09 mai 2012

LA MPP FELICITE LE PRESIDENT FRANCOIS HOLLANDE

MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, “M.P.P”

Avenue Colonel Ebeya, 7/b – Kinshasa – République Démocratique du Congo mpp@dc-kin.net http://majoritepresidentiellepopulaire.org

N.Réf : PP MPP/01-07/05/2012
Kinshasa, 7 mai 2012
A son Excellence FRANCOIS HOLLANDE,
Elu à la Présidence de la République Française.
Objet : Félicitation pour votre élection
Votre Excellence,
A l’occasion de votre brillante élection à la Présidence de la République Française, il m’est particulièrement agréable de vous adresser mes chaleureuses félicitations, au nom de la Majorité Présidentielle Populaire, MPP et en mon nom personnel.
La grande confiance que le Peuple Français vient de placer en vous rejaillit favorablement sur l’ensemble des forces progressistes du monde et augure d’un lendemain prometteur par des relations constructives entre les peuples français et congolais.
Les élections présidentielles en France ont suscité beaucoup d’intérêt en Afrique étant donné les liens historiques et culturels qui lient la France à l’Afrique mais aussi pour votre capacité à incarner l’alternance politique dans votre pays, alors qu’en République Démocratique du Congo un pouvoir illégitime s’installe après une large fraude électorale visant à empêcher toute forme d’alternance politique démocratique.
Ce que les Africains ne souhaitent plus, c’est d’une France réticente à se mettre du côté des peuples et des droits de l’homme, préférant tolérer des dynasties au pouvoir plutôt que des gouvernements légitimes ; des dictateurs et des régimes illégitimes s’imposant au pouvoir par la fraude, la force militaire et l’impunité plutôt que des vrais élus.
Les Africains en général et les Congolais en particulier ne demandent pas à la France de venir en terre africaine les débarrasser de leurs dictateurs à leur place. Il appartient aux peuples d’Afrique eux-mêmes, comme le fit le peuple de France au 18e siècle, de résister contre toutes les formes de dictature et, ainsi, de se choisir, en toute souveraineté, des destinées démocratiques irréprochables au bout desquelles se profileront les bienfaits d’un développement économique et de la vraie stabilité politique.
Au moment, donc, où vous commencez votre quinquennat, M. le Président, les Congolais attendent la rupture avec des politiques dites de coopération mais qui ne profitent pas aux peuples africains.
Les Congolais, en particulier, attendent de vous un signal fort dès le début de votre quinquennat. Ils attendent que vous commenciez votre quinquennat non seulement par l’isolement politique du régime Kabila issu de la fraude électorale, conformément aux vraies valeurs de la France éternelle, mais aussi par le soutien sans faille au peuple congolais meurtri au moment où il demande pacifiquement la reconnaissance de la victoire électorale du Président qu’il a Elu, S.E. Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
Les congolais réunis au sein de l’MPP croient que l’alternance porteuse de grands espoirs pour une France plus juste, plus solidaire et plus unie contribuera à n’en pas douter à la promotion des valeurs universelles que nous partageons. Et nous aimerions voir ces valeurs au centre d’une nouvelle politique étrangère de la France.
Au nom de la MPP je vous réitère mes sincères félicitations et je vous souhaite plein succès pour votre mandat à la tête de l’État français car en ce moment vous incarnez l’espoir non seulement pour la majorité des français mais aussi pour beaucoup d’africains.

Eugène Diomi Ndongala,
Porte Parole de la
MAJORITE PRESIDENTIELLE POPULAIRE, MPP

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08 mai 2012

Kasaï-Occidental: 13 000 Congolais expulsés de l’Angola, Ivan Simonovic promet de saisir l’ONU

 
Un Congolais en instance d'expulsion blessé et trainé sur un engin dans la ville angolaise de Dundo (Ph. archives, Site Kamako)Un Congolais en instance d’expulsion blessé et trainé sur un engin dans la ville angolaise de Dundo (Ph. archives, Site Kamako)

 

L’assistant du secrétaire général de l’ONU en charge de droits de l’homme, Ivan Simonovic, a déploré lundi 7 mai à Kamako (Kasaï-Occidental), les conditions dans lesquelles treize mille ressortissants congolais ont été expulsés de l’Angola. En visite au Kasaï-Occidental, il a promis de faire un rapport au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour trouver des solutions nécessaires à ce problème.

