05 mai 2012

Choisir entre le candidat de la xénophobie et celui de la République!

 

Mohamed Sifaoui

Le second tour de l'élection présidentielle du 6 mai prochain a pris un nouveau visage. À mes yeux, et je le dis ex abrupto, ce duel politique, n'opposera plus un candidat de droite à un candidat de gauche. Désormais, le face-à-face n'est plus entre l'UMP et le PS, mais bien entre le candidat de la xénophobie et celui de la République.

En franchissant les lignes jaunes, les unes après les autres, en pénétrant sans état d'âme dans les zones grises, en piétinant la bienséance républicaine, en stigmatisant les syndicats, ces affreux "corps intermédiaires", pourtant nécessaires dans toute démocratie qui se respecte, en opposant un prétendu "vrai travail" aux travailleurs et aux chômeurs, en désignant les Français d'origine étrangère et l'immigration comme bouc-émissaire et sources de problèmes à venir, en montrant du doigt l'islam, en le caricaturant et en le présentant comme un danger pour la "civilisation française", en faisant tout simplement dans la xénophobie et le discours nauséeux, Nicolas Sarkozy n'est plus le candidat de la droite républicaine, qu'il a lui-même enterrée, mais celui d'une droite extrême, beaucoup plus proche du Front national que du gaullisme ou de la droite chiraquienne.

Qui peut aujourd'hui douter, non pas de cette droitisation du discours, mais de son extrême droitisation? Les mêmes propos, les mêmes proses, les mêmes ressorts idéologiques, s'ils avaient été utilisés par Marine Le Pen, auraient, en d'autres temps, suscité un tollé général, y compris à droite. Mais aujourd'hui, par sectarisme, par calcul politique, par lâcheté aussi, beaucoup préfèrent ce silence infâme à une nécessaire dénonciation de cette logique jusqu'au-boutiste choisie par un candidat qui n'hésite plus à susciter les haines, les peurs et les divisions dans l'unique but de se faire réélire. Au lieu de prendre le risque de perdre l'élection dignement, le président sortant préfère prendre le risque de perdre à la fois l'élection et son honneur. Peu chères à ses yeux, les valeurs de la République pour qu'elles soient ainsi bradées contre l'espoir de recueillir quelques dizaines de milliers de voix!

Et d'autre part, ou sont les Juppé, Baroin et Borloo, et tant d'autres, devant cette cascade de discours ayant comme colonne vertébrale la xénophobie? Où sont tous ceux qui, hier encore, se réclamaient du gaullisme et de la droite chiraquienne, bien plus respectables que tous ces adeptes du sarkozysme, les Morano, Luca et Vanneste, qui tentent de justifier l'injustifiable.

Elle est décidément bien laide cette France de Sarkozy qui ne sait plus défendre les valeurs qu'elle prétend incarner. Elle est bien laide cette France représentée par ces petits politiciens à la petite semaine, plus soucieux de leur devenir personnel que des valeurs universelles, transformées en simple slogan par les adeptes du sarkozysme. Elle est bien laide cette France qui, comme si elle devenait amnésique, se fait oublieuse des conséquences qu'ont engendré dans un passé, pas si lointain, des saillies similaires à celle de Sarkozy.

L'histoire devra retenir que Nicolas Sarkozy aura été le premier président français à avoir légitimé le discours du Front National. Mais il a fait pire. D'une phrase et avec la légèreté qui le caractérise, il a voulu balayer plus d'un demi-siècle de combats contre l'extrême droite.

Ne nous y trompons pas, lorsque ce candidat affirme que "Marine Le Pen n'est pas incompatible avec la République", il ne parle pas, car les mots en un sens, de la participation de cette dernière aux élections présidentielles. Sauf à croire que le président de la France ne maîtrise guère les nuances d'une langue qu'il ne cesse pourtant de vanter, à juste titre d'ailleurs, et qui offre la possibilité d'exprimer une pensée avec exactitude; sauf à penser, dis-je, qu'il aurait du mal avec la langue de Voltaire, si sa volonté n'était pas de légitimer le Front National, il aurait pu dire, tout simplement, que "la candidature de Marine Le Pen est compatible avec le droit".

