17 avril 2011

La Ceni se dit prête pour l’élection du nouveau gouverneur du Kasaï-Occidental

 

 – Pasteur Ngoy Mulunda, président de la Ceni, ce 3/3/2011 à Kinshasa lors de la remise et reprise avec la Cei – Pasteur Ngoy Mulunda, président de la Ceni, ce 3/3/2011 à Kinshasa lors de la remise et reprise avec la Cei

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Ngoy Mulunda, a assisté le dimanche 17 avril à Kananga à une séance de simulation de vote organisée par le  bureau local de la Ceni.

Le lundi 18 avril doit se tenir l’élection du nouveau gouverneur de la province du Kasaï-Occidental. Les quinze candidats gouverneurs ont clôturé leur campagne électorale le samedi 16 avril dans la soirée.

La Ceni affirme avoir pris toutes les dispositions pour que le scrutin se tienne dans la salle du bâtiment administratif de la province.

Le secrétaire exécutif provincial de la Ceni explique que le quorum de l’assemblée provinciale doit être atteint avant de procéder au vote.

«Si  le quorum n’est pas atteint, l’élection sera reportée de quarante-huit heures,» a-t-il précisé.

L’élection du nouveau gouverneur du Kasaï-Occidental est la première organisée par la Ceni. Ngoy Mulunda est arrivé à Kananga le dimanche pour la superviser.

Interpellé à Tshikapa par les agents de la Direction générale de migration (DGM) le samedi puis conduit à Kinshasa le même jour, le député provincial Miaka Mia Bilenge est rentré à Kananga le dimanche.

Son interpellation, révélée par des sources sécuritaires locales, a provoqué des vives protestations parmi les députés provinciaux, les candidats à l’élection du nouveau gouverneur ainsi qu’au sein de la société civile locale.

 

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Muamba poussé à la démission



Les jours de François Muamba au MLC sont comptés. Selon des sources dignes de foi, le camp d’Adam Bombole et Fidèle Babala -ce  directeur de cabinet de Jean-Pierre Bemba connu comme un appointé chez André Kimbuta- a décidé de pousser le secrétaire général du MLC à la démission.

Les mêmes sources rapportent que 48 heures ne s’écouleront que le complot contre Muamba sera mis en exécution. Muamba est opposé à l’idée de présenter la candidature de Bemba à la prochaine élection présidentielle. Un avis partagé par nombreux qui craignent que dans une telle hypothèse, l’électorat du MLC rapporte ses voix à l’UDPS ou à une autre force de changement. L’UDPS en a connu l’expérience en 2006 quand ses partisans ont décidé de rallier Bemba en sanction à Joseph Kabila.

Paul Muland (congonews)

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16 avril 2011

L’Opposition se prononce contre le calendrier de Ngoy Mulunda

Les responsables des partis de l’opposition affiche complet se sont retrouvés au siège du MLC à la Gombe, sans le secrétaire général, François Muamba Tshishimbi, le mardi 12 avril pour répondre au pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la CENI sur son projet du calendrier électoral. La séance a été modérée par le secrétaire général adjoint du MLC, Thomas Luhaka.

En effet, dans une déclaration commune lue par le député Kiakwama, l’ensemble de l’opposition r-dcongolaise a rejeté à l’unanimité le calendrier de Mulunda, parce que n’étant pas conforme au délai constitutionnel. Pour parvenir à cette déclaration commune, le vendredi 8 avril dernier, les responsables des partis de l’opposition s’étaient retrouvés au cabinet du député ODR, Gilbert Kiakwama Kiakiziki sur boulevard du 30 pour prendre position sur la proposition de la CENI. La position prise faisait suite à celle prise déjà par l’UDPS. Toutefois, l’UDPS s’était jointe à ses partenaires de l’opposition pour parler d’une même voix. Tout en saluant la démarche du bureau de la CENI, l’opposition s’est montrée très critique envers le gouvernement qu’il tient pour responsable de ce qui se profile comme un échec quant à l’organisation des élections dans le délai constitutionnel et dans un climat apaisé.
L’opposition considère que l’organisation des élections dans le délai constitutionnel est un impératif avec lequel, elle ne peut transiger. Les opposants estiment qu’à ce stade, on ne petit plus parler des contraintes d’ordre légal, logistique et budgétaire. Ce qui traduit selon elle un enlisement du processus électoral dont le gouvernement seul emporte la responsabilité. L’opposition a réaffirmé que faute de la tenue des élections dans le délai légal, l’actuel président de la République, Joseph Kabila, au-delà du 6 décembre 2011 deviendra illégitime. Par ailleurs, l’opposition s’est dite favorable au maintien du couplage des élections présidentielles et législatives, telle que proposé par la CENI. C’est le seul point de convergence entre l’opposition et la CENI.

