24 mai 2012

Retombées de l'assassinat de Chebeya : Colonel Mukalayi, tentative de suicide

De nouvelles alarmantes faisant état d'une double tentative de suicide de la part du colonel Daniel Mukalayi, à la Prison Centrale de Makala (PCM), sont parvenues au Phare hier mercredi 23 mai 2012. Cité et condamné à mort dans l'affaire de l'assassinat de Floribert  Chebeya Bahizire, activiste de droits humains retrouvé mort le 2 juin 2010 à Mitendi, cet officier de police aurait d'abord tenté de mettre fin à sa vie le vendredi 18 mai passé, puis le mardi 22 mai 2012.

D'après ses co-détenus dans cette geôle, la raison de ce drame manqué serait les dernières déclarations d'un ministre, membre du gouvernement, qui dans un récent point de presse a affirmé que les assassins de Chebeya sont déjà à la Prison de Makala. Ceci, pour réfuter, entre autre, les accusations portées sur le régime de Kinshasa pointé comme obstacle principal à la diffusion du film «Chebeya, un crime d'Etat ?». Offensé à fond par les propos du ministre Mende, Daniel Mukalayi aurait piqué une vive colère, vociférant à haute et intelligible voix sa fureur et mettant sens dessus dessous ses effets personnels. Alerté par ces vacarmes, ses voisins ont accouru dans sa cellule pour le calmer et surtout mettre de côté tous les objets tranchants à sa portée.

Selon les informations en notre possession, aussitôt mis au parfum de cette situation, le directeur de prison, Dido Kitungwa, aurait décidé de placer le commissaire Michel Mwila, un autre pensionnaire de la Prison Makala, dans la cellule du colonel Mukalayi afin de veiller à ce que l'irréparable ne survienne.

Il convient de rappeler qu'à la suite du verdict prononcé dans l'affaire Chebeya, le colonel Daniel Mukalayi avait clamé son innocence et interjeté appel. Il en est de même pour les parties civiles Chebeya, Bazana et l'Ong la Voix des Sans Voix (VSV). Depuis lors, tout le monde attend la fixation du procès par la Haute Cour Militaire.

Pour leur part, dans une lettre ouverte adressée au président de la République le vendredi 20 mai 2011, deux cent seize Organisations non gouvernementales de la défense et promotion des droits de l'homme (ONGDH) de toutes les provinces de la République démocratique du Congo continuent d'exiger une justice équitable pour les défenseurs des droits humains Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, assassinés, d'après elles, au bureau de l'inspecteur général de la police nationale congolaise.

Elles ont soutenu devant l'opinion tant nationale qu'internationale la réaction de méfiance des parties civiles par rapport à la position de la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, prise à l'audience du lundi 09 mai 2011, et confirmée à l'audience de jeudi 12 mai 2011, de vouloir requalifier en simple homicide, involontaire les infractions d'assassinats, enlèvements, association de malfaiteurs, détention illégale d'armes et munitions de guerre...

A cet effet, les ONG des droits humains demandent au président de la République de garantir un procès équitable aux victimes en observation de la promesse faite à l'opinion publique le 04 juin 2010, et plus particulièrement à la veuve Chebeya, de ne ménager aucun effort personnel à rechercher et punir les auteurs de ces crimes crapuleux. Ils se réservent, toutefois, le droit d'activer les mécanismes internationaux, notamment : le Rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, le rapporteur spécial de la Commission africaine sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, le Bureau du commissaire aux droits de l'homme du conseil de l'Europe, l'Union européenne.

Tshieke Bukasa

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Les forces acquises au changement invitent le peuple congolais à se lever et à faire barrage à tout ordre arbitraire

L'ouverture officielle des assises du 2e conclave des forces acquises au changement est intervenue hier mercredi è la paroisse Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe.
Représentants des regroupements, plateforme, personnalités et partis politiques membres des Forces acquises au changement ont participé à cette cérémonie d'ouverture.
Ce conclave qui intervient en ce moment précis trouve sa justification du fait que les forces acquises au changement sont de l'école du président Etienne Tshisekedi, école de la rigueur et de la bonne gestion qui exige un suivi et une évaluation des décisions et résolutions prises.