«Les immigrants économiques peuvent être illégaux mais ils ne doivent pas être traités comme ça. Avant que je ne parte, je vais essayer de rencontrer ceux qui font ça. A New-York, j’en parlerai avec les pays membres du Conseil de sécurité», a promis le diplomate onusien.

Le président du Comité d’accueil des expulsés d’Angola, l’abbé Charles Mukubayi, a plaidé auprès de ce haut fonctionnaire de l’ONU pour la réouverture officielle des frontières entre la RDC et l’Angola.

«Ces expulsés rentrent mains vides. Presque 90% sont déjà torturés. Les femmes sont en grand nombre violées et d’autres n’arrivent même pas en RDC et elles restent dans les cachots en Angola ou elles disparaissent en cours des routes», a déploré l’abbé Charles Mukubayi.

On rappelle que ces Congolais sont expulsés de l’Angola par six postes officiels du territoire de Tshikapa depuis janvier 2012.

radiookapi.net

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RDC : Les membres de l’opposition dénoncent l’acharnent du pouvoir contre leurs partisans

 
 
La Police interpelant des militants de l’UDPS le 6/9/2011 à Kinshasa-Limeté. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLa Police interpelant des militants de l’UDPS le 6/9/2011 à Kinshasa-Limeté. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les leaders de l’opposition rassemblés autour du groupe Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)-Forces acquises au changement (FAC) ont dénoncé mardi 8 mai l’acharnement du pouvoir sur les membres de l’opposition et les défenseurs des droits de l’homme, à l’occasion de leur rencontre avec l’assistant pour les droits de l’homme du secrétaire général des Nations unies, Ivan Simonovic.

Selon leur rapporteur, le député national Fabrice Mpuela, seuls les leaders politiques et députés tant nationaux que provinciaux proches de l’opposition sont emprisonnés ou tués.

« Nous avons évoqué les cas de Daniel Botheti et Marius Gangale. Nous avons aussi parlé du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya qui a été sauvagement abattu. Vous avez déjà appris que les députés de la Majorité présidentielle ont été inquiétés. A ce jour il n’y a pas d’avancée en ce qui concerne les droits de l’homme », a ajouté Fabrice Mpuela.

Il indique que les leaders de l’opposition ont aussi déclaré que la République démocratique du Congo (RDC) se retrouve dans un non-Etat.

« Vous avez appris comment un ministre de la Justice faisant aussi office du ministre de la défense a été l’objet des tirs nourris de la part des militaires qui devraient protéger un patrimoine illégalement acquis par des intouchables de la République »,a précisé Fabrice Mpuela.

En visite d’inspection, mercredi 25 avril, sur le terrain querellé de l’hôpital général de Kintambo, le ministre congolais de la Justice, Luzolo Bambi a été interdit d’accéder à ce site par des policiers en faction à cet endroit.

Un journaliste qui faisait également partie de sa délégation a été interpellé par les mêmes policiers. Ces derniers ont indiqué avoir reçu l’ordre de leur hiérarchie de ne laisser personne entrer dans ce site.

radiookapi.net

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L’ambassadeur de l’Union européenne en RDC recommande la restructuration de la Ceni

 
 
Des membres du bureau de la Ceni le 9/12/2011 à Kinshasa, lors de la publication finale des résultats provisoire de la présidentielle de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes membres du bureau de la Ceni le 9/12/2011 à Kinshasa, lors de la publication finale des résultats provisoire de la présidentielle de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

 

L’ambassadeur de l’Union européenne en République démocratique du Congo (RDC), Jean-Michel Dumond, a recommandé mardi 8 mai la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Intervenant à l’émission « Paroles aux auditeurs », il a aussi proposé la poursuite du processus électoral avec l’organisation des élections provinciales et locales.

Faisant le point sur les élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011, Jean-Michel Dumond rappelle que la mission d’observation électorale de l’Union européenne a relevé des irrégularités et des fraudes lors de ces échéances électorales.

Il a toutefois précisé que la restructuration de la Ceni dépend des membres de l’Assemblée nationale qui devront décider ou non si cette institution sera réaménagée.

Jean-Michel Dumont indique que les élections provinciales et locales sont dans l’intérêt des Congolais, car « elles sont pas organisées pour l’intérêt de l’Union européenne ».

Au cours d’une émission sur Radio Okapi, le vice-président de la Ceni, Jacques Djoli a affirmé mardi 17 avril que la Ceni n’est qu’un maillon dans la réforme du système électoral”.

