30 novembre 2011

Après le vote-sanction de lundi dernier Les combattants de l'UDPS traqués à Mbuji-Mayi

La ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental a été agitée hier dans l'avant-midi, suite aux coups de feu tirés par des éléments de la Police sur ordre du gouverneur Ngoyi Kasanji. Selon des témoins joints dans cette ville, le gouverneur Ngoyi Kasanji aurait sillonné avec les éléments de la police dans presque tous les bureaux de vote de la ville pour arrêter les témoins de l'Udps.

Ce gouverneur et candidat PPRD à la députation nationale pour la ville de Mbuji Mayi est mis en ballottage par les candidats de l'Udps. C'est pourquoi cet homme ne s'est pas empêché  d'utiliser la police pour réprimer les combattants de l'UDPS. Des informations en provenance du chef-lieu de la province du Kasaï oriental font état d'un mort par balles hier au niveau du rond point « Kalala wa Nkata ».

La ville de Mbuji Mayi étant acquise totalement à l'UDPS, il sera difficile au candidat d'un parti politique de battre le parti d'Etienne Tshisekedi qui a aligné des lourds comme Ir Alexis Mutanda Ngoy -Muana, président de la commission électorale

permanente (Cep) de l'UDPS, Alphonse Ngandu Malick, Jean Maweja Muteba, Serkas Kasanda Kadiesa et Feux Tshilombo Tshisekedi.

A Kinshasa, un combattant de l'Udps a été aussi abattu lundi dernier par des éléments de la police à Masina. Léandre Minga puisque c'est de lui qu'il s'agit a été tué par la police parce qu'il chantait déjà la victoire du candidat n°11.

                                                                                                                  GKM

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Monusco: 14 palettes avec des bulletins de vote cochés en faveur du candidat N°3 (Joseph Kabila) saisis à l'aéroport internation

Réveil-FM



Grâce à la vigilance des Congolais de l'Etranger, privés de droit élémentaire de vote, la Monusco vient de saisir 14 palettes de bulletins de vote déjà cochés en faveur du candidat à sa propre réélection Joseph Kabila , candidat N°3. Les Congolais de l'Afrique du sud ont suivi pas à pas des palettes qui ont quitté Johannesburg pour l'aéroport international de N'Djili à Kinshasa.

14 palettes, soit 5 millions bulletins de vote ont été saisis par la Monusco, ce matin. On nous apprend aussi que les palettes du premier avion qui ont échappé à la vigilance sont déjà à l'Est de la République démocratique du Congo, pour bourrer les urnes alors qu'Etienne tshisekedi a été élu à 54% pour ramener son résultat à 32% contre 35% pour Joseph Kabila.
La Monusco a fait du bon travail, elle vient de saisir à l'aéroport International de N'Djili, 14 palettes, soit 5 millions des bulletins de vote cochés en faveur de Joseph Kabila, candidat N°3.

Un Procès-verbal de la Monusco en bonne et due forme est requis, face à cette énième tentative de fraude de Joseph Kabila, qui a usé et abusé le fonds du trésor public congolais. Il faut éviter que Joseph Kabila avec la fraude obtienne 67 millions de voix, 67 millions étant le nombre de la population congolaise d'après certains statistiques.
Dossier à suivre !

Freddy Mulongo

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Vidéo: Présentation du bureau de compilation des résultats de l'UDPS

L'UDPS a créé son propre bureau où elle effectue la compilation des résultats en provenance de différents centres de vote répandus dans tout le pays. La présente vidéo montre comment travaille ce bureau de compilation. Suivez!


Présentation du bureau de compilation de l'UDPS

LK

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Démantèlement des réseaux frauduleux pour la présidentielle et les législatives 2011 Bravo aux Congolais acquis au changement !

 

De manière spontanée, la population a pris ses responsabilités en saisissant, dans la plupart des provinces, des bulletins de vote déjà remplis, entre les mains de certains inciviques en mal de popularité.
Les Congolais étaient déterminés à aller voter, comme prévu, lundi 28 novembre dernier, pour élire de nouveaux dirigeants en vue d'opérer un changement en République démocratique du Congo.

