30 juin 2011

Fortes pressions contre les irrégularités dans l’enrôlement Udps: un sit-in lundi prochain à la CENI !

Le parti cher à Etienne Tshisekedi organise ce lundi 04 juillet 2011, un sit-in au siège de la CENI, Boulevard du 30 juin, dans la Commune de la Gombe. Objectif ? Dénoncer les irrégularités constatées dans l’opération de révision du fichier électoral.

L’Udps évoque, en effet, des cas d’enrôlement des mineurs, militaires et policiers. Le parti d’Etienne Tshisekedi y ajoute aussi ce qu’il qualifie de sous-estimation de l’électorat de Kinshasa et dans d’autres circonscriptions électorales. C’est M. Jacquemain Shabani, SG de l’Udps, qui a donné l’information le mercredi 29 juin, lors d’un point de presse tenu au siège du parti. Aussi, l’Udps exige-t-elle que soit publié le fichier électoral sur le site de la CENI et l’accès à son serveur central, la présence des témoins des partis politiques et des observateurs au centre de traitement et la prolongation de la période d’enrôlement pour toutes les provinces, y compris Kinshasa.

Côté CENI, l’on signale la présence sur terrain, s’agissant de l’enrôlement des mineurs, d’une équipe d’enquêteurs à Kalemie et Moba. Elle est composée, entre autres, du Coordonnateur de la Section Electorale de la Monusco de Lubumbashi, du logisticien du hub électoral de Kalemie, du point focal électoral UNPOL, du responsable de la sécurité (MONUSCO)…Sur place, des investigations sont menées avec la société civile locale, l’Administrateur du territoire et les membres du centre d’inscription incriminé.

A l’issue de toutes ces investigations, signale-t-on, un rapport sera rendu public. L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, le parti cher à Etienne Tshisekedi passe a l’action, dès ce lundi 4 juillet 2011, pour dénoncer les irrégularités observées ça et là dans l’opération de révision du fichier électoral. Ses militants, des dizaines des milliers, se sont donné rendez-vous ce premier lundi du mois de juillet au siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Boulevard du 30 juin, où ils ont prévu un sit-in.

Notons qu’il y a à peine une semaine lorsque, au sortir de son audience avec Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’Onu, M. Etienne Tshisekedi avait exprimé des inquiétudes quant à la tenue des élections transparentes et crédibles dans le délai. ‘‘Vous me posez là une question que je me pose moi- même et qui préoccupe tous les Congolais. La manière dont les élections se préparent ne garantit pas que nous les aurons cette année-ci d’abord, et si nous les avons, qu’elles seront crédibles et transparentes’’, répondait le lider maximo à une question de la presse sur les irrégularités constatées dans l’opération de révision du fichier électoral.

La CENI en avance ? L’on retiendra que parmi les exigences de l’Udps, certaines ont déjà trouvé solution. D’autres, peut-être, sont en voie de l’être. Au sujet de la prolongation, le mercredi 29 juin 2011, soit le même jour de la tenue de la conférence du SG de l’Udps, la CENI prenait la décision de prolonger de 10 jours, l’opération de révision du fichier électoral dans six provinces, à savoir : le Bandundu, l’Equateur, le Kasaï-Oriental, la Province Orientale et les deux Kivu. En ce qui concerne la ville- province de Kinshasa, la situation fera l’objet d’un examen et d’une décision ultérieure, signale un communiqué de la CENI. Pour ce qui est de l’électorat de Kinshasa, le Président de la CENI, conscient du faible taux d’enrôlés dans la Capitale, a lancé le samedi 25 juin 2011, à la Foire Internationale de Kinshasa, une grande campagne de sensibilisation, d’éducation civique et électorale à l’intention des Kinoises et Kinois. Cette campagne est menée sur terrain par les Bourgmestres et les Chefs de quartiers des 24 communes de Kinshasa.

La CENI qui n’entend nullement badiner, a frappé un préposé à la Logistique au territoire de Dekese dans la province du Kasaï Occidental. Il est reproché à celui-ci d’avoir volontairement instruit les membres des centres d’inscription de ce territoire à poursuivre l’enrôlement des électeurs au-delà du délai de 10 jours supplémentaires accordés par le Bureau de la CENI dans son communiqué du 06 juin 2011. La CENI a profité de cette intransigeante décision pour rappeler à tous ces agents, le respect strict des instructions.