Il a prôné un respect mutuel avec l’Union européenne et a promis que la Ceni doit évoluer dans un esprit d’ouverture et de reforme pour la transparence du processus électoral.

Dans une pétition initiée dimanche 18 mars, la coalition de la société civile de la RDC s’est aussi mobilisée pour la restructuration du bureau de la Ceni.

Elle a pu collecter neuf mille signatures à soumettre à l’Assemblée nationale pour demander la démission des membres du bureau.

radiookapi.net

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DANIELLE MITTERRAND : "La démocratie n’existe ni aux USA, ni en France".

La France a voté hier (dimanche 06/05/2012).  Elle a choisi son nouveau Président. Il est de gauche comme François Mitterrand.  Passé le temps de l’émotion, il sera peut-être souhaitable de lire cet extrait de l' interview accordée par  Danielle MITTERRAND. Elle est instructive. Celles et ceux d’entre nous qui  en auront le temps peuvent aussi lire « Circus politicus »,  un livre de C. DUBOIS et C. DELOIRE (Paris, Albin Michel, 2012).   Ces deux textes peuvent nous aider à avoir une approche plus ou moins réaliste de ce qui s’est passé en France hier.
 
Extrait d’un entretien avec Danielle Mitterrand, Présidente de "France libertés"
22 novembre 2011

DANIELLE MITTERRAND : "La démocratie n’existe ni aux USA, ni en France".

Hernando CALVO OSPINA
Hernando Calvo Ospina est un journaliste colombien réfugié en France et collaborateur, entre autres, du Monde Diplomatique.
Sa présence dans un avion régulier d’Air-France en avril 2009 effraya à ce point les USA qu’ils lui interdirent le survol de leur territoire et exigèrent son déroutage. Voir : http://www.legrandsoir.info/article8459.html
Hernando Calvo Ospina a bien voulu nous confier le texte d’un entretien qu’il a eu avec Danielle Mitterrand. Qu’il en soit remercié.
LGS

Ce qui suit est un extrait de l’entrevue à Mme. Danielle Mitterrand, veuve de l’ex-président français François Mitterrand, et présidente de l’association « France-Libertés ». A sa lecture il est facile de comprendre pourquoi, et ce depuis plusieurs années, les médias politiques et d’informations dans leur grande majorité ont essayé de l’ignorer.
vendredi 28 octobre 2005 - Entretien réalisé par Hernando Calvo Ospina.
Hernando Calvo Ospina : Mme. Mitterrand, qu’a signifié pour vous l’arrivée au gouvernement de votre époux François ? Est-ce que les idéaux sociaux et politiques qu’il portait dès sa jeunesse ont été reconnus en ces moments-là ?
Danielle Mitterrand  : Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ces rêves d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, deviennent réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir.
J’appris ainsi que d’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant 14 ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement.
HCO : Vous n’avez pas assumé le rôle de « première dame » comme l’« exige » la tradition protocolaire. Était-ce un simple caprice ? Ou à cause de convictions politiques ?
DM : Je n’ai pas voulu être une « première dame » comme toutes les autres, et en conséquence j’ai refusé le protocole qu’on a voulu m’imposer. J’étais l’épouse du chef de l’État, d’un homme que j’aimais, mais j’étais aussi libre d’avoir mes propres convictions. Je n’allais pas accepter d’être la simple image de la femme française typique, représentative d’un secteur social ; de sourire devant les caméras et les personnalités ; ou de servir d’ornement aux oeuvres de bénéfices. Avant tout, mon rôle devait consister en mon apport pour la construction d’une société juste.
J’ai eu mes critères et mes réflexions politiques, qui ont parfois fait choc avec celles de François. Si le gouvernement n’allait pas sur une bonne voie, je me devais de le dire, de le critiquer. Je sais que ce n’est pas le rôle d’une « première dame », car normalement elles ne sont qu’un instrument du pouvoir. Chaque fois que les autres ont voulu s’opposer à mes tâches militantes pour des « raisons d’État », pour n’être pas « diplomatiquement correctes », François m’a soutenue car il voyait qu’elles étaient justes. Il ne pouvait essayer de m’empêcher de faire ce qu’il disait défendre.
HCO : Mme. Mitterrand, vous avez fondé « France-Libertés », qui s’est distinguée par son engagement politique, social et humanitaire...
DM : Je l’ai fondée non pas dans l’intention d’en faire un contre-pouvoir, ni pour qu’elle serve au pouvoir. Je voulais prendre mes propres initiatives de solidarité politique, indépendantes des desseins du pouvoir, même si je m’attendais qu’avec le gouvernement socialiste nous aurions des objectifs proches. Mais je me suis vite rendu compte que ce ne serait pas facile. Est arrivé le moment où « France-Libertés » voulait aider des populations opprimées, mais le gouvernement socialiste français soutenait d’une manière ou d’une autre leurs bourreaux. Rapidement j’ai dû me poser la question : Jusqu’où peut-on aller sans provoquer d’ « incidents diplomatiques » ?
Dans l’Association s’est présenté pour nous un questionnement qui ne m’a pas du tout plu : sa présidente, épouse du président de la République, devait-elle respecter la sacro-sainte loi de non-ingérence dans les affaires de l’État, et se priver ainsi de son droit à la solidarité politique et humanitaire, pour ne pas aller à contre-courant ? J’ai continué avec mon projet car je le croyais juste. Alors, même de vieux amis personnels et de lutte ont commencé à m’isoler. Tout le pouvoir et le poids de la diplomatie française ont tenté de m’écraser, usant de tout pour « réparer » mes actions et mes expressions politiques publiques.