En réalité, Nicolas Sarkozy, rompu à la tactique politicienne, voulait tout simplement, avec une sortie plus qu'inopportune, banaliser le Front National, banaliser les idées de ce courant politique afin qu'il puisse, par ailleurs, banaliser son propre discours et espérer ainsi draguer presque naturellement les électeurs de la candidate frontiste.

Affirmer que "Marine Le Pen serait compatible avec la République", c'est affirmer, en d'autres termes, car cela ne veut pas signifier autre chose, que l'extrême droite serait compatible avec les valeurs de la République. Cette dernière, la République, précisons-le tout de même en ces temps brumeux, n'est pas un simple mot, une idée vague ou une notion abstraite, mais un corpus idéologique qui renferme des valeurs, une morale, un mode de vie, une philosophie. Et à bien examiner ce corpus, l'on s'aperçoit que celui-ci ne s'accommode guère d'idées extrémistes, tant s'en faut.

En effet, depuis quand les idées défendues par l'extrême droite, aujourd'hui défendues, pour certaines, par Sarkozy, sont-elles compatibles avec la République? Le populisme le plus hideux, celui qui divise la société, celui qui oppose les élites au peuple, celui qui désigne les bouc-émissaires et l'ennemi, serait-il compatible avec la fraternité? Le repli sur soi, la peur de l'autre, la logique de stigmatisation sont-ils consubstantiels à la République? Ce discours détestable qui nous parle de "préférence" nationale ou européenne, ce propos qui joue sur les frustrations serait-il vraiment conforme à l'idée que nous nous faisons de la République et de l'égalité? Ce propos infâme qui présente les "étrangers" comme des "profiteurs" et des "assistés" serait-il devenu, par la volonté de l'UMP, conforme aux valeurs républicaines?

Au nom de la République, Nicolas Sarkozy joue avec le feu et banalise la xénophobie, enrobant cette approche dans un pseudo débat sur l'immigration. Une autre escroquerie intellectuelle, s'il en est, qui ressemble à cette autre qui avait, par sa volonté, opposé l'immigration à l'identité nationale. Sarkozy est en train de prendre Marianne en otage pour lui faire dire ce qu'elle n'a jamais dit et pour lui faire dire ce qu'elle ne veut surtout pas dire. Ce candidat est en train de violer la République en prétextant qu'il le fait par amour pour elle. Et pendant ce temps, certains se réclamant pourtant des idéaux de celle-ci applaudissent dans la joie et l'allégresse!

Oui, je crois vraiment que l'heure du choix est arrivée. Oui je crois que les Français doivent se déterminer entre la xénophobie et la République. Des associations ou des personnalités de la société civile ont déjà publiquement exprimé leur position. Et il faut saluer leur courage.

Désormais, le silence et la retenue ne sont plus possibles. La société civile, dans son ensemble, doit se manifester. Les républicains se doivent d'assumer leurs responsabilités, car la situation est beaucoup plus grave que celle qui avait prévalu en 2002.

À l'époque, Jean-Marie Le Pen n'avait aucune chance de remporter l'élection. Aujourd'hui, la xénophobie risque vraiment de se retrouver à l'Élysée sous les allures d'un candidat de droite et, ensuite, à l'Assemblée Nationale, sous les couleurs de l'UMP et du FN, les deux pôles d'une même haine.

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Nord-Kivu: des hommes armés attaquent le camp de déplacés de Mugunga et emportent 10 tonnes de vivres

 
 
Des déplacés de Mugunga au Nord-Kivu lors de la visite des diplomates africains, 24/02/2011.Des déplacés de Mugunga au Nord-Kivu lors de la visite des diplomates africains, 24/02/2011.

Des hommes armés ont attaqué, vendredi 4 mai, le camp de déplacés situé dans le quartier Mugunga (Nord-Kivu). Selon le chef du quartier, les assaillants ont emporté au moins 10 tonnes de riz et de haricot. Plusieurs habitations auraient également été pillées.

Des témoins indiquent que l’attaque a été lancée vers 19 heures locales. Pour le chef du quartier Mugunga, les assaillants, venus du parc national de Virunga, avaient pour objectif de s’emparer de 22 tonnes de vivres octroyées aux déplacés par le gouvernement provincial du Nord-Kivu.

Ces hommes armés ont aussi ravi aux déplacés de l’argent et des téléphones avant de se retirer dans le parc de Virunga.

