31 mai 2012

Francis Kalombo ayant pris la poudre d'escampette, les resistants-patriotes-combattants congolais se sont rabattus sur Katumba

Du Rufifi à Zurich, Francis Kalombo ayant pris la poudre d'escampette, les resistants-patriotes-combattants congolais se sont rabattus sur Moïse Katumbi Chapwe !


Par Freddy Mulongo

En mission pour infiltrer la résistance congolaise à Zurich en Suisse pour le compte de Joseph Kabila, le troubadour Francis kalombo est porté disparu ! Moïse katumbi Chapwe a failli payé à la place de "Mukala-joséphiste". 

Il lui a fallu un peu d'exercice physique, poursuivi par les résistants-patriotes-combattants, le président du TP Mazembe a été sauvé par la police suisse qui a créé une ceinture de sécurité et l'a caché. 

C'est dans une ambulance escortée par des véhicules de police que Moïse Katumbi a regagné l'hôtel 5 étoiles où il est logé: The Dolder Grand ***** . 

Pourquoi cet désamour entre les résistants-patriotes-combattants Congolais et le tout puissant gouverneur du Katanga ? 
Les mamans congolaises de Zurich dont l'une qui lui a interpellé en swahili, cette dernière lui a reproché d'avoir demandé aux Katangais de voter pour Joseph Kabila, un imposteur ! 
"Etes-vous sûr et certain que Joseph Kabila a gagné l'élection présidentielle de novembre 2011 ?" 

Le viol des femmes au Kivu, le cas de Bosco Ntangana qui doit rejoindre la Cour Pénal Internationale (CPI), l'invasion de l'armée rwandaise et les contrats léonins ont été évoqués. 

Entouré par la police Moïse Katumbi n'a pu répondre à toutes les questions posées. 

La police suisse a interpellé deux résistants-patriotes-combattants qui avaient poursuivi jusqu'à son dernier retranchement Moïse Katumbi Chapwe. 
Il s'agit de Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Justin Manyanga Tshiswabantu. 

Le standard téléphonique de l'hôtel The Dolder Grand ***** est saturé, les Congolais du monde entier appellent. Malgré l'arrestation de deux résistants, une grande patrouille patriotique est organisé pour toute la nuit à Zurich, les Congolais de Genève sont allés prêter mains fortes à ceux de Zurich.

Zurich 17 mai, la sécurité informe malignement Moïse Katumbi Chapwe que les Congolais ont encerclé le stade. Photo Kongotelema

Moïse Katumbi Chapwe pointe du doigt un groupe des Congolais. Photo Kongotelema

 


 

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Kinshasa et Kigali comme deux larrons en foire : Bosco Ntaganda exfiltré au Rwanda !

Réclamé instamment par la CPI en tant qu'ancien lieutenant de Thomas Lubanga identifié sujet rwandais, couvert par Kinshasa officiel qui prétendait trouver en lui un élément indispensable pour la pacification du Kivu, puis soudain traqué par les FARDC qui étaient à deux doigts de le capturer vif et qui ont été sommés de stopper net cette opération de chasse à l'homme, Bosco Ntaganda a eu juste le temps de se sauver dans la nature, il y a environ un mois. Depuis lors l'opinion n'a plus de ses nouvelles. Les sphères officielles n'en parlent plus, elles qui avaient apparemment décidé de se débarrasser cette fois-ci de cet homme devenu pratiquement encombrant. Dans cet intervalle, il y a eu des tractations dans la coulisse d'abord à Kigali, ensuite à Gisenyi en face de la ville de Goma au Nord-Kivu, entre des officiels congolais et rwandais. Si au moins Kigali a informé l'opinion au Rwanda de ce autour de quoi avaient tourné ces conciliabules, à Kinshasa c'était le silence radio. On nie même qu'il y a eu des documents signés de part et d'autre sanctionnant ces négociations secrètes, alors que certaines stations périphériques disent le contraire.

A l'ère actuelle du développement prodigieux des technologies de l'information et de la communication et où des gens surfent aisément sur Internet, les nouvelles comme elles qu'on considère faussement comme des secrets d'Etat ou secret-défense, transpirent à travers le monde, Les gens s'informent en suivant les chaînes de TV et les stations de radio étrangères. Le pouvoir devrait faire effort pour améliorer son image de marque par des actions de bonne gouvernance qui parlent d'elles-mêmes, pour dire la vérité au peuple plutôt que de s'installer dans la mystification, l'arrogance et la modulation du chant des sirènes qui ne passent jamais la rampe dans ce pays, avec un peu- pie frustré et blasé. On en est bien conscient; mais on ne peut pas se comporter autrement quand on e déjà juré de faire sentir sa volonté de puissance, c'est-à-dire tout régenter par défi, advienne que pourra. Nous sommes dans un pays où des actes de haute trahison sont banalisés parce que telle est la volonté de la haute hiérarchie qui en st l'auteur, vassalisant l'entourage des béni-oui-oui et tétanisant de peur bon nombre d'élites politiques, intellectuelles, religieuses et sociales.

Il en avait cuit à Vital Kamerhe, alors tout-puissant Président de l'Assemblée nationale, de s'être inquiété publiquement de l'entrée des troupes rwandaises au Kivu soi-disant pour liquider les FDLR sans que le parlement en  ai été préalablement informé. Des négociations sourdes de Kigali et de Gisenyi au moment où l'affaire Bosco Ntaganda est laissée dans un flou artistique, ne pouvaient-elles pas mettre la puce à l'oreille d'Aubin Minaku et des députés de la majorité pour faire leur examen de conscience ? L'information défile régulièrement sur la Toile, apprenant aux internautes que l'oiseau s'est envolé vers le bercail des montagnes et collines, à l'instar de deux précédents oiseaux. Comme Jules Mutebusi et Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda s été exfiltré au Rwanda. Le stop à la chasse à l'homme au moment où Bosco Ntaganda était poursuivi dans ses derniers retranchements pour être pincé facilement par Didier Etumba et ses hommes, des tractations à Kigali et è Gisenyi, autant de manoeuvre pour permettre au gibier de potence de la CPI de regagner sain et sauf son havre d'origine, accueilli discrètement avec faste en reconnaissance de bons et loyaux services rendus pour la conquête de l'espace vital qui est l'objet des préoccupations, de la mère patrie juchée sur des montagnes et collines.