Du reste, après le premier conclave, il est tout à fait naturel et nécessaire de s'arrêter un moment en vue d'évaluer application des résolutions prises et envisager éventuellement des mesures correctives quant à ce.

Par ailleurs, dans un regroupement composé de plus de 50 partis politiques, il est toujours bon de se retrouver pour réfléchir et lever ensemble des options pour la suite du combat politique et au vu de la situation générale du pays.

Six commissions ont été créées. Elles vont traiter respectivement les questions ci après.

La commission de l'évaluation et des stratégies chargée de réfléchir sur l'évaluation de l'application des résolutions du premier conclave et sur les nouvelles stratégies à mettre en place.

La commission de la situation à l'Est chargée de dégager la position officielle des forces acquises au changement sur les souffrances que subissent au quotidien nos frères qui habitent cette partie de la République.

La commission Porte parole de l'opposition chargée de définir la vision des forces acquises au changement en rapport avec la problématique de la désignation du Porte parole de l'opposition.

La commission Ceni chargée de dégager la position officielle des forces acquises au changement en rapport avec la ceni.

La commission de la Francophonie qui est chargée de réfléchir sur la vision des forces acquises au changement en rapport avec l'organisation du 14e sommet de la francophonie, prévue à Kinshasa au mois d'octobre prochain.

La commission de la restructuration des forces acquises au changement chargée de dégager la nouvelle structure appropriée au regroupement en vue de l'évolution actuelle de la situation du pays face aux enjeux politiques futurs.

Les travaux dans ces différentes commissions débutent demain jeudi 24 mai tandis que la clôture interviendra le lundi 28 mai 2012.

Le peuple appelé à prendre ses responsabilités

Au regard de la dégradation, au jour le jour, avec toutes les conséquences néfastes pour le peuple Congolais de la situation générale de l'heure telle que l'insécurité généralisée à travers le pays dont le point culminant se situe à l'Est de la République démontre à suffisance le manque manifeste de volonté politique de la part du pouvoir en place à résoudre définitivement cette question. Ce laxisme qui se caractérise par une passivité indescriptible, frisant la complicité, peut être considéré comme une preuve de complicité de la part de ses auteurs. Les membres de la commission qui vont réfléchir autour de cette question sont appelés à analyser en profondeur la situation afin de proposer des résolutions pertinentes.

Autre chose, la précarité du vécu quotidien du peuple qui devrait interpeller la conscience des tenants du pouvoir ne constitue pas du tout à ce jour une priorité pour ces derniers. Pire encore, ils continuent à multiplier des décisions anti sociales face à la misère du peuple. C'est triste pour la RDC d'avoir des dirigeants de cet acabit.

Face à ces réalités et à tant d'autres, la dérive totalitaire qui s'installe y compris les forces acquises au changement lancent un appel pressant à tout le peuple Congolais afin de se lever comme un seul homme et conformément à l'art 64 de la constitution, et à faire barrage à ce pouvoir décadent.

Les forces acquises au changement n'ont pas manqué de saluer l'action menée le lundi dernier par les propriétaires des véhicules à travers la grève générale observée dans la capitale. Ces forces ont ainsi dénoncé le dysfonctionnement de ce secteur important de la vie nationale.

La dérive totalitaire qui s'installe se sert de l'Assemblée nationale comme instrument d'instauration de la pensée unique. Le président actuel de la chambre basse du parlement viole sciemment le règlement intérieur de cette chambre dans l'unique but de la transformer en une caisse de résonance. Cette institution se transforme de plus en plus en un haut lieu de dictature et de l'imposition de la pensée unique.

Rendez-vous est donc pris pour le lundi 28 mai en vue des résolutions du 2e conclave dont J.P Lisanga assure la modération.

G.O

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RDC: La Monusco utilise l'insécurité à l'Est comme fond de commerce

Roger MeeceNous ne cesserons de le dire: la mission de l'organisation de nations unies au Congo (MONUSCO) n'est pas au Congo pour y établir la paix, mais plutôt pour profiter des frais de mission et  exploiter les matières premières. Ça fait une dizaine d'années qu'elle est opérationnelle en République Démocratique du Congo avec environs 17000 hommes de combats bien équipés. Mais elle ne réussit pas à apporter la paix et la stabilité à l'Est du Congo.

