19 avril 2011

A propos des élections, Laurent Monsengwo, comme Etienne Tshisekedi, enjoint les jeunes à voter utile

Le cardinal Laurent Monsengwo a pratiquement donné une leçon d’éducation civique aux jeunes venus assister à la messe qu’il avait célébrée dans le cadre du dimanche des rameaux au stade de Martyrs. Comme Etienne Tshisekedi, il leur a demandé de voter utile aux prochaines élections.

monsengwo_archevEtienne Tshisekedi wa Mulumba, à son arrivée à Kinshasa dernièrement avait déclaré dans son adresse à la population : « si on vous donne l’argent pour les élections, prenez-le ! C’est votre argent. Mais lorsque vous serez seul dans l’isoloir, votez utile ! »

Dans son homélie lors de la messe célébrée dans le cadre du dimanche des rameaux au stade de martyrs, le cardinal a donné pratiquement une leçon d’éducation civique aux jeunes, estimés à 50000, venus y assister. Il leur a demandé d’être des citoyens responsables, capables de se mettre au service de leur pays et de s’éloigner de l’oisiveté et de la criminalité sous toutes ses formes. Surtout, il a fait appel à leur sens civique pour voter utile lors de prochaines élections.  

Il est grand temps que les états-majors des partis d’opposition, la société civile et les associations de droits de l’homme oeuvrant en République Démocratique du Congo puissent relayer un tel discours. Car, le changement auquel le peuple aspire passe par le changement des mentalités. Voter utile, c’est voter l’homme ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut.

Coup de chapeau au cardinal !

 

Lumbamba Kanyiki

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CPI, Bemba lavé par le Procureur Général de la RCA Kinshasa, le 19/04/2011

   

Cela peut paraître insolite à ce stade du procès débuté le 22 novembre 2010, à La Haye, au Pays-Bas, où il est écroué depuis mai 2009. Jean-Pierre Bemba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de bénéficier d’un soutien, et non de moindre, indique une dépêche de la CPI du 11avril 2011. Appelé à témoigner dans le Procès Bemba Gombo/c le Procureur de la CPI, M. Firmin Feindiro, Procureur Général de la République Centrafricaine, a affirmé que l’implication de Bemba dans le commandement de ses hommes sur terrain est un montage grossier à exclure. En effet, au terme des enquêtes diligentées en début du mois d’août 2003, et après avoir entendu plus de 300 victimes, Firmin Feindiro est arrivé à la conclusion que les hommes de Bemba étaient sous les ordres de Ferdinand Bobayake, Chef de la sécurité présidentielle de Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par la rébellion dirigé, à l’époque, par François Bozizé, l’actuel Président de la République. Il l’a fait savoir au cours du procès lors de son contre-interrogatoire par l’équipe de la défense de Bemba. Ce faisant, la défense de Bemba, conduite par Me Aimé Kilolo, s’est vu conforté par cet argumentaire.

La Pros.   

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Renforcement des capacités du personnel des radios communautaires des deux Kasaï

 

Quinze directeurs, techniciens et marketeurs des radios communautaires des deux Kasaï, partenaires de la Fondation Hirondelle, ont suivi du 11 au 14 avril à Mbuji-Mayi, dans l’enceinte de l’hôtel TANKO, un atelier de renforcement des capacités, organisé par cet organisme suisse.

L’atelier qui était subdivisé en trois groupes selon les qualités de chaque participant, a permis aux Managers ou directeurs des Radios, de renforcer leurs capacités sur la gestion des ressources humaines, l’organisation financière d’une radio, la conformité par rapport aux exigences de l’Etat congolais et comment générer des recettes par des revenus annexes.

L’objectif poursuivi par l’organisateur est de permettre aux gestionnaires des radios d’avoir la maîtrise de gestion pour pérenniser les activités malgré des conditions de crise. C’est ce qui a constitué d’ailleurs l’essentiel du module apporté aux agents commerciaux des radios qui ont appris comment aborder des annonceurs et surtout comment les convaincre pour les aider à faire progresser les affaires à travers des campagnes de publicité. Le monde de la presse audiovisuelle étant dominé aujourd’hui par l’outil informatique, les producteurs ou techniciens ont eu à s’imprégner des techniques de montage audio numérique pour une bonne qualité du son à la radio. La facilitation était assurée par M.M. Michel Colin, Nestor et Mme Virginie Ebner, respectivement consultant et chargée de mission à la Fondation Hirondelle en RDC. ACP/Mask

 

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18 avril 2011

Le PPRD annule son meeting du 24 avril

Le PPRD a annulé sa manifestation prévue le 24 avril à Kinshasa au terrain Sainte Thérèse à Ndjili. Ce programme annoncé avec fracas a été vu comme une provocation contre la sortie de l'UDPS le même jour au stade Tata Raphaël.