Un colosse aux pieds d'argile

Des gens intelligents et réfléchis qui ne s'expliquaient pas la protection dont Kinshasa assurait Bosco Ntaganda qu'il refusait obstinément de livrer à la CPI, étaient persuadés qu'en cas de fortes pressions exercées par la communauté internationale sur les dirigeants congolais, Kinshasa manoeuvrerait, de mèche avec Kigali, pour que Bosco Ntaganda soit, en dernier ressort, exfiltré au Rwanda comme l'ont été Jules Mutebusi et Laurent Nkunda, tous des commandants successifs du poste avancé au Kivu pour la conquête de l1espa- ce vital (afflux d'immigrants d'expression kinyarwanda, exploitation des minerais avec la plaque tournante à Kigali, persécution et déplacement des autochtones fuyant l'insécurité). Il y a même d'autres révélations troublantes qui signalent que le fameux M23 est l'oeuvre du rusé Paul Kagame. Ses éléments d'avant- garde sont recrutés et formés à Kigali. Ils ont pour mission de combler le vide laissé par Bosco Ntaganda et de poursuivre son travail de conquête de l'espace vital en RDC pour le Rwanda. Cette information a été diffusée par une station périphérique dernièrement.

Est-ce le soubassement des tractations de Kigali et de Gisenyi, d'où il appert que la RDC manque de ressort et se voit contrainte de faire les quatre volontés du Rwanda en position de force.

Un nain d'une superficie de 26.238 km2 domine un géant d'une superficie de 2.345.409 km2 Comment ce colosse en est-il arrivé à ce niveau ignominieux d'humiliation et de soumission ? Ceux qui passent pour les élites politiques, intellectuelles, religieuses, sont-ils fiers de cette décadence que connaît leur pays et dans laquelle il s'enfonce de plus en plus ? De quelles apathie et nonchalance semblent-ils tous frappés au point d'être incapables de se réveiller de leur torpeur comme s'ils étaient hypnotisés et envoûtés collectivement 9 Voilà la conséquence des tripatouillages électoraux des scrutins du 28 novembre 2011. Où est la capacité des institutions et leurs dirigeants à rabaisser le caquet au petit Rwanda qui fait avaler des couleuvres à ce colosse aux pieds d'argile au coeur du continent africain?

Et pourtant il n'y a guère longtemps le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda étaient à la botte et à la remarque de ce pays alors le Zaïre de Mobutu !

On n'a copié sur Mobutu que les caractéristiques négatives d'oppression, de répression, de sadisme, de pillage des ressources naturelles, d'enrichissement sans cause d'une oligarchie, de destruction du pays, mais pas celles positives de grandeur, d'honneur, de prestige, de dignité, de protection de l'intégrité territoriale, de rassemblement des Congolais, de formation des élites militaires, etc.

Des agents rwandais de la cinquième colonne

Bosco Ntaganda est exfiltré dans son pays après avoir accompli sa mission au même titre qu'avant lui Jules Mutebusi et Laurent Nkunda. Quel est le bilan de sa contribution déterminante à la pacification du Kivu ? Le M23 est un cadeau empoisonné qu'il laisse au gouvernement congolais pour continuer la déstabilisation du Kivu.

Tout bien considéré, depuis l'AFDL de feu Laurent Désiré Kabila, le Rwanda est devenu un pays plutôt ennemi qu'allié de la RDC.

Il est la base arrière de déstabilisation de la RDC à partir du Kivu. C'est au Rwanda que se retirent, trouvent asile et vivent tranquillement des agents rwandais de la cinquième colonne après avoir commis plusieurs crimes en RDC, comme Mutebusi, Nkunda et aujourd'hui Ntaganda.

Les rapports entre ces deux pays sont comme le mariage de la carpe et du lapin. Comment est-il logiquement concevable de faire confiance à ce pays et de convenir avec lui de traquer les FDLR qui sont justement son propre fonds de commerce en RDC, sans que cela soit considéré comme un acte de haute trahison ? Les FDLR, le CNDP, le M23, sont tous des légionnaires rwandais en opérations en RDC pour la conquête de l'espace vital dont leur pays a grandement besoin. C'est pour cela que tous ceux qui arrivent au terme de leur mission de dévastations et de massacres au Kivu sont exfiltrés au Rwanda.

Jean N'SAKA wa N'SAKA/Journaliste indépendant

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Assemblée nationale : L'Opposition boycotte le huis clos sur l'insécurité

Auteur de la question orale adressée au ministre de la Défense, le député Martin Fayulu a expliqué que ce boycott était dicté par le souci de respecter le peuple congolais.

Les députés nationaux membres de l'Opposition politique ont boycotté, hier mercredi 30 mai, le débat à huis-clos organisé en la salle des Congrès du Palais du peuple, siège du Parlement de la République, sur l'insécurité qui prévaut à l'Est du territoire national.

S'adressant à la presse, le député national Martin Fayulu Madidi a déclaré que cette attitude est motivée par le respect qu'il voue au peuple congolais qui a droit à l'information.

Nous avons posé la question au vice-premier ministre et ministre de la Défense pour qu'il vienne expliquer ce qui se passe réellement à l'Est de notre pays, car nous avons appris que le Gouvernement a encore signé un énième accord avec le Rwanda, et nous voulons en savoir plus “.

L'élu du peuple s'est demandé s'il faut décréter le huis-clos pour débattre d'une question d'intérêt national.

Il a affirmé qu'il s'agit là d'un manque de respect total au peuple et qu'il ne peut pas cautionner ce comportement.

Prenant le peuple à témoin, Martin Fayulu a démontré que cette question n'est pas sensible parce que le Rwanda a livré l'information y afférente par l'entremise de son ministre de la Défense, alors qu'en RDC, cette information est considérée comme secrète.

“Je pense que ce n'est pas un secret -défense parce qu'on ne devrait pas parler aujourd'hui des, manoeuvres militaires, ni de la stratégie militaire, encore moins de la façon dont nos forces répliquent “, a enchaîné Martin Fayulu.