L'insécurité aggravée ce dernier temps par la chasse aux mutins de l'ex CNDP mués en M23  a poussé des milliers des Congolais sur la route. ils ont fui leurs villages pour se réfugier soit dans la forêt, soit dans des pays voisins. Mais la MONUSCO est bien là, fait semblant de bouger, mais ne fait rien. Les nègres peuvent s'entretuer jusqu'au dernier; ce n'est pas son affaire. Par contre, ses travailleurs et soldats sont cités dans des combines des transports et ventes illégales de l'or et du coltan. C'est la même MONUSCO qui avait aidé aux bourrages des urnes et à des tricheries massives que l'on a déplorés lors des élections de novembre 2011 et qui ont porté Kabila au pouvoir. Pour des raisons de la "stabilité" du pays!

Plutôt que de se moquer des Congolais, la MONUSCO devrait songer à plier bagages. Le travail qu'elle exécute en RDC est une honte pour la communauté internationale.

Lumbamba Kanyiki

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RDC : la Monusco accusée de faire du «tourisme» au Nord-Kivu

Que fait la Monusco à l'est du Congo ? La question fait à nouveau débat après les révélations, mercredi 23 mai, de la société civile du Nord-Kivu faisant état de 100 morts en une semaine parmi les civils des zones de Walikalé et du Masisi. La force de paix des Nations Unies se retrouve souvent sur la sellette pendant les épisodes violents comme en ce moment dans le Nord-Kivu.

La Monusco se défend des accusations dénonçant son inaction. Elle explique que les zones concernées par ces violences sont très difficiles d'accès et que la surveillance se fait surtout par hélicoptère. Son porte-parole, Manodje Monoubai, ne confirme pas ces massacres de civils. « Jusque là, ce ne sont que des allégations. Nous n'avons pas vraiment de preuves sur ce chiffre. Il y a certainement eu des tueries, mais le chiffre de 100 [morts] n'a pas encore été vérifié », assure-t-il.

Une enquête de terrain sera menée, dit la Monusco. Pour sa part, le Colonel Diop, porte-parole militaire, réaffirme l'engagement dans la protection des civils. Il donne pour preuve une action menée quatre jours plus tôt dans la zone de Walikalé : « Le 20 mai 2012, des hélicoptères d'attaque de la Monusco, ont déclenché des tirs dissuasifs en vue de prévenir toute menace sur les populations civiles dans la zone par les Maï-Maï Cheka et ainsi assurer leur protection ».

Les accusations de passivité pleuvent sur les Nations unies à chaque épisode violent. Récemment, un député de la majorité a accusé les casques bleus de faire du tourisme dans l'est. Une insulte à l'égard de nos hommes et des pays qui les envoient, a répondu la Monusco.

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Nord-Kivu: les casques bleus de la Monusco installent 3 bases pour protéger Bunagana

 
 
L’entrée principale du quartier général de la Monusco à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John BompengoL’entrée principale du quartier général de la Monusco à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) ont installé trois bases « stratégiques » autour de la cité de Bunagana au Nord-Kivu. Le commandant des forces de la mission onusienne, le général Chander Prakash, a affirmé, mercredi 23 mai, que l’objectif de cette manœuvre est d’empêcher les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) d’assiéger cette cité et de protéger la population civile.

Pour sa part, le chef de bureau de la Monusco/Nord-Kivu, Hirute Guebre Selasie, a indiqué que le déploiement des casques bleus à Bunagana n’est pas seulement « un acte de présence ».

« Nous avons voulu nous assurer que les mutins n’arrivent pas dans les environs de Bunagana et que cette localité soit bien protégée. Nous sommes là pour être utile », a-t-il déclaré.

Le président de la société civile du groupement Jomba, Paulin Bunani, déclare que ce déploiement des casques bleus rassure la population civile.

Selon lui, 70% de ceux qui se sont refugiés en Ouganda sont déjà rentrés à Bunagana depuis quatre jours.

« Les mutins ne pourront pas arriver ici », s’est-il réjouit.

Des sources locales font état d’une accalmie observée depuis dimanche 20 mai entre les militaires et les rebelles du M23 dans la région de Bunagana. Ces garderaint leurs positions dans les collines de Runyoni et Chanzu, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Bunagana.

