31 octobre 2011

L'entrée en campagne de Vital Kamerhe en "mangrokoto"

C'est le samedi 29 octobre que le président de l'UNC, Vital Kamerhe, candidat président de la république portant dossard n° 5, a lancé sa campagne dans la salle des Anciens combattants, attenante au Marché de Gambela, devant une foule tout acquise à sa cause.
 
C'est peu avant le coup de 15 heures que VK a fait son entrée au petit trot, se frayant péniblement le chemin dans une marrée humaine drapée pour majeure partie de rouge et de blanc, les couleurs du parti.
 
Avant le mama ya likambo, Vital Kamerhe a chauffé lui-même la salle en s'improvisant non sans succès chef de choeur : toute la gamme était là, de Nzambe aponi yo à Lokuta monene, en passant par la pique du jour "Mokolo tonga, abotoli tonga, okotonga na nini ?" de Grand Maître Franco. Le Mokolo tonga, celui qui a fait que Joseph Azala, n'est plus avec Joseph, alors Joseph tonguera avec quoi ?
 
Cette rengaine annonce bien le ton offensif franchement affiché par l'ancien bras droit de Joseph Kabila. Dans la suite du discours, rien n'aura été épargné à ce dernier. Le social c'est du zéro, les Cinq chantiers : idem, la surfacturation des travaux avec des montants faramineux en dizaines de millions de dollars pour de petits bouts de goudron ...
 
Visiblement, le message avait deux destinataires : les anciens compagnons du camp présidentiel à qui il a dit au revoir (Napesi Kabila na AMP aurevoir na miso na bino) et ceux qui, en nombre non négligeable, continuaient à se demander si Vital Kamerhe n'était pas en train de jouer pour Kabila.
 
Vital Kamerhe s'est montré aussi très conciliant avec son néanmoins adversaire Tshisekedi qu'il n'a pas cessé d'appeler "Vieux na biso". Quid du candidat commun ?
 
Selon Vital Kamerhe, outre nombreuses autres considérations inhérentes à la difficulté légendaire des Congolais à trouver un accord, il a fallu tenir compte de la voix de la base. La sienne (les 100 000 voix qui l'ont élu député et celles qui veulent l'élire président de la république) ne sont pas prêts pour une telle concession. Qu'à cela ne tienne, affirme-t-il, il est totalement concevable que les grands prêtres de l'opposition quadrillent le territoire national de manière à priver Joseph Kabila des bases qu'il n'a pas.

Selon se schéma, Kamerhe se fait fort de bloquer les deux Kivu, le Maniema et une partie du Katanga (le nord, avec le soutien de Mwenze Kongolo, compagnon de route de M'zee Kabila et patron de l'AVK), Tshisekedi verouillerait les deux Kasai et une partie du Katanga (le sud) ainsi que Kinshasa (où Kamerhe se voit en tant que son dauphin), le Bas-Congo écouterait volontiers Ne Muanda Nsemi, qui ne cache pas son soutien à Vital Kamerhe, tandis que Bemba et le MLC drainerait les voix de l'Equateur et d'une partie du Bandundu vers le bon fleuve. Quant au Bandundu, le mauvais bilan de Gizenga suffirait à discréditer ce dernier.
 
Vital Kamerhe estime que les deux premiers du scrutin sont connus à l'avance : Tshisekedi et Kamerhe, ou Kamerhe et Tshisekedi. Dès lors, il estime que les grands partis de l'opposition devraient signer un pacte de non agression et concentrer leurs tirs sur Joseph Kabila. A la victoire finale, il préconise que les deux premiers soient respectivement président et premier ministre. Il est vrai que le schéma ne manque pas de logique. Tshisekedi ne gagnera pas plus de voix en attaquant Kamerhe et vice versa, surtout quand on tient compte de l'étendue infinie du territoire national et ... de l'indisponibilité de tous les avions du pays, loués par le seul camp présidentiel, pour empêcher les autres de battre campagne.
 