Ce report est justifié dans les rangs du PPRD par une crainte de confrontations musclées entre partisans de l'opposition et ceux de la majorité. Certains ténors du parti au pouvoir évoquent un fair-play pour éviter un bain de sang inutile.

La guerre des foules a bien été testée le jour du retour triomphal du Sphinx de Limeté début décembre dernier à Kinshasa. Une parenthèse chargée de leçons de popularité dans un camp comme dans l'autre. A observer de près les dépenses engagées pour tenir les derniers meetings, le PPRD aurait des caisses vides. Du moins, le parti souffrirait de convaincre les mandataires des entreprises publiques à remobiliser des fonds nécessaires pour gagner des militants à coup des pièces sonnantes et trébuchantes.

congonews

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BRAS DE FER AU MLC Bemba chasse François Muamba

La bataille risque d'être âpre tant le camp du SG démis dit ne pas sentir concerné par la mesure prise par le bagnard de La Haye et promet la résistance.

C'est un big bang, De sa cellule de La Haye, Jean- Pierre Bemba Gombo, le président du MLC, a pris la terrible décision de se séparer de son secrétaire général François Muamba Tshishimbi. La nouvelle a été transmise au secrétaire général adjoint chargé de la Politique et des Stratégies, Thomas Luhaka Losendjola, celui-là même qui avait remplacé l'ancien secrétaire général et ex-speaker MLC sous la transition 1+4, Olivier Kamitatu, chassé du parti comme un pestiféré.

Luhaka a été instruit de convoquer ce lundi 18 avril 2011, une réunion du Collège des fondateurs du parti au cours de laquelle, il se chargera de communiquer aux membres l'importante communication du président national. Dans la soirée, Luhaka a fait circuler ses cartons d'invitation sans en faire parvenir un à Muamba.

«Nous vous prions de prendre part à la réunion du Collège des fondateurs, qui aura lieu ce lundi, le 1 8/04/2011 à 10 heures précises au siège national du parti. Compte tenu de l'importance de l'ordre du jour -la situation du parti-, votre présence est vivement souhaitée» peut- on lire sur le carton qui porte bien la signature du député Thomas Luhaka. Mais les Romains vont s'empoigner. Et la bataille risque d'être âpre tant Muamba s'y semble paré et certains membres du Collège des fondateurs boudent la décision de Bemba. Si le SG donnait déjà l'impression de savoir ce qui l'attendait et avait déjà levé l'option de livrer une bataille interne , les fondateurs proches de lui disent ne pas se sentir concernés par cette mesure qu'ils rangent dans la catégorie délire. «Bemba est en train de disjoncter.

Comment, alors qu'il lui est interdit d'exercer les activités politiques, il se permet de révoquer le secrétaire général et de désigner quelqu'un qui n'a pas qualité pur convoquer le Collège des fondateurs», interrogent-ils. Un proche de Muamba a confie que le SG ne peut même pas se rendre à une telle rencontre parce qu'il ne peut pas être convoqué par un subalterne. Tard dans la soirée, un membre du Collège des fondateurs faisant partie des signataires du mémo à la base du séisme a laissé entendre que la mesure de Bemba va leur faciliter la tâche.

 Le fondateur suggère même que Muamba convoque une réunion de son camp peu après celle de l'avenue du Port. Vendredi 15 mars, le secrétaire général adjoint en charge de l'Idéologie et du Programme, Jean-Lucien Busa, avait déjà fait des déclarations qui faisaient comprendre que le chairman n'allait pas tarder à rugir. Maintenant que c'est chose faite, que reste-t-il t-il encore à ce parti que de se résigner à ne devenir que l'ombre de lui-même, Selon certaines indiscrétions, outre la résistance interne, le camp Muamba se propose de saisir les instances judiciaires en vue d'être départagés et de savoir si l'acte posé par le prisonnier Bemba peut sortir des effets. Tout au long de l'instruction de l'affaire qui l'oppose au procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo et depuis le début du procès, Bemba a toujours nié avoir commandé les troupes de l'ex-ALC dépêchées à