Les militaires sont déployés à moins de trois kilomètres au nord de ces collines où, selon certaines sources, ils seraient en alerte.

radiookapi.net

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23 mai 2012

RDC : selon le gouvernement congolais, La situation sécuritaire dans le Kivu est sous contrôle

Dans son rapport fait lors du Conseil des ministres tenu hier lundi 21 mai sous la présidence de Joseph Kabila, le ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants, M. Alexandre Luba a déclaré que la situation dans l’est du pays est sous contrôle.

« La situation sécuritaire de la République démocratique du Congo aujourd’hui est en voie de stabilisation avancée. Il appert clairement au vu de la situation opérationnelle et sécuritaire du pays que les FARDC contrôlent bien la situation dans le Nord-Kivu où elles sont engagées contre la bande des mutins coalisée à d’autres forces négatives qui œuvrent à la déstabilisation de la province du Nord Kivu. », a déclaré lundi à Kinshasa le vice-premier ministre et ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants, M. Alexandre Luba Ntambo lors de son intervention au cours de la réunion du conseil des ministres présidé lundi à la Cité de l’Union Africaine par le président Joseph Kabila. Selon le ministre congolais de la Défense, une tentative des mutins confinés sur les collines de Mbuzi et Runyonyi de prendre pied sur les localités de Bunagana et Jomba, mitoyennes aux collines qui leur servent de sanctuaire a été brisée par les FARDC. « Un autre de leurs assauts désespérés mené conjointement avec les terroristes des FDLR à Uvira, Shabunda et Kalehe s’est soldé par un échec cuisant qui leur a coûté 25 mutins tués. »  a expliqué le ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants

Le ministre congolais a fait savoir qu’entre autres dispositions prises à ce sujet, le Conseil du gouvernement a résolu de rester activement impliqué dans la mise en œuvre de solutions durables susceptibles de mettre un terme à l’insécurité récurrente dans l’Est du la République démocratique du Congo en s’attaquant aux racines du mal. « Les FARDC qui sont commises à la sécurisation des populations dans cette partie du territoire national sont avant toute chose une armée à caractère national qui ne peut en aucune façon être « communautarisée ». a-t-il affirmé.

Le ministre Alexandre Luba a indiqué que Gouvernement congolais a lancé un appel solennel à tous ceux qui se permettent encore de créer ou entretenir des milices privées à caractère identitaire au Kivu pour qu’ils mettent fin sans délai à cette pratique dangereuse pour la paix. « Tous les groupes armés qui contribuent à la déstabilisation du Kivu n’auront plus jamais voix au chapitre dans les dialectiques sur le devenir et l’avenir du Pays. Pour le Gouvernement congolais, les acteurs politiques du Kivu devront dorénavant s’abstenir de tout message ambiguë au regard des impératifs de l’unité nationale qui est une des valeurs cardinales partagées par le peuple congolais dans son ensemble. Le niveau humainement inacceptable des souffrances des populations congolaises du Kivu conduit le Gouvernement à projeter l’interpellation sans relâche de toutes les personnes, physiques ou morales considérées comme des vecteurs de l’insécurité dans cet espace pour les amener à assumer les conséquences de leurs actes. L’heure est venue pour une remise en cause de fond des approches manichéistes et exclusivistes de la cohabitation entre communautés ayant en partage les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. », a souligné le ministre congolais de la Défense et des Anciens combattants.

 

L’action diplomatique

Selon le ministre congolais, le Gouvernement qui poursuit son action diplomatique à tous les niveaux pour s’assurer de la collaboration de ses partenaires extérieurs à ses efforts face à cette insécurité est en outre occupé à évaluer avec ses partenaires de la MONUSCO l’efficience de leur synergie commune en termes de contribution à la pacification et la stabilisation effective du Kivu. « La République démocratique du Congo a besoin de l’appui de tous ses amis et de toutes les bonnes volonté au sein de la Communauté internationale pour appuyer ses efforts en vue de juguler la crise sécuritaire et humanitaire qui tire ses racines à l’heure actuelle d’un espace somme toute réduit dans le Nord-Kivu. », a conclu le ministre congolais de la Défense et Anciens combattants.