A noter que nulle part, VK n'a fait allusion à Léon Kengo wa Dondo, lequel s'était proclamé candidat commun aile Sultani ... On ne l'a pas encore entendu entrer en campagne. Aux dernières nouvelles, il s'est envolé pour l'Afrique du sud (on ne sait pas s'il a un électorat là-bas). De même le leader de l'UDPS n'est pas encore entré personnellement en danse, mais ses lieutenants mettent bien la vapeur. La danse présidentielle se joue pour le moment à trois. Joseph Kabila, après l'entrée en matière avec quelques caravanes motorisées, s'est envolé vers le Maniema, où la langue ne sera pas un handicap pour communier avec la foule. Lingala eleki bilanga na pasi. Le Vieux Tshitshi le bredouille assez bien, tandis que Vital y danse comme un poisson à l'eau, jusqu'à souhaiter le bonjour aux Kinois en disant : mangrokoto, bana Kin ! Des petits mots qui ont leur part de charme dans une campagne électorale où les 90 % des votants n'ont que faire de vos discours sur les projets de société.
 
Et le dimanche, c'était le tour de Camp Luka, d'accueillir au pas de course le Mokolo tonga.
 
Gontcho
 

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Inquiétudes des candidats présidents de la République et députés Tous les vols locaux affichent «full » pour toute la campagne !

La campagne électorale dans l'arrière-pays risque d'être très compliquée pour les candidats autres que ceux de la Majorité présidentielle. Et pour cause ! Toutes les sociétés aériennes couvrant le réseau domestique, affichent «full». Pas de place disponible pour des vols à destination de l'intérieur du pays, devant toute la période de la campagne électorale.

L'explication de ce trop plein des passagers a été fournie, mercredi dernier, à l'Hôtel Memling, par Vital Kamerhe, à l'occasion de la séance d'ouverture du colloque organisé par la Dynamique pour des élections apaisées au Congo.

Le président de l'UNC qui envisage de se rendre dans certaines provinces de la république, pour battre campagne, n'a pas réussi à arracher une place à bord des vols à destination de l'intérieur du pays: Première possibilité de voyager, lui à-t-on dit, après la période de la campagne. D'où sa colère face à une situation qui va le clouer à Kinshasa avec une faible marge de manoeuvres pour les provinces limitrophes de Kinshasa, notamment Bas-Congo et Bandundu. Surpris et déçu, Vital Kamerhe dit ne pas savoir à quel saint se vouer, car comment se déplacer dans les provinces où l'état de routes laisse toujours à désirer?

Tous les avions, a-t-il laissé entendre à ce forum, sont loués par la Majorité présidentielle. Cachant à peine sa déception, il a dit que cela frise la tricherie.

Il s'est alors interrogé comment pourrait-il se déplacer dans ces conditions.

Le problème de plein pour les vols domestiques va certainement handicaper les candidats présidents de la république de l'opposition, qui ne sauront pas sillonne l'intérieur du pays et battre campagne dans les provinces.

Dans tous les milieux de l'opposition, d'autres voix se sont élevés pour dénoncer cette stratégie de freiner les adversaires politiques.

Il est maintenant clair que ceux qui ont battu campagne avant le coup d'envoi de la Ceni, savaient qu'ils allaient empêcher les autres candidats députés de voyager pour l'intérieur. N'est-ce pas qu'en prévision de cette situation, la plupart des membres de cette famille politique se trouveraient à l'intérieur du pays dans des coins où ils n'avaient pas charmé les électeurs?

Une fois de plus, les règles du jeu démocratique qui voudraient que l'on puisse accorder les mêmes chances à tous les candidats, quelle que soit leur famille politique, ne sont donc pas respectées.

La question que d'aucuns se posent est celle de savoir comment donner la chance aux autres concurrents, aujourd'hui bloqués à Kinshasa, d'aller rejoindre leurs bases, eux qui étaient respectueux du calendrier publié par la Ceni.

Une fois de plus, l'opposition est en droit de crier à la tricherie et de réclamer des sanctions.

Sera-t-elle entendue à cette ultime occasion, quand on sait que tout ce qu'elle propose à la Ceni, n'a jamais été adopté par la Majorité?

La question demeure et mérite une réponse pouvant rassurer les autres candidats présidents de la république et les candidats députés de l'opposition ou indépendants. Surtout que tous les acteurs politiques se sont dit attachés à l'organisation des élections libres, démocratiques, crédibles, transparentes et apaisées.

