31 mars 2012

Résultats de l'élection présidentielle non crédibles: pourquoi ?

MFC

Voici pourquoi les chiffres officiels “ne sont pas crédibles”.
Les résultats publiés par la Ceni (Commission électorale congolaise) ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées", assène le rapport (accessible sur www. lalibre.be) de la Mission d’observation électorale au Congo de l’Union européenne, dont la publication a été annoncée jeudi soir à Kinshasa (voir "La Libre" du 30 mars).
La Mission regrette que "le cadre juridique électoral n’ait pas été respecté dans son entièreté", dont les délais légaux pour publier les listes d’électeurs et leur affichage par bureau de vote, l’interdiction de propagande sur les édifices publics, la participation des fonctionnaires à la campagne et l’utilisation des ressources de l’Etat pour la campagne. La Mission "souligne que ni la Ceni, ni le parquet, n’ont diligenté des actions pour empêcher ces violations de la loi", bien que le dernier point cité soit puni de radiation de la candidature du responsable (art. 36).
La Mission indique encore que les scrutins, fixés au 28 et 29 novembre, se sont poursuivis en certains endroits "jusqu’au 5 décembre". Que "3,2 millions d’électeurs" ont voté sans être inscrits à un bureau de vote, soit 17% des votants, ce qui a "ouvert une brèche dans les garde-fous essentiels à l’intégrité des scrutins".
Si l’on a présenté la désunion de l’opposition comme une explication de l’échec officiel de Tshisekedi, "force est de constater que l’addition des scores attribués par la Ceni aux trois principaux candidats de l’opposition (32,3%+7,7%+4,9%, soit 44,9%) ne permet pas de tirer une telle conclusion".
Le rapport, précis et mesuré, fournit une analyse plus détaillée des résultats des deux provinces où le président Kabila emporte ses scores les plus élevés, le Katanga - où naquit son père - et le Bandundu - d’où sont originaires ses Premiers ministres. Il note que les scores les plus élevés sont obtenus au Katanga (où le taux de participation officiel est de 10% au-dessus de la moyenne nationale), non "dans les grandes cités minières du Sud (...) où la campagne avait été animée" mais "dans les territoires reculés du Nord", parfois "déjà pointés du doigt par l’opposition politique pour leur taux d’enrôlement (enregistrement) exceptionnel". Et de souligner que les résultats de 127 bureaux de vote de Lubumbashi notés par les observateurs "donnaient 52% des voix à Joseph Kabila et 43,5% à Etienne Tshisekedi et ne correspondaient pas à ceux publiés par la Ceni" (27,42% pour l’opposant à Lubumbashi).
Au Bandundu, la Mission s’étonne que M. Kabila récolte officiellement 73,40% des voix, contre 39,45% en 2006, alors même que nombre de candidats députés ont évité de faire campagne sous la bannière du parti présidentiel en raison du mécontentement des électeurs. Et de noter que les scores les plus élevés sont obtenus dans les zones de la province où le parti du Premier ministre sortant, le Palu, "contrôle totalement l’administration territoriale" ; "certains de ces territoires avaient eux aussi enregistré une progression exceptionnelle et contestée du nombre des enrôlés par rapport à 2006". "En 2011, Joseph Kabila est donc parvenu à augmenter son avance de plus de 1,6 million de voix dans deux provinces où le nombre de suffrages exprimés n’a, lui, progressé que d’un million, ce qui signifie que le million de nouveaux électeurs se sont tous prononcés en sa faveur et qu’en plus 600 000 (...) qui avaient choisi l’opposition en 2006 ont, cette fois, fait un choix inverse." Enfin, la Mission constate "des incohérences entre les résultats des deux scutins qui autorisent à s’interroger sur l’intégrité de la compilation" : le Bandundu aurait ainsi voté à 73% pour Joseph Kabila à la présidentielle, alors que le Palu est sanctionné à la législative, passant de 25 à 11 sièges.
Si la Ceni "n’a pas réagi" aux requêtes de l’opposition dénonçant des pratiques illégales, la Cour suprême de Justice "s’est comportée comme une simple caisse de résonnance de la Ceni".
Bien qu’elle ait fait croire le contraire, celle-ci n’a "jamais" permis un audit du fichier électoral contesté. Dans ce dernier, les données de "plusieurs centaines de milliers d’électeurs" ont été perdues.