C’est donc fort probable que tous ces détails soient fournis aux combattants et combattantes de l’Udps ce lundi au siège de la CENI. Il sied de noter que, selon les statistiques publiées à Kinshasa par la Monusco, quelques 28.187.000 personnes se sont déjà fait enrôler au 26 juin dans l’ensemble du pays, sur 31.000.000 d’électeurs attendus, de loin supérieur à 2006 où 25.000.000 d’électeurs avaient pris part aux opérations de vote.

La Pros.

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Des bagarres aux sources d’eau potable à Nganza (Kananga)

Kananga, Des  bagarres se multiplient sans cesse ces derniers temps aux sources d’eau potable situées au quartier urbain de N’sele, dans la municipalité de Nganza, à Kananga, au Kasaï Occidental.

L’affluence de plus en plus remarquable des ménagères, qui tiennent à être servies, chacune la première, fait que ces sources sont prises d’assaut tous les jours dès quatre heures du matin par les mamans et autres jeunes filles principalement pour s’approvisionner en eau potable, devenue rare dans cette  ville.

La REGIDESO s’étant montrée incapable de fournir l’eau à toute la population, à cause de l’insolvabilité des clients, il est conseillé à l’autorité de mettre sur pied des comités de gestion de  ces  sources d’eau potable pour préserver la paix sociale, en mettant de l’ordre dans la fourniture de cette denrée. ACP/BUM.-


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Canadienne de croissance crée une caisse d’épargne à Kananga

L’entreprise Canadienne de croissance est une entreprise de droit canadien spécialisée dans les activités de parrainage économique qui œuvre dans les deux Kasaï. Elle a mis en place à Kananga au Kasaï occidental une caisse d’épargne et de crédit dénommée «Kasaïenne d’épargne et de micro crédit canadien».

Cette caisse propose des crédits aux maraichères, aux étudiants confrontés au problème de paiement des frais de scolarité et aux opérateurs économiques.

Elle prête aux maraichères environ 20 USD avec lesquels elles achètent des semences. Lors de la récolte, elles remettent à la caisse une partie de leur production.

Canadienne de croissance compte organiser un forum économique dans les deux Kasaï au mois d’Août pour créer des liens d’affaire entre les opérateurs économiques américains et canadiens et ceux des ces deux provinces de la RDC.

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30 juin 1960 – 30 juin 2011 : «Sortir de la logique du «Nzambe akosala !» Dieu pourvoira !


Une vue de l’église saint Joseph à Anderlecht. Photo CIC

C’est le message interpellant lancé dimanche 26 juin 2011 lors de la célébration eucharistique organisée par l’Asbl «Groupe Epiphanie» à l’occasion du 51ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Congo ex-belge. La date du 30 juin tombant un jour ouvrable en Belgique, en l’occurrence un jeudi, les abbés Gilbert Yamba et Alphonse Kanyinda, respectivement président et secrétaire général de cette association, ont convié les chrétiens et les «amis du Congo» à passer un moment de méditation le dimanche 26 juin. L’adresse n’a pas changé : l’Eglise Saint-Joseph de la commune bruxelloise d’Anderlecht.

C’est devenu un rituel. Le «Groupe Epiphanie» - qui regroupe des prêtres congolais de Belgique – a pris l’habitude d’organiser des célébrations eucharistiques à l’occasion des dates symboliques du 4 janvier (fête de martyrs de l’indépendance) et du 30 juin (proclamation de l’indépendance du Congo).

Dimanche 26 juin, les Congolais sont venus nombreux à ce rendez-vous annuel. Plusieurs Belges de souche étaient également présents. Les organisateurs disent avoir adressé une invitation à l’ambassadeur de la RD Congo à Bruxelles. Personne n’a aperçu l’ombre de l’ambassadeur Henri Mova Sakanyi ou celui de son délégué. «L’ambassade considère le Groupe Epiphanie comme une organisation de l’opposition politique, réagit un curé congolais. Aujourd’hui, le pluralisme politique est pourtant consacrée par la Constitution…»

Hymne à l’action

Le principal temps fort a été l’homélie prononcée par Père Karl. Celui-ci s’est livré à une sorte d’"hymne à l’action". Pour avoir côtoyé les chrétiens congolais non seulement au Congo mais aussi en Belgique où fleurissent des «groupes de prière», ce prêtre belge n’est pas allé par quatre chemins en fustigeant le fatalisme ambiant dans la société congolaise. Selon lui, ce fatalisme se manifeste par la fâcheuse habitude à attendre tout du ciel. Comme pour rappeler aux chrétiens le fameux adage «aide-toi et le ciel t’aidera», ce prêtre de marteler : «Nous devons arrêter de clamer constamment que Dieu pourvoira». En lingala : «Nzambe akosala !» «Nous devons d’abord agir, a-t-il ajouté. Nous ne devons appeler Dieu à la rescousse qu’en ultime recours et non avant d’avoir accompli tout ce qui est humainement possible».