                                                                                                                              JRT

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Réouverture de l'Académie militaire de Kananga Les élèves officiers promettent le développement du corps et de l'esprit

L'académie militaire de Kananga a passé un moment historique dernièrement. Elle a en effet rouvert ses auditoires aux élèves officiers de la 26ème promotion ordinaire, après une longue période de léthargie. Ces candidats officiers sélectionnés à travers toutes les provinces du pays ont pris l'engagement de se conformer sans faille aux us et coutumes militaires:” Devant la plus haute autorité du pays, représentée par le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Charles Mwando Nsimba, ont-il promis de développer leur corps, leur esprit et leurs qualités caractérielles, d'affiner leurs valeurs morales ; et ceci afin de servir loyalement la République en tant que fruits de la Nation.

Aussi, ces stagiaires sont-ils prêt à défendre l'intégrité du territoire national même au prix du sacrifice suprême, à assurer et à participer à la réalisation du bien être de la population. Le Ministre de la Défense Nationale a pris acte de cette promesse au nom du chef de l'état et commandant suprême des FARDC, a-t- il déclaré, avant de les exhorter à respecter leur engagement tout au long de leur parcours à l'Académie;

Outre son hommage au chef de l'état pour sa détermination de faire des FARDC, une armée républicaine, professionnelle et crédible à travers la formation des hommes des troupes à tous les niveaux et ses salutations au partenariat militaire belge et à la mission Eusec pour son implication aux efforts de la réforme des FAR- DC, le chef d'Etat Major Général, le lieutenant général Didier Etumba, s'est lancé dans une véritable leçon du code de bonne conduite aux officiers en devenir. Selon lui, un officier est avant tout un citoyen habité par le sens d'honneur et rompu dans l'art de commander. Le commandant de cette Académie militaire, le général Kibonge qui retraçait l'historique de cette institution jadis école de pupilles, de cadets et de formation des officiers, aujourd'hui Académie militaire de Kananga, a loué la volonté manifeste de participation des uns et des autres à son embellissement, mieux à sa dotation en équipements nécessaires pour son meilleur fonctionnement. Cela, allusion faite à la mission Eusec et aux gouvernements du royaume de Belgique et de la RDC. L'honneur est revenu au Ministre Mwando Nsimba de couper le ruban symbolique de l'inauguration du mess des officiers de l'Académie, entièrement réhabilité et de signer le livre d'or peu après la parade militaire de circonstance.

                                                                                                 St. Hervé M'Buy 

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Kinshasa se demande s'il faut réélire Kabila

Des partisans de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) manifestent, à la mi-octobre, à Kinshasa, pour plus de transparence dans la préparation du scrutin présidentiel. AFPDes partisans de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) manifestent, à la mi-octobre, à Kinshasa, pour plus de transparence dans la préparation du scrutin présidentiel. AFP

La campagne électorale pour la présidentielle a débuté en République démocratique du Congo. Le sortant, Joseph Kabila, est favori. Mais la population, à l'image de Vanessa, se plaint de la pauvreté ambiante.
 Kinshasa.Correspondance


« Je ne sais pas si je vais encore voter pour Kabila », lâche Vanessa. En 2006, cette coquette femme de ménage de 31 ans avait été séduite par Joseph Kabila, proclamé à 35 ans vainqueur de la présidentielle (58,05 %). « Il était jeune, très élégant », se souvient-elle.

Surtout, après avoir succédé à son père Laurent-Désiré assassiné en janvier 2001, « il a accepté de partager le pouvoir avec les rebelles pendant la transition pour que le pays soit calme ».

Onze candidats

Le 28 novembre, 32 millions de Congolais, sur 62 millions, sont appelés à élire leur nouveau président en un seul tour. Les candidatures de onze prétendants ont été validées. Joseph Kabila brigue un autre quinquennat, fort d'un bilan « positif » à la tête de l'immense ex-colonie belge, riche en ressources minières, forestières, hydriques et pétrolières.

À la mi-septembre, il avait notamment évoqué la reprise de l'économie, l'allégement de 12,3 milliards de dollars de la dette, le quasi-retour de la paix dans l'Est, les efforts de reconstruction d'après guerres (1996-1997, 1998-2003), l'amélioration de l'accès aux soins, à l'eau, à l'électricité, à l'éducation, et la hausse substantielle du salaire des fonctionnaires.