Au cours de l’attaque, une jeune fille a été blessée par des éclats d’une grenade lancée par les assaillants.

Dans la nuit, affirme le chef du quartier, plusieurs déplacés ont abandonné le camp pour se rendre à Goma. Ils ont regagné leur campement le lendemain dans la matinée.

Du 29 avril au 2 mai 2012, le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) a enregistré environ quinze mille personnes déplacées, nouvellement arrivées dans le camp de Mugunga.

Ces chiffres porteraient à 514 000 le nombre de déplacés internes répartis dans trente et un camps au Nord-Kivu.

Selon le chargé de communication au HCR/Nord-Kivu, Simplice Kpandji, les nouveaux déplacés proviennent de Masisi, fuyant les affrontements qui opposent depuis une semaine les militaires aux déserteurs fidèles au général Bosco Ntaganda et aux rebelles de l’APCLS.

radiookapi.net

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Une centaine d’ONG réclame l’implication des Etats-Unis pour arrêter Bosco Ntaganda

 
 
Les populations fuyent leurs villages à cause des combats entre les FARDC et les groupes rebelles à Sake au Nord-Kivu le 30 avril 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Cent quarante-deux ONG congolaises et internationales réclament l’implication des Etats-Unis pour arrêter le général Bosco Ntaganda. Dans une  lettre adressée à la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, ces organisations ont exprimé leur inquiétude sur l’inaction « qui risque de déboucher sur  de nouvelles attaques contre des civils dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu ».

Dans cette correspondance, ces ONG recommandent notamment un soutien au gouvernement congolais à travers la Monusco. Cette aide permettrait « de planifier et de procéder à l’arrestation du général Bosco Ntaganda ».

Ces organisations insistent sur la nécessité de la protection des civils.

«Une meilleure sécurité de la population se base sur l’Etat de droit et doit commencer par l’arrestation de Bosco Ntaganda», lit-on dans la correspondance.

Ces ONG pensent que l’engagement politique du gouvernement américain ferait pression sur le gouvernement rwandais qui, selon elles, a appuyé le général congolais dans le passé et devrait faciliter son arrestation et lui refuser l’asile.

Dismas Kitenge du Groupe Lotus, une ONG basée à Kisangani signataire de la lettre, plaide pour une coopération militaire entre les Etats-Unis et la RDC et se dit opposé à une intervention militaire américaine.

Selon lui,  l’intervention militaire américaine doit être le dernier recours « après avoir épuisé toutes les voies politiques et diplomatiques ».

Bosco Ntaganda est accusé d’être à l’instigateur du mouvement de défection au sein des FARDC qui a donné lieu à des combats entre militaires et mutins, ex-combattants du CNDP, depuis une semaine dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI depuis 2006, il est soupçonné de complicité dans les crimes commis en 2002 dans le district de l’Ituri par les troupes de la milice UPC de Thomas Lubanga dont Ntaganda était le collaborateur.

radiookapi.net

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L'armée congolaise a tué le rebelle burundais 'Mukono", cerveau du massacre de Gatumba