Lors de la compilation des bulletins, l’affichage obligatoire des résultats sur les bureaux de vote "n’a pas été réalisé pour le quart des bureaux suivis" et dans "43%" d’entre eux, "la copie des résultats n’a pas été remise aux témoins" des candidats. "Grave entorse", le "bureau de la Ceni à demandé à plusieurs" bureaux centralisant les résultats "de ne pas afficher immédiatement les résultats pour examen public, mais de les envoyer avant au siège central, en vue d’un "contrôle de cohérence". Le rapport inclut les experts électoraux de la Monusco (Mission de l’Onu au Congo) détachés auprès de la Ceni dans l’"atteinte à la transparence de l’administration électorale".

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Kasaï-Oriental : plus de 2 000 Congolais expulsés d’Angola arrivés à Mayanda

 
 
Un Congolais en instance d'expulsion blessé et trainé sur un engin dans la ville angolaise de Dundo (Ph. archives, Site Kamako)Un Congolais en instance d’expulsion blessé et trainé sur un engin dans la ville angolaise de Dundo (Ph. archives, Site Kamako)

 

Plus de deux mille Congolais expulsés d’Angola sont arrivés jeudi 29 mars au poste frontalier de Mayanda, au Kasaï-Oriental. La Direction générale des migrations (DGM), qui a confirmé l’information donnée par des sources locales, dit attendre le rapport officiel de ses agents sur terrain avant d’avancer des chiffres exacts. Pendant ce temps, les refoulés vivent à Mayanda dans des conditions déplorables.
Toutes les structures d’aide aux déplacés sont débordées et manquent de moyens. Ces Congolais sont arrivés dans cette localité dépouillés de tous leurs biens. Certaines femmes accusent avoir les militaires angolais de les avoir agressées sexuellement.

Selon la DGM/Tshikapa, la veille de cette expulsion, cent-sept autres Congolais, dont 98 hommes, 8 femmes et 5 enfants, étaient déjà arrivés de l’Angola à Kamako.

Le 26 mars dernier, la société civile de Moanda révélait que quatre Congolais en situation irrégulière et en attente de leur expulsion sont décédés dans un cachot de la province angolaise de Cabinda. Selon elle, ces Congolais seraient morts d’asphyxie.

Plus tôt, entre le 5 et le 16 mars, cinq mille cent soixante et un Congolais ont été expulsés des provinces de Soyo et Cabinda en Angola vers la RDC. Ces expulsés avaient subi « des conditions de refoulement très dégradantes », selon le ministre provincial de l’Intérieur du Bas-Congo.

Félicien Mbedi ya Kitembedi avait proposé la convocation d’une réunion de la grande commission mixte RDC-Angola pour examiner la question des expulsions massives des Congolais.

radiookapi.net

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29 mars 2012

RDC: les résultats des élections de 2011 ne sont pas crédibles

KINSHASA - Les résultats des élections présidentielle et législatives de fin 2011 en République démocratique du Congo ne sont pas crédibles en raison de nombreuses irrégularités et fraudes, estime la Mission d'observation de l'Union européenne dans un rapport publié jeudi à Kinshasa.


La mission considère que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées lors du processus électoral, écrit-elle dans son rapport final sur ces scrutins remportés par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila et l'alliance de partis qui l'ont soutenu.

La Mission d'observation de l'UE (MOE-UE) évoque notamment l'absence d'audit du fichier électoral, le manque de transparence lors du nettoyage de ce fichier, le vote sur simple présentation de la carte d'électeur de 3,2 millions d'électeurs, de multiples incidents de fraude et de bourrages d'urnes lors du vote le 28 novembre, ou encore une publication des résultats caractérisée par un profond manque de transparence.