Les chefs des partis de l’opposition ont fustigé la confiscation des médias publics par la majorité au pouvoir et leur utilisation à des fins électorales. Ils déplorent également le retard volontaire dans la mise en place du Conseil supérieur de la communication, de l’audiovisuel et des médias, CSCAM. Ensuite, l’opposition condamne la politisation des FARDC, la police congolaise, l’ANR (transformée en police politique au service de la majorité au pouvoir), l’administration publique, la territoriale et les entreprises publiques. Celles-ci, arborent de façon ostentatoire l’insigne avec l’effigie du chef de l’Etat, candidat à sa propre succession.
Sur la question de la révision constitutionnelle, l’opposition se prononce pour le maintien du scrutin proportionnel à plus fort reste dans les circonscriptions à plus d’un siège. Et le scrutin majoritaire dans les circonscriptions à siège unique.

John Tshingombe

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La visite de l’ambassadeur américain chez Tshisekedi fait mal

 



Les défilés des ambassadeurs des pays puissants du monde auprès du leader de l’opposition sont significatifs et de taille. Ceci exprime sans doute la confiance que ces nations font au président de l’UDPS en ce qui concerne l’alternance.

Des sources diplomatiques rapportent même que la communauté internationale qui a constaté sans doute comme tous les r-dcongolais, l’échec patent de l’actuel régime, mise désormais sur la personne d’Etienne Tshisekedi pour la relance du système politique, social, culturel et économique de la R-dCongo.

A cet effet, Entwisle, l’ambassadeur des Etats-Unis a rendu visite au président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba le 12 avril dernier à sa résidence de Limete. Entwisle a qualifié cette rencontre de visite de courtoisie. Mais, en tout état de cause, le diplomate américain a fait savoir qu’il a évoqué la question électorale avec Tshisekedi. Ils ont parlé, explique-t-il de la loi électorale, de l’importance d’un processus électoral transparent dans lequel les candidats peuvent circuler sans intimidation aucune, de l’accès de tous les candidats aux médias publics et la nécessité pour la presse d’exercer son travail dans un climat de liberté. Entwisle a expliqué par ailleurs que les questions relatives à la modification de la loi électorale était une affaire des Congolais. Quant aux Américains, ils ne s’en tiennent qu’à la liberté de la presse, au respect des libertés, des droits constitutionnels, des droits des citoyens et à la transparence du processus électoral.
Selon Moleka, le porte-parole d’Etienne Tshisekedi, la visite de l’ambassadeur américain était très intéressante dans ce sens que les Etats-Unis sont un membre important du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Et Moleka d’ajouter que le président de son parti a fait part de son souhait de voir le futur mandat de la MONUSCO être renforcé en ce qui concerne le processus électoral, notamment dans ces phases préélectorale, électorale et postélectorale. Les discussions entre Tshisekedi et Entwisle ont tourné également sur la situation politique, économique et sociale du pays. Albert Moleka a déclaré à la presse que les deux personnalités ont aussi évoqué là situation des droits de l’homme en R-dCongo, laquelle situation, les ONG la qualifient de catastrophique. En fin des comptes, faisait savoir le porte-parole de Tshisekedi, le voeu de l’ambassadeur des Etats-Unis, c’est de voir la R-dCongo organiser les élections libres, transparentes et démocratiques. La visite de l’ambassadeur américain ne peut donc pas faire mal à certains, pour la simple raison que plusieurs autres personnalités internationales ont rendu des visites officielles ou secrètes à Tshisekedi. Pas plus tard que le mois passé, le leader de l’opposition r-dcongolaise avait reçu tour à tour la visite de l’ambassadeur britannique et d’André Flahaut président de l’Assemblée belge, qui était accompagné de l’ambassadeur de la Belgique en R-dCongo.