Un ex-commandant de la rébellion burundaise, considéré par Bujumbura comme l'un des principaux chefs des groupes armés actifs à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), a été tué mardi par l'armée congolaise, a affirmé l'armée burundaise.
Claver Nduwayezu, surnommé "Carmel" ou "Mukono" (le Manchot), est aussi considéré par les autorités burundaises comme le cerveau du massacre de septembre de 2011 dans la localité de Gatumba, frontalière de la RDC, au cours duquel une quarantaine de civils ont été tués.
"Le tristement célèbre "Carmel", alias "Mukono", qui était à la tête de la bande de bandits qui ont tué les gens à Gatumba en septembre 2011, se cachait en RDC depuis un bon moment," a affirmé jeudi soir devant la presse le colonel Domitien Kabisa, commandant de la 1ère région militaire (ouest) du Burundi.
Selon le responsable, "Mukono" avait tendu mardi soir une embuscade sur une route reliant, en RDC, Uvira à Bukavu. L'armée congolaise (FARDC) est alors intervenue et l'a tué dans un affrontement, a-t-il poursuivi.
"Les FARDC nous ont remis son corps (...) qui a été formellement identifié par la population," a-t-il ajouté.
Ancien commandant des ex-rebelles des Forces nationales de libération (FNL), Claver Nduwayezu avait intégré l'armée burundaise après un cessez-le-feu en 2008, avant de reprendre le maquis après des élections générales en 2010 boycottées par l'opposition.
Selon l'armée burundaise, "Mukono" se cachait dans des marais à la frontière du Burundi et de la RDC, et était responsable de dizaines d'attaques de civils dans les deux pays.
"C'est une grande victoire car nous venons de mettre hors d'état de nuire l'un des principaux responsables des violences qu'on observe depuis 2010", a réagi un responsable gouvernemental, sous couvert d'anonymat.
Le ministère public burundais avait annoncé fin 2011 avoir lancé un mandat d'arrêt international contre lui, quand il avait été présenté comme le cerveau du massacre de Gatumba lors d'un procès de complices présumés.
Des inconnus lourdement armés et en uniformes avaient surgi et ouvert le feu sans discrimination dans un bar de Gatumba dans la nuit du 18 au 19 septembre 2011: 37 personnes au moins avaient été tuées et autant blessées.
La tuerie avait marqué une nouvelle escalade dans les violences observées ces derniers mois au Burundi, pays déjà marqué, entre 1993 et 2006, par une longue guerre civile qui a fait près de 300.000 morts.
Des groupes armés burundais, qualifié par Bujumbura de "groupes de bandits armés" et par la population de nouvelle rébellion, opèreraient désormais à partir de l'est de la RDC, une zone trouble qui échappe au contrôle total des FARDC.
L'armée burundaise reconnaît une "collaboration " avec les FARDC dans la lutte contre ces bandes, mais a toujours nié l'existence d'"opérations conjointes en RDC", malgré plusieurs témoignages concordants.

Burundi, 4/05/2012 (AFP / MCN, via mediacongo.net)
 

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Le général Ntaganda en fuite

Le Point

Les combats ont fait entre le 27 avril et mercredi dernier près de 20.000 déplacés, dont 16.000 ont fui vers Goma et sa périphérie, alors que plus de 3.500 personnes ont traversé la frontière avec le Rwanda voisin, selon une évaluation provisoire du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.
L'armée congolaise a repris vendredi le contrôle de la localité de Mushaki, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où était jusqu'à présent basé le général Bosco Ntaganda, en fuite vers un bastion de son ancienne rébellion.

Interrogés par l'AFP pour savoir si les Forces armées gouvernementales (FARDC) avaient bien repris le contrôle de Mushaki, dans la province instable du Nord-Kivu (est), deux commandants des FARDC ont répondu "affirmatif", sans donner plus de précision.

La ferme du général Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major de l'ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), et que les FARDC veulent aujourd'hui arrêter, est située près de Mushaki, dans le territoire de Masisi.

Ntaganda est "en train de quitter sa ferme. Il veut passer par le parc des Virunga pour rejoindre Runyonyi, dans le (territoire voisin de) Rutshuru", frontalier du Rwanda et de l'Ouganda, et traditionnel bastion du CNDP, ont indiqué à l'AFP des militaires mutins.

Mardi, le général Ntaganda disait encore se trouver dans sa "ferme près de Mushaki", où des heurts ont commencé dimanche entre les FARDC et des mutins ex-CNDP ayant déserté début avril.

"Il veut rejoindre le colonel Makenga", qui était son adjoint dans la rébellion, ont ajouté les mêmes sources.

Le colonel Makenga et le lieutenant-colonel Masozera, deux anciens chefs militaires du CNDP, ont fait défection dans la nuit de jeudi avec leurs hommes dans la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, selon un commandant des FARDC.

"Nous avons récupéré 80 tenues avec bottines dans le cimetière du quartier Bujovu", a indiqué cette source, qui a requis l'anonymat.

Ancien adjoint de Ntaganda au sein du CNDP, le colonel Makenga était le numéro deux des opérations militaires Amani Léo ("Paix aujourd'hui", en swahili) dans la province voisine du Sud-Kivu (est), opérations qui ont été suspendues par le président Joseph Kabila peu après les premières défections d'ex-CNDP début avril.

La défection du colonel Makenga est une "situation grave" qui rendra l'offensive des loyalistes plus "compliquée" car il a joué un grand rôle dans l'intégration des ex-CNDP dans l'armée, et son départ pourrait faire tâche d'huile, a jugé un officier supérieur des forces gouvernementales.