« Franchement, coup de chapeau pour les routes ! Elles sont vraiment meilleures. Mais Kabila ne parle que de « la route, la route, la route » ! La vie sociale, il faut qu'il voie un peu ! », se plaint Vanessa, vêtue d'un tee-shirt du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation au pouvoir.

« Les prix ont beaucoup augmenté, la vie est très difficile. Pour faire manger mon mari, mes deux frères, mes deux enfants chaque jour, il me faudrait 20 dollars, mais moi je gagne combien ? », se désole Vanessa, qui peine également à payer les frais de scolarité, les factures et le loyer. Elle touche 152 dollars par mois. Son époux garde du corps en gagne 130. « À l'époque de Mobutu (1965-1997), les militaires recevaient chaque week-end un sac de riz, du poisson, des haricots, du poulet, un bidon d'huile... Ils étaient vraiment gâtés. Aujourd'hui, il n'y a pas de prime, rien ! »

Au final, elle se demande si Joseph Kabila pourra redresser le pays, où plus de 75 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Puis, moins catégorique, elle se ravise : elle n'exclut plus de donner « une deuxième chance » à son champion de 2006.

 Habibou BANGRE.

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Campagne électorale: Tshisekedi doté d’un Boeing, un Jet et d’un Hélicoptère !

 



C’est lui-même, le candidat n°11 qui l’a annoncé à ses militants hier, dimanche 30 octobre 2011, par un duplex sur la Radio Lisanga Télévision. A l’en croire, c’est le mardi ou mercredi prochain qu’il pourra atterrir à Kisangani, Chef-lieu de la Province Orientale. Après Kisangani, le candidat n°11 se rendra successivement à Dungu, Bunia, Buta, Isiro, Beni, Butembo,

Goma, Sud-Kivu, Kalemie, Manono, Kabongo, Kamonia, Maniema, Kalima avant de regagner Kinshasa où un grand rassemblement sera, une fois de plus, organisé au stade des Martyrs pour la signature du programme commun avec ses alliés. De Kinshasa, il se rendra, avec sa jeep décapotable blindée au Bas-Congo, avant de revenir à Kinshasa pour se rendre au Bandundu. Après le Bandundu, le Président de l’Udps se rendra à l’Equateur. Il reviendra ensuite à Kinshasa, avant d’aller boucler la boucle dans le Grand Kasaï, en commençant par le Kasaï-Occidental pour finir par le Kasaï-Oriental. Etienne Tshisekedi a clos son entretien téléphonique en lançant un appel à l’amour de la patrie et du congolais. Pendant son séjour européen et sud-africain, a-t-il dit, en outre, il a eu des contacts très fructueux avec le Parti Socialiste Suédois, le Congrès National Africain, ANC, et d’autres partis frères.

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Campagne électorale : Les Etats-Unis condamnent les violences survenues à Mbuji Mayi

 



Les Etats-Unis ont exprimé leurs inquiétudes face aux violences survenues le vendredi 28 octobre 2011 à Mbuji Mayi, le jour de l’ouverture de la campagne électorale pour l’élections présidentielle. Dans une déclaration faite le week-end dernier à Washington, DC, le porte-parole du Département d’Etat a appelé les acteurs politiques congolais à éviter d’attiser la violence et à renoncer à l’usage de la violence et de l’intimidation durant cette période sensible de campagne électorale. Il a aussi demandé à la Police nationale congolaise de ne pas faire usage de la violence lors des manifestations pacifiques organisées à travers le pays. Les Etats-Unis déplorent la mort d’une personne et des blessés graves à Mbuji Mayi lors de l’ouverture de la campagne électorale. Le vendredi 28 octobre 2011, des affrontements ont eu lieu à Mbuji Mayi entre les militants de l’opposition notamment ceux de l’UDPS et ceux de la majorité présidentielle. La Police est alors intervenue pour mettre fin à ces violences. Le bilan de ces violences fait état d’un mort et de plusieurs blessés. Au cours de cette journée, le véhicule officiel du gouverneur du Kasaï Oriental a été saccagé.  Plusieurs résidences des acteurs politiques de l’opposition et de la Majorité ont connu le même sort. Aujourd’hui, un calme précaire règne dans la capitale de la province du Kasaï Oriental. Selon des sources concordantes, la campagne électorale risque de se dérouler sous forme d’une vive tension au Kasaï Oriental.