Selon la société civile du Nord Kivu, depuis jeudi dernier des violents combats opposent les Forces armées de la République démocratique du Congo aux soldats mutins du mouvement de M 23 dans le localités de Jomba, Runyonyi , Mbuzi et Bunaganda, dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord Kivu. Selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), ces combats ont provoqué le déplacement de 60 mille personnes, en majorité des enfants, des femmes et des personnes âgées vers le Rwanda et l’Ouganda. Le HCR note indique que cette présence massive de réfugiés congolais et la promiscuité dans ces camps accroit fortement le risque d’épidémie telles que le choléra, la fièvre typhoïde, le paludisme. Nous risquons de connaître véritable catastrophe humanitaire », a conclu un responsable du HCR.

Luc-Roger Mbala

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Comme en 1992 : La haine tribale refait surface au Katanga

Aux dernières nouvelles, les menaces s'étendent même à l'endroit des Kasaïens candidats députés provinciaux.

Des informations en provenance du Katanga font état d'un retour de discours de haine tribale dans cette province contre les non originaires, particulièrement les ressortissants du Kasaï.

Selon cette source, le président de l'Assemblée provinciale du Katanga multiplie ce dernier temps des menaces verbales contre la communauté kasaienne qu'il accuse de tous les maux. Décidé à opposer les Katangais à leurs frères du Kasaï, Kyungu wa Kumwanza se distingue encore par des messages de haine contre la communauté kasaienne du Katanga.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que les menaces brandies par Gabriel Kyungu wa Kumwanza ciblent même les Kasaïens qui veulent se présenter aux prochaines élections provinciales au Katanga.

La situation risque de dégénérer si le gouvernement ne prend pas des dispositions adéquates, pour éviter le pire comme en 1992 où des attaques individuelles et collectives ont été proférées contre les non originaires.

En 1992, les ressortissants kasaiens avaient été malmenés à l'aide des armes blanches (machettes) et parfois des fusils, sans la moindre assistance des autorités politico-administratives et judiciaires.

Conscient de cette situation, le pasteur Crispin Lwambwa Milambu, ancien journaliste, ancien député de la ville de Lubumbashi sous la deuxième République et actuellement serviteur de Dieu au Ministère Apostolique “Les Sarments “, a initié une pétition à déposer au cabinet du chef de l'Etat, dans les prochains jours, pour exiger l'implication de Joseph Kabila, en vue d'une Cohabitation pacifique intercommunautaire au Katanga.

Prend respectueusement la liberté et le courage de vous adresser la présente pétition (Cfr article 27 de la Constitution) au sujet de la cohabitation pacifique intercommunautaire dans la province du Katanga, principalement entre les communautés Katangaises et Kasaïennes et propose une démarche pour y parvenir, sans exclusion, avec l'implication des différents acteurs habitant la Province, originaires comme non originaires, tous des Congolais.”, fait remarquer Crispin Lwamba dans sa pétition.

Le retour des appels à la haine tribale contre les ressortissants kasaiens au Katanga risque de pousser cette province à l'exclusion, au séparatisme, regrette le pasteur Lwamba.

La Constitution actuelle de la RDC, contrairement à la Loi Fondamentale de 1960, a été votée par référendum par tous les Congolais,y compris ceux de la province du Katanga. Ces deux faits plaident, de l'avis de pasteur Lwamba pour le respect de la Constitution et des Lois du pays au Katanga par tous. Ce qui, n'est malheureusement pas le cas actuellement. C'est pourquoi il invite les Institutions judiciaires à poursuivre, comme l'exige un Etat de, droit, les auteurs moraux et matériels de ces idées et actes, animateurs ou non des Institutions quelque soit le pays où ils se retrouveraient. Dans le cas contraire les éventuelles victimes sans distinction dont lui-même pourront saisir la CPI.

“Les communautés des originaires, les Katangais et des non originaires, dont les Kasaïens, ne peuvent pas continuer à vivre en chiens de faïence et dans l'hypocrisie. El[es ne doivent pas être, à cause de vieilles frustrations, comme un feu qui couve et prêt à s'enflammer au moindre incident, au moindre discours d'intolérance pour des intérêts sordides ou politiciens.

Elles doivent, par contre, vivre dans la tolérance mutuelle comme l'exige un Etat de droit. Leurs diversités ethniques ou culturelles doivent être considérées comme un atout pour le développement et non comme une source sans fin de division et de paralysie au progrès. L'histoire risque de se répéter ainsi indéfiniment si on n'y prend pas garde “, écrit“La paix ne se décrète pas.

