AFRIQUE REDACTION PAR : ARTV

Quatre personnes dont un magistrat non autrement identifié ont été tuées à Kinshasa dans la nuit du dimanche 1er et lundi 2 janvier. Le tout Kinshasa en parle.

 

Kinshasa. Correspondance particulière. Les faits se sont passés aux environs de 4 heures du matin sur le boulevard du 30 juin à un jet de pierres de l’agence de voyage de South African Airways (SAA). Le boulevard du 30 juin transformé en «autoroute urbaine» - dans le cadre des «Cinq chantiers du chef de l’Etat» - est devenu, par l’inconscience de certains conducteurs, l’artère la plus dangereuse de la capitale congolaise. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on y déplore un accident mortel. Les victimes sont généralement des piétons.
La vitesse excessive et le non-respect des règles élémentaires du code de la route en seraient la cause. Selon un témoin, un véhicule 4x4 de marque «Infinity » (Nissan), roulant à vive allure, a heurté violemment trois personnes qui attendaient un moyen de transport près de l’agence de voyage précitée. L’engin est allé terminer sa course en percutant une voiture taxi (voir photo) dans laquelle se trouvait un magistrat. Bilan : Quatre tués.



Yan BOSHAB l'assassin
Lundi 2 janvier, cette nouvelle tragique était au centre de toutes les conversations à Kin. Et pour cause, le conducteur du 4x4 a tout simplement pris la fuite après le sinistre. Un délit de fuite qui a choqué. «Le conducteur était protégé par quatre gardes du corps», précise un témoin. Après vérification, il s’agirait d’un certain «Yan» qui serait le fils du président de l’Assemblée nationale congolaise, Evariste Boshab.
A Kinshasa, des observateurs craignent que ce «fils de…» jouisse de la mansuétude d’une justice congolaise réputée complaisante vis-à-vis des "puissants" et sans pitié à l’encontre des "misérables". "Bien qu’involontaire, il s’agit d’un cas d’homicide, commentait lundi un juriste. Le conducteur devrait assumer sa responsabilité civile devant les juridictions compétentes".

JP Mudiayi