Les Etats-Unis qui suivent de près le processus électoral en République démocratique du Congo réaffirment leur soutien à la tenue des élections libres, démocratiques, crédibles, transparentes et apaisées en RDC. Au cours de sa visite effectuée du 4 au 6 octobre 2011 en République démocratique du Congo, la Sous-secrétaire d’Etat à la Démocratie et aux Affaires internationales, Mme Maria Otero a souligné l’appui du gouvernement des Etats-Unis aux élections présidentielle et législatives en RDC. « Beaucoup de Congolais s’engagent à assurer un avenir paisible et démocratique à leur pays, malgré les défis auxquels ils sont quotidiennement confrontés. Nous encourageons les congolais à s’investir pour la tenue des élections apaisées, crédibles et équitables en novembre », a déclaré la Sous- secrétaire d’Etat à la Démocratie et aux Affaires Internationales.

La responsabilité

Pour les autorités américaines, il est donc crucial que tous les acteurs politiques, candidats aux élections présidentielle et législatives placent le bien de la nation au devant du gain politique personnel et fassent trois promesses simples, mais vitales, à leurs électeurs. En même temps, Washington souligne que le gouvernement a certaines responsabilités pendant cette période de campagne électorale. Afin de s’assurer que les candidats ont l’espace pour communiquer avec le peuple congolais et pour donner suite à ces promesses, il est vital que le gouvernement de la RDC, à son tour garantisse l’accès égal et équitable pour tous les candidats aux médias d’Etat, la liberté de réunion et d’expression tout en préservant l’ordre public, la facilité aux candidats de faire campagne librement à travers tout le pays et à permettre aux observateurs et aux journalistes de bien faire leur travail.

Dans un éditorial sur les élections en République démocratique du Congo, l’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, M. James Entwistle a indiqué que ces engagements doivent être pris à la fois par les candidats et le gouvernement. «  Ils sont autant importants pour éviter la violence et la carnage. Ils sont, en définitive, presque une preuve que la démocratie a vraiment pris racine en République démocratique du Congo. A un mois restant avent le jour des élections, il est clair que quelque chose de précieux a commencé. Oeuvrons tous pour une issue heureuse du processus électoral », a conclu l’ambassadeur James Entwistle.

Luc-Roger Mbala Bemba

 

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30 octobre 2011

OLPA préoccupé par l’interpellation des journalistes à Kinshasa et à Mbuji-Mayi

Kinshasa, le 29 octobre 2011. L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), réseau africain d’experts juristes et journalistes volontaires pour la défense et la promotion de la liberté de la presse, est vivement préoccupé par l’interpellation en cascade des journalistes durant cette période de campagne électorale à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) et à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental, au centre du pays. Pierre Tshishiku, cameraman à la Radio Lisanga Télévision Mbuji-Mayi (RLTV), émettant à Mbuji-Mayi, au Kasaï oriental, a été interpellé le 29 octobre 2011 dans la matinée, non loin du siège de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), parti du principal opposant Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle du 28 novembre 2011, dans la commune de Muya. Son interpellation par les agents de la Police nationale congolaise (PNC/Mbuji-Mayi) est intervenue au moment où il filmait des manifestants de l’UDPS que la police tentait de disperser. Il a été conduit à l’état-major de la PNC/Mbuji-Mayi dans la commune de Kanshi, où il a été placé en détention. Plusieurs effets du journaliste ont été confisqués par la police. Sa libération est conditionnée par le seul avis favorable du général Patience Yav Mushid, inspecteur provincial de la PNC/Mbuji-Mayi. Le 28 octobre 2011, Serge Kayeye, cameraman à la Radio Mont Carmel Télévision (RMC TV), émettant à Mbuji-Mayi, a été interpellé par les agents de PNC/Mbuji-Mayi, au moment il effectuait un reportage sur le démarrage de la campagne électorale du Parti travailliste (PT), un parti d’opposition soutenant la candidature d’Etienne Tshisekedi à la présidentielle, dans la commune de Dibindi. Sa caméra a été confisquée et il a été conduit au cachot du district Est de la police, où il a été détenu pendant plusieurs heures avant d’être libéré. A Kinshasa, une manifestation de protestation des journalistes de Congo Media Channel Télévision (CMC TV), une chaîne privée de télévision réduite au silence après une opération de déguerpissement, a été violemment réprimée par la Police nationale congolaise, le 28 octobre 2011, devant le Ministère de la Justice et des droits humains au centre-ville de Kinshasa. A cette occasion, Guy-Roger Tshitenge, journaliste reporter à CMC TV, a été interpellé par les éléments de la police judiciaire des parquets qui l’ont embarqué dans une jeep pour le conduire au cachot de la Direction générale de la Police judiciaire des parquets à Gombe. Il a été détenu pendant trois heures pour être relâché à 20 heures locales. Nathalie Kalombo, journaliste à CMC TV a été aussi tabassée par la police, et elle s’en est sortie avec plusieurs lésions corporelles. Eu égard à ce qui précède, l’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique condamne cette série d’interpellations des journalistes pendant la période de campagne électorale. Ces actes qui ont pour seule finalité d’intimider et de museler la presse, constituent des atteintes graves à la liberté de la presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme. En conséquence, OLPA exige la cessation immédiate des actes d’intimidation contre les médias et les journalistes. OLPA invite enfin le Gouvernement à favoriser l’exercice de la liberté de presse sur toute l’étendue du pays.