Bangui, arguant qu'il était en Afrique du Sud, que ces dernières opéraient SOUS les ordres de feu le président Ange-Félix Patassé. Avec la révocation de Muamba, il a fini par démontrer que même loin de ses hommes, et même interdit d'activités politiques, il a les moyens de manoeuvrer et de manipuler ses hommes. En comptabilisant ainsi le nombre de tous ceux qui pourraient rejoindre la fronde et prendre faits et cause pour François Muamba, que représentera encore le MLC tant à Kinshasa que dans la partie ouest de la RD-Congo? On sait, en effet, que le parti du chairman tirait le gros de ses troupes -élus des provinces de l'Equateur, de la ville de Kinshasa, du Bas-Congo et un peu du Kasaï, en l'absence d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba, revenu entre temps au mieux de sa forme politique.

A présent que les troupes vont se disperser, avec la liberté prise par José Makila à l'Equateur, et l'éviction du groupe de François Muamba, comment le MLC pense-t-il aller aux élections face à des partis et à des cartels aussi puissants que la MP ou la machine UDPS? En attendant la bataille politique et judiciaire qui s'annonce longue, le parti de Bemba aura du mal à revenir à son niveau de 2006 où il faisait la pluie et le beau temps.

Achille Kadima Mulamba(AfricaNews)

 

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"Compaoré n’a pas d’autre choix que de négocier sa sortie politique"

Au Burkina Faso, face à la contestation qui s’étend depuis plusieurs jours, le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, doit "céder du terrain sur le plan politique", estime Germain Bitiou Nama, directeur du journal "L’Évènement".
Par Thibault LIEURADE (texte)
 

La situation s’envenime au Burkina Faso. Ce lundi, des jeunes ont manifesté violemment contre la répression des autorités à Koudougou, à l’ouest de Ouagadougou. Dans le même temps, la mutinerie des soldats, qui réclament le versement de leur solde, s'est étendue à l'agglomération de Kaya (centre). Ce dernier mouvement de protestation avait débuté dans la capitale, samedi, avant de toucher les villes de Pô, située à proximité de la frontière avec le Ghana, et de Tenkodogo, dans le sud-est.

Preuve que le pouvoir cristallise les colères, à Koudougou le siège local du parti au pouvoir, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), ainsi que la résidence de l'ex-Premier ministre (limogé la semaine dernière), Tertius Zongo, ont été incendiés.

Vendredi, le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, avait dissous le gouvernement et limogé le chef d'état-major des armées, le général Dominique Djindjéré, pour tenter de ramener le calme dans le pays. Insuffisant, à en croire les évènements de ce lundi.

Quelles solutions lui reste-t-il alors ? Il n’en a qu’une seule, selon Germain Bitiou-Nama, directeur de la publication du journal "L’Évènement" : commencer dès à présent à  préparer sa succession politique. Interview.

FRANCE 24 - Face aux multiples revendications, des militaires d’un côté et des étudiants de l’autre, comment le calme peut-il revenir au Burkina Faso ?

Germain Bitiou Nama -
Ce que Blaise Comparoé a de mieux à faire, c’est de négocier sa sortie de la scène politique. Il y a aujourd’hui une conjonction de facteurs qui font que le Burkina Faso ne peut plus être gouverné comme avant. Il faut qu’il envoie un signal fort, tout en créant les conditions pour que se mette en place un gouvernement de large union nationale. Celui-ci devra ensuite se charger de mettre en place un nouveau système de gouvernement. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de leadership dans le mouvement de contestation. Il n’a que des petits soldats…

F24 - Le mouvement de contestation, en particulier celui des étudiants, est-il influencé par les révolutions dans le monde arabe ou la chute de Laurent Gbagbo ?

G.B-N. - Non, c’est une coïncidence, il y a une situation propre au Burkina Faso. L’accélération de l’Histoire s'est effectuée, comme souvent, dans des détails. Tout a commencé avec un mort [Justin Zongo, un élève décédé le 20 février dernier, tué par la police selon ses proches, mais mort d'une méningite selon les autorités, NDLR]. Cela aurait pu en rester là, mais aujourd’hui, on en est à sept ! [Le décès de Justin Zongo a en effet provoqué des manifestations violemment réprimées à travers tout le pays, NDLR]. La situation n’est plus gérable. De toute façon, le ras-le-bol contre le régime est dans l’air depuis deux ans. Aujourd’hui, tous ceux qui attendent le changement commencent à perdre patience.