Pour ce prélat catholique, le chrétien congolais épuise son énergie à «pleurnicher» à crier à tout va que «Nzambe akosala» alors que «Dieu lui a tout donné notamment l’intelligence». Père Karl de rappeler à l’assistance que ce sont les Congolais qui doivent promouvoir le «Congo nouveau». Pour lui, «le changement doit commencer en chaque Congolais». «Les grands changements commencent par des petits changements», a-t-il ajouté. Et de conclure : «Vous devez raconter à vos enfants l’histoire passée et présente de votre pays y compris le Congo que vous rêvez pour demain.»

Après cette interpellation vint la lecture des "intentions de prière" dans les quatre langues nationales. Comme à l’accoutumée, chaque intervention a été suivie par un chant entonné par la chorale qui "zappait" du Kikongo, au lingala en passant par le Tshiluba et le Swahili. Une manière de célébrer l’unité nationale dans la diversité. Prenant la parole à son tour, abbé Alphonse Kanyinda a eu ces mots : «Nous avons des devoirs envers notre pays le Congo avant d’exiger des droits». Curé à Wavre, Faustin Kwakwa a enfoncé le clou en rappelant à l’assistance que «l’avenir du Congo est à reconstruire par des actes et non par des discours creux.» Du fil en aiguille, il a regretté de voir les partis politiques congolais «fonctionner en ordre dispersé». Et d’inviter les organisations politiques à s’unir dans le cadre d’une «synergie» dont le but est, selon lui, «de donner au Congo une alternance». Pour lui, «cette alternance doit se construire autour d’une personne» à désigner. Dans cette perspective, «les Congolais de la diaspora doivent peser de tout leur poids pour faire promouvoir le changement.»

Fonctionnaire belge d’origine congolaise, Didier Kapenga de murmurer à l’oreille de l’auteur de cet article : «L’église commence à se mêler de la politique. N’est-ce pas une confusion de rôles?». Que lui répondre sinon que le «pouvoir spirituel» n’intervient généralement sur le terrain politique que lorsque le «pouvoir temporel» faillit à sa mission au service du bien commun. Ancien étudiant aux facultés Notre-Dame à Namur, «Didier» dit convenir avec Père Karl sur la nécessité d’entretenir les enfants congolais sur l’histoire de leur pays. «Un de nos professeurs en économie nous disait souvent, dit-il, que le sous-développement est propre aux peuples qui doutent de leur capacité à s’en sortir. Nous devons effectivement raconter à nos enfants l’histoire glorieuse de notre pays et notre détermination de sortir des difficultés actuelles.»

«Fraternité sans frontières»

Certains participants à cette célébration eucharistique se sont étonnés de la présence d’un «prête blanc» pour prononcer l’homélie qu’ils venaient d’entendre : «Fallait-il franchement faire appel à un prêtre belge de souche pour prononcer une telle homélie dont le contenu concerne au premier chef les Congolais? N’est-ce pas une autre démonstration de notre esprit de dépendance?». Contacté à ce sujet, l’abbé Jean-Pierre Mbelu a réagi : «L’Eglise développe une fraternité sans frontières. Le Père Karl est un ami du Congo». Et d’ajouter : « L’Eglise étant universelle, il n’y a guère de problèmes de dépendance. Bien au contraire, elle développe en son sein l’interculturalité.»

Lors de l’eucharistie organisée à l’occasion des festivités commémoratives du 50ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Congo, plusieurs intervenants avaient interpellé l’assistance sur le chemin parcouru mais aussi sur la situation des droits et libertés. L’assassinat du militant des droits de l’Homme Floribert Chebeya venait d’avoir lieu une vingtaine de jours plus tôt. A l’époque, Fidèle Bazana Edadi n’était que "disparu". «L’indépendance n’est pas une fin en soi, mais elle est un processus à réaliser», déclarait Faustin Kwakwa avant d’ajouter : «Il faut nous rendre compte que l’avenir du Congo est à construire par les Congolais d’abord. Nous sommes les premiers responsables de notre propre devenir. (…).» Gilbert Yamba ne disait pas autre chose : «Nous sommes acteurs et créateurs de notre destin. Le moment n’est-il pas venu de chasser le démon de la peur qui nous incite à nous lamenter au lieu d’agir ?»