La Pros.    


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A un mois des élections, «les Congolais considèrent que les jeux sont faits»

  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

 

 

 

 

Liberation

La campagne pour l'élection présidentielle qui se doit se dérouler le 28 novembre (en même temps que les législatives) a été officiellement lancée ce vendredi en République démocratique du Congo – élection à laquelle se représente le président sortant Joseh Kabila. Et déjà quatre personnes d'un parti d'opposition, le Parti travailliste, ont été tuées le même jour par la police, selon la mission de l'ONU, la Monusco.

Pour Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale d'International crisis group – qui a appelé aujourd'hui avec 40 autres ONG à des élections «transparentes» – ce n'est «pas très surprenant». Selon lui, il faut s'attendre à des violences tout le long du processus électoral.

A quel type de campagne électorale peut-on s'attendre?

On s'attend à une campagne qui risque d'être un peu agitée à Kinshasa, car il y a déjà eu des violences pré-électorales dans la capitale début septembre. Des tentatives de manifester de l'UDPS, le principal parti d'opposition, ont été contrées par une volonté du pouvoir de leur interdire le droit de descendre dans la rue.

L'autre point chaud potentiel est Lubumbashi, au sud-est du pays, à cause de l'antagonisme traditionnel entres les Kasaïens et les Katangais, deux ethnies de la région. Il y a aussi des luttes de baron du parti au pouvoir dans la deuxième ville du pays qui ont entraîné des troubles ces derniers mois.

Le pays peut-il être déstabilisé?

Il y a deux types d'enjeux. Le premier est celui des violences post-électorales mais aussi celui de la stabilité du régime à moyen terme. En 2006, Kabila avait été obligé de faire un gouvernement de coalition. Si on est dans une configuration différente cette fois-ci, avec un gouvernement composé essentiellement de membres de son Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), il peut y avoir des problèmes de stabilité à moyen terme.

Les quatre morts dans la ville de Mbuji Mayi annoncés ce vendredi par la Monusco, ce n'est pas très surprenant, même s'il faut avoir encore les détails pour connaître les circonstances exactes. La Police nationale congolaise, à part dans la capitale, n'est pas formée pour le maintien de l'ordre.

Certains craignent que les élections ne se déroulent pas à la date prévue.

Le timing est serré, les retards se sont accumulés. Pour le moment, le matériel électoral (ndlr: urnes ou bulletins de vote par exemple), qui doit venir de Chine ou d'Afrique du Sud, n'est pas encore là. Les capacités aériennes de la mission de l'ONU, la Monusco, ne seront peut-être pas non plus suffisantes pour distribuer ce matériel électoral dans tout le pays.


Il y a trois scénarios pour le moment. Soit les élections législatives et présidentielle se tiendront bien le 28 novembre, soit elles sont toutes les deux reportées. Troisième possibilité: on ne reporte que les élections législatives, ce qui pourrait entraîner une crise politique et des troubles.

L'opposition a-t-elle une chance de se faire entendre?