Leurs voeux étaient que ces élections se déroulent dans la transparente et en toute neutralité pour que les résultats des urnes reflètent effectivement la réalité de l'expression populaire.

Pour y parvenir, il fallait veiller à ce qu'il n'y ait pas de cas de tricherie signalés ça et là. Très vigilants, tous les électeurs, chacun dans son coin, surveillaient le déroulement du scrutin depuis l'arrivée de matériels jusqu'à l'affichage des résultats, en passant par le dépouillement.

C'est ainsi qu'à Kinshasa, dans les communes de Limete, Masina, Kinshasa, Gombe, Bandalungwa, Ngiri-Ngiri, Selembao... les Kinois ont attrapé des bulletins de vote cochés d'avance en faveur d'un candidat de la République et des députés de sa famille politique.

Certains de ces bulletins ont été brûlés, d'autres présentés aux observateurs et aux responsables de la Monusco, avant de transiter par des responsables des formations politiques. Ces coups de filet étaient réalisés grâce à la vigilance de tous les Kinois qui avaient, avant tout, respecté le mot d'ordre qui était tombé sur leurs téléphones portables en vue de déjouer la tricherie, celui de remplir les bulletins de vote dans les centres de vote avec des stylos personnels pour s'assurer de la qu'alité de l'encre à utiliser.

De même, dans des provinces telles que Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Katanga... des cas de fraude déjoués par les Congolais de ce coin du pays ont également été signalés. Des véhicules de particuliers contenant des bulletins de vote ont été interceptés puis brûlés, des tricheurs dépouillés de leurs documents.., voilà le sens de la maturité qu'a acquis le peuple congolais pour décider de son avenir. Un seul mot, Bravo !

Mais il ne faut pas que cette vigilance ne s'arrête là. Les opérations de vote se poursuivent dans certains bureaux de la Ceni à l'intérieur du pays, notamment à Lubumbashi où quelques centres n'ont pas ouvert leurs portes ou n'ont pas servi tout le monde, les bulletins de vote étant insuffisants. Les Congolais doivent observer la même vigilance comme lors de la journée du 28 novembre pour empêcher les tricheurs de réussir leurs coups.

A Lubumbashi par exemple, un avion, en provenance d'Afrique du Sud, contenant des bulletins de vote, est arrivé hier mardi 29 novembre dans cette ville pour dépanner les centres qui n'ont pas accueilli les électeurs. Il faudra veiller sur le contenu de ces documents pour s'assurer de la transparence et de la neutralité des scrutins.

De la manipulation

Alors que le dépouillement se poursuit encore dans plusieurs centres de vote à travers le territoire national, certains médias étrangers diffusent déjà des tendances, donnant pour favori un candidat à la présidentielle, pourtant, les résultats affichés dans bien de centres attribuent une victoire écrasante à un autre candidat.

Or, tous les candidats ont des témoins dans des bureaux de vote et sont, sans nul doute, au courant de ces tendances qui se dessinent déjà.

Ces médias étrangers préparent assurément l'opinion à des' résultats biaisés, alors que la réalité des urnes en est toute autre.

Ils ignorent ce que cela peut avoir comme conséquence, prenant ainsi le risque d'en endosser la responsabilité.

Tensions à Kinshasa

Depuis le 28 novembre dernier, Kinshasa et quelques villes de l'intérieur vivent une tension inhabituelle caractérisée par des coups de feu de la part des éléments de la police nationale congolaise.

Hier par exemple, toutes les activités ont été paralysées au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, suite à une intervention musclée des policiers, obligeant ainsi la population à se terrer chez elle pour se protéger.

A Kingasani, dans la commune de Kimbanseke, la population qui a souhaité voir clair sur une parcelle soupçonnée de garder frauduleusement des bulletins de vote cochés en faveur d'un candidat président de la République et d'une femme candidate députée, a été brutalement réprimée par la police qui a tiré à balles réelles et usé de gaz lacrymogène.

Au regard de toutes ces situations, les observateurs nationaux et internationaux ainsi que de nombreux témoins reconnaissent qu'il y a eu de graves flagrances et un dysfonctionnement dans ces opérations de vote, à l'instar de l'AETA, alors que l'institution chargée d'organiser les scrutins saluent la manière avec laquelle les élections se sont tenues dans l'ensemble du territoire national.