J’ai constaté que je ne pouvais pas exercer ma fonction de manière exemplaire si je ne servais pas le marché, le capitalisme. Que mon devoir n’était pas de me préoccuper des torturés ni des affamés. Que si ceux qui étaient écrasés réclamaient l’éducation, la santé ou du travail, je devais tourner la tête de l’autre côté. J’étais la « première dame » et je devais aider, avec mes sourires dans les cocktails, à ce que les intérêts commerciaux de la France progressent. Quand j’écoutais au cours de mes visites aux ambassades les discours du « commercialement correct », où le tout-puissant marché était ce qu’il y avait de fondamental avant la solidarité entre les peuples, cela me donnait l’envie de partir en courant. Je ne pouvais croire que les « bulldozers » du marché pourraient arriver à recouvrir jusqu’aux fondements mêmes de notre culture. Et ils l’ont fait.
Pourquoi un gouvernement qui se disait de gauche ne pouvait-il pas répondre aux attentes qu’il avait créées durant tant d’années dans l’opposition, tant au niveau national qu’international ? Devait-on accepter les impératifs d’un système mercantile jusqu’à la soumission ?
HCO : Ce système du marché sauvage, du capitalisme, du néolibéralisme, a à sa tête les États-Unis. Est-ce que la France se soumettait aux desseins de ce pays ?
DM : Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme - juillet 1989 - j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux État-Unis. L’État français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard c’était ces pays-là que Washington voulait annuler, détruire. Et je ne vais pas citer de noms, mais c’est facile à vérifier. Je me rappelle avoir dit à François : « Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des États-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités... ? » Ce fut une honte.
HCO : Mme. Mitterrand, si cela arrive en France, vous devez bien savoir ce qu’il en est sous d’autres latitudes...
DM : Je ne suis pas anti-États-Unis, mais je suis avec le peuple de ce pays et non pas avec l’Administration qui le gouverne. Celle qui se sert de ce peuple pour tirer des bénéfices qui servent à quelques uns. Durant toutes ces années de ma vie, spécialement après la Seconde Guerre mondiale, j’ai pu voir comment les États-Unis foulaient aux pieds la liberté et la démocratie des autres pays, particulièrement les pauvres. Ronald Reagan désigna comme terroriste le gouvernement sandiniste du Nicaragua, quand les terroristes, c’était son Administration et cette « contra » qu’il finançait.
J’étais au Nicaragua peu de temps avant qu’ils détruisent la révolution. Fonctionnait encore ce qui avait été atteint au niveau de l’éducation et de la santé, des choses qu’avait le peuple nicaraguayen pour la première fois de son histoire. Je me rappelle que Daniel Ortega me disait : « Daniella, dis à François qu’il ne peut pas nous laisser tomber ; que l’Europe démocratique ne peut pas nous abandonner... ». Je le lui ai dit en effet. Et il n’a pu rien faire : les États-Unis avaient décidé que les sandinistes devaient s’en aller avec leurs plans de développement social, pour faire place au néolibéralisme et au retour de la misère pour le peuple. Tandis que nous, nous étions en train de fêter le Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme !
HCO : Au cours de ces mêmes années Washington resserrait le blocus contre Cuba, essayant d’en finir avec la Révolution.
DM : Le Nicaragua ne pouvait compter que sur Cuba. Et Cuba aussi était en train d’être étranglée par l’embargo des États-Unis, qui continue jusqu’à présent et qui n’a eu d’autre but que celui d’en finir avec tout ce qu’il y a de merveilleux que cette Révolution a réalisé au niveau social : quelque chose d’unique en Amérique latine ; presque unique dans un pays du Tiers-Monde.