Dans la région, les oppositions n'ont pas une grande tradition de remporter les scrutins électoraux. Pour le moment, l'opposition n'a pas été capable d'avoir un candidat unique, donc cela les handicape beaucoup pour la présidentielle. Cependant, pour les législatives, il n'est pas impossible que tous ensemble ils approchent la majorité au Parlement.

On pourrait potentiellement se retrouver avec une situation de cohabitation. Mathématiquement, c'est un scénario probable, après, dans la réalité, on sait que c'est impossible. Pas dans ce pays.

Quel est le profil du principal opposant Etienne Tshisekedi, le leader de l'UDPS?

C'est quelqu'un issu du mobutisme, il a été premier ministre de Mobutu dans les années 70, il a rompu dans les années 80, il a été banni, et a subi une traversée du désert. Au début des années 90, lors de la période de démocratisation, il est revenu et a pris la tête des démocrates, mais cela a raté. C'est l'opposant historique, mais c'est aussi l'éternel perdant. Il a cependant une vraie popularité en RDC.

Les Congolais attendent-ils quelque chose de cette élection?

Contrairement à 2006 lors de la dernière présidentielle, il y a un désenchantement assez fort, notamment chez les électeurs de Kabila. Ceux du Kivu, à l'est du pays, à qui on avait promis que la paix serait restaurée, n'y croient plus. Et l'ouest du pays continue de rester assez opposé au président.

Pour cette élection, il n'y a du coup pas beaucoup d'attente de renouveau. Seuls les militants de l'UDPS pensent que leur candidat a des chances. Les autres considèrent que les jeux sont un peu faits.

Kabila est maintenant au pouvoir depuis dix ans, quel bilan peut-on tirer de son action?

C'est un peu la question que se pose les électeurs. En 2006, il avait fait des promesses très simples dont rétablir la paix dans l'Est et développer le pays: c'était les «5 chantiers». Ces chantiers n'ont eu qu'un début de commencement, assez récent. Il n'y a pas eu un travail d'une grande constance avant.

Sur la corruption par exemple, si on regarde l'index de Transparency international, on voit qu'il n'y a pas vraiment eu de changements. Il y a des paroles, mais il n'y a pas d'actes.


Les pays limitrophes sont souvent déstabilisateurs. Quelles sont leurs positions pour cette élection?

Je n'ai pas le sentiment qu'ils aient une position tranchée. Tout le monde est plutôt attentiste. Ce qui est évident cependant c'est que la période électorale coïncide avec celle des tensions avec Brazaville. Le voisin protège en ce moment le général Munene, qui a été accusé de vouloir comploter contre Kinshasa. Il a déjà été jugé par contumace, la RDC réclame son extradition mais le président Sassou-Nguesso a dit qu'il ne le rendrait pas.

Et, il y a quinze jours, des hommes ont été arrêtés par l'armée congolaise venant du Congo Brazaville. Ils ont déclaré qu'ils venaient destabiliser le régime en place, donc il y a eu à nouveau des tensions diplomatiques.

Du côté du Rwanda, il y a une alliance claire et nette entre Kinshasa et Kigali. En Ouganda, on est ni pour, ni contre.

Recueilli par Quentin Girard

© Copyright Liberation

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Mbuji-Mayi: accrochages entre militants du pouvoir et ceux de l’opposition

 – Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois – Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois

Des partisans de la Majorité présidentielle (MP) et ceux de l’opposition se sont affrontés, ce samedi 29 octobre matin, dans la partie Nord et Est de la ville de Kasaï-Oriental. Ces incidents ont fait des dégâts matériels de part et d’autre. La  jeep officielle du gouverneur Ngoy Kasanji a été sérieusement endommagée.

Les violences ont éclaté tôt le matin de ce samedi au quartier Simis qui constitue le bastion de l’UDPS. Les militants disent avoir été provoqués par le cortège du gouverneur de province qui battait campagne dans cette partie de la ville.

Selon des témoins, la résidence d’un sportif, garde du corps du gouverneur, a été mis à sac et celle de la présidente de l’ACDD, un parti politique proche du pouvoir, endommagé par les membres du parti de l’opposant Etienne Tshisekedi.

En  représailles, les militants du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), qui soutient Joseph Kabila, ont attaqué la résidence d’un candidat député de l’UDPS, située juste à côté de la représentation dela Banque centrale du Congo (BCC). Sur place, tous les insignes du parti ont été arrachés et mis à feu.

