par « le besoin de travailler de concert avec [nos] partenaires africains pour faciliter la mise en oeuvre d'opérations et de missions qui favorisent [nos] objectifs communs en matière de sécurité » sans avoir à faire une démonstration de puissance. Le général Carter Ham, qui dirige l'Africom, a souligné en mars dernier devant une commission du Congrès la nécessité pour les États-Unis d'accroître le RSR en Afrique, à savoir le renseignement, la surveillance et la reconnaissance. « Si nous ne disposions pas de bases sur le continent, nos moyens en RSR seraient limités et cela contribuerait à fragiliser la sécurité des États-Unis », a-t-il déclaré.

Télécommandés

Toutefois, ces opérations secrètes ne se limitent pas à la collecte de renseignements et à la surveillance. Sur les bases implantées à Djibouti, en Éthiopie et aux Seychelles, les Américains ont déployé des drones Predator et Reaper déjà utilisés dans la lutte contre Al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan. Grâce à ces appareils sans pilote et télécommandés, les militaires américains peuvent mener des opérations de bombardements ciblés pour éliminer des combattants, notamment au Yémen ou en Somalie. Ils servent également à contrer les assauts des pirates dans l'océan Indien. Dans ces deux zones où les intérêts américains sont directement menacés, la présence militaire est beaucoup moins discrète.

Washington privatise la surveillance

Au cours des dix dernières années, le Pentagone a renforcé ses liens avec des « contractors », des sociétés privées spécialisées, pour des opérations de sécurité en Irak et en Afghanistan. Dans les années 1990, la proportion était de 1 civil pour 50 militaires. Désormais, elle s'établit à 1 pour 10. Si leurs méthodes dans ces pays ont parfois été décriées, cela n'a pas empêché Washington de se tourner vers ces entreprises pour qu'elles prennent en charge la surveillance et la collecte d'informations dans le Sahel et le Sahara. Elles fournissent avions, pilotes, mécaniciens et analystes de données, tout en garantissant la discrétion exigée par le Pentagone puisque leur personnel ne relève pas de l'armée. L'exemple américain est désormais suivi par d'autres pays comme la France, où des sociétés comme Strike Global Services (SGS) ont vu le jour. Celle-ci assure notamment la formation de futurs détachements de l'ONU à Djibouti. C.L.

À Djibouti, le Camp Lemonnier, seule base permanente américaine en Afrique, où sont stationnés 1 200 hommes, abrite des U-28A, appareils militaires de surveillance. Les activités de piraterie le long de la côte somalienne expliquent en grande partie pourquoi les Américains sont moins enclins à se cacher que dans le Sahel. Aux Seychelles, c'est le président James Michel lui-même qui a demandé aux Américains de venir. « Michel a fait des pieds et des mains pour que les Américains installent une base », explique une source gouvernementale seychelloise. Un accord bilatéral permettant le stationnement de militaires américains a été signé en juin 2009.

Lors de son passage devant les parlementaires, le général Carter Ham a aussi déclaré qu'il souhaitait pouvoir établir une nouvelle base de surveillance à Nzara, au Soudan du Sud. Là encore, ce projet s'explique par le contexte local. Les tensions entre le Soudan et son voisin méridional riche en hydrocarbures ne laissent pas indifférent Washington, qui doit assurer la sécurité des compagnies pétrolières présentes dans la région. Quelle que soit la manière dont les États-Unis mènent leurs opérations - en toute discrétion ou au grand jour -, leur intérêt pour l'Afrique démontre que celle-ci est devenue un enjeu majeur dans leur stratégie depuis 2007, année où ils ont commencé à établir leur réseau de bases. Rappelons qu'au cours des cinq dernières années les investissements directs américains sur le continent ont augmenté de 40 %. CQFD.