Quand en 1989 Cuba se trouvait déjà seule face à Washington, car elle n’avait plus l’appui de l’Union soviétique, je m’y suis rendue. À mon retour j’ai dit à François : « Tu ne peux pas laisser tomber Cuba. Cette Révolution a beaucoup fait pour le peuple. La France ne peut être soumise aux États-Unis. » Il me disait que la France toute seule ne pouvait pas, et qu’en Europe personne ne la suivrait. Que les États-Unis détenaient tout le pouvoir économique, politique et de la propagande, en plus des contre-révolutionnaires de Miami. Je continue aujourd’hui à dire que cette révolution a mérité de se maintenir, car elle l’a fait et c’est le peuple qui la maintient. Par conséquent les États-Unis n’ont pas pu la faire plier. Je connais Fidel depuis très longtemps. J’ai passé beaucoup d’heures à discuter avec lui, à nous dire ce que nous pensons. Je lui ai fait part de toutes les critiques que j’ai au niveau politique. Une fois je lui ai demandé pourquoi il me supportait. Et il m’a répondu : « Parce que tu es une amie sincère. Et les critiques des amis on les écoute parce qu’elles sont honnêtes, même si nous ne sommes pas d’accord sur certaines choses. »
La dernière fois qu’avec François nous avons reçu officiellement Fidel à Paris, en le saluant je l’ai embrassé publiquement sur la joue. Ce qu’ « interdit » le protocole et les « politiquement corrects ». Mais c’est que non seulement Fidel était notre ami, mais aussi qu’il est latin, et les Latins sont tendres. Ce fut un scandale que la presse me rappelle encore.
HCO : Que pense Mme Mitterrand du président vénézuélien Hugo Chávez et des projets nationaux qu’il essaie de lancer ?
DM : Je n’ai jamais aimé les militaires. Mais Chávez, avant d’être un militaire est un homme, un être humain, et il est arrivé au pouvoir par la voie démocratique, et au point de gagner plusieurs élections. Chávez, au milieu de tous les obstacles que mettent sur son chemin les États-Unis et l’opposition dirigée par les riches, tente de faire avancer les programmes sociaux qu’il a offerts au peuple. Évidemment, le monde capitaliste lui est tombé dessus car il ne veut pas qu’un président du Tiers-Monde démontre que le peuple peut effectivement participer aux décisions de l’État et à son développement.
Que ce peuple, avec son leader, marche de l’avant pour ne plus être exploité, ni être analphabète et avoir droit à la santé. C’est ce qui se passe au Venezuela malgré tout. À cause de cela ils veulent éliminer, effacer Chávez. Peu leur importe si c’est le peuple qui l’a élu, et qui doit décider s’il doit le soutenir ou l’enlever de là. Il existe une espèce de rage de la grande majorité de la presse mondiale contre Cuba et le Venezuela. Et c’est parce que ces gouvernements veulent être indépendants, souverains, dignes. Cela dérange. N’oubliez pas que les médias sont dirigés par de puissants capitalistes.
HCO : Mme Mitterrand, est-ce que la France est un modèle de démocratie ? Est-ce une puissance mondiale ?
DM : En France on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. Est-ce la démocratie quand après avoir voté nous n’ayons pas la possibilité d’avoir de l’influence sur les élus ? Je ne crois pas que dans aucun des pays qui se disent démocratiques, ceux-là qui croient avoir le droit d’imposer « leur » démocratie aux pays pauvres, il existe la démocratie, à commencer par les États-Unis et la France. La France est une démocratie ? Une puissance mondiale ?
Je le dis en tant que Française : Cela ne veut rien dire. Si on le dit pour les niveaux d’éducation, de la recherche ou la santé, c’est nul. Pour être capables d’aider la paix mondiale, les peuples opprimés ? Nul.
Hernando Calvo Ospina.
(Traduit par Abacar Fall)