John Tshingombe (Congonews)

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Fin de la campagne pour l’élection d’un nouveau gouverneur du Kasaï occidental

 

 – Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga. – Siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.

La campagne électorale pour l’élection du gouverneur du Kasaï occidental doit se clôturer ce samedi 16 avril à minuit (locales). Depuis deux jours, chaque candidat essaie de convaincre les députés provinciaux  sur son programme d’action.

Kananga vit, depuis jeudi 14 avril, au rythme de la campagne électorale. Les quinze candidats engagés dans la course tiennent des conférences de presse dans chaque coin de la ville.

Ce vendredi, la société civile locale a organisé la présentation d’une synthèse du plan d’action de chaque candidat gouverneur.

Tous les prétendants s’engagent à assurer le développement durable du Kasaï occidental pour les dix mois qui restent pour la législature actuelle.

Ils promettent à la population locale notamment:

  • la sécurité alimentaire
  • de l’eau potable
  • l’électricité et
  • l’accélération de la réhabilitation des infrastructures routières.

Dans une déclaration faite à la presse, la nouvelle société civile congolaise/ section Kasaï occidental, invite les députés provinciaux à élire «un homme qu’il faut à la place qu’il faut», celui qui maîtrise les réalités de la province.

Les candidatures des «pré commandés» sont à décourager, ont martelé les activistes de la société civile.   

Selon le calendrier publié, vendredi 4 mars, par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) l’élection du nouveau gouverneur du Kasaï occidental doit intervenir le 18 avril à Kananga. La publication des résultats définitifs, par la cour d’appel de Kananga, devrait intervenir le 22 avril.

Les députés provinciaux doivent élire le successeur Trésor Kapuku, qui a démissionné, le 23 février, après un long séjour à Kinshasa, où il a été appelé en consultation notamment dans le cadre d’une affaire judiciaire qui l’opposait à un réceptionniste des établissements Kin Med.

Tension politique

Cette campagne se déroule dans un environnement politique particulier.

De Kinshasa, par exemple, le gouverneur sortant a été empêché de regagner Kananga, ce vendredi 15 avril, selon ses proches, qui n’ont pas précisé par qui. Ils ont, toutefois, indiqué que la présence de Trésor Kapuku dans cette ville pendant cette période fait peur à certains politiciens de la province.

Un député provincial, qui anime depuis quelques mois une dissidence au sein de l’assemblée provinciale, en séjour dans la capitale congolaise, a été lui aussi empêché de retourner à Kananga.

En outre, le public kanangais a assisté ce vendredi à la clôture bicéphale de la session de janvier  à l’assemblée provinciale; les deux groupes rivaux de députés n’ayant pas harmonisé leurs vues.

A cela s’ajoute la demande de  report, au 23 avril, de ce scrutin. Cette requête du bureau de cette assemblée à la Ceni a été rejetée par cette dernière, qui tient au respect de son calendrier.

 

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Kasaï oriental: le mandat de trois députés provinciaux invalidé

 

Trois députés provinciaux du Kasaï oriental, perdent leur mandat à l’assemblée provinciale. La décision leur a été communiquée, vendredi 15 avril, lors de la clôture de la session parlementaire de janvier.

Ces députés sont ainsi frappés pour les absences prolongées non justifiées et non autorisées à plus d’un quart des plénières de cette session. Il s’agit de:

  • Kabala Ilunga Mbidi Francois,
  • Muasa Muteba Pascal Clement et
  • Muendele Katuambi Lukusa.

La décision portant invalidation de leur mandat a été signée par le président du bureau de l’assemblée provinciale  ce même vendredi.