La police a saccagé la permanence de l’UDPS au quartier Simis, ont indiqué les mêmes sources.

Le secrétaire fédérale chargé de la communication de l’UDPS/Mbuji-Mayi, Jean Pierre Dikoma, a appelé les militants de ce parti au calme:

«Nos combattants doivent garder leur moral toujours très haut. Ils ne doivent pas céder à la provocation et ne doivent pas non plus provoquer les gens, pour que nous puisions atterrir en douceur.»

Ce samedi, jusqu’à midi (heure locale), les deux camps se regardaient toujours en chien de faïence.

Appel de la Ceni

Suite à cette tension qui a prévalu à Mbuji-Mayi, samedi, soit un jour après le lancement officiel de la campagne électorale pour la présidentielle et législatives du 28 novembre, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) se dit préoccupée.

La police a dispersé les militants de l’UDPS, vendredi 28 octobre, alors qu’ils lançaient la campagne électorale de leur parti à Mbuji-Mayi.

Déjà la veille tard dans la soirée, à la suite des affrontements entre militants de l’opposition et de la majorité, le conseil provincial de sécurité s’est réuni.

Au terme de la rencontre, le porte-parole du gouvernement provincial a annoncé que l’UDPS est interdite de manifestation sur la voie publique durant toute la campagne électorale, prévue jusqu’au 26 novembre.

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La campagne commence mal : deux morts à Mbuji-Mayi

La campagne commence très mal, deux morts enregistrés à Mbuji-Mayi, tous issus des rangs de l’UDPS, selon la Radiokapi. Les militants de l’UDPS ont été empêchés de battre campagne par autorités provinciales au motif que leur parti n’a pas signé le code de bonne conduite de la CENI.

A Kinshasa, les choses se sont passées dans le calme. Le coup d’envoi de la campagne électorale a été lancé hier à minuit par le pasteur président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, qui revenait cette même nuit d’Afrique du Sud. L’homme est déterminé. Il rassure que les élections auront lieu le 28 novembre, qu’il pleuve ou qu’il neige.

Ngoy Mulunda a donné des directives de campagne aux partis politiques. Il a fait remarquer que tous les candidats membres des partis politiques ou indépendants étaient en droit de battre campagne librement. Cependant, ces derniers ne sont pas autorisés à coller les affiches et leurs effigies aux édifices publics. La campagne doit se faire suivant les normes de la démocratie et du respect des lois de la République, a expliqué Ngoy Mulunda. Ce dernier invitait les candidats à éviter les insultes et à ne pas véhiculer les propos de la haine. Quant à la campagne elle-même, en tout cas, elle a effectivement débuté. Déjà la nuit même d' hier, les candidats ont procédé à l’affichage de leurs photos chacun dans les coins stratégiques de sa circonscription. Des panneaux gravés de l’image du président sortant Joseph Kabila ont été montés et placés dans les différents carrefours de Kinshasa. «Na Raïs, 100% sûr», c’est cela le slogan de campagne de la majorité. Quand les autres formations politiques s’apprêtent à se lancer dans la campagne, ceux de la majorité prennent le devant. La majorité a largué des panneaux mobiles de Kabila sur les grandes artères de la Capitale. Entre temps, l’UDPS qui s’est également lancé dans la campagne attend la date du dimanche 30 octobre pour se jeter totalement dans l’eau avec ses alliés à l’occasion d’un grand rassemblement au stade Tata Raphaël. Qu’à cela ne tienne, les drapeaux de l’UDPS, de l’UNC, MLC sont visibles un peu partout dans la ville. Les jolis panneaux géants fixes ou mobiles de Kabila n’attirent personne dans la ville de Kinshasa. On pouvait entendre au passage des pro-Kabila ou de ces fameux panneaux mobiles des slogans du genre, «c’est fini pour Kabila, c’est la fin de Kabila, le temps vient de sonner pour que Kabila quitte le pouvoir». Nos sources à l’intérieur du pays rapportent la même chose, que les fidèles de Kabila passent inaperçus. Personne ne fait attention à eux. Sur le boulevard du 30 juin, un carnaval de jeunes du PPRD a été même chahuté.
                                                                                            John TSHINGOMBE

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