Il ne reste plus qu'à attendre les résultats provisoires que le pasteur Daniel Ngoy Mulunda doit publier le mardi 6 décembre prochain.

                                                                                               LEFILS MATADY

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Elections en RDC : vers un raz de marée Tshisekedi

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA est en tête des suffrages face a Joseph KABILA dans six provinces sur onze avec des écarts de suffrages situés entre 50 et 82 % dans quatre provinces (Bas Congo  58 %, Kinshasa 63%,  Kasaï oriental 80%,  Kasaï occidental 82%) et dans les deux autres provinces,  l'écart entre les deux principaux candidats se situe en deçà de 35% (Équateur 25%,  Bandundu 32%)

Les élections générales en République démocratique du Congo se sont donc tenues ce lundi 28 novembre 2011 dans un chaos total mais prévisible par les différents acteurs,  sauf bien sûr le président de la Commission électorale indépendante (CENI), Daniel NGOY MULUNDA, qui avait l'illusion de penser qu'il pouvait relever ce grand défi.

Que nenni au finish; des bulletins de vote sans le candidat numéro 11 à Kananga le fief d'Etienne TSHISEKEDI, deux militaires et une électrice tués dans le Katanga, des bulletins de votes absents dans plusieurs bureaux de votes dans tout le pays, un hélicoptère obligé de se poser en catastrophe dans une localité, alors qu'il allait livrer du matériel électoral ailleurs faute de carburant,  sans oublier les bulletins déjà cochés, des urnes bourrées en faveur du PPRD et le sempiternel problème d'absence de noms sur les listes. C'est donc dans cette ambiance que malgré tout, les élections ce sont tenues le lundi 28 novembre et déjà ce mardi la contestation a commencé à sourdre.

C'est avant tout les candidats Adam BOMBOLE,  KENGO WA DONDO et  MBUSA NYAMWISI, dans une déclaration commune et d'autre part Vital KAMERHE qui demandent l'annulation de ce scrutin en invoquant de nombreux disfonctionnements sus évoqués pour justifier leur démarche. A coté de ces opposants le pouvoir en place accuse les militants de l'UDPS dans le Kasaï d'avoir empêché les militants de leur parti d'exprimer leur vote ce qui selon le parti de TSHISEKEDI serait une manœuvre du pouvoir en vue de discréditer une élection dont les premiers résultats seraient très favorable au "Sphinx"  de Limété pour lequel les chances d'accession au pouvoir se précisent.

En effet, d'après les résultats informels, l'opposant historique à toutes les dictatures successives en RDC se trouverait très largement en tête comme le témoigne le tableau ci-dessous, même s'il faut repréciser que les dépouillements bien qu'étant avancés ne sont pas achevés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'analyse de ce tableau  nous permet d'aboutir aux résultats suivant :

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA est en tête des suffrages face a Joseph KABILA dans six provinces sur onze avec des écarts de suffrages situés entre 50 et 82 % dans quatre provinces (Bas Congo  58 %, Kinshasa 63%,  Kasaï oriental 80%,  Kasaï occidental 82%) et dans les deux autres provinces,  l'écart entre les deux principaux candidats se situe en deçà de 35% (Équateur 25%,  Bandundu 32%)

Joseph KABILA KABANGUE quant a lui est en tete des suffrages dans quatre provinces mais avec des écarts assez réduits a l'égard d'Etienne TSHISEKEDI dont le plus élevé est de 09%  (Nord Kivu 9%, Province orientale 4%, Maniema  3%,  Katanga 1%)

Vital KAMERHE quant à lui remporte le scrutin dans son fief le Sud Kivu avec un écart de 30% sur le candidat Etienne TSHISEKEDI.

Il est donc clair comme beaucoup d'observateurs le prévoyaient que les congolais ont décidé de faire confiance à celui qui depuis plus de trente ans a lutté pour accéder au pouvoir et c'est fort de cela que Vital KAMERHE bien que contestant le déroulement du scrutin aurait selon certaines indiscrétions adressés ses félicitations à TSHISEKEDI WA MULUMBA le président de l'Union pour le Démocratie et le Progrès Social, sachant que les dépouillements en court ne pourraient sauf extraordinaire renverser la tendance.