Le président de cette institution s’appuie sur la motion incidentielle, adoptée dans la plénière du 7 avril, sur les absences des députés aux séances plénières ainsi que le rapport du cabinet du rapporteur de l’assemblée provinciale sur les relevés des présences des députés aux séances plénières.

Selon cette décision, les députés dont les mandats sont invalidés disposent de huit jours pour introduire un recours par écrit au bureau de l’assemblée provinciale.

De leur côté, les députés concernés crient au scandale, ils parlent d’un parallélisme de forme. Selon eux, il s’agit simplement d’un règlement de compte à leur endroit.

Cependant  dans les milieux des députés provinciaux, les avis sont partagés. Certains pensent que le règlement  intérieur est respecté. D’autres disent que la procédure d’invalidation de mandat de leurs collègues n’a pas été suivie. Ils soutiennent que seule la plénière est le lieu indiqué pour valider et  invalider le mandat d’un élu du peuple.

 


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La mutinerie s'étend au Burkina Faso

Une nouvelle caserne militaire s'est joint à la révolte. Des militaires se sont livrés à des pillages la nuit dernière.

 

Manifestation contre le gouvernement du président Blaise Compaoré, le 8 avril 2011 à Ouagadougou,

Manifestation contre le gouvernement du président Blaise Compaoré, le 8 avril 2011 à Ouagadougou, au Burkina Faso. (© AFP Ahmed Ouoba)

 

Des soldats de trois casernes de Ouagadougou sont descendus dans les rues dans la nuit de vendredi à samedi et tiré en l’air et se sont livrés à des pillages dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques au 3e jour de leur mutinerie. Des tirs ont été entendus jusqu’à 4 heures (6 heures en France) dans plusieurs endroits de la capitale. La mutinerie, entamée jeudi, s’est étendue à une nouvelle garnison, celle de Kambo-Nsin, à 5 km du centre-ville, après les camps Guillaume-Ouédraogo et Sangoulé-Lamizana, dans la capitale.

Des militaires ont pillé des magasins d’électro-ménager et des bijouteries dans le centre-ville et dans des quartiers périphériques, selon des témoins. Des badauds se sont joints à ces pillages, selon les mêmes sources.

Conséquence: des commerçants du principal marché de Ouagadougou, furieux des pillages qui sévissent depuis trois jours, ont incendié samedi le siège du parti au pouvoir dans la capitale. Ils étaient des centaines à attaquer le siège du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir), sur la principale artère de Ouagadougou, l’avenue Kwame Nkrumah, dans le quartier des affaires de la capitale, avant d’y mettre le feu. Les banques, habituellement ouvertes ce jour de la semaine, sont restées fermées.

Mutinerie de la garde présidentielle

Le chef de l’Etat burkinabè Blaise Compaoré doit résister depuis février à des mouvements de colère multiples, dont ceux de soldats. Cette récente mutinerie a entraîné la dissolution du gouvernement dirigé par le Premier ministre Tertius Zongo, et le limogeage du chef d’état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, remplacé par le colonel-major Honoré Nabéré Traoré.

Le mouvement de révolte a débuté jeudi soir dans deux casernes de la capitale, dont l’une dans l’enceinte de la résidence à Ouagadougou de Compaoré. Le président a dû se rendre pendant quelques heures à Ziniaré, sa ville d’origine, à une trentaine de kilomètres au nord, avant de revenir en son palais vendredi matin.

«On revendique beaucoup de choses», a affirmé à l’AFP un des mutins, citant «les primes de logement» et alimentaire. «Depuis ce matin, ils ont leur argent, tout le monde l’a eu», a affirmé un officier de la garde, sans préciser le montant et le nombre de soldats en ayant bénéficié.

Cette grogne survient après des mouvements, fin mars, de militaires en colère qui protestaient contre la condamnation et l’emprisonnement de certains de leurs camarades inculpés dans des affaires de moeurs et de viols. Ils s’étaient emparés d’armes de guerre dans des garnisons de plusieurs villes, dont Ouagadougou, avaient déjà tiré en l’air dans les rues, pillé des boutiques et libéré certains de leurs camarades emprisonnés. Le président Compaoré avait alors rencontré toutes les composantes de son armée à l’issue des rencontres, annoncé la «fin de la crise».