F24 - À force de mener des missions diplomatiques dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, le président n’a-t-il pas donné l’impression de délaisser son peuple ?

G.B-N. - Blaise Compaoré a multiplié les médiations pour se bâtir une stature internationale. Ces missions dans les pays voisins sont devenues son fond de commerce : il espérait en tirer profit sur la scène nationale. Mais ce n'est pas suffisant. Compaoré n’a aujourd’hui pas d’autre choix que de montrer qu’il est un facilitateur du changement. Il ne peut se permettre de donner l’impression qu’il ne bougera pas.

 
Carte du ministère français des Affaires étrangères
Thibault LIEURADE (France 24)

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Affaire Chebeya-Bazana : Daniel Mukalay : Coupable ou parfait bouc émissaire?

 


Le colonel Daniel Mukalay wa Mateso.

A Kinshasa, le représentant du ministère public au procès relatif à l’assassinat du défenseur des droits humains Floribert Chebeya Bahizire ainsi qu’à la «disparition» de Fidèle Bazana Edadi a requis la peine de mort à l’encontre du colonel Daniel Mukalay wa Mateso. Qu’en est-il du «général» John Numbi Banza Tambo qui se retrouve ainsi blanc comme neige alors que c’est bien lui qui avait invité Chebeya à se présenter ce 1er juin 2010 au siège de l’Inspection générale de la police nationale. Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire Chebeya et Bazana a le mérite de mettre à nu l’existence des "escadrons de la mort" au sein de la police nationale. Leur mission consiste à "neutraliser" ceux qui "dérangent" le pouvoir kabiliste.

Des questions sans réponses

Le dossier judiciaire relatif à l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et de son collaborateur Fidèle Bazana Edadi va être clos sans que la comparution des prévenus ait pu faire éclater la vérité en donnant des réponses univoques à quelques questions : Qui avait convoqué Chebeya ce 1er juin 2010 à l’Inspection générale de la police générale? Pourquoi? Qui l’avait reçu? Qui l’a tué? Qu’en est-il de Fidèle Bazana ? Qui est le commanditaire de ces exécutions extrajudiciaires?

Le ministère public a donc requis jeudi 14 avril «la peine de mort» à l’encontre de plusieurs officiers de police suspectés de participation dans ce double crime d’Etat. C’était au cours d’une audience de la Cour militaire de la Gombe siégeant en chambre foraine à la prison centrale de Makala. Outre Mukalay, les prévenus ci-après encourent la même sanction. Il s’agit de : Christian Ngoy Kenga Kenga, Paul Mwilambwe, Jacques Migabo et Michel Mwila. S’agissant de Georges Kitungwa et de Blaise Mandiangu, le ministère public a requis 20 ans de servitude principale.

Dans ses interventions, le ministère public a relevé que le prévenu Mukalay avait bel et bien organisé la rencontre de Chebeya avec l’inspecteur général de la police, John Numbi. Et ce, semble-t-il "à l’insu du service de protocole". Mukalay nie énergiquement d’avoir rencontré «Floribert» ce jour fatidique. L’invitant, en l’occurrence l’Inspecteur divisionnaire en chef John Numbi, ne dit pas autre chose : «J’ai passé toute la journée du 1er juin à Malaku pour superviser les préparatifs de la parade du 30 juin 2010». Mukalay et Numbi n’ont donc jamais invité encore moins rencontré ce défenseur des droits de l’Homme à cette date. Et pourtant, se sachant menacé, Chebeya avait pris soin de prévenir son épouse Annie mais aussi la responsable de la Division des droits de l’Homme de la Monuc.

Dossier «BDK»

Dans son réquisitoire, le ministère public n’a pas manqué de relever l’existence de «la volonté mûrement réfléchie» pour accomplir l’assassinat. Selon lui, en prenant en location une maison située à un jet de pierres de l’habitation de Chebeya, le major Christian Ngoy, commandant du tristement célèbre «Bataillon Simba» et son collègue Paul Mwilambwe – tous les deux en fuite - avaient mis en route le commencement d’exécution du crime. Notons que le «Bataillon Simba», est une unité paramilitaire qui ne rendait compte qu’au seul Inspecteur divisionnaire en chef Numbi. Cette force très spéciale de la police nationale a participé à deux reprises au massacre des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo. C’était en janvier 2007 et en février-mars 2008. Dans un rapport établi par des experts onusiens, il est fait état d’un total de plus de 300 morts et plusieurs centaines de blessés.