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L'IRRESPONSABILITE ET LA COMPLICITE DES DIRIGEANTS CONGOLAIS DANS LE GENOCIDE AU CONGO

L'IRRESPONSABILITE ET LA COMPLICITE DES DIRIGEANTS CONGOLAIS DANS LE GENOCIDE AU CONGO : Rapport ONU-mutinerie: LES PREUVES DU RÖLE-CLE JOUE PAR LE RWANDA‏

Par Evariste Mpwo

Il a fallu que l'Onu porte au grand jour les preuves de l'implication du Rwanda dans les rebellions dites congolaises pour que le gouvernement fantoche de Kinshasa se mette a vociferer et meme reclamer l'union de toute la nation contre l'agresseur. Mais c'est depuis tres longtemps que le commun des mortels sait que du CNDP au M23, il ne s'agit que de la poursuite du genocide congolais au profit du Rwanda qui veut exterminer les congolais du Kivu pour les remplacer par les rwandais
Aujourd'hui que le malin a ete denonce publiquement, ce n'est plus a la bande des complices au pouvoir a Kinshasa de nous faire la morale, eux qui se sont tus face aux diverses infiltrations, eux qui se sont servis pendant que la nation perclitait. Messieurs du Gouvernement, maintenant que la preuve est la, qu'attendez-vous pour porter publiquement plainte devant les organismes internationaux contre le Rwanda, son President et ses gouvernants. Qu'attendez-vous pour solliciter officiellement l'aide de Monusco dans la traque, l'arrestation et le transfert de Ntaganda et autres criminels a La Haye?

Nous ne sommes pas dupes. Pendant que vous braillez a Kinshasa, une reunion clandestine se tient a Goma entre vous et vos maitres rwandais, nous le savons.
Ne cherchez pas Raymond Tshibanda sur la photo, il se cache derriere Bizima Karahamoto

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29 juin 2012

RDC : Kinshasa demande à Kigali de « cesser d’alimenter la guerre »

Le rapport de l’ONU crée une crise diplomatique entre le Rwanda et la RDC

               

La République démocratique du Congo exhorte le Rwanda à « cesser d’alimenter la guerre ». Le rapport de l’ONU, publié mardi, accuse Kigali de fournir des armes aux mutins ex-rebelles qui affrontent depuis des mois l’armée régulière dans le Nord-Kivu.

Le rapport de l’ONU, publié mardi, est entrain de créer une crise diplomatique entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Et pour cause, ses experts des sanctions accusent Kigali de soutenir les mutins ex-rebelles congolais, en leur fournissant « des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues ». Même si les autorités rwandaises ont démenti, cette information n’est pas passée inaperçue à Kinshasa.

Sur la foi des conclusions de l’ONU, la pression des autorités congolaises ne s’est pas fait attendre. La République démocratique du Congo « exige que les autorités rwandaises cessent d’alimenter la guerre au Congo », déclarait jeudi le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende. « Nous leur demandons de démanteler les réseaux, les filières de recrutement et de ravitaillement en faveur des forces négatives qui sont au Congo, sans conditions. », ajoutait-il. Et le président congolais Joseph Kabila suivait « de très près » cette affaire. « Le gouvernement a demandé la publication intégrale de ce rapport […] », confiait le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo.

Les experts des sanctions de l’ONU affirment, dans une annexe du rapport que s’est procurée l’AFP, détenir des « preuves accablantes » qui démontrent que les responsables de l’armée rwandaise « dans l’exercice de leurs fonctions officielles, soutiennent les rebelles en leur fournissant des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues ». Pour rappel, Kigali a toujours nié son implication dans le conflit qui oppose, depuis le mois de mai dans le Nord-Kivu, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

Kigali réfute les accusations de l’ONU

Si les autorités rwandaises n’ont pas encore réagi à l’injonction de la RDC. Mercredi, Kigali remettait farouchement en cause le rapport de l’ONU. « C’est un document préliminaire partial, fondé sur des conclusions partielles et il doit encore être vérifié. », déclarait la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo. Avant d’ajouter « Nous avons l’intention de fournir des preuves factuelles que les accusations contre le Rwanda sont fausses ». La ministre soulignait, par ailleurs, qu’il est « profondément regrettable » que « la frénésie médiatique » soit à l’origine de ce rapport de l’ONU qui met en cause l’armée rwandaise dans le conflit qui fait actuellement rage dans le Nord-Kivu.

Depuis le mois de mai, les combats entre les FARDC et les mutins ex-rebelles ont repris de plus belle dans le Nord-Kivu. Après une courte accalmie, la province s’embrase à nouveau. Selon les ONG, 200.000 congolais auraient fui ces violences. Parmi eux, certains se sont refugiés à Rwaguba, dans la région de Rutshuru, pour se mettre à l’abri. Un exode qui n’est pas sans conséquence puisque 150 cas de choléra sont à déplorer.