Au demeurant de nombreuses sources semblent indiquer un complot qui aurait pour but de voler au peuple congolais ses suffrages et qui serait ourdi par la cellule africaine de l'Élysée et mis en branle déjà par les medias- menteurs de l'audiovisuel extérieur de la France (RFI, TV5 et France 24). En témoigne ces propos de Sylvain ATTAL, le responsable politique de France 24 qui a attribué à TSHISEKEDI et de manière volontaire, des viols massifs avant de venir s'excuser pour ce qu'il a appelé une méprise. Mais en réalité ces excuses découleraient de la frayeur née des résultats partiels largement favorables à l'UDPS. Sinon comment comprendre que l'on puisse délibérément proférer de telles accusations si ce n'est dans le but de nuire à l'image et à la réputation d'un patriarche de soixante dix huit ans. De nombreuses personnes appellent à une plainte contre ce fameux journaliste dont on se souvient des envolées sur le même plateau lors de la guerre que la France, son commanditaire, a menée à un digne fils africain qui vient d'être incarcéré à la Haye, Laurent koudou GBAGBO.

Des sources indiquent que l'UDPS dans les jours qui suivent saisira les juridictions compétentes pour que soit lavé cet outrage.

Didier IBII OTTO

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ELECTIONS PRESIDENTIELLE ET LEGISLATIVES Les Congolais ont déjà les résultats

 

Les résultats partiels des élections présidentielle et législatives nationales sont en circulation sous les manteaux, selon l'expression consacrée, depuis le lundi soir. Les Congolais, qui ont entre leurs mains les  différents verdicts des urnes, n'attendent plus que leur confirmation par la Commission Electorale Nationale Indépendante, le 06 mardi décembre 2011, et leur validation par la Cour Suprême de Justice, qui fait jusque-là office de Cour Constitutionnelle habilitée à connaître les contentieux électoraux.

Les électeurs congolais connaissent donc les noms des « lauréats » de la présidentielle et des législatives nationales. En effet, la plupart des bureaux de vote, transformés automatiquement en bureaux de: dépouillement, ont procédé à l'affichage des résultats de ces deux scrutins dans la soirée de lundi même. Deux possibilités de compilation « informelle » se sont offertes à tous ceux et toutes celles qui voulaient connaître les premières tendances électorales : la sommation des résultats consignés dans les procès-verbaux remis aux témoins ou la collecte des données affichées devant les bureaux de dépouillement. L'exercice, soit dit en passant, était laborieux mais face à leur volonté de déplacer les montagnes, ils n'ont pas hésité à s'y lancer.

Des millions de Congolais et de Congolais ont ainsi exercé, le lundi 28 novembre 2011, une surveillance insoupçonnée des centres et bureaux de vote, à l'occasion des élections couplées présidentielle et législatives nationales. Dans leur détermination de voir la vérité des urnes éclater au grand jour, ils n'ont fait confiance ni à la Commission Electorale Nationale Indépendante, ni aux témoins des partis politiques et des candidats, encore moins aux observateurs nationaux ou étrangers.

Cette mobilisation générale contre les fraudes, d'une ampleur rare dans les annales des élections africaines, a conduit au démantèlement de pratiquement tous les réseaux et individus ayant enté de bourrer les urnes ou de tripatouiller les résultats.

Le marquage à la culotte du personnel de la CENI et des témoins s'est intensifié au moment des opérations de dépouillement, à la lumière des tubes ou ampoules, des lampes à pétrole, des bougies ou des torches de téléphones cellulaires.

Des veillées d'armes étaient organisées aux quatre coins de la République, dans l'attente fiévreuse de l'affichage des résultats.

Et, hier à la mi-journée, les résultats partiels émanant des milliers de centres de dépouillement circulaient de bouche à oreille. Parallèlement aux équipes de la CENI et des témoins des partis politiques et des candidats indépendantes, la compilation des résultats a été un exercice largement partagé entre des millions de concitoyens, seconde par seconde, minute par minute, heure par heure.