Lors de la fête de la Nativité le 25 décembre 2010, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya invitait les Congolais «à un sursaut national».

Quand va-t-on assister à l’émergence et au réveil de l’homme congolais en tant qu’acteur de son destin?

B.A.W (Congoindépendant)

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29 juin 2011

Selon un sondage exclusif Les Points Kengo, Kamerhe puis…

 

Selon un sondage exclusif Les Points

Kengo, Kamerhe puis Tshisekedi, les politiciens les plus performants de la RDC

L’institut Les Points a réalisé du 18 au 21 juin 2011 à Kinshasa un sondage d’opinion sur les hommes qui font parler d’eux dans la capitale congolaise au soir de la première législature. Dans le présent sondage les Points, il ne s’est pas agi d’enquêter sur la cote de popularité, ni sur les intentions de vote, mais plutôt sur le jugement que la population porte sur la capacité des politiciens congolais de gérer les affaires publiques.

Le vent des élections nourrit les ambitions des politiciens conscients du fait qu’on fait la politique pour conquérir le pouvoir à tous les échelons, le conserver afin d’exploiter sa vision exprimée dans le projet de société. Cependant, certains de ces leaders politiques nourrissent parfois des ambitions démesurées et pour le besoin d’exercer le pouvoir pour le pouvoir.
Face à cette situation, les députés et sénateurs ont renforcé, à travers la loi électorale, les conditions d’éligibilité des prétendants aux hautes charges publiques dans les institutions républicaines à savoir la présidence de la République et le Parlement. Ces institutions sont désormais consacrées aux détenteurs d’un diplôme de graduat et aux personnalités ayant préalablement exercé un métier administratif, économique ou autre pendant cinq ans.

Au-delà de ces considérations, il est établi que l’exercice de certaines lourdes fonctions exige notamment une connaissance éprouvée dans les domaines essentiels de la vie publique, la maitrise des institutions de l’État et une expérience avérée. Ainsi, le président de la République, les sénateurs et députés doivent avoir l’étoffe requise et être réellement des hommes d’État aguerris. C’est l’idéal pour toute nation qui se veut sérieuse.

C’est dans ce sens qu’un questionnaire a été soumis à la population kinoise du 18 au 21 juin 2011 afin d’évaluer les performances des politiciens congolais. Ont été sélectionnées, les présidentiables ayant exprimé leurs ambitions de se porter candidats à ce poste ainsi que les chefs des institutions notamment le gouvernement, et les deux Chambres du Parlement.
Globalement il en ressort que l’espace politique congolais soufre d’une carence de leadership politique capable de relever les nombreux défis auxquels fait face le pays actuellement. La présente enquête ne concerne ni la cote de popularité ni les intentions de vote, simplement un jugement que la population porte sur la capacité des politiciens congolais de gérer les affaires publiques.

Le trio explosif en tête Contre toute attente, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo se positionne à la première marche du palmarès avec 29%. Selon les sondés, il jouit d’une forte capacité politique et maitrise parfaitement les institutions de la République et est capable de créer un courant de paix et d’unité nationale, ainsi que d’entretenir des bonnes relations avec la communauté internationale pour l’intérêt de la République. Son passé à la tête de la magistrature de l’ex-Zaïre et du gouvernement, associé à ses fonctions au perchoir du Sénat font de lui le politicien congolais le plus performant de la RDC. Il est suivi de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, jugé très proche de la population. Plein de dynamisme pour un Congo nouveau et l’éclosion de la démocratie, son rôle pour l’aboutissement du dialogue inter congolais et son épatant passage au secrétariat général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) sont encore frais dans la mémoire de la population. Il est au coude à coude avec le sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi, à qui l’on reconnaît la rigueur et la lutte contre l’impunité. Ils font respectivement 22%.

Rex Yakorum (La Référence)

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La Prospérité : Mabi : tous les secrets de Mobutu dévoilés !