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07 mai 2012

Recherché par Kabila, Ntaganda en route vers le Rwanda

Depuis quelques jours, les éléments des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) font face aux hommes du CNDP dirigé par Bosco Ntaganda, dans la province du Nord-Kivu. En engageant les militaires des FARDC, Kinshasa tient à arrêter le général dissident et de le juger. Pendant qu'il affirme être dans sa ferme, Bosco Ntaganda, selon le journal français Le Point, ne serait plus loin de la frontière entre le Rwanda et la RDC.

L'armée congolaise a repris vendredi le contrôle de la localité de Mushaki, dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC), où était jusqu' à présent basé le général Bosco Ntaganda, en fuite vers un bastion de son ancienne rébellion.

Interrogés par l'AFP pour savoir si les Forces armées gouvernementales (FARDC) avaient bien repris le contrôle de Mushaki, dans la province instable du Nord-Kivu (est), deux commandants des FARDC ont répondu «affirmatif», sans donner plus de précision.

La ferme du général Bosco Ntaganda, ex-chef d'état- major de l'ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), et que les FARDC veulent aujourd'hui arrêter; est située près de Mushaki, dans le territoire de Masisi. Ntaganda est «en train de quitter sa ferme. Il veut passer par le parc de Virunga pour rejoindre Runyonyi, dans le (territoire voisin de) Rutshuru», frontalier du Rwanda et de l'Ouganda, et traditionnel bastion du CNDP, ont indiqué à l'AFP des militaires mutins.

Mardi, le général Ntaganda disait encore se trouver dans sa «ferme près de Mushaki», où des heurts ont commencé dimanche entre les FARDC et des mutins ex-CNDP ayant déserté début avril.

«Il veut rejoindre le colonel Makenga», qui était son adjoint dans la rébellion, ont ajoute les mêmes sources. Le colonel Makenga et le lieutenant-colonel Masozera, deux anciens chefs militaires du CNDP, ont fait défection dans la nuit de jeudi avec leurs hommes dans la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, selon un commandant des FARDC. «Nous avons récupéré 80 tenues avec bottines dans le cimetière du quartier Bujovu», a indiqué cette source, qui a requis l'anonymat. Ancien adjoint de Ntaganda au sein du CNDP, le colonel Makenga était le numéro deux des opérations militaires Amani Léo («Paix aujourd'hui», en swahili) dans la province voisine du Sud-Kivu (est), opérations qui ont été suspendues par le président Joseph Kabila peu après les premières défections d'ex-CNDP début avril.

La défection du colonel Makenga est une «situation grave» qui rendra l'offensive des loyalistes plus «compliquée», car il a joué un grand rôle dans l'intégration des ex-CNDP dans l'armée, et son départ pourrait faire tâche d'huile, a jugé un officier supérieur des forces gouvernementales.

Le lieutenant-colonel Masozera est quant à lui l'actuel aide de camp du général Ntaganda. Connu aussi sous le surnom de «Terminator», Bosco Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d'enfants quand il était dans une milice au début des années 2000. Il avait été réintégré, en 2009 au sein des FARDC, avec les principaux chefs et unités combattantes du CNDP, à la faveur d'accords de paix avec Kinshasa.

Le gouvernement avait jusqu'à présent toujours refusé de l'arrêter, arguant que la paix primait sur la justice. Kinshasa dit 'vouloir désormais le juger, l'estimant «responsable» des affrontements actuels entre soldats loyalistes et mutins ex-CNDP. Dans un entretien téléphonique mardi avec l'AFP, le général Ntaganda avait dit n'être «pas impliqué» dans les défections d'ex-CNDP depuis début avril.

Mais mercredi, Kinshasa a fait savoir que «tout ce qui se passe actuellement dans le Masisi» était de sa «responsabilité», et qu'en cas d'arrestation il serait jugé par des «juridictions congolaises». Les combats ont fait entre le 27 avril et mercredi dernier près de 20.000 déplacés, dont 16.000 ont fui vers Goma et sa périphérie, alors que plus de 3.500 personnes ont traversé la frontière avec le Rwanda voisin, selon' une évaluation provisoire du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.

«Nous avons entendu des tirs à Mugunga dans la soirée (de vendredi), les gens sont partis sur l'artère principale mais ne savent pas où aller», a déclaré à l'AFP un acteur humanitaire de cette localité proche de Goma, où les autorités ont choisi un site pour accueillir les nombreux déplacés. Cette source n'a pas pu déterminer la provenance des tirs.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait demandé jeudi «l'arrêt immédiat de la rébellion», souligné l'importance de «désarmer et de démanteler tous les groupes armés opérant dans l'est de la RDC et demandé à cet égard la coopération» des pays voisins.