Congolaises et congolais ont mis au point de réseaux parallèles de communication pour ne pas se laisser prendre en défaut par les bureaux de dépouillement de la CENI. Au jour d'aujourd'hui, le sort réservé par les urnes aux onze candidats à la présidentielle et à plus de 18.000 candidats à la députation nationale n'est plus qu'un secret de polichinelle.

Le devoir de vérité

Au regard du tableau des résultats compilés pour la présidentielle et des législatives nationales, le peuple congolais ne demande qu'une chose à la Commission Electorale Nationale Indépendante : le respect de la vérité des urnes. A ce sujet, chacun entend encore résonner dans ses oreilles la promesse, maintes fois répétée, du bureau de cette institution d'appui à la démocratie d'organiser un processus électoral transparent, libre, démocratique et apaisé. C'est le moment de le démontrer.

S'agissant justement de cette profession de foi, beaucoup de participants aux scrutins de lundi 28 novembre 2011 sont dans le doute, à la lumière de nombreuses défaillances techniques et des tentatives de fraudes massives enregistrées aux quatre coins du pays.

Quant aux observateurs étrangers mandatés par la SADC (Communauté de Développement de l'Afrique Australe), l'UA (Union Africaine), l'UE (Union Européenne) et plusieurs Ong internationales, le peuple congolais attend d'eux qu'ils- contribuent à l'éclatement de la vérité des urnes. Pour avoir suivi eux-mêmes de bout en bout, les péripéties des opérations électorales, les Congolais seraient fort frustrés de voir la Communauté internationale cautionner des résultats qui ne refléteraient pas leur volonté, telle qu'exprimée à travers les urnes. Le monde extérieur ne devrait pas s'étonner de les voir rejeter des résultats qui ne seraient pas conformes à ceux compilés devant témoins.

                                                                                                               Kimp 

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Accusé de bourrage des urnes Un député de la majorité déféré devant la Cour Suprême de Justice

 

Néron MBUNGU est inconsolable et se demande ce qui l'a poussé à tenter de procéder au bourrage des urnes en sa faveur et au profit d'un candidat à la présidence de la République et cela, au moyen des bulletins de vote préalablement cochés. Ce député de la majorité présidentielle a été appréhendé avant-hier par un témoin du bureau de vote de Bikanga situé dans la Commune de kisenso.

Arrivé sur les lieux, déguisé en combattant de l'UDPS car arborant un tee shirt et un képi de ce parti, l'honorable Néron MBUNGU a commis l'erreur de réclamer à haute voix un bulletin de vote pour remplir son devoir civique. Les agents de la CENI se sont alors empressés de lui annoncer que le stock était épuisé et qu'ils attendaient l'arrivée dans quelques heures d'un nouveau lot des bulletins de vote. Jusque-là, aucun signe visible de méfiance dans la salle et particulièrement du côté des témoins et observateurs dépêchés par les missions d'observation nationales et internationales.

Un témoin le reconnaît

On ne saura jamais comment l'honorable Néron MBUNGU a été masqué, a indiqué lors de l'audience en flagrance d'hier d a Cour Suprême de Justice l'un des témoins' commis à ce bureau de vote. Il semble que ce député membre de la majorité présidentielle aurait commis l'erreur de sortir de la salle pour revenir avec un sac gonflé qui a attiré l'attention de ce témoin. Ce dernier qui l'avait reconnu a vite lancé des cris pour ameuter les gens qui se trouvaient dehors. En quelques secondes, le bureau de vote était envahi par des jeunes-gens qui, une fois parvenu à maîtriser le député, ont découvert une pile de 300 bulletins de vote déjà cochés en sa faveur et celle d'un candidat à l'élection présidentielle. Néron MBUNGU subi un véritable calvaire il a reçu des coups et c'est en lambeaux que les éléments dé la police alertés l'ont récupéré avant de le conduire manu militari au cachot du Commissariat du quartier où il a été entendu sur un procès-verbal.

