Le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Etienne Tshisekedi débute sa campagne électorale en de la présidentielle du 28 novembre, ce mercredi 9 novembre par la ville de Kisangani, en Province Orientale. Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, Jacquemain Shabani, a interprété le sens de propos de son président national, Etienne Tshisekedi. Ce dernier contre toute attente, s’est déclaré président de la République avant même la tenue des élections pour lesquelles il est pourtant candidat.

Tshisekedi est annoncé pour ce mercredi 9 novembre à Kisangani en Province Orientale, et le vendredi 11 novembre à Kinshasa au stade des Martyrs pour le lancement officiel de la campagne de l’Opposition fidèle qui se reconnaît en sa candidature. A cette occasion, le programme commun de l’Opposition autour de lui, sera présenté.

Joint au téléphone au cours d’une émission d’une chaîne proche de l’Opposition, Tshisekedi a aussi lancé un ultimatum jusqu’à ce mardi pour la libération de ses partisans embastillés par le pouvoir en place.

En interprète de son maître, au cours d’un point de presse d’hier lundi 7 novembre à la permanence nationale de l’UDPS à Limete, Jacquemain Shabani a tenté de donner la signification de cette autoproclamation. Il s’agit, selon lui, de la volonté de la majorité dans une démocratie. «Cette volonté voudrait que son leader soit le chef. Etienne Tshisekedi nous appelle à prendre nos responsabilités et à cesser de nous lamenter», a-t-il laissé entendre, promettant la démonstration de cette réalité, au travers les urnes au 28 novembre. Le parti cher à Tshisekedi, rassure donc Jacquemain Shabani, est bel et bien dans le processus et croit en la victoire finale, même si, selon lui, les zones d’ombre persistent encore. A ce sujet, Me Shabani interpelle : «L’UDPS constate avec beaucoup d’amertume qu’une grande hypocrisie émaille le processus électoral. Ceci est constaté par des violations systématiques des libertés d’opinion, d’expression et de manifestations. Au nom de l’UDPS et du président Tshisekedi, nous interpellons une fois de plus l’opinion et appelons le peuple congolais à prendre ses responsabilités pour garantir au Congo nouveau un processus transparent», a-t-il dit en substance.

L’ultimatum lancé au pouvoir par le Sphinx de Limete, exigeant la libération de combattants de l’UDPS et des autres opposants, court encore jusque ce mardi à midi. Temps après lequel Tshisekedi, au regard de ses propos, semble se décoiffer de sa casquette de non violent en appelant à la mobilisation de ses bases dans les grandes villes du pays pour une action de force dans les centres pénitentiaires du pays. Le secrétaire général de l’UDPS qui entend mettre en place des stratégies d’action, dans l’éventualité d’une fin de non recevoir à cette exigence, de la part du gouvernement, se montre tout de même confiant. «Ici, nous réitérons l’ultimatum lancé par le président Tshisekedi, récupéré par la base de l’UDPS. Aux premières heures de la journée de mardi nous espérons que pour préserver la quiétude, nos compagnons de lutte détenus seront remis en liberté et pourront participer avec nous dans la campagne électorale… Nous sommes convaincus que la raison va prendre le dessus», a expliqué le secrétaire général de l’UDPS.

Pitshou Mulumba