La MOE-UE recommande principalement la restructuration de la Céni en y incluant la société civile pour contribuer à sa transparence, son indépendance et sa fiabilité. La Céni est présidée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ancien conseiller spirituel du président Kabila

La mission recommande également un audit du fichier électoral et la mise en place de la Cour constitutionnelle. Le rôle de cette dernière est actuellement dévolue à la Cour suprême de justice (CSJ), chargée du contentieux et de proclamer les résultats définitifs des élections. Son indépendance a souvent été mise en cause.

La CSJ avait validé à la virgule près les résultats de la présidentielle à un tour donnés par la Céni: Kabila vainqueur avec 48,95% (8,8 millions de voix) devant l'opposant Etienne Tshisekedi, classé second avec 32,33% (5,8 millions de voix). Ce dernier a rejeté les résultats et s'est autoproclamé président de la RDC.

Les magistrats de la CSJ sont nommés par le chef de l'Etat, moyennant l'intervention formelle du Conseil supérieur de la magistrature, dont les membres sont aussi désignés par le président, notent les observateurs de l'UE. Dix-huit nouveaux magistrats avaient été nommés à la CSJ lors de la campagne électorale.

Un chapitre du rapport est consacré à l'analyse des résultats de la présidentielle au Katanga (sud-est), fief de Kabila où il a obtenu près de 90% des suffrages, et le Bandundu (ouest) où il a bondi de 39,4% en 2006 à 73,4% en 2011, y réalisant des progressions fulgurantes que l'analyse politique rationnelle a quelque mal à expliquer, selon le rapport.

Dans ces deux provinces l'écart de 3,6 millions de voix creusé par Kabila face à Tshisekedi est impressionnant et irréversible et l'illisibilité politique des résultats (...) vient accroître le doute concernant la crédibilité du scrutin présidentiel, est-il ajouté.

Le rapport recommande aussi une réforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CESAC), qui n'a pas joué son rôle de régulateur avec impartialité, prenant des mesures arbitraires et discriminatoires contre les médias d'opposition.

Un travail important attend désormais les autorités congolaises et la société civile afin d'améliorer le déroulement des élections pour garantir la transparence et la fiabilité de la démocratie congolaise, a déclaré la députée bulgare Mariya Nedelcheva, chef de la MOE-UE, lors de la présentation du rapport.

La céni a annoncé une prochaine évaluation du processus électoral actuellement suspendu, avant la publication d'un nouveau calendrier pour les élections provinciales, sénatoriales et locales.


©AFP 

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RDC : formation du gouvernement, trois tendances ressortent des consultations de Mwando Nsimba avec l’opposition

 
Les propositions formulées par les partis politiques de l’opposition peuvent être regroupées en trois tendances. C’est ce qu’a déclaré, mercredi 28 mars à Kinshasa, l’informateur, Charles Mwando Nsimba, lors de la présentation à la presse du bilan de ses consultations avec les formations politiques pour identifier une coalition majoritaire à l’Assemblée nationale en vue de la formation du gouvernement.

Sans citer nommément ces partis, Charles Mwando Nsimba a indiqué que la première tendance est favorable à un compromis entre les formations politiques de l’opposition et celles de la majorité pour l’élaboration du programme du futur gouvernement.

La deuxième tendance est favorable à l’organisation des concertations pour mettre en place un gouvernement d’union nationale dirigé par un Premier ministre issu de l’opposition.

Mais l’informateur a aussitôt rejeté cette idée, affirmant qu’il ne peut pas être envisageable de nommer un Premier ministre de l’opposition. « Ce serait renié l’existence de la majorité », a-t-il expliqué.

Le dernier groupe de partis de l’opposition est favorable à l’organisation d’un dialogue au sein de la classe politique pour mettre en place de nouvelles institutions.

Certains partis de l’opposition dont l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, qui n’a pas participé aux consultations avec l’informateur, rejettent les résultats des élections présidentielle et législatives de novembre 2011 qui seraient, selon eux, entachées de beaucoup d’irrégularités.