Véritable archiviste, Economiste de renom, pointillé dans les analyses, le Professeur Evariste Mabi Mulumba, Sénateur de son état, se vend de nouveau sur le marché du livre. « Le Congo-Zaïre : les coulisses du pouvoir sous Mobutu ». Il s’agit d’un témoignage de l’homme qui a su pénétrer, pendant longtemps, les arcanes du régime du Maréchal Mobutu dont il dévoile, du reste, tous les secrets.

mabi_mulumbaTirant des leçons du passé avec un fonctionnement des institutions politiques issues d’une gouvernance sui generis, qui porte les germes de sa propre destruction, la République du Zaïre, a fait savoir Evariste Mabi Mulumba, a produit une société de type original avec des comportements bien des fois atypiques. D’où, le sens de son interpellation vis-à-vis de la classe politique congolaise pour qu’elle gère, témoigne, agisse et vive autrement, de façon à ne pas replonger, une fois de plus, le peuple Congolais dans le gouffre. C’est-à-dire, dans les erreurs du passé. Hier, 28 juin 2011, au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, l’ouvrage « Congo-Zaïre : Les coulisses du pouvoir sous Mobutu. Témoignage d’un ancien Premier Ministre », a été porté sur les fonts baptismaux, en présence de la crème tant intellectuelle que politique de la République Démocratique du Congo.

 

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La colère de Tshiamba ya Bende

Sous une pluie fine de ce matin de juin, je tirais Muenda Nende qui s’arrêtait tout le temps pour regarder les passants sous leurs parapluies. Comme j’avais toute mon attention sur lui, une voiture qui passait non loin de là, roulant sur un aqua planning a failli m’éclabousser. De toutes mes forces, j’ai sauté un peu plus loin pour éviter le pire. C’est au moment où je jurais entre mes dents que je l’ai apercue. 

     -        Bonjour Tshiamba ! Quel temps tu nous amènes là ce matin !

-        Mukaj’a tshiluwa, je marmonne entre les dents et à haute voix, je lui dis : « Le temps de canard, comme disent les Français ».  

 S’approchant, elle me fait remarquer :

 -        Tu n’as pas bonne mine aujourd’hui. Il s’est passé quelque chose ?

Mais comment lui dire qu’effectivement, il se passe quelque chose de bizarre dans la rédaction du Grand Kasai, que je n’étais pas d’accord avec mon chef qui me demande d’écrire des choses qui me mettraient en conflits avec mes lecteurs ?

Elle m’observe attentivement. Sûrement que mon silence prolongé va renforcer ses convictions. Alors, là, tel que je la connais, il faudra que je trouve une parade. Mais quoi ? Lui dire que mon chef a recu un commentaire pas très beau de la part de mukalenge Kalala qui lui reproche un prétendu parti pris pour l’UNC de Kamerhe, d’être faiseur des rois ? Madame Petkova ne comprendrait rien. Elle me répondrait : « Et où est ton problème là dedans ? » Mais ce qu’elle ne sait pas est que mon chef me demande de rédiger à mukalenge Kalala pour lui expliquer la situation. Mais pourquoi ne le ferait-il pas, lui-même ? Mushika nkunde wa batoke eu kena ne tshiumvuidi nansha kakese ! Comment lui dire que Kalala menace de ne plus me lire si le chef continue de parler de Kamerhe ? Comprendrait-elle si je lui parler de mon tourment : Le chef me demande de dire à Kalala que nous ne sommes pas des faiseurs des rois, mais plutôt des vrais démocrates. Mais ce n’est pas mon point de vue, à moi. Ne ngenze tshinyi ?

 -        Madame Petkova, je vais bien. J’ai seulement quelques ennuis de santé, mais tout va bien. J’étais simplement en train de penser à un article que je vais publier ce soir.

 Alors, elle me harcèle de questions :

-        De quoi vas-tu parler ? De Strauss-Kahn ? De Tshishekedi ( oh la la ! Elle ne sait même pas prononcer le nom de Ya Tshitshi ! Tshishekedi !)

Je lui demande si elle a écouté la dernière chanson dont j’avais posté le link. Les Congolaises et les Congolais demandent à Ya Tshitshi de le retourner au Rwanda. Elle me demande, sans attendre :

 -        « de retourner qui au Rwanda ? ».

-        Tu as toujours été une femme intelligente. Comment ne sais-tu pas de qui on parle ?