De son avis, qu'il s'agissait seulement de savoir les résultats de l'accord' signé entre le Rwanda et la RDC en mars 2009 d'une part, et d'autre, les raisons réelles de cette guerre que le Congo Démocratique vit depuis 20 ans.

 

La MONUSCO interpellée

 

Pour sa part, le député Roger Lumbala a émis le voeu devoir la MONUSCO remettre à la justice congolaise les 11 hommes armés qui se sont présentés à ses responsables.

L'élu du peuple a soutenu que la mission onusienne aura ainsi permis d'identifier ces personnes et de connaître leur nationalité.

L'opinion retiendra que le bureau de l'Assemblée nationale avait convoqué hier une séance plénière principalement consacrée au contrôle parlementaire.

Dans ce cadre, le vice-premier ministre et ministre de la Défense et anciens combattants était invité à répondre à la question orale avec débat formulée par le député Martin Fayulu Madidi sur le nouvel accord signé entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, sur la situation sécuritaire à l'Est du pays.

Une autre question orale le avec débat était adressée par le député Jemsi Mulengwa au ministre de l'intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières. Cette seconde question portait sur l'insécurité qui prévaut à l'Est du pays.

Effectivement, ces deux membres du Gouvernement de la République se sont présentés dans la salle des Congrès pour fournir des informations exigées par les élus du peuple.

Dans son mot d'introduction, le président de la Chambre basse a indiqué que la RDC étant dans une circonstance exceptionnelle, le Règlement intérieur de l'Assemblée nationale n'autorise pas de tenir un débat public sur la situation sécuritaire au moment où les troupes congolaises sont en pleine opération.

Aubin Minaku a ainsi décrété un huis-clos auquel seuls les députés et les agents administratifs ayant une tâche spécifique en rapport avec les travaux étaient autorisés à prendre part.

C'est alors que les députés de l'Opposition lui ont exprimé leur mécontentement, avant de quitter la salle des Congrès.

Marcel TSHISHIKU

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Sur le point d'être arrêté : Bosco se dit prêt à affronter la justice au Congo, pas à la Haye !

Bosco Ntaganda, surnommé le Terminator, est recherché par la cour pénale internationale pour des présumés crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est accusé d'avoir recrute des enfants soldats dans le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo.

Il était le dirigeant du CNDP, un mouvement rebelle dont les combattants avaient été intégrés dans l'armée congolaise dans le cadre d'un accord de paix signe en 2009.

En avril, il a fait défection indiquant qu'il voulait protéger les tutsis. Le général Ntaganda et des soldats, qui lui sont fidèles, ont depuis été accusé d'avoir commis de nouvelles atrocités.

Dans une interview exclusive qu'il a accordée a service des Grands-Lacs de la BBC, l'officier mutin a déclaré qu'il est prêt à faire face à la justice au Congo mais pas à se rendre à la Haye, affirmant que la CPI est partiale.

“Y a-t-il des gens de l'Ituri qui m'accusent? Le procureur à la Haye aime-t-il plus la plus population de l'Ituri plus que ceux qui sont originaires de la région? “, S'est interrogé Bosco Ntaganda, avant de marteler que “c'est du mensonge. Ils doivent cesser de mentir aux Africains ».

Le général Ntaganda dément, par ailleurs, les informations selon lesquelles il serait actuellement caché dans le parc national des Virunga, situé à la frontière avec le Rwanda.

Il affirme qu'il se trouve dans le Masisi, dans la province du Nord-Kivu. Interrogé au sujet de la solution qu'il préconisait pour le retour de la paix dans cette région instable de la RDC, il a déclaré que le président congolais, Joseph Kabila, doit appliquer l'accord de 2009.

Il a aussi démenti les accusations des Nations Unies qui indiquent que le Rwanda fait partie du problème.

Lundi, un rapport interne de l'ONU, consulté par la BBC, accuse Kigali de fournir des armes et des hommes aux rebelles congolais.

La ministre rwandaise des affaires étrangères Louise Mushikiwabo a de façon catégorique rejeté ce rapport, accusant les Nations Unies d'utiliser des éléments sans fondement.