Le 2 mars 2010, lors de son ultime passage à Bruxelles, "Floribert" a organisé une «séance de travail». Au cours de celle-ci, il a fait part à l’auteur de ces lignes ainsi qu’à l’avocat bruxellois Jean-Claude Ndjakanyi la volonté de son organisation à déférer les auteurs de ces tueries massives au Bas-Congo devant les juridictions internationales. L’avocat a été chargé de rédiger l’acte d’accusastion. Problème : il fallait trouver quelques parents des victimes afin qu’ils se constituent partie civile. Les recherches en Belgique sont restées vaines. Le 6 avril, Me Ndjakanyi achevait la rédaction de la plainte avant de le signaler à Chebeya. «Il me manque les noms des parties civiles et je voudrais savoir si la VSV se constitue partie civile aussi», écrivait-il dans un mail adressé à l’activiste des droits humains. Le 31 mai 2010, ce dernier réagit en autorisant à Ndjakanyi de porter plainte en précisant que «la VSV allait se porter partie civile». La suite est connue.

Il assez étrange de constater que le nom du commissaire adjoint Amisi Mugangu n’a guère été cité parmi ceux des policiers en cavale. Amisi Mugagnu serait-il un "fantôme"? Etrangement aucune autorité policière n’a osé jusqu’ici nier son passé de proche parmi les proches du «colonel Daniel». Selon les témoignages obtenus auprès de ce «flic» - au cours de la seconde moitié du mois de juin 2010 alors qu’il venait de trouver refuge en Ouganda-, l’ordre de convoquer Floribert Chebeya à l’Inspection générale de la police nationale a été donné par John Numbi. Celui-ci l’a transmis au colonel Daniel Mukalay. C’était le 31 mai aux alentours de 10 heures. «L’ordre venait de la haute hiérarchie», soutenait le commissaire adjoint Amisi. Le 1er juin, Mukalay a constitué une équipe de cinq personnes dont une femme. Mission : interroger Chebeya au sujet d’un
«rapport». A en croire le policier, le défenseur des droits humains a été torturé avant d’être exécuté par «étouffement». Le chauffeur Fidèle Bazana Edadi, devenu un témoin gênant, aurait subi le même sort. «Nous avons jeté son corps dans le fleuve Congo au niveau de Kinsuka», confiait-il.

«Une pièce de théâtre»

Depuis le 26 novembre dernier, Amisi Mugangu n’a plus été revu en vie. L’homme a disparu au moment où il se rendait dans un bureau de DHL à Kampala pour faire parvenir à l’auteur de ces lignes le téléphone portable ainsi que quelques documents personnels ayant appartenu à «Floribert». "Ces objets pourraient faire éclater la vérité", disait-il. Après l’envoi, Amisi devait, selon ses propres dires, rejoindre son «chef» Christian Ngoy dans un pays africain non autrement identifié. Selon un témoin, la dernière fois que ce policier a été vu en vie il prenait place à bord d’un véhicule de l’ambassade de la RD Congo en Ouganda immatriculé «CD 18». Selon cette source, Christian Ngoy se trouvait également à bord.

Le colonel Daniel Mukalay a sans aucun doute joué le rôle de zélé "exécuteur des basses œuvres" du «raïs» à la tête d’un «Escadron de la mort» portant l’acronyme de DRGS (Direction des renseignements généraux et des services spéciaux police nationale). Il agissait ad referendum. Il recevait des ordres. Mukalay est plus un bouc émissaire que le véritable coupable. La vérité vraie sur la mort de Chebeya et la disparition de Bazana est détenue par deux hommes : "Joseph Kabila" et John Numbi Banza. Les deux hommes ont le sort lié. Ils se tiennent par la barbichette. Il faut, dès lors, être naïf pour croire que les juges militaires prononceront un verdict dans le sens du réquisitoire du ministère public. «En requérant la peine de mort pour les prévenus impliqués dans l’affaire Chebeya-Bazana, le ministère public fait en réalité du cinéma, commente l’avocat Jean-Claude Ndjakanyi. L’auditeur militaire sait parfaitement que les juges placés dans cette juridiction sont là par la volonté de la président de la République et ne prendont aucune décision contraire aux intérêts de cette institution». Et de conclure : «Le procès qui se déroule à Kinshasa est une farce judiciaire. Le vrai procès sur l’assassinat de Floribert Chebeya aura lieu après le changement de l’ordre institutionnel. J’en ferais une affaire personnelle…»

B.A.W (congoindependant)

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Hubert Kabasubabo, nouveau gouverneur du Kasaï occidental

 

 – Siège de l'Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga. – Siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Occidental à Kananga.