Par ailleurs, Charles Mwando Nsimba a affirmé que certains regroupements politiques, sans les citer, ont décidé de signer officiellement un acte d’adhésion « à la majorité parlementaire qui se consolide à l’Assemblée nationale ».

Il a ajouté que la Majorité présidentielle, plate-forme politique proche du chef de l’Etat, ainsi que ses alliés se disent capables de gouverner seuls, laissant toutefois la latitude au président de la République, de décider sur l’ouverture ou non de son gouvernement à l’opposition.

radiookapi.net

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28 mars 2012

La visite du ministre belge des affaires étrangères vue de la belgique

Le ministre belge des affaires étrangères est depuis le 26 mars en visite officielle en République Démocratique du Congo. Comment est-ce que cette visite est vue en Belgique? Le soir.be nous en donne sa réponse à travers cette caricature.

Un peu d'humour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lumbamba kanyiki

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Conférence de presse de l'UDPS en rapport avec le refus de rencontrer le ministre belge des affaires étrangéres

CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’UDPS EN RAPPORT AVEC L’ANNULATION DE LA RENCONTRE D’UNE DÉLÉGATION DU PARTI AVEC LE MINISTRE BELGE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, MONSIEUR DIDIER REYNDERS

Mesdames, Messieurs,

1. L’UDPS annule sa rencontre avec le ministre belge des affaires étrangères, Monsieur Didier REYNDERS, en visite à Kinshasa depuis hier lundi 26 mars 2012. 
2. Cette rencontre prévue pour demain mercre
di 28 mars à 09h30’ à la résidence de l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa n’aura donc pas lieu. 

3. Nous rappelons à l’attention de l’opinion et du peuple congolais que le Parti avait déjà donné son opinion sur cette visite dans une déclaration datée du 25 mars titrée « POSITION DE L’UDPS EN RAPPORT AVEC LA VISITE INOPPORTUNE DU MINISTRE BELGE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES EN RD CONGO ». 


4. Cette visite plus que jamais inopportune intervient dans un contexte particulièrement scabreux. Le Peuple congolais se bat courageusement pour que la vérité des urnes éclate et que son choix exprimé le 28 novembre dernier soit respecté : Étienne TSHISEKEDI Wa MULUMBA, Président Élu de la République Démocratique du Congo. 


5. Cette lutte du peuple pour l’établissement en RD Congo d’un gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple est en butte en ce moment à des violations graves, massives et systématiques des droits humains par le régime de monsieur Kabila comme l’atteste le dernier rapport pertinent et accablant des Nations Unies sur les violations graves et systématiques des Droits Humains en RD Congo durant la période électorale et qui continuent jusqu’à ce jour. 

6. C’est en ce moment précisément que le peuple congolais a plus que jamais besoin, dans ce monde du donner et du recevoir, de la solidarité de tous ses partenaires épris de paix, de vérité et de justice donc de soutien à la démocratie et à un Etat de droit en RD Congo. 

7. Or juste avant de prendre son avion pour Kinshasa, Monsieur Didier REYNDERS déclare à peu près ce qui suit devant la presse : « les irrégularités qui ont entaché le processus électoral n’ont aucun impact sur les résultats proclamés par la CENI » 

8. C’est une insulte pour le peuple congolais et la démocratie et l’UDPS a le devoir d’exprimer le refus catégorique du Peuple congolais de voir la Belgique s’ériger en obstacle à l’émergence d’un État de droit et de démocratie en RD Congo. 

9. Les déclarations du ministre belge des affaires étrangères démontrent très clairement que sa visite a pour but d’apporter le soutien de la Belgique à un régime rétrograde et vomi par les Congolais et qui essaye de se maintenir au pouvoir par les violences les plus abjectes.

10. Une seule question à Monsieur Didier REYNDERS : que valent les résultats qu’il encense après le rapport des Nations Unies ?

11. L’UDPS ne rencontrera donc pas un homme d’État, membre d’un gouvernement respectueux des droits humains et de démocratie dans son propre pays mais qui soutient pour des raisons mercantiles un régime décrié par tous et notamment par la majorité de la communauté internationale responsable.