Des mouvements de jeunes

Avant les protestations des militaires, son régime avaient été secoué par des mouvements de jeunes, à la suite de la mort à Koudougou (centre) d’un étudiant de 23 ans, Justin Zongo, lors d’une manifestation. Cette mort a provoqué d’autres manifestations, souvent violentes, à travers tout le pays qui ont fait six morts à Koudougou et dans ses environs.

Puis, il y a une semaine, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Ouagadougou et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays contre le régime de Compaoré, 60 ans, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987.

La contestation à laquelle fait face Blaise Compaoré survient au moment où celui auquel il a toujours accordé son soutien, l’Ivoirien Alassane Ouattara, vient d’accéder au pouvoir à Abidjan après l’arrestation de leur ancien ennemi commun, Laurent Gbagbo. Devenu un temps médiateur dans la crise en Côte d’Ivoire où vivent au moins trois millions de Burkinabè, Compaoré y a pris une part importante en soutenant dès 2002 la rébellion à Laurent Gbagbo, alliée à Alassane Ouattara.

(Source AFP)

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La « dépouille » du MLC livrée à Tshisekedi et Kamerhe

 

 

Au MLC de Jean Pierre Bemba, l'air est devenu irrespirable. Alors que toutes les autres formations politiques s'attèlent à bâtir des stratégies pour la prochaine campagne électorale, au MLC, deuxième parti politique sur l'échiquier national, l'heure est à une « ivoirisation » du parti.
En public, les caciques de ce parti parlent d'une petite crise interne, mais dans les salons de la ville haute, résonnent déjà des cliquetis d'armes, prélude à unes véritable guerre des tranchées entre les deux factions antagonistes qui ne demandent désormais qu'à en découdre.

La crise qui couvait déjà depuis bien longtemps a éclaté il y a quelques jours. Tout semble être parti du dimanche 10 avril denier, quand François Mwamba, secrétaire général du parti, assumant l'intérim du président national, Jean Pierre Bemba, reçoit un groupe d'élus et hauts cadres du MLC, signataires d'un mémo à lui destiné. Ce texte enjoint au secrétaire général de prendre ses responsabilités, de tirer les conséquences de l'empêchement du président national et de convoquer le colloque des co-fondateurs pour enfin parvenir à la convocation du Congrès du parti, seul organe habilité à endosser les candidatures aux différents scrutins à venir.

Il se raconte dans la ville que François serait en réalité le commanditaire de ce fameux mémo, qui devait lui servir de prétexte pour agir et faire bouger les choses. Il se dit que le secrétaire général du parti aurait eu vent, quelques semaines avant, de l'intention de son président Jean Pierre Bemba, de se présenter comme le seul candidat du MLC à l'élection présidentielle, bien qu'embastillé dans une cellule de la CPI. François aurait ainsi tenté un passage en force pour se faire désigner comme candidat à l'élection présidentielle par un Congrès acquis à sa cause, et qui aurait art préalable constaté l'incapacité de Jean Pierre Bemba à postuler.

Entre Tshisekedi et Kamerhe

D'autres analystes estiment que ce qui se passe au MLC est l'implosion d'un parti qui, en l'absence de son chef charismatique, a perdu ses repères, et voit se déchainer toutes les forces centrifuges. En soulevant une partie de cadres du MLC acquis à sa cause, François Mwamba, qui semble ne plus croire à la pérennité de son propre parti, toujours dirigé à partir de la Haye, cherchait un bon motif pour prendre définitivement ses distances d'un parti où tout le monde convient, il n'a jamais su véritablement s'imposer comme le dauphin tout désigné de Bemba.