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Retombées des accusations de soutien aux mutins de M23 Des Casques bleus interdits de passage au Rwanda !

Des casques bleus de la MONUSCO qui se rendaient mercredi dernier à Uvira en passant par le Rwanda ont été interdits de franchir la frontière rwandaise à la hauteur de Ruzizi 2. Une action des représailles pour le gouvernement rwandais contre les casques à la suite des accusations de soutien de Kigali aux mutins de M23.

En attendant, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies se sont entendus mardi pour rendre public un document délicat qui met en cause le ministre de la Défense rwandais et plusieurs hauts responsables militaires dans le soutien à une mutinerie de l'armée dans l'est de la République démocratique du Congo, ont déclaré des diplomates. Les éléments figurant dans un addendum à un récent rapport réalisé par des experts de l'Onu sont les plus probants à ce jour qui étayent la thèse d'un soutien à un niveau élevé, au sein du gouvernement rwandais, à la rébellion baptisée “M23” contre les forces congolaises, qui ont provoqué un exode de milliers d'habitants de l'est de la RDC.

M23 est le nom d'un groupe de plusieurs centaines de soldats de l'armée de RDC qui se sont ralliés sous la bannière de Bosco Ntaganda, général mutiné naguère lié au Rwanda, sur qui pèse un mandat d'arrêt lancé par les autorités de RDC, et qui est également recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.

Le Rwanda rejette les accusations de soutien à la rébellion M23 et a jugé “profondément regrettable” la diffusion du document.

La ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a déclaré que son gouvernement fournirait des preuves factuelles démontant les éléments à charge contre Kigali et montrant que le document est biaisé. “C'est un document provisoire partial, s'appuyant sur des éléments partiels”, a-t-elle dit.

Louise Mushikiwabo a estimé qu'une “hystérie médiatique” avait poussé l'Onu à rendre public le document sans offrir au Rwanda la possibilité de répondre à ces accusations.

“Comme l'armée congolaise se révèle incapable de contenir cette mutinerie, Kinshasa et ses alliés accusent le Rwanda”, a déclaré la ministre, ajoutant que son gouvernement avait invité les experts de l'Onu à se rendre à Kigali pour poursuivre leurs investigations, ce qu'ils ont accepté.

Mardi, Reuters a obtenu une copie du document de 43 pages que le Conseil de sécurité a convenu de rendre public.

“Au cours de l'enquête, depuis la fin 2011, le groupe a mis au jour des preuves substantielles attestant le soutien de responsables rwandais aux opérations de groupes armés dans l'est de la RDC”, lit-on dans le document.

“Les FRD (armée rwandaise) fournissent du matériel militaire, des armes, des munitions et des fournitures diverses aux rebelles M23”, lit-on dans cet addendum, qui stipule que des responsables rwandais sont “directement impliqués” dans l'octroi d'un soutien politique et financier au M23.

Kinshasa avait accusé les Etats-Unis, l'un des membres permanents du Conseil de sécurité de s'opposer à la publication des conclusions du groupe d'experts de l'Onu - commission indépendante qui surveille les violations du régime des sanctions visant la RDC. La mission américaine aux Nations unies a vigoureusement démenti les accusations du régime congolais.

Selon certains diplomates, les délégations des Etats-Unis et d'autres pays au Conseil de sécurité souhaitaient retarder la publication de l'addendum de sorte que le Rwanda puisse se défendre face aux accusations portées contre lui.

A l'origine, l'addendum ne devait pas être publié avant août, mais les accusations de blocage ont convaincu les membres du Conseil de sécurité d'accélérer le processus de divulgation.

Louis Charbonneau, avec Jonny Hogg à Kinshasa; Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse pour le service français.

LP

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Nord-Kivu : calme précaire à Ntamungenga après la trêve entre FARDC et le M 23

 
Les populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain LiechtiLes populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Un calme précaire règne depuis une dizaine de jours dans le secteur de Ntamugenga dans le Nord-Kivu. Les responsables coutumiers et  militaires affirment que tous les fronts dans les zones de combat sont restés stables depuis une semaine. La population se méfie de ce calme qui donnerait le temps aux rebelles du Mouvement du 23 mars 2009 (M23).

