Tous les hôpitaux du pays ont reçu les injonctions du Ministre de la Santé de ne pas fournir des informations concernant les personnes malades et décédées sans son autorisation au préalable. Ces instructions émanant du premier médecin des hôpitaux et dénotent la confiscation de la vérité sur les personnes vulnérables. Soudainement, notre pays est gagné par des mesures impopulaires que prennent ses dirigeants pour des intérêts personnels en contradiction avec les aspirations légitimes de la population. L'on se rappellera que dans le but de retenir le flou, les mesures ont été prise contre les SMS, sans que les entreprises cellulaires puissent émettre un avis quelconque.

Sans aucun motif légitime le signal de RFI a été coupé, l'organe investit de pleins pouvoirs CSAC, ne parvient à se justifier sur ce dossier. Ce détournement de compétence opéré par le Ministre de la Communication et Medias, n'a souri à personne quand on sait avec pertinence que cette chaîne de radio française est suivie par beaucoup de Congolais pour son objectivité dans le traitement de l'information. Que craint le Ministre de la Santé pour prendre une telle décision au moment où les organisations des droits humains accusent la RDC sur la violation des droits de l'homme, la tuerie des militants des partis de l'opposition politique concernée pour organiser dans la dignité les funérailles.

Pour le Secrétaire général de l'UDPS, qui intervenait, sans son point de presse animé le 3 janvier dans la salle des conférences de la Paroisse Notre Dame, l'instruction du Ministre de ta Santé contenue dans sa note circulaire du 21 décembre dernier adressée aux médecins directeurs des hôpitaux de la RDC est impossible, car, a-t-il démontré, pénalise l'UDPS d'organiser les funérailles de ses membres morts lors des manifestations pacifiques postélectorales réprimées violement par les forces de l'ordre et de Sécurité. Pendant qu'aucune information n'est fournie sur leur situation au niveau des morgues des hôpitaux public, les militants blessés ne bénéficient d'aucune assistance de la part de leur hiérarchie étant donné que les lieux où sont accueillis pour des soins sont inaccessibles.

Le Secrétaire Général de l'UDPS a toutes fois déploré le manque d'un Etat de droit, soutenant ironiquement que la répression en RDC se porte bien “il a également dénoncé les mesures qui placent Etienne Tshisekedi, à résidence surveillée les qualifiant de détention domiciliaire, avant d'évoquer le droit constitutionnel qui reconnaît à chaque Citoyen Congolais de combattre par toutes voies tante tentative de holdup électoral”. Il a profité de cette opportunité pour rendre un vibrant hommage au peuple congolais pour sa détermination à faire triompher la vérité des urnes, saluant les pays partenaires et amis du peuple Congolais longtemps meurtri, en offrant leur assistance technique pour assumer la bonne fois du processus électoral. A cet effet, Shabani Lukoo a révélé la position de son parti sur toute opération de révision de la compilation des résultats du 28 novembre, laquelle doit inclure impérativement les élections législatives et présidentielle, affirmant que les irrégularité ont vicié les deux scrutins et étouffé la vérité des urnes dans les deux cas. Enfin, les instructions du Ministre de la Santé aux médecins directeurs des hôpitaux sont accueillies avec angoisse par la population, estiment que toute source dans le domaine de santé est sujette à caution.

                                                                                                                  Baby Nseka