Pour sa part, le chef du centre de ce bureau  de vote de Kisenso a déclaré sous serment devant la barre que c'est aux environs de 13 h 30 que le candidat Néron MBUNGU s'était présenté pour remplir son devoir civique. Malheureusement; a-t-il précisé, le centre était en rupture de stock des bulletins de vote. Quelques temps après un convoi est arrivé avec un lot important vers 15 h 30. Comme par hasard, un témoin l'a dénoncé comme membre de la majorité présidentielle venu distraire les gens pour bourrer les urnes. On a découvert alors ce paquet des 300 bulletins 'de vote déjà cochés en sa faveur. Voilà l'origine de la colère des gens qui attendaient le vote.

Après quelques questions au prévenu, la Cour des céans a pris un arrêt avant dire droit de détention provisoire de ce député à la prison centrale de Makala. La cause a été renvoyée à ce matin avec d'autres éléments de preuves à charge du prévenu. Entretemps, son avocat a été prié de quitter la salle d'audiences pour outrage à magistrat lors des échanges à la barre.

Que peut-on reprocher au Phare ?


Cette audience en flagrance vient à point nommé, car elle met sur le pavé un cas gravissime de détention frauduleuse des bulletins de vote entre les mains des responsables politiques de haut niveau. Tout au long de la journée fatidique d'avant-hier, des tonnages importants de ce bulletins de vote ont été retrouvés dans des églises, de écoles, des domiciles privés, des véhicules et jusque dans des sacs à mains des candidats qui tentaient de les introduire subtilement dans les urnes de certains bureaux de vote. Preuve, s'il en faut une, que ces bulletins de vote déjà cochés avaient été volés ou subtilisés pour être introduits dans le circuit électoral. La question qui se pose est celle de savoir où ces fraudeurs ont-ils trouvé ces bulletins de vote déjà cochés ? Qui leur a fourni ces éléments de vote ? Dans quel but ?

Autant dire que le pays a été inondé d'un tonnage impressionnant des bulletins de vote déjà cochés en faveur de certains candidats. Que reproche-t-on au quotidien de l'Avenue Lukusa? Lui reproche+oh d'avoir alerté la CENI sur l'existence d'un lot très colossal des bulletins de vote déjà cochés ? Une information tirée des confrères des médias électroniques, dont notamment CONGO MIKILI qui est à la disposition des millions d'internautes et qui constitue une source indéniable en information en cette période dite du village planétaire.

Avant-hier, l'épouse de l'ancien candidat à l'élection présidentielle américaine et sénateur de son état, en l'occurrence John Mc CAINE, a présenté aux responsables de la CENI du Nord Kivu quelques bulletins de vote' déjà cochés en faveur d'un candidat à la présidence de la République. Des exemples de ce genre sont légion et l'on en a découvert à gogo. On a découvert aussi, comment lors de ce procès qui va prendre date, de centaines des bulletins de vote cochés en faveur de certains candidats à la députation nationale. Ainsi donc, à côté des bulletins de vote déjà cochés en faveur de certains candidats, la CENI vient de reconnaître l'existence de nombreux électeurs omis sur les listes électorales, celle des bureaux de vote fictifs, etc. Des informations que Le Phare avait eu à rendre publiques depuis le démarrage de ce processus électoral. Ce qui lui vaut d'être déféré devant la justice. Comme si l'on reprochait à une ONG de défense des droits de l'homme de dénoncer des crimes contre l'humanité.

                                                                                 Banny KALABANZA et F.M.

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Voici l'email d'un prêtre qui supervisait les votes dans un centre à Kinshasa

Ce soir , les choses se passent très mal .