Dans toutes les zones de combat, les armes se sont tues. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) occupent leurs positions sur plusieurs fronts, comme l’a précisé un officier FARDC sous anonymat. De leurs côtés, les rebelles du M23 s’accrochent à leurs bastions de Runyoni, Tchanzu et Mbudi, des collines situées à une dizaine de kilomètres des positions des FARDC.

Cette situation ne rassure pas pour autant les populations locales, souligne les responsables coutumiers. Ils pensent que la trêve en cours accorde aux rebelles du M23 du temps pour se réorganiser et pour adopter d’autres stratégies de combats. Un responsable locale a souligné sous couvert d’anonymat, qu’il y aurait des infiltrations du M23 dans certaines localités sous contrôle des FARDC.

Selon la même source, c’est ce qui justifie l’afflux massif des déplacés autour de la base des casques bleus de la Monusco, enregistrés à Ntamungenga au cours de cette semaine. Mais, cette information n’a pas été confirmée par d’autres sources indépendantes dans la région.

radiookapi.net

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Balotelli : De King-Kong à héros national

o-KING-KONG-570


 

 






Traité de ‘’singe’’ lundi 25 juin dernier  par le célèbre quotidien sportif italien La Gazzetta Dello Sport via une caricature de mauvais goût, Mario Balotelli marque deux buts et propulse son pays d’adoption en finale contre l’Espagne.

Sans vergogne, le même journal titre aujourd’hui :

Super Mario nuovo eroe d'Italia

http://www.gazzetta.it/Europei/2012/28-06-2012/super-mario-nuovo-eroe-d-italia-in-finale-spero-fare-4-gol-911671774563.shtml

http://www.gazzetta.it/

 

Balotelli



 




De King-Kong à héros  national,  la distance est vraiment très courte. C’est de l’hypocrisie pure et simple de la part de ce journal pourtant bien coté.

L'attaquant de Manchester City d'origine ghanéenne a bien souvent été victime du racisme au cours de sa jeune carrière.

Les insultes, bananes et bruits de singe à son adresse dans les stades, poussent à se poser la question sur certains peuples qui se disent ‘’développés’’.   

Développés en quoi déjà?

 

Benoit Mununu

Montréal Cnd

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Les Congolais sur deux fronts

kabila et kagame

Ce qui se passe actuellement en République Démocratique du Congo est inacceptable. Les FARDC se battent au front pour bouter l'ennemi hors de nos frontières. Logiquement, les fils et les filles du Congo veulent à leur manière communier avec les forces combattantes, les soutenir et les emmener à la victoire. Mais ils font face à un deuxième front intérieur, formé de Kabila et ses collabos qui empêchent l'organisation de toute manifestation de soutien aux FARDC. 

L'opinion se souviendra qu'une manifestation de l'opposition initiée par Clément Kanku, le député national avait été annulée par le gouverneur de Kinshasa. Avant-hier, nous avons appris l'enlèvement de Diomi Ndongala, le président national de la Démocratie Chrétienne par les services de renseignement (ANR) et de la police (PNC). Les Kabilistes lui reprochent l'organisation d'une messe pour soutenir les FARDC qui sont en guerre contre les assaillants rwandais, la messe à laquelle avait assisté le président Etienne Tshisekedi.

Les Congolais comme les amis du Congo sont conscients que les FARDC se battent dans des conditions difficiles, subissant des revers sur le champs de bataille suite aux trahisons successives des officiers rwandais. Ils pourchassent l'ennemi avec les ventres creux, sans salaires, sans primes. Mais, ils ont enfin compris que s'ils ne défendent pas ce pays, leurs enfants resteront pour longtemps esclaves des Rwandais.

Si les autorités de Kinshasa avaient l'amour du pays, plutôt que de briller par leur passivité coupable, ils pourraient choisir ce moment pour faire appel à toutes les forces vives de la nation afin de bouter l'enenemi hors de nos frontères. Mais ils ne pourront pas le faire parce que ce sont les forces d'occupation qui se battent pour leur survie sur la terre de nos ancêtres.  Kabila et Kagame devront retenir que les Congolais retourneront la guerre qu'ils leur ont imposée d'où elle est venue. Notre paix est à ce prix.