Elle est le fruit d'un labeur, d'une négociation voire des conciliabules au terme soit, d'une confrontation armée soit, d'une période d'hostilité ou des troubles. C'est pourquoi j'en appelle à votre Haute Autorité pour l'organisation d'une table- ronde sur la paix au Katanga comme ce fut le cas au Kivu et pourquoi pas au Kasaï, au Bas-Congo, en Ituri, à l'Equateur et dans les autres provinces du pays suivant la nécessité… “, Ajoute-il.

La Constitution de la RDC stipule que “Tout Congolais a le devoir de respecter et de traiter ses concitoyens sans discrimination aucune et d'entretenir avec eux des relations qui permettent de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer l'unité nationale, le respect et, la tolérance réciproques.

Il a, en outre, le devoir de préserver et de renforcer la solidarité nationale, singulièrement lorsque celle-ci est menacée.

Pour le pasteur Crispin Lwamba. Le Katanga et le Kasaï, comme les autres provinces du pays, ne sont pas des tribus mais des espaces géographiques habités par des populations aux origines tribales et culturelles diverses. L'homme de Dieu en appelle à la prise de conscience sérieuse pouvant leur permettre de répondre à toutes les exigences du moment pour leur avenir au Katanga et, à la recherche de la paix avec toutes les autres communautés congolaises vivant au Katanga pour une cohabitation pacifique par le respect de la Constitution et des Lois du pays, source de la Paix civile dans toute société humaine organisée, une Province, un Etat quels qu'ils soient.

Suite au combat politique pour la démocratie mené par Etienne Tshisekedi durant le règne de Mobutu, le peuple luba a été souvent malmené à tort au Katanga en 1992.

Après les élections présidentielle et législative du 28 novembre dernier, plusieurs sources concordantes ont fait état d'actes, de xénophobie des originaires vis-à-vis des non originaires à Kamina et dans certaines villes et cités de la province du Katanga. Ces actes sont dirigés contre les ressortissants des deux Kasaï. Des familles menacées seraient amassées à la gare ferroviaire de Kamina. Des nouvelles attaques et extorsions des biens des Kasaïens on été même enregistrées au quartier 82 de Kamina.

Ce climat malsain qui refait surface au Katanga serait voulu et entretenu par des personnalités politiques qui sont devenues des intouchables face aux lois du pays et à la justice.

GODE KALONJI MUK.

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La MPP ne lâche jamais prise : Tshisekedi nomme ses ambassadeurs et consuls ce vendredi 25 mai à 12h00

La bipolarité politique se porte à merveilles en RD Congo et est entrain de suivre son petit bonhomme de chemin en livrant chaque seconde ses secrets que ni les sympathies ou les antipathies de l'histoire ne peuvent travestir.

Peu après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011 - les acteurs actifs de la politique active de la RD Congo ont tenu à faire répéter l'histoire.

Plus tard, quand l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) se transformait en Majorité Présidentielle (MP) pour des raisons évidentes, aussi possible que cela paraissait faisable - l'opposition radicale favorable à Etienne Tshisekedi créé à volonté et à dessein vindicatif la Majorité présidentielle populaire (MPP). Par la suite, Joseph Kabila nommait le Premier ministre et ce dernier mettait en place son gouvernement pendant qu'au sein de la Majorité présidentielle populaire (MPP) on nommait aussi les ministres.

En principe, cette façon de voir les choses est un peu comparable à ce que les anglais assimilent à l'opposition républicaine qui est un face-à-face démocratique entre le pouvoir et l'opposition avec un même et seul dénominateur commun qui est la Nation.

Pour les Républicains, l'opposition et le pouvoir doivent se rencontrer au chemin des acquis de la Nation. Ce jour, on a comme l'impression que du côté de l'opposition on vient de marquer un pas d'avance parce qu'on procède déjà ce vendredi 12h00 à la nomination des ambassadeurs et des consuls à travers le monde entier. La Majorité Présidentielle Populaire (MPP) est passée à la vitesse de croisière en mettant déjà en place une liste non exhaustive des ambassadeurs et consuls à être nommés par le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

La Majorité Présidentielle Populaire (MPP) n'entend plus jamais dormir sur ses lauriers. Elle est à l'heure actuelle sur tous les fronts tant au niveau interne qu'externe.