LP

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30 mai 2012

Evaluation de l’action de l’opposition politique en RDC

 Par l’abbé José MPUNDU
Introduction
Qu’il me soit permis d’abord de remercier les organisateurs de cet atelier pour m’avoir invité à y prendre la parole ! « Evaluation de l’action de l’opposition politique en RDC ». Voilà un sujet très délicat car qui dit « évaluation » dit nécessairement « jugement ». Je cours donc le risque de me présenter ici devant vous comme un censeur, un juge président. La délicatesse du sujet tient aussi au fait que lorsqu’il s’agit d’évaluer une action, on touche nécessairement aux acteurs et donc à des personnes concrètes qui agissent, qui posent ces actions. Sans tomber dans le piège d’un discours moralisateur et culpabilisant, je vais essayer d’être le plus objectif possible dans mon appréciation de l’action de l’opposition politique dans notre pays. Bien plus, je ne vais pas me limiter seulement à une critique qui pourra paraître acerbe, mais je vais faire aussi des propositions pour une action constructive de l’opposition.
Dans cet exercice que vous m’avez demandé de faire, je me propose de répondre à trois questions.
La première : existe-t-il une opposition politique en RDC ?
La deuxième : comment apprécier l’action de l’opposition politique congolaise ?
La troisième : que peut-on proposer à l’opposition politique congolaise pour qu’elle joue son vrai rôle dans notre pays ?
Quid de l’opposition politique en RDC ?
Qu’en est-il de l’opposition politique en RDC ? Pour répondre à cette question, je vais me baser sur la définition, les conditions d’existence et les fonctions d’une opposition politique.
Par rapport à la définition de l’opposition politique
Dans l’encyclopédie Encarta à laquelle je me suis référé, l’opposition politique est définie comme « un ensemble des forces politiques qui expriment des divergences importantes par rapport aux détenteurs du pouvoir ». Ces divergences ou autres manières de voir les choses sont non seulement importantes mais aussi fondamentales et essentielles.
Déjà ici apparaît la notion d’alternative qui diffère de l’alternance au pouvoir dont on parle tant dans notre pays. Une alternative suppose une autre manière de concevoir et d’agir. La question fondamentale que l’opposition congolaise devrait se poser serait, pour moi, la suivante : quelle est l’idéologie alternative qu’elle propose aux congolais ?
Je me suis amusé à lire les projets de société de différents partis politiques de l’opposition et ceux des partis de la majorité au pouvoir. J’ai fait une étude comparative de ces textes. Et à ma grande surprise, j’ai constaté que, « mutatis
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mutandis » (toutes choses étant égales par ailleurs), ils disent presque tous la même, ils véhiculent tous la même idéologie capitaliste libérale. Un exemple frappant est que presque tous proposent sur le plan économique, l’économie sociale du marché. Au regard de ce constat, je peux donc me permettre d’affirmer sans risque d’être contredit que, dans notre pays, la RDC, il n’existe pas une opposition idéologique.
Il apparaît très clairement, à mon sens, que ce que l’on appelle l’opposition politique et la majorité au pouvoir sont tous nourris à la même mamelle idéologique. Tous ont la même origine : les puissances euro-américaines ou ce que l’on appelle « la communauté internationale » qui en réalité n’est qu’une « maffia politico-financière internationale ». Il suffit, pour s’en convaincre, de voir le tour des capitales occidentales que les uns et les autres font à l’approche des échéances électorales. Une façon de dire que le pouvoir des uns et des autres est donné et avalisé par les « grandes » puissances euro-américaines.
Dans cette définition de l’opposition politique, nous retiendrons que l’on parle d’un « ensemble de forces politiques ». Qui dit « ensemble » dit action collective. « L’opposition, poursuit Encarta, est ouverte et collective. Lorsque la lutte contre les détenteurs du pouvoir est clandestine, il ne s’agit pas d’opposition mais de résistance. De même, l’opposition n’est pas normalement la critique individuelle mais le regroupement de personnes partageant des vues critiques sur la manière dont le pays est gouverné ». Dans notre pays, l’opposition a tendance à être personnalisée. En effet, on observe que certaines personnes s’attribuent le statut social d’opposant éternel. On entend dire que telle personne incarne l’opposition. Une opposition émiettée et individualisée ne prétendre être une vraie opposition politique.
Par rapport aux conditions d’existence d’une opposition politique
Voyons maintenant les choses par rapport aux conditions requises pour qu’on puisse parler d’une opposition. Je reviens encore à l’encyclopédie Encarta qui nous dit ceci : « Pour qu’il puisse exister une opposition, il faut que le système politique d’un pays soit organisé et régi par des règles précises ». Et moi j’ajoute que ces règles devraient être acceptées et observées par tous. Il faut donc ce qu’on appelle généralement un Etat de droit, un Etat démocratique.
Ici aussi, nous devons nous poser la question de savoir si notre pays est un Etat de droit. Au regard de ce que nous vivons depuis des décennies, nous ne pouvons pas dire que nous sommes dans un Etat de droit. Bien au contraire, nous sommes plutôt en présence d’un Etat dictatorial totalitaire. Oui, dans notre pays, le pouvoir est exercé de manière totalitaire. Notre opposition, dans ce cas précis, existe comme une opposition de façade. Elle est reconnue par la Constitution du pays mais dans la réalité, le pouvoir en place ne tolère aucune opposition. Il suffit, pour comprendre cela, de voir les brimades et la répression violente, les achats de conscience et corruptions, les intimidations dont les forces politiques de l’opposition sont victimes.
Nous pouvons donc dire que si la condition sine qua non pour parler d’une opposition politique est l’existence de la démocratie, dans notre pays qui n’a de démocratique que le nom (République Démocratique du Congo), dans notre pays où la démocratie n’existe pas, l’opposition politique ne peut exister.
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Par rapport aux fonctions de l’opposition politique
Nous référant toujours à l’Encyclopédie Encarta, nous pouvons dire que « l’opposition assure certaines fonctions indispensables en démocratie. Elle permet d’abord une information contradictoire des décisions et des intentions du gouvernement du pays. Il revient à l’opposition de soulever des questions, de critiquer les interrogations ou les orientations de telle ou telle politique.
L’opposition doit ensuite constituer pour les électeurs un éventuel gouvernement de rechange. Cela signifie que l’opposition doit avoir un programme réalisable. Le principe de l’alternance fait donc de l’opposition un gouvernement en puissance. »
Ici, l’opposition politique congolaise devrait s’interroger pour savoir si elle joue vraiment son rôle.
Certes, nous entendons de temps en temps des regroupements politiques qui se disent de l’opposition émettre des critiques et soulever des questions mais souvent ce ne sont pas des questions de fond. Par exemple, au sujet des élections, s’est-on posé les questions de fond concernant les conditions de réalisation d’élections vraiment démocratiques ? Peut-on avoir des élections démocratiques dans un contexte de dictature tant sur le plan interne que sur le plan externe ?
Une fois de plus, il nous faut reconnaître que ne vivant dans un pays démocratique, ces fonctions de l’opposition ne peuvent guère être assumée de manière efficace.
Le principe de l’alternance faisant défaut, l’opposition ne représente pas un gouvernement en puissance. En effet, dans notre pays, ceux qui sont au pouvoir ont tendance à s’y éterniser en recourant à tous les moyens y compris la tricherie et la fraude électorale sans oublier la violence.
En résumé, nous pouvons dire qu’en RDC l’opposition politique vraie n’existe pas. On peut parler d’une opposition opportuniste qui fonctionne selon le principe de « ôte-toi de là que je m’y mette » face à un pouvoir qui est régi par le principe de « j’y suis, j’y reste » et s’il le faut « avec force ».
En un mot comme en mille : pas de démocratie, pas d’opposition politique.
Mon appréciation de l’action de l’opposition politique en RDC