En effet , Cibombo a été pris en otage par une équipe de 4 Jeep de policiers bien armés , ils sont entrés dans les bureaux de vote, ils se sont mis à tabasser les agents qui faisaient le dépouillement , heureusement , j'ai du intervenir efficacement en dénonçant ce comportement , j'ai appelé Roger LUMBALA ,les Observateurs de L'Union Européenne et  , ils n'ont pas pu  nous imposer les bulletins de KABILA .
Au moment ou je vous écris , il y a trop de gens à l'école assurant la sécurité malgré la pluie .La population a écouté le message de l'Avent ( la vigilance) .
Sur la ville , il y a la pluie ,les gens étaient entrain de chanter la victoire entre 20 -21H  et on a déployé les militaires , on a tiré beaucoup de coups de feu   
pour intimider la population .
les gens de KABILA sont vraiment mal aise .
A Lubumbashi , on me signale la présence des militaires Sud Africain ce soir
A Kananga , plusieures maisons de dignitaires et commerçant pro Kabila ont été incendiées
Voilà comment nous terminons ce premier jour de combat , en attendant la suite de la CENI
Merci pour tout
Abbé Jacques

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29 novembre 2011

Journée du scrutin en RDC : premières observations

La mission d’observation conjointe AETA (Agir pour les Elections Transparentes et apaisées) EurAc (Réseau Européen pour l’Afrique Centrale) constate que malgré tous les rumeurs annonçant le report des élections, elles ont eu lieu comme prévu le 28 novembre 2011.  AETA et EurAc constatent que dans certains bureaux de vote visités il y a eu un engagement fort de certains acteurs impliqués.
Néanmoins attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les faits suivants constatés aussi bien à Kinshasa qu’en provinces sur la base des premiers  éléments d’observation reçus jusqu’à présent :
 
-         Le dysfonctionnement du système avec l’ouverture tardive de quelques  bureaux de vote dont certains ne l’ont été qu’entre 11h et 13h ;
-         L’absence totale ou partielle du matériel électorale dans nombre  de bureaux de vote particulièrement les bulletins de vote et des isoloirs ;
-         La non prise en compte de nombreux électeurs  omis de la liste électorale mais ayant leurs cartes d’électeurs et, ce, malgré la décision de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, de faire voter cette catégorie d’électeur sur la liste des dérogés, ce qui provoque la désorientation,  le découragement et la nervosité des nombreux électeurs ;
-         La création précipité d’extensions des bureaux dont certains non connus par les électeurs et/ou  nécessitant des  déplacements parfois longs ;
-         La non sécurisation du matériel électoral, faisant que des bulletins de vote, cochés ou non, se trouvent, en dehors des bureaux de vote, entre les mains des tiers ;
-         Les cas constatés de disfonctionnement ont créé des tensions qui ont mis certains observateurs nationaux et internationaux en insécurité.
La mission conjointe AETA/EurAc  informe ainsi l’opinion qu’elle continue à documenter sur ces faits constatés sur terrain, et fera le moment venu une déclaration conséquente.
 
Dans l’entretemps, elle demande :
 
 A la CENI
-         de prendre des mesures appropriées contre toutes manipulations incontrôlées des bulletins de vote qui poussent la population à la nervosité et de clarifier cette situation devant l’opinion nationale et internationale.
-         de prendre en compte ces aléas et s’assurer que le processus électoral se passe de façon transparente et apaisée
 
Aux services commis à la sécurité électorale
-      d’assurer  la protection de la population, des  témoins, des observateurs et des candidats.
 
LA MISSION D ’OBSERVATION CONJOINTE AETA  - EURAC
 
Pour plus d’informations :
 
EurAc
Donatella Rostagno
Coordonatrice de la mission d’observation électorale
Tél : +243 994191779

e-mail : donatella.rostagno@eurac-network.org

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Elections dans la confusion et le désordre

MFC (avec AFP, AP, Reuters, Belga)