Les députés provinciaux du Kasaï Occidental ont élu, ce lundi 18 avril à Kananga, Hubert  Kabasubabo en qualité de gouverneur. Il a été  élu  par vingt-neuf des cinquante-trois  députés que compte cette assemblée provinciale.

 

Vingt-neuf ont voté pour Kabasubabo et vingt-quatre, pour  son adversaire, le sénateur Sesanga, en faveur de  qui treize autres candidats gouverneur ont désisté, la veille de cette élection.

Dans sa première déclaration, le nouveau gouverneur a prôné  la méthode de gestion participative comme moyen pour  rehausser le  niveau de développement  de cette province.

L’ère n’est plus à la fête, a-t-il poursuivi, mais plutôt à réfléchir pour savoir comment aider le Kasaï Occidental à retrouver sa place dans le concert de la nation congolaise.

Il a été élu sur la même liste avec son vice gouverneur Adolphe Komwesa Kalunga, député provinciale au Kasaï occidental.

Ex-secrétaire exécutif du Rassemblement congolais pour la démocratie, Hubert Kabasubabo succède ainsi à Trésor  Kapuku, qui a pris la direction d’une dissidence de cette formation politique.

Pour Raphaël Kasonga Bilolo, député provincial de l’opposition, la ville de Kananga n’est pas contente de l’élection de nouveau gouverneur.

Remplacer Trésor Kapuku par Hubert Kabasubabo revient, selon lui, à déshabiller Saint Pierre pour habiller Saint Paul.

Trésor  Kapuku a démissionné au poste de gouverneur de cette province au mois de mars, après avoir été longtemps retenu en consultation à Kinshasa.

De son côté, le président  de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le pasteur Daniel Mulunda, s’est félicité  de cette première  expérience  électorale  de sa commission.

Il  a, cependant, reconnu que l’élection du  gouverneur de  Kasaï  occidental a  connu  de vives tensions lors de son déroulement.


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Bientôt la campagne électorale

Tshisekedi : Alexis Mutanda et plusieurs cadres nommés à l’Udps !

Le lider maximo a pris une série de décisions le week-end dernier. La plus importante est vraisemblablement celle de la mise en place d’un Bureau Central pour la campagne électorale de l’Udps en RD-Congo et dont le Coordonnateur Principal désigné n’est autre que M. Alexis Mutanda Ngoy. Ce dernier, précise la décision portant création du Bureau Central pour la campagne électorale, constituera son équipe en concertation avec le candidat présidentiel du parti. Structure non statutaire, ce Bureau Central a reçu mission de gérer les campagnes électorales de tous les candidats Udps aux élections à tous les niveaux. Objectif affiché, porter Etienne Tshisekedi à la magistrature suprême et lui assurer d’une majorité confortable afin d’avoir le contrôle du Gouvernement. Ce faisant, le Bureau Central devra, entre autres, concevoir les stratégies de marketing et de communication de campagne, concevoir le calendrier des actions de campagne ainsi que le matériel et supports de communication.

Subsidiairement, Etienne Tshisekedi a nommé, pour toutes les provinces de la République, les membres de la Commission Electorale Permanente de l’Udps. Des nominations sont également intervenues au Cabinet du Président, avec la désignation de M. André Tabu Eboma et Me Jean-Claude Ndala Mwele, en qualité d’adjoints au Directeur de Cabinet du Président du Parti. Dans cette édition, toutes les décisions prises par Etienne Tshisekedi.

UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL PRESIDENCE DU PARTI DECISION N° 030/UDPS/ PP/ 011 du 09 AVRIL 2011 PORTANT NOMINATION DE MEMBRES DU CABINET DU PRESIDENT DU PARTI

Le Président de l’Union Pour la Démocratie et le Progrès Social ;

Vu les Statuts du Parti modifiés et complétés à ce jour, spécialement en leurs articles 15, 19, 23, 20 points 1 et 3, 22 points 1 et 2 ;

Vu le Règlement intérieur du Parti tel que modifié et complété à ce jour, spécialement en ses articles 17, 30 point 3, 31, 54 et 55 ;

Vu la décision n° 008/ UDPS/ PP / 011 du 09 avril 2011 portant nomination des membres du cabinet du Président du Parti ;

Considérant la nécessité, Décide :

Article 1 : Sont nommés Adjoints au Directeur du Cabinet du Président du Parti : -Monsieur André TABU EBOMA. -Maître Jean- Claude NDALA MWELE.