12. Nous vous remercions

LE PEUPLE D’ABORD ! TSHISEKEDI PRÉSIDENT !

Fait à Kinshasa, le 24 mars 2012

Raymond KAHUNGU MBEMBA
Secrétaire Général a.i

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Six agents de Joseph Kabila arrêtés à Brazzaville, le 27 mars.

Le service de renseignement militaire Congolais (Brazza) s’active pour connaître les raisons réelles de l’explosion de minutions de cette caserne militaire à MPILA.  4 explosions et une cinquième ont attiré l’attention de l’unité Spéciale Congolaise d’armement. Au delà de dégâts matériels indescriptibles, les blessés graves sont comptabilisés et on dénombrerait, plus de 1500 blessés et 148 morts. Le bilan qui va s’alourdir d’ici quelques jours !
Cette unité hautement qualifiée est secondée par la DGSE service de renseignement militaire Français (La Direction générale de la sécurité extérieure, couramment connue sous le sigle DGSE, est le service de renseignement extérieur de la France. La DGSE est placée sous l’autorité du ministre de la défense français et est dirigée depuis le 10 octobre 2008 par Erard Corbin de Mangoux) pour connaître s’il y a eu sabotage ou attentat contre la sûreté de l’état Congolais.
Ce qui est cependant certain, il y a quelques zones d’ombres qui mettent les enquêteurs sur une piste de sabotage, contrairement à ce qui a été avancé comme premier constat, le court-circuit !
Le regard de ces investigations se dirigerait vers la capitale la plus proche du Congo-Brazzaville, Kinshasa. Aucune piste n’est laissée au hasard !
Même si les autorités de la RDC s’empressent à dépêcher, comme vient de faire, le ministre Thambwe Mwamba, qui est accompagné de son homologue de la Santé publique, Victor Makwenge, a fait savoir que des dispositions appropriées ont été prises pour assister le corps médical de Brazzaville dans la prise en charge des blessés et des malades causés par cette tragédie.
Une vingtaine de médecins et plusieurs secouristes font également partie de la délégation. Cinq cliniques mobiles du Programme national des urgences et d’aide humanitaire (PNUAH) de la République Démocratique du Congo ont été mises à la disposition de ce corps médical. Des kits médicaux ont été envoyés auparavant dimanche à Brazzaville. Cette diplomatie de façade à ses limites.
D’après les sources proches du pouvoir, Kinshasa serait visée dans l’enquête menée tambour battant sur cette sombre affaire. Du coup, par crainte des représailles, le gouvernement de Kinshasa, gouvernement de tricheur, veut délocaliser ses casernes. Comme c’est étonnant tout cela !
Me dit-on, le voleur est toujours le premier sur son lieu de forfait…

Roger BONGOS

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Des journalistes empêchés d’interviewer l’opposant Tshisekedi

Plusieurs équipes de télévision belges se sont vu interdire l’accès au domicile de l’opposant congolais Etienne Tshisekedi à Kinshasa par la police anti-émeute, ce qui confirme que le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) est virtuellement placé en résidence surveillée, ont raconté les journalistes de la RTBF, de la VRT et de RTL-TVI, ainsi que de Télé-Matongé.

Les policiers leur ont interdit l’accès à quelques rues du domicile de l’opposant, ont-ils expliqué à leurs collègues de la presse écrite et radio. Les partisans de M. Tshisekedi affirment que celui-ci est placé de facto en résidence surveillée depuis les élections présidentielle et légistaltives du 28 novembre.