Comment j’apprécie l’action de ce que l’on appelle en RDC l’opposition politique ? Nous avons vu l’opposition politique congolaise organiser des marches pacifiques, des journées villes-mortes, des sit-in, des boycotts ; nous l’avons vu lancer des pétitions. Nous avons vu l’opposition politique congolaise dénoncer publiquement les dérives du pouvoir. Nous nous rappellerons ici la fameuse lettre historique des 13 parlementaires à l’époque de Mobutu. Au regard de tout cela, nous ne pouvons donc pas dire que l’opposition n’agit pas. Au contraire, elle vraiment agissante à certains égards.
Manque de persévérance et d’endurance
Cependant, force nous est de reconnaître que l’action de l’opposition politique congolaise manque de persévérance et d’endurance. En effet, la plupart de ces actions ne s’inscrivent pas dans la durée. Elles ne durent que l’espace d’un matin.
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D’où, leur inefficacité quant aux résultats qu’elles sont censées obtenir. Ce qui fait dire au pouvoir : « laissons-les faire, ils vont se fatiguer eux-mêmes ».
Manque de consistance et inconstance
L’action de l’opposition congolaise manque de consistance dans la mesure où elle ne touche pas les vraies causes des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Elle s’attaque souvent aux épiphénomènes. Elle est donc superficielle. D’où, elle ne peut rien changer radicalement.
En fait, l’action de l’opposition politique congolaise manque d’envergure. C’est une action timorée, timide.
Les opposants congolais sont inconstants. Cette inconstance des opposants congolais se manifeste dans le fait qu’ils n’ont pas une position fixe. Ils tournent avec le vent. Le matin, ils sont opposants ; le soir, ils sont avec la majorité au pouvoir. Ils mangent à tous les râteliers. D’où, les trahisons, les délations et autres reniements qui caractérisent l’opposition politique congolaise.
Une opposition sans base sociale
L’opposition congolaise n’est pas capable d’une grande mobilisation de masse. Nous n’avons pas encore assisté à une action de l’opposition qui mobilise la population sur toute l’étendue du territoire national. Ceci montre que l’opposition est quelque peu coupée de la population. La plupart des partis politiques dits de l’opposition n’ont aucune base sociale. Que de fois, je n’ai pas été sollicité par des opposants pour les aider à créer une base sociale ! Une opposition de salon sans connexion réelle et profonde avec la masse populaire ne peut obtenir des réels changements.
Manque de cohésion
L’une des plus grandes faiblesses qui marquent les actions de l’opposition politique en RDC est liée à son manque de cohésion. En effet, nous avons une opposition divisée, émiettée, éparpillée. Elle est incapable de se mettre ensemble pour être forte. Comment réussir dans la division ?
Ce qui est curieux c’est d’entendre toutes ces dénominations des partis de l’opposition qui comporte le mot « union » (Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Union pour la Nation, Union des Forces du Changement) et qui sont incapables de s’unir y compris parfois au sein de leur propre formation politique.
Une opposition extravertie et dépendante de l’extérieur
Une opposition extravertie qui dépend des puissances euro-américaines, de la « communauté internationale », qui agit en fonction des attentes des « maîtres du monde » ne peut avoir un impact réel sur le changement de la situation dans notre pays.
Une illustration parfaite de cette extraversion nous la trouvons dans cet atelier qui réunit des politiciens congolais et qui est organisé par la Fondation Konrad Adenauer. Pour nous parler entre nous, pour parler de nous et évaluer notre action, avons-nous besoin que ce soit une organisation extérieure qui nous convoque et nous
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réunisse ? Quand apprendrons-nous à nous prendre en charge nous-mêmes et sortir de cette dépendance infantile ?
Mes recommandations à l’opposition politique congolaise
Unité dans la diversité
Pour ma part, l’opposition politique congolaise si elle veut être efficace et obtenir des résultats probants dans le sens du changement dans notre pays, elle doit être unie. Cette unité devrait se faire non pas autour du partage du pouvoir qu’on appelle ici « gâteau », mais autour d’une vision commune. Il s’agit ici d’une manière commune de voir le pays. Les opposants doivent se mettre sur le pays que nous voulons bâtir ensemble, le pays dont nous rêvons tous. Cela n’exclut pas des projets de société et des programmes d’action différents mais qui seront toujours complémentaires visant tous la réalisation du même rêve.
L’unité de l’opposition n’est pas synonyme d’unanimisme. Il s’agit ici de voir une opposition une et diverse. Unie dans la vision commune et diverse dans les voies d’approche et les programmes d’action.
Lutte pour la démocratie
Il est clair que sans démocratie, nous ne pouvons parler d’opposition politique. Or, il s’avère que dans notre pays, nous vivons dans la dictature et le totalitarisme depuis l’époque de Léopold II.
Aussi, le seul combat qui peut mobiliser tous les congolais avant qu’on ne puisse parler d’opposition politique, c’est le combat pour la liberté, pour la démocratie.
Nous devons donc tous nous engager dans la lutte pour passer de la dictature à la démocratie. Je recommande ici vivement à tous la lecture du livre de Gene Sharp intitulé « De la dictature à la démocratie. Un cadre conceptuel pour la libération ». On trouve ce livre sur Internet. Il suffit de taper ce titre dans Google pour l’obtenir en format pdf et gratuitement. Je recommande aussi le livre très récent d’une compatriote, Françoise Mianda dont le titre est « Boom au Congo-Zaïre » paru aux Editions Monde Nouveau-Afrique Nouvelle et qu’on peut trouver à la librairie des Filles de Saint Paul.
Il est bien entendu évident que la lutte pour l’instauration d’une société démocratique ne peut se faire qu’avec des stratégies d’action non violente.
Cette lutte pour la démocratie devrait commencer au sein des partis de l’opposition eux-mêmes. En effet, comment parler de démocratie pour la grande société lorsqu’au sein du parti, la démocratie n’existe pas ? Par exemple, comment parler d’élection démocratique lorsqu’au sein du parti, on est incapable d’organiser les primaires pour désigner les candidats du parti aux élections générales ?
Formation, organisation et mobilisation des masses
Pour mettre toutes les chances de notre côté afin de gagner ce combat pour la démocratie, il nous faut être formé et formé notre population. Il s’agit ici d’une formation-conscientisation qui va recourir aux moyens médiatiques : radio et
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télévision populaire de proximité. Cette formation est à la fois idéologique et stratégique. On crée des convictions fortes et on apprend des stratégies d’action efficaces.
Il faudrait aussi organiser et mobiliser la population car ce combat pour la démocratie est avant le combat du peuple qui doit reprendre son pouvoir confisqué par les dictateurs de tout bord.
Développer la culture du débat contradictoire et constructif
Les opposants congolais doivent apprendre à développer la culture du débat contradictoire et constructif. La plupart des débats auxquels nous assistons sont très superficiels et manquent de rationalité. On laisse parler plus ses émotions, ses sentiments que sa tête. Aussi a-t-on assisté parfois à des pugilats qu’à un débat d’idées en pleine émission télévisée !
Bien plus, les débats doivent apporter quelque chose de constructif. En fait, l’opposition devrait apprendre à s’opposer et à proposer : « Je m’oppose à ceci et je propose cela ».
Etre prêt à payer le prix
Les opposants congolais doivent apprendre à payer le prix du changement à la manière d’un Mahatma Ghandi, le père de l’indépendance de l’Inde qui n’a jamais été premier ministre ni président de l’Inde, qui n’a occupé aucun poste ministériel, mais qui a payé le prix de sa vie. Pensons aussi au Pasteur Martin Luther King aux USA qui a mené un combat déterminé contre le racisme et qui a payé aussi le prix de sa vie.
Conclusion
Si on me demande de conclure cet exposé, je dirais qu’il n’y a pas de conclusion. En effet, je n’ai aucune prétention d’avoir le dernier en ce qui concerne l’évaluation de l’action de l’opposition politique en RDC. Aussi, je termine en disant que le débat est ouvert.
Je vous remercie pour votre aimable attention.
Fait à Kinshasa, le 23 mai 2012
Notre-Dame de Fatima