Lumbamba Kanyiki

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28 juin 2012

M.23 : le Rwanda a joué un rôle central dans la mutinerie Révélation de Washington Post.

Le gouvernement rwandais a violé les sanctions de l'ONU en jouant un rôle central dans la création d'une mutinerie contre le gouvernement au Congo et en fournissant les mutins de M23 avec des armes, des munitions et des jeunes recrues rwandaises, selon un rapport confidentiel établi par les experts des Nations Unies.

Le rapport représente la plus forte preuve encore que les soldats, qui se sont mutinés en avril, ont eu de haut niveau le soutien du gouvernement du président rwandais Paul Kagame. Le bras de fer avec les forces congolaises a poussé des milliers de personnes hors de leurs foyers dans la partie orientale du pays,

Le rapport de 44 pages a conclu que le Rwanda a violé les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies interdisant l'approvisionnement en armes des groupes armés au Congo. Le rapport a été partagé avec les membres du Conseil de sécurité, mais n'a pas été rendu public. Le Washington Post a obtenu une copie mardi.

En prévision de la publication du rapport, la ministre des Affaires étrangères rwandaise Louise Mushikiwabo, a nié lundi que de hauts responsables rwandais ont soutenu les mutins. Elle a insisté que le leadership militaire de son pays avait exhorté les mutins à déposer leurs armes et de résoudre leurs différends avec l'armée congolaise à travers des entretiens.

«Bien sûr, le leadership du Rwanda armée supérieure en aucun cas serait impliquée dans la destruction de la paix, ils ont travaillé très dur pour construire,» a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse au siège des Nations Unies.

La diffusion du rapport a été retardée pendant des semaines au milieu d'allégations par le gouvernement congolais que les Etats-Unis avaient cherché à bloquer la publication d'un document qui pourrait être préjudiciable au Rwanda, un proche allié. Mais les Etats-Unis et autres membres du conseil ont finalement accepté de fournir le rapport à d'autres membres après que les experts aient informé le gouvernement rwandais sur leurs conclusions.

 

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Publication d'un document prouvant le soutien du Rwanda au M23 Kigali confus

Enfin, Washington a cédé à la pression du gouvernement congolais. Initialement prévu pour le mois d'août prochain après un blocus de l'administration Obama, opposant ainsi son véto pour retarder la publication des conclusions du groupe d'experts de l'Onu - commission indépendante qui surveille les violations du régime des sanctions visant la RDC, la mission américaine aux Nations unies a accepté de voir les conclusions de ces enquêtes publier, lâchant ainsi le Rwanda son « protégé ».

Selon certaines sources, la retardation de la publication de ce rapport devrait permettre au Rwanda de se défendre face aux accusations, portées contre lui, malheureusement, Kigali ne l'a pas fait, il a plutôt - par voix de presse préféré accuser le groupe de travail des Nations unies de l'avoir empêché de se défendre.

C'est alors que les membres du Conseil de sécurité des Nations unies se sont entendus mardi 26 juin dernier pour rendre public ce document délicat qui met en cause le ministre de la Défense rwandais et plusieurs hauts responsables militaires dans le soutien à la mutinerie armée qui déchire l'est de la République démocratique du Congo, depuis le mois de mai dernier, ont déclaré des diplomates.

Les éléments figurant dans un addendum à un récent rapport réalisé par des experts de l'Onu sont les plus probants à ce jour qui étayent la thèse d'un soutien à un niveau élevé, au sein du gouvernement rwandais, à la rébellion baptisée “M23” contre les forces congolaises, qui ont provoqué la mort de plusieurs citoyens ainsi qu'un exode de milliers d'habitants de l'est de la RDC.

M23 est le nom d'un groupe de plusieurs centaines de soldats de l'armée de RDC qui se sont ralliés sous la bannière de Bosco Ntaganda, général mutiné naguère lié au Rwanda, sur qui pèse un mandat d'arrêt lancé par les autorités de RDC, et qui est également recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et recrutement des jeunes.