Le lieutenant-colonel Masozera est quant à lui l'actuel aide de camp du général Ntaganda.

Connu aussi sous le surnom de "Terminator", Bosco Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d'enfants quand il était dans une milice au début des années 2000. Il avait été réintégré en 2009 au sein des FARDC, avec les principaux chefs et unités combattantes du CNDP, à la faveur d'accords de paix avec Kinshasa.

Le gouvernement avait jusqu'à présent toujours refusé de l'arrêter, arguant que la paix primait sur la justice. Kinshasa dit vouloir désormais le juger, l'estimant "responsable" des affrontements actuels entre soldats loyalistes et mutins ex-CNDP

Dans un entretien téléphonique mardi avec l'AFP, le général Ntaganda avait dit n'être "pas impliqué" dans les défections d'ex-CNDP depuis début avril.

Mais mercredi, Kinshasa a fait savoir que "tout ce qui se passe actuellement dans le Masisi" était de sa "responsabilité", et qu'en cas d'arrestation il serait jugé par des "juridictions congolaises".

Les combats ont fait entre le 27 avril et mercredi dernier près de 20.000 déplacés, dont 16.000 ont fui vers Goma et sa périphérie, alors que plus de 3.500 personnes ont traversé la frontière avec le Rwanda voisin, selon une évaluation provisoire du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.

"Nous avons entendu des tirs à Mugunga dans la soirée (de vendredi), les gens sont partis sur l'artère principale mais ne savent pas où aller", a déclaré à l'AFP un acteur humanitaire de cette localité proche de Goma, où les autorités ont choisi un site pour accueillir les nombreux déplacés. Cette source n'a pas pu déterminer la provenance des tirs.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait demandé jeudi "l'arrêt immédiat de la rébellion", souligné l'importance de "désarmer et de démanteler tous les groupes armés opérant dans l'est de la RDC et demandé à cet égard la coopération" des pays voisins.

Dans plusieurs villes du Nord-Kivu, dont Goma, des associations de la société civile ont organisé vendredi des manifestations pour dénoncer les violences et soutenir les opérations militaires des FARDC contre les mutins.

© Copyright Le Point

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L'image du jour: Sarko mis KO par Hollande!

No comment!

Sarkozy mis KO par Hollande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GKI

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Le barrage de Kabue réhabilité

Une bonne information pour les ressortissants de Kabue. Les travaux de réhabilitation du barrage de Kabue viennent de prendre fin. Haut de 15 mètres, un débit nominal de 425 litres par seconde et une puissance mécanique de 46,9 KW, le barrage de Kabue dessert les petit et grand séminaires en électricité. Nous vous donnerons plus d'informations sur la réhabilitation de ce barrage prochainement. En attendant, voici quelques photos de la turbine réhabilitée.

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Lumbamba Kanyiki

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04 mai 2012

Arrestation de Bosco Ntaganda : Washington saisi

L'arrestation de “toute urgence“ de Bosco Ntaganda se trouve au cours d'une correspondance que 142 organisation congolaises et internationale de la société civile et de défense des droits humains adressée hier jeudi 3 mai 2012 à Mme Hillary Clinton, secrétaire à l'Etat au Département d'Etat des Etats Unis d'Amérique. Et pour cause !

Demande au gouvernement américain à faire preuve de toute urgence de leadership sur le plan diplomatique afin d'apporter son soutien au gouvernement de la RD.Congo pour arrêter Bosco Ntaganda.

Les signataires de la lettre à Mme Clinton rappellent qu'en dépit du mandat d'arrêt délivré par la Cpi à l'encontre Bosco Ntaganda et l'obligation légale de la RD.Congo de l'exécuter, en tant qu'Etat-partie à la Cpi, Ntaganda a été promu Général au sein des FARDC.

Aussi appellent-ils le gouvernement de la RD.Congo à planifier et à procéder de toute urgence à l'arrestation de Bosco Ntaganda; à presse le gouvernement rwandais à soutenir l'arrestation légale de celui et de lui refuser l'asile d'accorder la priorité à la réforme du secteur de la sécurité en République démocratique du Congo.

 

Ci-après, l'intégralité de la lettre adressée à Mme H. Clinton.