Dans plusieurs villes du Nord-Kivu, dont Goma, des associations de la société civile ont organisé vendredi des manifestations pour dénoncer les violences et soutenir les opérations militaires des FARDC contre les mutins.

In Le Point du 05 mai 2012

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Sous haute surveillance des membres de l'UDPS et de la Monusco Jacquemain Shabani comparaît devant le PGR

Trois heures fatidiques ont immobilisé le secrétaire général de l'UDPS, Me Jacquemain Shabani devant le Substitut du Procureur général de la République près le Parquet général de la Gombe, le jeudi 3 mai dernier sous l'œil vigilant des membres de ce parti ayant envahi le couloir du 2ème niveau du Palais de la Justice et son esplanade ainsi que de la Monusco représentée par M. Diallo, qui travaille dans le service chargé de la sécurité du processus électoral, notamment la sécurité des hommes politiques. L'impatience était grande sur tous les visages qui étaient préoccupés à connaître le sort du chef de l'exécutif du parti cher à Etienne Tshisekedi sur lequel le SPG Opango avait le dernier mot, soit de l'envoyé en prison ou de le maintenir en liberté après l'avoir auditionné. Silence total pendant ce temps, mais les compagnons du Secrétaire général de l'UDPS sont restés solidaires à leur chef dans cette épreuve au cabinet du PGR de la Gombe.

Grand soulagement des compagnons de Shabani à sa sortie du cabinet du PGR, ce qui a conduit son avocat, Me Claude Kanyekete Bobo à éclairer l'opinion sur les raisons de cette présence dans ce palais. Pour Me Claude Kanyekete : “Notre client avait reçu une invitation du Procureur général près de la Gombe, le SPG Opanga. Notre client a été victime des actes de torture, traitement dégradant de la part des services publics congolais. Le dossier traité à la DGM s'est retrouvé à l'ANR sans le respect de la procédure requise et aujourd'hui sous instruction de la justice”.

L'avocat de Jacquemain Shabani de poursuivre “Mon client a été interrogé et a répondu à toutes les questions, assisté par un collectif d'avocat que je conduis. Le magistrat n'a pas terminé son instruction. Nous lui avons déposé nos requêtes bien élaborées”. Ce, avant de préciser que l'instruction concerne l'affaire de la saisine des effets personnels de Me Shabani par la DGM. Mais, la plainte déposée par le SG de l'UDPS contre la DGM et l'ANR est toujours pendante chez le PGR au deuxième niveau de l'immeuble INSS.

Me Claude Kanyekete révèle que cette plainte est un test de l'Etat de droit fait à notre justice, car les actes d'impunité commis par les agents doivent mériter une sanction. Vous savez qu'il ne se passe pas un jour sans entendre à la télévision le message de sanction ou de “Tolérance zéro”. Voilà un cas où l'on doit le juger en acte.

Les compagnons de Shabani dénoncent les tentatives d'intimidation et de musellement

Pendant que le SG de l'UDPS observait un silence complet, ses compagnons politiques échangeaient dans le parcours réagissant sur cette convocation judiciaire. Pour les membres de l'UDPS, la comparution du nc2 de leur parti intervient après sa rentrée politique marquée par sa conférence de presse le 24 avril 2012 au cours de laquelle il a fait un discours qui n'a pas fait du tout plaisir. Tout comme, il est resté constant à défendre la ligne du parti sur ce qui se passe dans le camp de M Kabila et ses institutions. La position du SG Jacquemain Shabani a réveillé les adversaires politiques du président Tshisekedi et a suscité la mise en marche de toutes les batteries du pouvoir destinées à l'intimider, à le faire taire et à le museler afin de le conduire à moins d'activisme politique. Ceux-ci estiment que le SG de l'UDPS continue à être victime des machinations politiques montées dans les officines du pouvoir pour le neutraliser comme ils l'ont tenté au président du parti.