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Le racisme religieux autorisé en Israël

 

Renée-Anne Gutter, Correspondante à Jérusalem

 

Des rabbins justifiant le meurtre de non-juifs ne seront pas poursuivis.
Correspondante à Jérusalem

Les extrémistes religieux et antiarabes exultent, les défenseurs des droits de l’homme fulminent. Le procureur général de l’Etat d’Israël, Yehuda Weinstein, a en effet annoncé lundi qu’il renonçait à poursuivre les rabbins Yitzhak Shapira et Yossef Elitzur, auteurs du traité religieux "Torath Hamelekh" (Torah du roi), qui justifie le meurtre de non-juifs dans certaines circonstances. Pas de poursuites en justice non plus contre plusieurs autres rabbins qui ont publiquement approuvé la publication de cet ouvrage controversé.

Motif : le manque de preuves établissant que le livre a été écrit dans le but délibéré d’inciter au racisme, alors qu’il faut prouver l’intention criminelle.

Tout en soulignant qu’il n’approuve pas le contenu de l’ouvrage, le bureau du procureur précise que celui-ci est un traité d’étude religieuse citant des sources de la loi juive, rédigé "de façon générale", sans appel concret à la violence.

Cette décision suscite la colère de plusieurs organisations israéliennes, y compris de la minorité arabe israélienne et de mouvements religieux modérés, qui y voient un précédent permettant aux rabbins extrémistes - en particulier ceux liés aux colons en territoire palestinien - d’inciter impunément à la violence contre quiconque s’oppose au nationalisme juif.

C’est en 2009 que les rabbins Shapira et Elitzur - tous deux de Yitzhar, une des colonies juives les plus fanatiques en Cisjordanie - publient "Torath Hamelekh", dans lequel ils analysent les circonstances dans lesquelles la loi juive permet de tuer des non-juifs. Ainsi, par exemple, des enfants d’ennemis d’Israël peuvent être tués en temps de guerre, "car sinon ils grandiront et nous porteront préjudice".

L’ouvrage affirme aussi que les non-juifs "ne sont pas compatissants de nature " et que les attaquer permettrait d’"infléchir leurs mauvais penchants". "Partout où l’influence des non-juifs constitue une menace pour la survie d’Israël, il est permis de les tuer."

Cette publication avait suscité, à l’époque, une vive controverse en Israël sur les limites de la liberté d’expression religieuse et sur la question de savoir si les rabbins étaient au-dessus de la loi de l’Etat.

Les défenseurs des droits de l’homme et les mouvements pluralistes ont vilipendé le livre, l’accusant de racisme contre les Arabes d’Israël et contre d’autres minorités. Même d’anciens grands-rabbins d’Israël se sont indignés, jugeant l’ouvrage contraire aux enseignements du judaïsme.

Début 2011, le procureur général a décidé d’ouvrir une enquête et a interpellé les rabbins concernés pour interrogatoire. Ce qui a déclenché de violentes protestations de la part de leurs sympathisants.

Pour leur défense, les rabbins concernés ont argué que leur ouvrage examine des sources religieuses juives, sans toutefois donner au lecteur des directives ou instructions pratiques pour son propre comportement. Cette semaine, leur dossier a donc été classé. Mais ce n’est pas le dernier mot de l’affaire.

Plusieurs organisations pluralistes ont en effet déposé une requête auprès de la Cour Suprême à Jérusalem pour que le procureur général et le ministre de la Justice ouvrent bel et bien des poursuites contre les auteurs et promoteurs de la "Torah du roi" et pour que l’ouvrage soit interdit de diffusion. La Cour ne s’est pas encore prononcée.

lalibre.be

 

 

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Israël, aveugle, entre ses murs

 

V. Van Vyve

"Fuite en avant et jusqu’au-boutisme aveugle" d'un processus inscrit dans le temps, juge Sébastien Boussois.

Du nord au sud, d'est en ouest, Israël se barricade et s'isole de ses voisins. Jeudi dernier, on apprenait par la voix du Premier ministre Benjamin Netanyahu qu'Israël avait débuté l'érection d'une clôture de 250 km de long la séparant de l’Égypte, via le Sinaï, afin d'endiguer les arrivées massives (environs 60.000 immigrations illégales) en provenance du Soudan et du Sud Soudan.

A sa frontière avec le Liban, un mur a commencé à être construit (en accord avec les forces de l'ONU présentes sur place) il y a quelques semaines (1km et 3 millions d'euros). Ces deux cloisons viennent s'ajouter à celles dont la construction a débuté en 2002; l'un encercle la Bande de Gaza, l'autre, illégale aux yeux du droit international, sinue entre les villages de Cisjordanie et s'étendra, à terme, sur une longueur de 760 km.

Pour justifier ses actes, Israël invoque deux raisons : sa sécurité d'une part et la préservation du caractère juif de l’État d'autre part. "Le phénomène de l'infiltration illégale à partir de l'Afrique est extrêmement grave et menace les fondements de la société israélienne, la sécurité nationale et l'identité nationale", résumait ainsi, il y a une dizaine de jours, Benjamin Netanyahu.