 

Le 3 mai 2012

L'honorable Hillary Rodham Clinton

Secrétaire d'État

United States Department of State

2201 C St, NW

Washington, DC 20520

Madame la Secrétaire d'État,

Nous soussignées, 142 organisations congolaises et internationales de la société civile et de défense des droits humains, appelons le gouvernement américain à faire preuve, de toute urgence, de leadership sur le plan diplomatique afin d'apporter son soutien au gouvernement de la République démocratique du Congo pour arrêter Bosco Ntaganda.

 

Les violations brutales des droits humains commises par Ntaganda pendant de nombreuses années ont affecté des dizaines de milliers de citoyens congolais dans l'est de la RD Congo. Sa position en tant qu'officier haut gradé de l'armée congolaise, tout comme sa capacité à continuer à perpétrer des exactions, constitue l'exemple le plus flagrant de la culture d'impunité aux effets destructeurs qui prévaut en RD Congo.

Comme vous le savez, Ntaganda est recherché, en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre pour le recrutement d'enfants soldats de moins de 15 ans et leur engagement actif aux hostilités de 2002-2003 dans le district de l'Ituri, dans le nord-est de la RD Congo. En dépit de ce mandat d'arrêt et l'obligation légale du gouvernement congolais - en tant qu'État partie à la CPI - d'exécuter ce mandat, Ntaganda a été promu général au sein de l'armée congolaise en 2009. Il continue d'être impliqué dans des violations graves des droits humains, notamment des meurtres, des violences sexuelles, des actes de torture et toujours le recrutement d'enfants soldats. Jusqu'à il y a quelques semaines, il vivait au vu et au su de tous à Goma, dans l'est de la RDCongo, sans crainte d'être arrêté. Il était considéré par le gouvernement congolais comme un partenaire incontournable pour le processus de paix.

 

Le fait que Bosco Ntaganda puisse éviter son arrestation démontre les grandes difficultés en matière de l'État de droit dans l'est de la RD Congo. La population de l'est de la RD Congo s'oppose depuis longtemps à l'impunité pour des auteurs des atteintes graves aux droits humains. Son désir de justice est ardent, surtout face aux atrocités commises par Ntaganda. Les organisations congolaises et internationales de défense des droits humains ont dénoncé à de nombreuses reprises la promotion de Ntaganda au grade de général, les crimes qu'il continue de perpétrer et le fait qu'il ne soit pas arrêté. Les militants congolais des droits humains l'ont fait au prix d'énormes risques pour eux-mêmes et pour leurs familles.

Nous avons à nouveau l'espoir que la justice pourra être rendue. En avril, la situation a considérablement changé lorsque Ntaganda a cherché en vain à organiser des défections à grande échelle au sein de l'armée congolaise. Face à la crise, le président congolais, Joseph Kabila, lors d'un meeting public à Goma, a donné le signal d'un changement de position du gouvernement à l'égard de Ntaganda. Il a indiqué qu'il envisageait de l'arrêter et que l'indiscipline dans les rangs de l'armée ne serait pas tolérée. Des membres de la communauté internationale, dont l'ambassadeur américain en RDCongo, ainsi que le ministre belge des Affaires étrangères, l'ambassadeur néerlandais et d'autres, ont également appelé publiquement à l'arrestation de Ntaganda et à son transfert à la CPI. Nous avons accueilli ces propos avec grande satisfaction.

Nous attendons maintenant une action concrète pour arrêter légalement Ntaganda tout en protégeant les civils contre toute retombée éventuelle. Une meilleure sécurité pour la population se base sur l'État de droit et doit commencer par son arrestation. Cela ne peut attendre. Ntaganda, qui est toujours en liberté, s'est récemment séparé de l'armée et se trouverait dans son ranch ou près de son ranch dans le territoire du Masisi (Nord-Kivu), avec un nombre considérable de ses partisans. L'absence d'action visant à arrêter Ntaganda constitue une source constante d'anxiété et de traumatisme pour la population de l'est de la RD Congo, qui craint qu'il ne déclenche une nouvelle vague de violences et de violations des droits humains comme il l'a fait dans le passé. Les récentes violences dans le territoire de Masisi sont des signes forts indiquant que ceci est déjà en cours, et que Ntaganda est en train de rassembler les troupes qui lui sont fidèles. L'absence d'action visant à arrêter Ntaganda risque de déboucher sur une détérioration de la situation sécuritaire et sur de nouvelles attaques contre les civils. Il faudrait éviter cela.