Pendant toutes ces années de conduite du parti, en l'absence de Bemba, François n'aura jamais été qu'un secrétaire général, et pas un président ad intérim, Il n'a jamais su imposer un leadership propre. Il a toujours travaillé sous l'ombre d'un Bemba absent. C'est ce dernier qui a toujours été le preneur de décision. Bemba est toujours là. Effectivement, quelques heures après, une autre faction du parti, conduite par l'Honorable Adam Bombole, obéissant sans doute à Un mot d'ordre venu de la Haye, dénonçait l'initiative des pétitionnaires d'obédience Mwamba. Cette faction là clamait haut et fort que Jean Pierre Bemba restait le seul candidat du parti à la prochaine élection présidentielle. En fait, s'extériorise ici un combat toujours latent: pour l'aile du MLC représentée par les cadres élus de l'Equateur, il ne peut être question de confier les rênes du parti à un ressortissant de l'espace kasaïen. Cette aile dure soupçonne en effet François Mwamba d'avoir des penchants pour le leader de l'UDPS, Etienne Tshisekedi. L'on sait que le secrétaire du MLC est un ancien lieutenant de Tshisekedi dont il représenta même le parti en Europe. Beaucoup d'amis du secrétaire général du MLC n'hésitent plus à lui conseiller de penser à son avenir politique. On rappelle que Bemba a à ce point veillé à ne pas accorder à François Mwamba la chance de s'imposer qu'il a préféré confier les destinées de sa plateforme « Union pour la Nation » à Clément Kanku, un allié au MLC. Au point où en sont les choses, il faut à François Mwamba beaucoup de réalisme, analysent certains, car dans son fief de Kabeya Kamwanga, François a besoin du soutien du patriarche des lieux, Etienne Tshisekedi, pour se faire élire à la députation. Voilà pourquoi, la carte MLC brouillée, on lui prête maintenant l'intention de créer sa propre formation politique qui serait en fait un satellite de l'UDPS.

Soupçons, accusations de trahison, suspicions, ainsi va la vie ces derniers temps au sein du MLC. Adam Bombole lui-même, malgré ses proclamations de fidélité répétées, est loin d'être à l'abri de la suspicion générale qui atteint lés cadres du parti. Lui, on l'accuse d'avoir des sympathies très prononcées pour le leader de l'UNC, Vital Kamerhe, à qui il chercherait à vendre son morceau du MLC, en guise de dot. Il n'est pas jusqu'au bien nommé Fidèle Babala, pourtant connu comme un inconditionnel de Bemba, qui ne se trouve pointé du doigt. Certains prédisent que lui n'attendrait que le moment propice pour rejoindre corps et biens les rangs de l'UNC de son grand ami Vital Kamerhe.

                                                                                                     Otis Basunga (le climat tempéré)

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Clément Kanku dénonce

Yengo et Mukalayi convoqués au Parlement !

Le chantier eau et électricité serait-il saboté à Kinshasa et à l’intérieur du Pays ? C’est la question que s’est posée Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua devant la Représentation Nationale, ce jeudi 14 avril 2011, à travers une motion d’information.

Alerté par les kinois sur la panne, la 3ème du genre, du poste de Lingwala, qui plonge ainsi une grande partie de la Ville-Province dans le noir, et qu’il faudra attendre, tenez vous bien, 6 mois avant que la situation ne revienne à la normale, l’élu de Dibaya pense que l’heure est venue, pour l’Assemblée Nationale, de passer à l’action. Pourquoi, par exemple, a-t-on ‘‘ inauguré, en grande pompe, une usine de traitement d’eau à Kinshasa alors que les robinets demeurent toujours secs pendant que les factures, elles, sont paradoxalement exorbitantes. Que des colonnes des gens, enfants et vieux, en quête d’une goutte d’eau, le matin’’.

Partant, il a exhorté la plénière à convoquer d’urgence, les ADG Yengo Massampu de la Snel et Jacques Mukalayi de la Régideso pour qu’ils aillent expliquer aux élus du peuple, le pourquoi de ce dysfonctionnement.

Il a été demandé à l’Honorable Clément Kanku de muer sa motion d’information en une question orale avec débat que le Bureau de la Chambre Basse enverrait directement aux Comités de gestion de la Snel et de la Régideso. Ceci mettrait également Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba, le Ministre de l’Energie, sur ses gardes.