Mais autre chose. Nous avons remarqué qu'avec le recul du temps, pour ne pas dire qu'on a trop laissé le temps au temps, il est aisé de constater que les choses les plus essentielles et les plus utiles mises à profit pour obtenir gain de cause - ont commencé à se vider de leur substance vitale. Etienne Tshisekedi s'est vu retarder à maintes reprises de ses menées péremptoires par certains de ses alliés véreux et mouchards qui sont allés sous d'autres cieux alors que l'homme de limete avait bellement besoin d'un soutien total pour se hisser au plus haut pic imaginable dans le sens d'une gloire immarscible.

Par ailleurs, s'il faut vraiment être objectif - bon nombre d'observateurs de tout bord et de tout poil pensent que la nomination des ambassadeurs et des consuls par Etienne Tshisekedi n'a aucun impact juridique quelconque. Joseph Kabila Kabange est président démocratiquement élu et tout ce que fait Tshisekedi n'engagerait que lui et lui seul. Cela pour eux n'est qu'un non-événement dans la mesure où en RD Congo, il n'y a rien seul président investi par la Cour suprême de justice.

Concernant cette nomination collective de ce vendredi 25 mai 2012, il y a beaucoup de noms qui sont cités parmi lesquels ceux de plusieurs de ses fidèles de la diaspora. Les hommes qui évoluent en dehors du pays ont une difficilement la perfidie. Et c'est pour cette raison que Tshisekedi a jeté son dévolu à ces Congolais de la diaspora.

D'après la vision de Tshisekedi - les représentants de la RD Congo à l'étranger doivent être à la fois compétents et probes. Ils doivent vendre chère l'image de marque de la RD Congo à partir des actes exemplaires qu'ils sont appelés à poser dans l'exercice de leurs fonctions respectives.

Tshisekedi et ses pairs plaident en tout et pour tout en faveur d'une diplomatie de développement qui consiste à faire connaître la RD Congo partout dans le monde au travers de ses potentialités.

Ngalamulumbe

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Kinshasa: la police détruit les marchandises des commerçants opérant sur les grandes artères

 
 
Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010.Défilé de la police à Kisangani, décembre 2010.

 

Colère, amertume, désolation, des larmes aux yeux. Tout cela se lisait sur les visages des passants et vendeurs, qui assistaient impuissants à la saisie et à l’incinération, mercredi 23 mai, des marchandises de petits commerçants opérant le long de grandes artères de Kinshasa.

La Police nationale congolaise (PNC) n’a épargné aucun marchand installé sur les grandes artères. Vendeurs de pain, mamans Malewa [tenancières des restaurants de fortune], vendeurs des cartes prépayées, changeurs de monnaie… Tous sont tombés dans les filets de la police.

Derrière la grande poste au centre ville, un vendeur de fournitures scolaires a affirmé avoir perdu toute sa marchandise:

«Ils ont brûlé des cahiers, des livres, bref des fournitures scolaires. En une journée, j’ai perdu des articles s’une valeur de plus de 400 dollars américains. On se demande si l’Etat congolais n’a pas une dent contre les Kinois. Vous ne nous donnez pas de travail, nous nous débrouillons et vous brûlez sans pitié des articles soit disant pour mettre de l’ordre. C’est du désordre !» 

La même scène a été observée à Kintambo Magasin ainsi qu’au quartier UPN. Les victimes pensent que l’Etat congolais devrait encadrer et orienter le secteur informel qui, d’après elles, contribuent à l’économie du pays.

«Parmi ces vendeurs, il y a des intellectuels qui n’ont pas de boulot. Au lieu de rester à la maison et croiser les bras, ils viennent vendre quelques articles. Permettez au moins aux gens de se prendre en charge par ces petits bulots », poursuit un autre commerçant.