Article 2 : Sont nommés Conseillers Membres de la Cellule Economique, Financière et Audit : -Monsieur Norbert YAMBA- YAMBA. -Monsieur Victor NGALAMULUME. -Monsieur Vincent de Paul MASUDI BIN OMARI.

Article 3: Sont nommés membres de la Cellule Politique -Monsieur Jean Baptiste MUAMPATA -Monsieur Jean MABOSO. -Monsieur Corneille NTITA.

Article 4 : Est nommé Conseiller membre de la Cellule Juridique : -Maître Marcel MUKADI YANGA.

Article 5 : Est nommé Conseiller membre de la Cellule Education, Social et Genre : -Monsieur NYANGUILE TSHAMALA

Article 6 : Le Directeur de Cabinet et Porte- Parole du Président du Parti est chargé de l’application de la présente décision qui entre en vigueur à la date de sa signature.

Fait à Kinshasa, le 11 Avril 2011

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA PRESIDENT

 

DECISION N° 031/ UDPS/ PP /11 DU 11 AVRIL 2011 PORTANT RAPPORT DE LA DECISION 024/ UDPS/ PP/ 11 DU 25 MARS 2011, DE LA DECISION 025/ UDPS/ PP / 11 DU 25 MARS 2011, ET DE LA NOTE CIRCULAIRE N° 001/ UDPS/ PP/ 011.

Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS »

Vu les Statuts de l’UDPS, tels que modifiés et complétés à ce jour, spécialement en leur article 22, points 2,5 et 10, et les articles 23, 50, 51, 53 et 54 ;

Considérant que les conditions statutaires de mise en place et de fonctionnement de la Commission Electorale Permanente du Parti (CEP) ne sont pas réunies à ce jour ;

Vu la nécessité et l’urgence, Décide :

Article 1 : Les décisions 024/UDPD/PP/11 et 025/UDPS/PP/11 du 25 mars 2011 ainsi que la Note Circulaire 001/UDPS/PP/011 sont rapportées.

Article 2 : Toutes les dispositions antérieures contraires à la présente décision sont abrogées.

Fait à Kinshasa, le 11 avril 2011

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA PRESIDENT

 

DECISION N°032/UDPS/PP/11 DU 11 AVRIL 2011 PORTANT CREATION D’UN BUREAU CENTRAL POUR LA CAMPAGNE ELECTORALE DE L’UDPS EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ET NOMINATION D’UN COORDONNATEUR PRINCIPAL

Le Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social,

Vu les statuts de l’UDPS, tels que modifiés et complétés à ce jour, spécialement en leur article 22, points 2,5 et 10 ;

Vu la Résolution n°003/UDPS/1er Congrès/010 du 14 décembre 2010 relative à la Délégation et à l’investiture du Candidat du Parti à l’Election Présidentielle ;

Vu la Résolution n°015/UDPS/1er Congrès/010 du 14 décembre 2010 relative à la participation de l’UDPS aux élections en RDC ;

Vu l’urgence et la nécessité, DECIDE :

Article1 : il est créé une structure non statutaire dénommée «Bureau Central pour la Campagne de l’UDPS en RDC » chargée de concevoir et de gérer les campagnes électorales de ses candidats aux élections à tous les niveaux.

Article 2 : Le Bureau Central a une durée illimitée de deux ans renouvelable si nécessaire et couvre la campagne du Candidat du Parti à l’élection présidentielle ainsi que les campagnes des candidats du Parti aux élections législatives, municipales et locales.

Article 3 : L’objectif du Bureau Central est de porter le Candidat de l’UDPS à la magistrature suprême et de lui assurer une majorité parlementaire confortable afin d’avoir le contrôle du gouvernement.