Belga

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27 mars 2012

L’UDPS décline l’invitation de Reynders

L’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) a décidé de ne pas répondre à l’invitation de Didier Reynders, ministre belge des Affaires Etrangères, qui a retenu Etienne Tshisekedi parmi les leaders de l’Opposition avec lesquels il tenait à prendre langue lors de son séjour à Kinshasa. Selon la haute direction de ce parti, personne ne se présentera ce mardi au rendez-vous de l’homme d’Etat belge.
Le Phare a appris que la raison principale de la colère de l’UDPS est à chercher dans les dernières déclarations faites à la presse ce week-end par le chef de la diplomatie belge, peu avant de s’envoler pour la capitale congolaise. Didier Reynders a notamment fait savoir qu’il ne venait pas à Kinshasa pour remettre en cause les résultats des scrutins de novembre 2011 ou modifier l’ordre d’arrivée des candidats à la présidentielle.
Sur la rue Pétunias, dans la commune de Limete, l’on estime que si le ministre belge des Affaires Etrangères pensait devoir répéter le même discours à délégation de l’UDPS, c’est sans objet. Et dans ce cas, sa visite est perçue comme une provocation à l’endroit des millions de Congolais victimes du hold électoral lors des élections présidentielle et législatives.
On rappelle par ailleurs que la cation morale apportée par Bruxelles au pouvoir de Kinshasa, à travers son chef du gouvernement et celui de sa diplomatie, au lendemain de l’investiture de Joseph Kabila, est restée en travers de la gorge non seulement des cadres et militants de l’UDPS mais aussi des Congolais de la diaspora.
                                                                                                               Kimp

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26 mars 2012

Consultations au GHK : Diomi ignore tout contact avec Mwando

Alors qu'il séjourne loin de Kinshasa depuis le début et jusqu'à la fin des consultations de l'informateur du gouvernement Charles Mwando au Grand Hôtel, Eugène Diomi est la cible des attaques de ses compagnons de l'opposition qui ont décidé à l'issue d'un conclave, de prendre part aux travaux de l'assemblée nationale contre la décision du président de l'UDPS, Etienne Tshisekedi annulant les élections législatives.

Le seul péché de Diomi est le faite qu'il est l'un de rare à s'en tenir au mot d'ordre de Tshisekedi bien qu'élu avec un score confortable dans la circonscription électorale de Funa dans la ville province de Kinshasa.

Ses détracteurs ont profité de la rencontre au Grand Hôtel entre le Secrétaire Général de son parti et Mwando, pour noyer un homme qui a décliné les avantages accordés aux députés pour sa loyauté à son leader Tshisekedi et sa détermination à militer pour le rétablissement de la vérité des urnes.

 

Au cours d'un point de presse tenu à l'hôtel Cana, le secrétaire générale de la Démocratie chrétienne Freddy Kita a tenu à fixer l'opinion qu'il est parti au GHK de sa propre initiative pour réaffirmer la position de son parti qui reconnaît Tshisekedi comme le seul président légitime élu par le peuple congolais.

Il a souligné que dans un mémo qu'il a remit à son interlocuteur, son parti a fait comprendre au camp Kabila à travers Mwando que le pays connaît une crise de légitimité qui risque de dégénérer si l'actuel pouvoir continue à gouverner par défi contre la volonté du peuple congolais qui avait voté massivement le président de l'UDPS à la magistrature suprême au scrutin du 28 novembre 2011.

Freddy Kita a fait remarquer que c'est par courtoisie qu'il a répondu à l'invitation de Mwando et non pour chercher un poste dans un gouvernement qui, sera issu de ces consultations.

Four le précité, les traîtres sont ceux qui, après avoir bénéficié de l'aura du président Tshisekedi pour se faire élire, crachent aujourd'hui sur sa décision annulant les élections législatives du 28novernbre pour les émoluments et les grosses cylindrées et non Diomi qui est resté fidèle au lider Maximo.

Freddy Kita a saisi l'occasion pour fustiger le manque de constance du président de l'UNC, Vital Kamerhe qui a reconnu la victoire de Kabila alors qu'à l'aube de la publication des résultats des élections présidentielles par la CENI, l'ancien président de l'Assemblée nationale proclamait Tshisekedi vainqueur et ne cessait de réclamer le recomptage des voix.

Joint au téléphone pendant ce point de presse, Diomi a révélé qu'il ne figure pas sur la liste des opposants indésirables à la résidence de Tshisekedi sur la rue Pétunias.

                                                                                                       Eric WEMBA

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