Le président du syndicat national de vendeurs, Guylain Ekofo, rappelle qu’il y a un cadre de concertation entre les vendeurs et les autorités urbaines. Il estime que les autorités devraient d’abord informer ce cadre avant cette opération de traque:

« L’autorité urbaine reconnaît la présence de ces vendeurs sur les grandes artères. Il y a même un montant fixé pour obtenir la patente. Je pense qu’on devrait se rencontrer avec le gouvernement pour voir quelles artères qu’on devait évacuer et quelles sont les méthodes qu’on devait utiliser. Nous sommes très mécontents de la façon dont les éléments de la police traitent les vendeurs! »

Quelques passants rencontrés sur le lieu ne partagent pas cet avis. C’est le cas de François, qui approuve la saisie et l’incinération de ces marchandises. « C’est de cette façon que l’ordre sera rétabli à Kinshasa », estime-t-il.

La traque de ces marchands a commencé depuis près des deux semaines dans la ville de Kinshasa. Le commandant de Kinshasa-ouest, le colonel Kanyama, a déclaré, samedi19 mai à Radio Okapi que cette opération vise à rendre la ville propre et rendre la circulation fluide sur les grandes artères afin d’épargner la population de multiples accidents.

Les policiers ont plusieurs fois chassé les vendeurs sur les grandes artères de la ville, rappelle un automobiliste. Mais l’opération a souvent échoué, parce que les commerçants reviennent toujours sur les lieux et récupèrent leurs marchandises après avoir soudoyé les policiers.

radiookapi.net

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ATTENTION A L’ANTI CAMPAGNE CONTRE TSHISEKEDI

ATTENTION A L’ANTI CAMPAGNE CONTRE TSHISEKEDI...
Raymond Kahungu Mbemba 21. Mai 01:08
Quelques voix, heureusement négligeables, s’élèvent contre l’appel de fonds du Président Tshisekedi au motif que cet argent va servir à l’UDPS et non à l’achat d’armes. Cet argument au delà d’être choquant est tout simplement irresponsable, malheureux voire dangereux pour la suite des événements.

Rappelons aux uns et aux autres que la méthode de lutte de l’UDPS et de son Président a toujours été et demeure à ce jour la non-violence. Nous sommes conscients des limites d’une telle méthode mais à certains égards elle a fait ses preuves. On a le droit de penser autrement. Mais on n’a pas le droit de démobiliser ceux qui croient encore, comme nous à l’UDPS, à cette forme de combat.

Tshisekedi ne cesse de rappeler à tous, y compris à nous ses plus proches collaborateurs, que l’étape actuelle de notre combat est de sa responsabilité ; le peuple congolais ayant fait sa part le 28 novembre 2011 en l’élisant à la tête du pays. Le Président Tshisekedi a fait cet appel de fonds pour des objectifs qu’il estime nécessaires dans le cadre de la conquête de l’imperium. Etienne Tshisekedi, dans sa stratégie peut utiliser son parti, l’UDPS étant la principale force politique dont il dispose sur le terrain. Comme il peut aussi utiliser d’autres voies et moyens. Cela relève de son pouvoir discrétionnaire.

TSHISEKEDI N’A JAMAIS SOLLICITÉ DE L’ARGENT POUR LES ARMES.

Même si cela pouvait être le cas en rêve, ce n’est pas sur le net qu’il le ferait. Il n’oblige personne à répondre positivement à cet appel. Il en appelle a la liberté de conscience de chacun.

Prôner la lutte armée sur le net est tout simplement du domaine des aventuriers et des personnes dangereuses que notre peuple doit tenir à l’œil. Car, malgré nos méthodes d’actions pacifiques, nous qui sommes sur le couloir de la mort sur le terrain en RDC, nous ne nous permettons pas la publicité pour des raisons stratégiques.

Nous appelons certains de nos compatriotes de la diaspora à moins de tapage médiatique mais à beaucoup plus de responsabilité et d’unité. Nous sommes tous sur une même autoroute. Chacun est libre d’emprunter la voie de son choix. Mais ne jamais enlever de l’esprit que si nous œuvrons réellement pour le Congo, nous devons tous garder le cap vers notre objectif commun, à savoir le démantèlement du système qui avilit notre peuple.

NE NOUS TROMPONS PAS DE CIBLE.

Tirer ainsi faussement sur Tshisekedi, c’est en réalité faire le lit de Kabila. A l’UDPS, nous restons non violents, nous le revendiquons et nous l’assumons. Que ceux qui pensent autrement, organisent leur propre collecte.

Posté par lumbamba à 19:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]