Le Satellite

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06 mai 2012

François Hollande nouveau Président français

L’alternance tourne la page Sarkozy

               

Au terme d’une campagne extrêmement virulente qui a vu les thèses extrémistes du Front National déteindre sur les positions du président sortant Nicolas Sarkozy, les Français ont choisi la rupture, un changement de politique, une nouvelle gouvernance, en la personne de François Hollande, candidat du Parti socialiste soutenu par les écologistes, les communistes du Front de Gauche et les centristes proches de François Bayrou.

A 20 heures, les premiers résultats partiels "sortie des urnes" donnent François Hollande largement vainqueur, avec entre 51 et 52% des suffrages exprimés, avec une forte mobilisation des électeurs, plus de 80% des inscrits étant allés voter.

François Hollande triomphe au terme d’une course de fond qu’il a constamment menée, les sondages le donnant en tête depuis de longs mois. Pour l’Afrique, cette alternance signifie aussi une rupture, car l’opinion publique africaine avait eu de nombreuses occasions de déplorer l’action erratique de la France en Afrique au cours des cinq années de la Présidence de Nicolas Sarkozy.

Toutefois les positions du nouveau Président en politique étrangère sont encore mal connues, et les alliés traditionnels de la France dans le monde arabe et en Afrique subsaharienne seront très attentifs aux orientations qu’il donnera à la politique de la France vis-à-vis des Pays africains.

 
 

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Les Francais votent dans le calme, une lecon de démocratie pour Kabila et Ngoy Mulunda

Election présidentielle en France

 

 

 

 

 

 

L'élection présidentielle qui se déroule aujourd'hui en France est une grande leçon de démocratie que Kabila et ses sbires doivent absolument suivre. Ainsi, ils pourront, par là, se rendre compte de la honte qu'ils ont infligée au peuple congolais.

Après le face-à-face de haut niveau auquel nous avons assisté le 02 mai, les Français votent dans le calme le plus total leur futur président. Les rues ne sont pas occupées par les forces de sécurité, les médias s'expriment librement et les partisans de François Hollande et de Nicolas Sarkozy ne s'affrontent pas dans les rues. Tout se passe dans le respect du programme et un calendrier dûment élaborés.  Nous n'allons pas dire que les Français se comportent ainsi parce que la France est un pays de  vieille démocratie. Non. C'est tout simplement un problème d'´hommes et une question d'éducation. Après cette élection, il y aura un président de la république élu par les Français, mais ça sera surtout une victoire de la démocratie et du peuple français qui en sortiront agrandis et réconfortés.

Depuis le 28 novembre 2011, une parodie des élections a été exercée en République Démocratie du Congo à l'issue de laquelle monsieur Kabila a été porté au pouvoir pour cinq ans et un forum dénommé Assemblée Nationale installé. Désormais, Kabila a choisi de diriger la République Démocratique du Congo par défi.  Pendant ce temps, les Congolais suivent l'élection présidentielle française avec un goût amer.

Lumbamba Kanyiki

 

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Pendant qu'elle se battait pour sauver sa vie, son mari prenait des photos!

Attaquée par un guépardElle voulait quelques photos-souvenirs avec un guépard apparemment inoffensif dans le parc national de l'Afrique du Sud. Pendant que le mari la photographiait, le fauve s'est jeté sur elle. Par chance, elle s'en est sortie avec des légères blessures.

Elle, c'est madame Violet D'Mello, 60 ans, une touriste britannique. Elle voulait prouver son courage en posant avec un guépard dans le parc national sud-africain. Mais pendant que son mari Archie, 64 ans,  prenait  quelques clichés, la femelle s'est jetée sur la femme, la mordant aux jambes, aux bras et derrière la tête dans une scène effroyable. Elle a eu la vie sauve grâce à l'intervention des travailleurs qui ont été alertés par des cris. En effet, ils ont réussi à l'arracher des pattes du fauve en colère. 

"Je criais et tout le monde criait autour  de moi . A un certain moment pendant que je me battais, quelque chose me dit en moi:reste calme et fais la morte!" Comme par miracle, elle s'en est sortie avec des blessures légères qui ont été traitées et cousues à l'hôpital où elle avait été transportée.

Dans toute cette situation, ce qui est surprenant est que le mari était occupé à prendre les photos pendant que la femme se battait pour sa survie. "Je ne pouvais rien faire d'autre puisque je n'avais pas de bâton avec moi" a répondu l'homme lorsqu'on a voulu en savoir plus sur son attitude.

Le voyage de l'Afrique du Sud était un cadeau offert pour le soixantième anniversaire de madame Violet D'Mello.

Lumbamba Kanyiki

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