Au nom de la société civile congolaise et des milliers de victimes des crimes de Ntaganda, nous appelons le gouvernement américain à : « Aider le gouvernement congolais à planifier et à procéder de toute urgence à l'arrestation de Bosco Ntaganda, notamment en procurant au gouvernement un soutient à travers la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo, la MONUSCO, pour que Ntaganda soit traduit en justice.

« Presser le gouvernement rwandais, qui a appuyé Ntaganda dans le passé, de soutenir l'arrestation légale de Ntaganda par le gouvernement congolais et de lui refuser l'asile. »

Accorder la priorité à la réforme globale du secteur de la sécurité en RD Congo, qui comprend un mécanisme de contrôle pour démettre les officiers supérieurs avec un passé de violations graves du droit international humanitaire et des droits humains, et pour les traduire eu justice.

 

Le 14 mars, notre combat contre l'impunité a connu un nouvel élan important lorsque les juges de la CPI à La Haye ont reconnu Thomas Lubanga Dyilo coupable de crimes de guerre perpétrés en RD Congo. Comme l'ont déclaré publiquement des associations congolaises de défense des droits humains dans les semaines qui ont suivi, l'heure est maintenant venue pour le co-accusé de Lubanga, Bosco Ntaganda, d'affronter à son tour la justice.

Nous connaissons les difficultés qui se posent pour procéder légalement à l'arrestation de Ntaganda, mais nous croyons fermement qu'avec l'engagement politique du gouvernement des États-Unis, elles pourront être surmontées. Nous vous prions de recourir à toutes les actions nécessaires et appropriées notamment dans l'assistance au gouvernement congolais, afin que cette arrestation devienne réalité.

Veuillez agréer, Madame la Secrétaire d'État, l'expression de notre haute considération.

En copie : Thomas E. Donilon, conseiller à la Sécurité nationale.

Ambassadrice Susan E. Rice, Représentante permanente aux Nations Unies …

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Nouvelle guerre du Nord-Kivu : Bosco Ntaganda nargue Kinshasa

Attaquées depuis le dimanche 29 avril 2012, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), par des insurgés identifiés comme d'ex-officiers et soldats du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple), les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) sont toujours engagées dans des opérations de riposte contre ces ennemis de la paix. Selon un porte-parole militaire de l'armée régulière, les troupes loyalistes continuent de progresser vers la localité de Mushaki, où le général Bosco Ntaganda, traité désormais par Kinshasa comme un hors-la-loi, prétend se reposer dans sa ferme.

Alors que du côté de la hiérarchie militaire congolaise, le discours est à la banalisation de cette énième insurrection que l'on affirme être un simple acte d'indiscipline et non une guerre, d'autant qu'aucune des localités occupées le week-end dernier ne serait plus contrôlée par les troupes de Bosco Ntaganda, celles-ci voient les choses autrement. Elles soutiennent, dans les médias périphériques, qu'elles mettraient les FARDC en difficulté et que la «citadelle» où campe leur chef serait imprenable.

Même si ce seigneur de guerre reste muet depuis sa déclaration du début de la semaine où il faisait état de sa présence dans sa ferme de Mushaki, avec la bénédiction de la hiérarchie militaire, on constate que les ex-rebelles du CNDP redevenus de vrais rebelles multiplient les provocations à l'endroit des FARDC et du pouvoir en place à Kinshasa. L'optimisme qu'affichent les troupes de ce mouvement insurrectionnel fait penser à des soutiens obscurs qui leur seraient acquis.

Tel que les officiers du CNDP décrivent la situation militaire au Nord-Kivu, c'est comme si tout le Masisi était déjà sous leur contrôle et qu'ils n'allaient pas s'arrêter là. Cette liberté à narguer l'armée nationale et les autorités politiques légalement établies confirme, si besoin est, que l'alliance conclue en 2009 entre Kinshasa et Bosco Ntaganda a volé, en éclats. Dans leurs propos comme dans leurs comportements ces « anciens » amis de Kinshasa n'épargnent rien pour tourner en bourrique les officiers et militaires de l'armée régulière. Cette arrogance et cette indiscipline étonnent dans le chef d'éléments présumés avoir été totalement intégrés au sein des FARDC depuis trois ans.