Lalibre.be analyse la situation avec Sébastien Boussois, spécialiste de la question israélo-palestinienne et chercheur associé à l'ULB

Comment peut-on interpréter l'isolement physique d'Israël via ces quatre murs ?

La construction de ce nouveau mur au sud du pays s'inscrit dans un processus beaucoup plus ancien. On remonte ici aux fondements d'Israël et du sionisme : ces murs suivent la logique de ghettoïsation qui consiste en une barricade physique et psychologique dans un but de protection et de survie de l’État. Les gouvernements successifs ont suivi cette logique de la menace. Aujourd'hui, le gouvernement Netanyahu fait preuve d'un jusqu’au-boutisme aveugle qui dépasse le cadre physique et identitaire.

Israël ou l'obsession de sa sécurité, qu'elle voit comme synonyme de survie dans une région qui lui est hostile?

Le premier mur, isolant la Cisjordanie le long de la ligne rouge, entamait un processus "normal" au regard de cet objectif sécuritaire. Le mur avec l’Égypte, entamé en 2010 et qui doit s'achever en 2013 (pour 200 millions d'euros), renforce aujourd'hui cette idée de protection vis-à-vis des migrants et de tous ceux qui constitueraient un problème à l'intégrité physique et identitaire de l’État. Ajoutons à ce cas-ci les craintes de voir un régime hostile à Israël et aux accords de paix (Camp David) arriver au pouvoir en Égypte. Les questions des ressources naturelles venant d’Égypte sont également non négligeables. On assiste à un travestissement complet d'un État d'Israël juif et démocratique. C'est une fuite en avant d'Israël qui voit le processus d'enfermement comme une force et non comme un handicap.

Le mur construit à la frontière nord s'inscrit-il dans la même logique d'empêchement du danger de l'extérieur ?

Il empêche je ne sais quoi... Ce mur doit, à terme, longer la ligne bleue sur 1 km. Le gouvernement israélien y anticipe les prémices d'une déstabilisation. En 2002, le danger venait des territoires occupés, puis de l'Iran. Maintenant, il est reporté sur le Liban et l'extension du conflit en Syrie. Ce mur a cependant ceci de particulier qu'il est supervisé par la FINUL (ONU). Il y a là une logique de deux poids deux mesures dans l'acceptation de la politique d'Israël.

Justement, le mur est lui jugé comme illégal aux yeux du droit international. Aux yeux de l'ONU aussi dès lors...

Il y a cette forme de folie du gouvernement de s'enfermer sans respecter le droit international, en n'écoutant personne. David Ben Gourion l'a souvent répété et Theodor Herzl l'avait dit avant lui : "Le droit juif est supérieur au droit international". Israël s'inscrit donc dans une logique de protection et s'autorise de transgresser le droit international, même si celui-ci dépasse le cadre des États. Israël file du mauvais coton. Il est l’État qui compile le plus de résolutions des Nations Unies non respectées, il jouit d'une image aussi mauvaise que la Corée du Nord en dehors de ses frontières. Mais il continue d'agir en toute impunité. Tant que les USA seront la plus grande puissance économique et politique mondiale, Israël ne verra pas de raison de remettre en cause la manière dont elle agit. Cependant, sans ce soutien indéfectible, elle sera contrainte de le faire.

Vous remettez en cause, si l'on reprend l'expression communément admise en Israël, l'"unique démocratie au Proche-Orient"...

Israël fait fi des minorités présentes sur son territoire (Arabes, Éthiopiens, Russes,...) contre qui elle se retourne aujourd'hui. Les tensions sociales de l'an dernier avaient été construites sur le mouvement des Indignés. Or, Netanyahu, sans opérer aucune réforme sociale, a fait glisser ces tensions vers les catégories fragiles de la population. C'est un "coup" remarquable puisqu'il a réussi à faire revenir l'aspect "sécurité" au premier plan (30% du budget). De plus, l'opposition est muselée. 100 députés sur 120 font partie de la majorité gouvernementale.

lalibre.be

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Agression camouflée de la RD-Congo par le Rwanda : kagame pris la main dans le sac !

Le rapport de l'ONU affirmant la présence des militaires rwandais à l'Est de la RDCongo pour combattre dans les rangs des mutins sous les labels CNDP ou Mouvement du 23 -M23- composé exclusivement des Tutsi est une reconnaissance indirecte de la nouvelle agression de la RD-Congo par le Rwanda.

Les masques sont tombés. Les Nations Unies ont fait leur part de responsabilité. Leur dernier rapport dénonce ouvertement la présence des militaires rwandais au front à l'Est de la RD-Congo. Ils combattent les Forces armées de la RD-Congo -FARDC- en se cachant sous le label M23, les mutins de l'ex-CNDP. Quitte aux autorités RDcongolaises de prendre leurs responsabilités pour traduire le Rwanda, une fois de plus, devant les instances internationales pour agression en élargissant le dossier aux crimes de guerre, viols, massacres, génocide commis sur les populations civils. La RD-Congo doit obtenir la condamnation du Rwanda et mérite d'être dédommagée.