Comme toujours, le Rwanda rejette les accusations de soutien à la rébellion M23 et a jugé « profondément regrettable » la diffusion du document. La ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a déclaré que son gouvernement fournirait des preuves factuelles démontrant les éléments à charge contre Kigali et montrant que le document est biaisé.

“C'est un document provisoire partial, s'appuyant sur des éléments partiels”, a-t-elle dit.

Louise Mushikiwabo a estimé qu'une “hystérie médiatique” avait poussé l'Onu à rendre public le document sans offrir au Rwanda la possibilité de répondre à ces accusations.

“Comme l'armée congolaise se révèle incapable de contenir cette mutinerie, Kinshasa et ses alliés accusent le Rwanda”, a déclaré la ministre, ajoutant que son gouvernement avait invité les experts de l'Onu à se rendre à Kigali pour poursuivre leurs investigations, ce qu'ils ont accepté.

Le même mardi, nos confrères américains de Reuters ont obtenu une copie du document de ce document de 43 pages que le Conseil de sécurité a convenu de rendre public.

Dans ce document, l'on peut lire qu'au cours de l'enquête diligentée depuis fin 2011, le groupe a mis au jour des preuves substantielles attestant le soutien de responsables rwandais aux opérations de groupes armés dans l'est de la RDC.

“Les FRD (armée rwandaise) fournissent du matériel militaire, des armes, des munitions et des fournitures diverses aux rebelles M 23”, confirme les lignes de cet addendum, qui stipule que des responsables rwandais sont « directement impliqués » dans l'octroi d'un soutien politique et financier au M23.

Kinshasa avait accusé les Etats-Unis, l'un des membres permanents du Conseil de sécurité, de s'opposer à la publication des conclusions du groupe d'experts de l'Onu - commission indépendante qui surveille les violations du régime des sanctions visant la RDC. La mission américaine aux Nations unies a vigoureusement démenti les accusations du régime congolais.

Selon certains diplomates, les délégations des Etats-Unis et d'autres pays au Conseil de sécurité souhaitaient retarder la publication de l'addendum de sorte que le Rwanda puisse se défendre face aux accusations portées contre lui.

A l'origine, l'addendum ne devait pas être publié avant août, mais les accusations de blocage ont convaincu les membres du Conseil de sécurité d'accélérer le processus de divulgation.

Uhuru

 

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Goma : La société civile lance une collecte pour soutenir les FARDC

 
Des soldats des FARDC au Nord-Kivu.Des soldats des FARDC au Nord-Kivu.

La Société civile du Nord Kivu a lancé l’opération « J’aime la Nation congolaise » en faveur des Forces armées de la RDC (FARDC), qui combattent aux fronts à l’Est du pays. Dans un communiqué rendu public mardi 26 juin, cette structure invite chaque Congolais à verser une contribution minimum de 1 dollar américain, ou neuf-cent vingt (920) francs congolais, dans des comptes ouverts à cette fin.

Selon Thomas d’Aquin Mwiti, président de la société civile du Nord Kivu, « lorsque les FARDC sont en train de prouver leur capacité sur les lignes de front, les Congolais doivent poser des gestes allant dans le sens de les encourager ».

« Comme nous n’avons pas, à notre niveau, la capacité d’être sur les lignes de front, nous pouvons poser des gestes d’encouragement », a-t-il expliqué.

Pour lui, si chaque Congolais pouvait donner un dollar, la société civile pourrait collecter  60 millions de dollars en une semaine.

« C’est tout simplement un geste symbolique des Congolais pour dire : Nous sommes d’accord avec ce que font nos militaires, nous sommes acharnés contre ces groupes armés qui sont entrain de se développer à l’Est et nous demandons aux FARDC de mettre toutes les batteries en marche pour mettre fin à l’activisme des groupes armés à l’Est, en commençant par le M23 », a-t-il déclaré.

La Société civile précise que des comptes bancaires ont été ouverts à cet effet à la Coopérative d’épargne et de crédit, Imara, représentée dans plusieurs villes du pays. Des comptes seront aussi ouverts dans d’autres banques dans les villes où cette coopérative n’a pas d’agence.

L’opportunité d’une telle initiative divise les opinions de la population de Goma.

radiookapi.net

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