Nombre d'observateurs pensent que le Gouvernement congolais et l'état-major général des FARDC devaient tirer les conséquences de la « rébellion» que vient de lancer ouvertement ce groupe armé contre les troupes loyalistes. Il s'agit là d'un message sans équivoque sur le statut réel de ce criminel de guerre recherché par la Cour Pénale Internationale et pour lequel Kinshasa faisait l'avocat du diable pour des raisons qui ne tenaient pas la route. Bosco Ntaganda était notamment agité comme l'épouvantail incontournable pour le retour de la paix dans la province du Nord-Kivu.

La volte-face du CNDP montre que les décideurs politiques et militaires congolais devraient faire tout leur possible pour réduire définitivement au silence ce mouvement rebelle sur les terres où Bosco Ntaganda donne l'impression de régner en maître. Nos compatriotes ont souvent entendu ceux qui les gouverner déclamer que la souveraineté nationale et l'intégrité territoire ne sont pas négociables. C'est l'occasion ou jamais de leur apporter, une fois de plus, la preuve qu'il ne s'agit pas d'une déclaration d'intention.

Car, tant que la Monusco, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés ainsi que des humanitaires ne vont cesser de comptabiliser des milliers de déplacés internes, il sera difficile de croire que la situation sécuritaire s'est stabilisée au Nord-Kivu.

Kimp

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Guerre à l'est de la RDC : La population charge Kinshasa

Plus de 2000 ménages de déplacés en provenance de territoires de Masisi et d'autres parties de la province du Nord Kivu ont été répertoriés par les autorités provinciales à Mungunga où ils forment déjà un camp.

Des organisations humanitaires nationales et internationales s'activent à construire des tentes et à installer d'autres commodités pour ces milliers de réfugiés qui ne cessent d'affluer dans ce site et dans la ville de Goma. Parmi ces déplacé, l'on dénombre les membres de tribus hunde, hutu, tembo et nianga, alors que les tutsti, eux, ont pris la direction du Rwanda ou les frontières leur ont été ouvertes, à l'exclusion des autres.

Les récents affrontements entre les forces loyalistes et les hommes de Bosco Ntaganda sont à la base de ce nouveau mouvement des populations. Comme pour se dédouaner auprès de la population ; le gouverneur Julien Paluku a incriminé, enfin Ntaganda, de semer de l'indiscipline au sein de troupes en territoire de Masisi. Or, la veille, il affirmait, pince sans rire, qu'il n'y avait pas de guerre au Nord-Kivu.

Beaucoup d'observateurs estiment cependant que le gouvernement est responsable du climat d'insécurité qui persiste dans cette partie du pays. C'est le gouvernement qui se complait à créer des foyers de tension, tant au Sud Kivu qu'au Nord Kivu.

Selon deux députés provinciaux interrogés, les autorités gouvernementales ont armé des populations civiles qui ont par la suite créé des milices toujours actives à l'Est du pays. C'est contre ces milices que le gouvernement organise des expéditions au détriment des populations locales. Ces groupes armés se confondent parfois à des éléments des FDLR qui commettent toutes sortes de crimes, notamment des assassinats, des vols de femmes et des pillages des champs. A telle enseigne qu'actuellement, les cités de Kitchanga, de Mwesso, de Lushebere, etc. sont devenues des enclaves, les paysans ne peuvent plus écouler leurs produits vers des centres urbains. D'autres sont incapables d'accéder à leurs champs transformés en fermes à vaches. Cette situation a créé la rareté progressive de produits de base dans la ville de Goma.

Nos deux interlocuteurs ajoutent en outre que l'intégration des troupes du CNDP au sein des Fardc a été une faute, grave dont les conséquences se vivent jusqu'aujourd'hui.

Cette intégration le 23 janvier 2008 à l'issue de la conférence sur la paix et le développement n'a toujours pas apporté de paix jusqu'à ce jour. Loin de là.

Au contraire, le pouvoir actuel a accordé des facilités et des faveurs aux ex rebelles, notamment en armes, en moyens logistiques et de communications. Pour tout dire, les éléments du Cndp ont été choyés par rapport au reste de l'armée. Ce favoritisme serait à l'origine des affrontements que l'on déplore actuellement, soutiennent nos deux élus provinciaux.

A.Sumaili Pene Ndjadi

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