Plus de doute. Des preuves tangibles d'une nouvelle agression -camouflée- de la RD-Congo par son voisin rwandais sont là. Elles ont été données par l'Organisation chargée de maintenir la paix à travers le monde entier, l'Organisation des Nations- Unies dont le Rwanda et la RD-Congo sont membres. LONU prend position par rapport à l'insécurité grandissante dans la province du Nord-Kivu et pointe du doigt accusateur le Rwanda. Jusqu'ici les Nations-Unies ne reconnaissaient pas que la RD-Congo était agressée aujourd'hui, c'est chose faite. Bravo les Nations Unies, ne vous arrêtez pas à dénoncer, allez plus loin, saisissez le Conseil de sécurité, demandez au Secrétaire général de l'ONU pour qu'à son tour, il puisse saisir les instances internationales pour départager le Rwanda et la RD-Congo au nom de la paix mondiale. Ne laissez pas les RD-Congolais subir impunément les violences et les massacres de la part de leurs voisins. Vous en avez de preuve de preuves tangibles, agissez. Imposez l'embargo sur l'achat des armes au Rwanda, gelez les avoirs de ses autorités et isolez-les sur le plan diplomatique pour avoir meurtri et Continué à infliger aux RD-Congolais le calvaire par des massacres, viols, tueries et déplacements forcés. Sans aucune tournure, le récent rapport confidentiel des Nations-Unies que s'est procuré BI3C apporte de l'eau au moulin de Ceux qui pensent que le génocide est bien planifié à l'Est de la RD-Congo, notamment dans le grand Kivu où les autochtones sont chassés dans leurs villages, massacres et fuient la guerre au profit des communautés Tutsi du Rwanda. Kagame est pris la main dans le sac! «Des citoyens rwandais ont été recrutés et formés dans leur propre pays pour appuyer la mutinerie d'ex-rebelles que l'armée congolaise combat depuis début mais dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RD-Congo», précise le rapport. Et d'ajouter : «les Nations-unies ont réalisé des entretiens avec Il combattants qui ont abandonné leurs positions dans les forêts montagneuses entre le Rwanda et la RDCongo». Se confiant à BBC, Hiroute Guebre-Selassie, chef de bureau de la MONUSCO à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a indiqué que ces déserteurs ont affirmé qu'ils ont été recrutés dans un village appelé Mundede et ont reçu un entraînement au maniement des armes avant d'être envoyés en RD-Congo pour rejoindre le M23. Le rapport se trouve sur le Net. Aux yeux des observateurs, les Nations-Unies n'ont aucun intérêt de mentir quand on sait qu'elles militent pour le maintien de la paix dans le monde entier. D'ailleurs, l'ONU a déployé ses troupes dans les coins du monde où il y a des conflits qui menacent la paix mondiale dont la RD-Congo. Depuis 18 ans aujourd'hui, la RD-Congo est victime de l'accueil réservé aux réfugiés rwandais à la suite du génocide de 1994 au Rwanda. Le génocide se transporté en RD-Congo. Les militaires rwandais prétendant traquer les FDLR se sont livrés aux massacres, viols, tueries et déplacements forcés des populations RDcongolaises dans l'Est du pays. Depuis la guerre dite de libération qui a amené M'zee Kabila au pouvoir, le Rwanda, avec à la tête son président Paul Kagame, s'octroie le pouvoir de violer l'intégrité territoriale de la RD-Congo. Les RD-congolais ont beau dénoncer, leur cri n'a jamais trouvé écho au Conseil de sécurité des Nations Unies. Aujourd'hui que les Nations-unies ont eu des preuves que la guerre de l'Est de la RDCongo est entretenue par le Rwanda, elles doivent se saisir du dossier pour traduire les auteurs présumés devant les instances judiciaires internationales. La RD-Congo doit également s'en servir pour traduire le Rwanda en justice et réclamer réparation pour tous les préjudices subis. Le président rwandais doit-être traduit en justice pour avoir organisé une expédition qui déstabilise le pays voisin, une attitude pourtant défendue par la Charte de l'Union Africaine.

Octave MUKENDI

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Kasaï Occidental : l’Assemblée provinciale condamne la gestion des recettes provinciales par la BMR

 
 
Une vue aérienne de la ville de Kananga au Kasaï-Occidental Photo Myriam AsmaniUne vue aérienne de la ville de Kananga au Kasaï-Occidental Photo Myriam Asmani

L’Assemblée provinciale a accusé mardi 29 mai la Brigade de mobilisation des recettes (BMR) de mal gérer les recettes provinciales . Selon les élus provinciaux, des conflits de leadership à la tête de cette régie financière provinciale compromettent le développement de la province.

Les députés l’ont affirmé au cours d’une séance plénière consacrée à l’examen du rapport d’une commission de contrôle des finances publiques de la province.

Cette commission cite aussi l’absence des rapports financiers des différents centres de cette régie financière, dont celle de Tshikapa ville, Kamwanya et Ilebo.

Elle n’a pas non plus trouvé le répertoire de tous les assujettis aux impôts ainsi que d’autres documents comptables du mois de janvier à décembre 2011.

La commission a recommandé à la BMR d’activer l’impôt foncier sur le revenu locatif et la superficie des concessions minières et des hydrocarbures par ses assujettis.

radiookapi.net

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29 mai 2012

Chasse aux noirs en Israel: Le monde observe et se tait

israelDepuis quelques semaines, un drame des noirs se joue en Israel et plus précisément à Tel Aviv. Les Israéliens manifestent contre la présence des immigrés d'origine africaine sur leur sol. Ils les poursuivent,les maltraitent et les enferment dans des camps fermés pour leur éventuelle expulsion. De source de france24.fr, les magasins appartenant aux noirs sont saccagés et pillés. Le ministre de l'Intérieur promet à sa population d'arrêter tous les noirs et de les renvoyer dans leurs pays d'origine.

D'après beaucoup d'Israéliens, une forte immigration d'Africains noirs présente une menace pour l'intégration sioniste. L'Israel devra rester un Etat essentiellement juif. Alors, les méthodes utilisées par les Israéliens ne sont en rien différentes du régime nazi de triste mémoire qui voulait garder pure la race aryenne en la débarrassant des Juifs et des Noirs. Point n'est besoin de rappeler qu'à cette époque,  beaucoup de Juifs et de noirs avaient été déportés et envoyés dans des chambres à gaz dans le but de débarrasser le monde de ces êtres "impurs qui ne mériteraient pas de vivre". C'est par compassion à ce qui était arrivé aux Juifs  il y a plus d'un demi-siècle que beaucoup de pays de la communauté dite internationale, dans leur hypocrisie, ferment les yeux devant les atrocités que commettent les Israéliens en Palestine. Et c'est la même raison qui les poussent à garder silence devant le drame qui se déroule aujourd'hui sous leurs yeux en Israel. Nous ne serons pas surpris si un jour, les mêmes Juifs et la communauté dite internationale nous présenteront les mêmes Noirs, victimes de la barbarie humaine,comme étant des terroristes à combattre et à exterminer.

Les immigrés dont il est question sont principalement les réfugiés du Sud Soudan qui fuient la guerre qui dure depuis des dizaines d'années au Soudan.

Lumbamba Kanyiki

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