Mis en ligne le 29/11/2011

La CENI a autorisé à voter même sans être inscrit sur les listes, en raison du désordre dans celles-ci. Violences au Katanga et au Kasaï : plusieurs morts.
Les indépendantistes katangais ont revendiqué, auprès de l’AFP, trois attaques anti-élections survenues au Katanga. Un camp militaire et un dépôt de munitions avaient été attaqués dans la nuit de samedi à dimanche à Lubumbashi par des hommes, parfois en uniforme, au front ceint d’un bandeau rouge. Une attaque de ce type avait déjà été enregistrée en juin dernier.
Lundi à l’aube, un convoi de huit Jeep transportant du matériel électoral a été attaqué à son tour; les policiers de l’escorte ont ouvert le feu, blessant certains des assaillants. Selon des sources katangaises, les Jeep transportaient des bulletins de vote déjà cochés au nom de Joseph Kabila. L’AFP indique de son côté que c’est ce qu’affirment les habitants proches du lieu de l’attaque, qui ont montré des bulletins en faveur du chef de l’Etat sortant.
Peu avant midi, toujours à Lubumbashi, deux bureaux de vote au moins ont été attaqués par des indépendantistes katangais, qui ont invité les électeurs à quitter les lieux. Ils ont tué deux policiers qui tentaient de s’interposer, tandis qu’une électrice était tuée d’une balle perdue.
Le Katanga, province de naissance du défunt Laurent Kabila, est considéré comme acquis à son fils Joseph Kabila mais, l’été dernier, les observateurs avaient été surpris par le gros succès de meetings de l’opposant Etienne Tshisekedi dans les grandes villes.
Violences aussi à Kananga, chef-lieu du Kasaï occidental et un des fiefs de Tshisekedi. Selon l’Onu, elles ont éclaté après la découverte d’urnes déjà remplies, alors que les électeurs déploraient déjà l’exclusion de témoins de partis de certains bureaux de vote; le tri des électeurs par un chef de centre de vote; l’absence d’urnes et de bulletins dans certains bureaux. Des émeutes ont éclaté, au cours desquelles de trois à quinze bureaux de vote, selon les sources, ont été incendiés. Selon l’AFP, une observatrice a été grièvement blessée dans l’émeute.
Selon une source de "La Libre Belgique", on a aussi brûlé des bureaux de vote à Demba (Kasaï occidental) parce que les gens ne trouvaient pas leurs noms sur les listes et qu’il n’y avait pas d’isoloirs. L’UDPS a signalé l’absence du nom de Tshisekedi sur les bulletins de vote dans certains bureaux au Kasaï; selon une de nos sources, ces bulletins auraient été remplacés par d’autres, entiers : il s’agissait d’une "erreur de découpe", l’opposant figurant au bas du bulletin.
A Kinshasa, le vote semblait avoir bien commencé, à part des retards. La tension a toutefois monté au cours des heures en raison de la désorganisation : manque de bulletins et d’urnes; absence de nombreux noms sur les listes; bureaux de vote déplacés en dernière minute "faute de place"; électeurs renvoyés sans fin d’un bureau de vote à l’autre; absence de bulletins pour la présidentielle dans plusieurs quartiers pauvres de la capitale - où Tshisekedi est populaire - ainsi qu’à Kisangani (Province orientale).
Cela a évidemment accru la méfiance des partisans de l’opposition vis-à-vis du processus électoral. Un indice révélateur de celle-ci : la circulation, depuis dimanche, de SMS signés - faussement - "recommandation de la Monusco" (contingent de l’Onu), indiquant qu’il faut emmener un Bic pour aller voter parce que "ceux fournis par la CENI s’effacent après 30 minutes".
Dans la journée, la CENI a indiqué que l’on devait autoriser à voter avec la seule carte d’électeur, en raison du très grand nombre de gens ne pouvant trouver leur nom sur les listes. "Cette nouvelle est arrivée tard à Goma" (chef-lieu du Nord-Kivu), nous dit une de nos sources dans cette ville, "et de nombreux électeurs étaient déjà partis." Selon cette source, des tirs ont été signalés dans le Masisi, tandis que sur l’île d’Idjwi, "des témoins de partis ont été empêchés d’entrer" dans des bureaux de vote comme le prévoit la loi.
L’agence AP rapporte, de son côté, des cas de bourrage d’urnes à Goma.
A Kinshasa, alors que l’énervement montait en raison des difficultés à voter, on a signalé plusieurs cas de personnes attrapées, le soir, par des électeurs en attente alors qu’elles tentaient d’entrer dans des bureaux de vote déjà fermés munies de sacs pleins de bulletins remplis.
Autre incident, signalé par l’AFP: un barrage de voitures de police et de véhicules blindés a empêché l’opposant Tshisekedi, accompagné de plusieurs milliers de ses partisans, d’aller voter. Il a finalement pu déposer ses bulletins dans un autre bureau de vote.

Posté par lumbamba à 23:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]