Je lui crie en partant : Atshio ntshikutangile. Tu le sauras un jour. De retour à la maison, je lui ai envoyé ce link : http://www.youtube.com/watch?v=1rb9YQSy_pc

Tshiamba ya Bende

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28 juin 2011

Dekese: fichier électoral, les agents de la Ceni contraints de poursuivre l’opération

 – De gauche à droite, en badge jaune, des opérateurs de la CENI, en train d'enregistrer un homme ce 7/05/2011, dans le cadre de processus électoral en RDC. Radio Okapi/Ph. John Bompengo – De gauche à droite, en badge jaune, des opérateurs de la CENI, en train d’enregistrer un homme ce 7/05/2011, dans le cadre de processus électoral en RDC. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Une vingtaine de membres des centres d’inscription venus de Kananga sont bloqués à Dekese, au Kasaï-Occidental, depuis le 23 juin. Les agents locaux de sécurité les obligent à poursuivre la révision du fichier électorale (RFE) alors que celle-ci est officiellement achevée. L’information a été rapportée, ce lundi 27 juin à Kananga, par un contrôleur technique provincial, Olivier Tshiawu Tshisekedi, qui s’est échappé de Dekese avec le concours d’un militaire des FARDC.

Les agents de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont été bloqués au niveau de rivières Lukeni et Sankuru qui séparent les territoires de Dekese et de Mweka, selon Olivier Tshiawu Tshisekedi:

«Dès lors que nous avons reçu l’ordre d’arrêter les opérations [de RFE] dans le territoire de Dekese, il nous a été demandé d’acheminer les CD finaux. Curieusement, lorsque nous venions pour traverser [la rivière Lukeni], nous avons reçu l’ordre [de la part des agents] de la sécurité qu’aucun membre de la Ceni ne pouvait traverser.»

Selon Olivier Tshiawu Tshisekedi, cet ordre venait du préposé à la logistique locale de la Ceni pour contraindre tous les agents électoraux venus de Kananga à poursuivre l’enrôlement sur place à Dekese.

Il a affirmé avoir réussi à quitter Dekese «grâce au concours du commandant [local] des FARDC.»

«Les opérations continuent dans trois villages, notamment à Bosango, Ilongaba et Inkokoloka et cela sous pressions de l’équipe cadre de la commission électorale au niveau local», a-t-il précisé.

Informé, le ministre provincial de l’Intérieur, Mwamba Kantu-Ka-Njila, dit avoir instruit la police pour remettre de l’ordre sur le terrain.

 

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Kasaï-Oriental: la Miba a vendu 20 000 carats de diamant

 – Une drague Miba déjà operationnelle. – Une drague Miba déjà operationnelle.

La Société minière de Bakuanga (Miba) a procédé, lundi 27 juin, à la vente de 20 000 carats de diamant produits au cours du mois de juin. La vente a eu lieu dans les installations de l’entreprise à Mbuji-Mayi, elle a généré 550 000 USD.

L’administrateur directeur général (ADG) de la Miba, Jeffrey Ovian, a affirmé que cette vente respecte le processus de Kimberley.

Le processus de Kimberley est un régime international de certification des diamants bruts, qui réunit gouvernements et industriels du diamant, dans l’objectif d’éviter de négocier sur le marché mondial, l’achat des diamants présentés par des mouvements rebelles dans le but de financer leurs activités militaires.

Selon lui, les acheteurs de diamant installés à Mbuji-Mayi doivent en profiter pour contribuer à la relance de la Miba et de l’économie de la province.

L’Agence nationale de renseignement (ANR), l’Office congolais de contrôle (OCC), et la Direction générale des douanes et assises (DGDA) ont été représentés lors de cette vente.

Jeffrey Ovian a annoncé que la prochaine vente doit être organisée au cours de la troisième semaine du mois de juillet.

C’est la quatrième vente organisée par la Miba depuis la reprise de sa production, le 9 Février. Le comité de gestion de la société s’en félicite. La dernière vente remonte au 27 mai. 12 000 carats de diamant ont été vendus.

Lors de la première vente de diamant qu’elle a organisée le 26 mars, 1 482 carats ont été vendus au prix de 38 USD le carat. 6 000 carats ont été vendus au cours de la deuxième vente, survenue le 26 avril.

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Le maire de Mbuji-Mayi victime d’un jet de projectiles

Le maire de Mbujimayi, Jean-Paul Ntambwe Kasanzu, a été blessé à la tête, le dimanche 26 juin. Il a été victime d’un jet de projectiles au cours de la campagne d’assainissement de la ville. L’incident est survenu dans la commune de Dibindi.

Jean-Paul Ntambwe Kasanzu a affirmé, le mardi 28 juin, que cet acte était intentionnel. Selon lui, il est lié à la campagne de salubrité de la ville qu’il a lancée depuis le 17 Juin.

Une brigade est chargée de démolir les kiosques et les étales  installés sur la voie publique.

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