Motion d’Information de l’Honorable Clément Kanku Bukasa:

Honorable Président ;
Honorables membres du Bureau ;
Honorables Députés, et Chers Collègues,

La République Démocratique du Congo est confrontée aujourd’hui à une crise énergique sans précédent, alors que ce chantier constitue le pilier du développement de ce pays. Le contrôle, on en a fait dans cette salle, des travers les questions orales, écrites mais sans aucun résultat.

C’est pourquoi, je viens encore sensibiliser la représentation nationale sur l’incapacité du gouvernement à satisfaire le besoin en énergie de la population. Telle une fatalité, la situation ne fait que s’empirer. Le spectacle désolant que nous continuons à voir à travers nos villes est tout simplement pathétique, il suffit de voir les colonnes des gens, enfants et vieux le matin à la quête d’une goutte d’eau.

Honorable Président,

Gouverner c’est prévoir mais pour les responsables de ce secteur, on navigue à vue, on réagit après coup ; la preuve aujourd’hui c’est le poste de Lingwala qui vient encore de subir une panne, plongeant une fois de plus une grande partie de la ville dans le noir. On nous informe que pour revenir à la normale, il faut attendre au moins six mois. Rappelons que c’est la 3ème fois que ce transformateur est réparé en quelques années. Chaque fois, ça coûte une bagatelle de 200.000 USD.

Alors, je me demande : ‘‘y a-t-il un réel problème de compétence ou plutôt une volonté manifeste de saboter ce chantier ?’’ Autrement, je ne comprends pas comment la situation ne s’améliore pas.  On nous a fait défiler, il n’y a pas longtemps, un transformateur qui a rendu l’espoir à la population kinoise mais hélas, cela ressemble à un effet d’annonce parce qu’il n’y a toujours pas d’impact réel sur la desserte en électricité. On a inauguré en grande pompe une usine de traitement d’eau à Kinshasa, mais les robinets sont toujours secs. Alors que les factures de la Régideso et de la Snel, elles, sont toujours exorbitantes.

Honorable Président,

Combien de temps allons-nous encore accepter cette défaillance de ces services ? Combien d’enfants doivent encore mourir dans les couveuses et combien des gens doivent encore continuer à souffrir à cause de cette situation pour qu’on agisse à l’Assemblée nationale ?

C’est pourquoi j’exhorte la plénière à convoquer en urgence l’ADG de la Snel et de la Régideso pour qu’ils viennent nous dire ce qui se passe et pourquoi ce dysfonctionnement ?

Je vous remercie.

La Pros.    


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Kasaï Oriental: l’opération de révision du fichier électoral suspendue à Lodja

 

 – Une vue du siège de la Ceni à Kinshasa, ce 28/03/2011. Radio Okapi/Ph. John Bompengo – Une vue du siège de la Ceni à Kinshasa, ce 28/03/2011. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

L’opération  de révision du fichier électoral dans le territoire de Lodja a été  suspendue depuis jeudi 14 avril jusqu’à’ à nouvel ordre.  C’est ce qu’a indiqué  le bureau national de la commission électorale nationale indépendante.Cette mesure qualifiée de conservatoire, fait suite aux menaces dont sont objet les agents de la Ceni affectés à Lodja pour la supervision de cette opération.

Selon le vice président de cette institution, toutes les atteintes à l’intégrité des agents de la Ceni constitue une cause de non affectation.

Jacques Ndjoli  appelle les autorités politique et administrative à prendre une résolution pour sécuriser les personnels de la Ceni dans ce territoire.

Il indique que les membres de la Ceni sont en danger suite aux conflits ethniques.

Il faut qu’on cesse d’intimider, de faire peur et de  vouloir désorienter le travail de la Ceni, a-t-il ajouté.

Le bureau  provincial de la Ceni indique également qu’il est en contact avec l’inspection provinciale de la police pour la sécurisation des soixante dix-huit centres  d’inscription  déjà opérationnels sur l’ensemble du territoire de Lodja.

Face à cette situation, le gouvernement provincial a rappelé l’administrateur de Lodja à Mbuji Mayi.

 

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