Article 4 : Sa mission est de :

*Concevoir toutes les stratégies de marketing et de communication de campagne ; *Concevoir le calendrier des actions de campagne ainsi que le matériel et supports de communication ;
*Concevoir le modèle d’appui du Candidat Présidentiel aux Candidats à la députation et au Sénat ;
*Concevoir la stratégie d’appui aux Députés Provinciaux ;
*Structurer, au regard de la vision du Parti, un plan de travail pour la mandature basé sur une projection à long terme (25 à 30 ans) ;
*Sélectionner les créneaux de communication du parti ;
*Former et entraîner tous les Candidats sur les points clés afin d’assurer la cohérence au cours des campagnes.

Article 5 : Est nommé Coordonnateur Principal au Bureau Central pour la campagne de l’UDPS en RDC, M. Alexis MUTANDA NGOY MUANA

Article 6 : Le Coordonnateur Principal du Bureau Central constituera son équipe en concertation avec le Candidat présidentiel du Parti.

Article 7 : Toutes les dispositions antérieures contraires à la présente décision sont abrogées.

Fait à Kinshasa, le 11 avril 2011

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA

 

DECISION N°033/UDPS/PP/11 DU 15 AVRIL 2011 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DE LA COMMISSION ELECTORALE PERMANENTE «CEP »

Le Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, «UDPS » en sigle,

Vu les statuts du Parti tels que modifiés et complétés à ce jour, spécialement en leurs articles 15, 19, 20, 22, 23, 50, 51, 52, 53, et 58 ;

Vu le Règlement Intérieur du Parti tel que modifié et complété à ce jour, spécialement en ses articles 17, 30, 31, et 32 ;

Considérant la nécessité et l’urgence ; DECIDE:

Article 1 : Sont nommés Membres de la Commission Electorale Permanente du Parti, les Membres de l’UDPS dont les noms, post noms et prénoms ci-après :

1.BANDUNDU INTSHIMI MUNZIMI Amadéo KABWA YALEYI Henri KAPAY Anatole France MUKUWA KAKWATA James

2. BAS-CONGO MBENZA LOMBO Jacques Dr. NSIALA NKULA Médard ZOMBA NDOMATEZO Pierre TUKA MUPOLIKI

3. EQUATEUR BOLIA BOKOMBA Désiré MBONGO LOBONDOLA Marcel MBWANGA MONOTE YOKA Jean Louis

4. KASAI ORIENTAL KONDO PANIA DIDIER KAYEMBE MUKUNA André MUTANDA Alexis TSHISABI TSHIKALA Célestin

5. KASAI OCCIDENTAL KAMBA Jean Pierre NTANKU Josée MULUMBA Dieudonné TSHIBAMBA Justin

6. KATANGA ILUNGA TSHIPAMA Benoît MWAMBA NGOY Godelieve WUMBA MUKINDA Marceline

7. MANIEMA BAKASI Henriette FATUMA IBONGE TUTU MASIKINI

8. NORD KIVU FAIDA LUFUNGULA FAIDA KININGA AMISI David KUWAZAYIMBI KOFI Béatrice

9. SUD KIVU BAMPORIKI CHAMIRA MALIRO FURAHA Desiderata FATOU AMBASI

10. PROVINCE ORINATALE KICHINDA OSAKO Dieudonné LOTELE ILEMBU Tharcisse MANGA MPUKA Berthe POLE OLE ALIMASI Jean Paul Gudule

Article 2 : Toutes dispositions antérieures contraires à la présente décision sont abrogées.

Fait à Kinshasa, le 15 avril 2011

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA PRESIDENT

La Pros.    


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17 avril 2011

Kasaï-Occidental: Boshab à Kananga pour l’élection du nouveau gouverneur

 

 – Evariste Boshab, président de l'Assemblée nationale, à Kinshasa. – Evariste Boshab, président de l’Assemblée nationale, à Kinshasa.

C’est en principe ce lundi 18 avril qu’intervient l’élection du nouveau gouverneur de la province du Kasaï-Occidental après la démission de Trésor Kapuku. Le PPRD, Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, parti présidentiel, s’est mobilisé pour ce scrutin en envoyant sur place, à Kananga, siège des institutions provinciales, une forte délégation conduite par son secrétaire général et président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab.Mais, à quelques heures de cette élection, les nerfs sont tendus dans les milieux politiques et sociaux de la ville, à la suite de la nouvelle de l’interpellation, samedi à Tshikapa, à plus ou moins 260 kilomètres de Kananga, du député provincial Miaka Mia Bilenge.

Ce dernier est tête d’affiche de la dissidence au sein de l’assemblée provinciale du Kasaï-Occidental.

Selon des sources sécuritaires locales, le député Miaka a été embarqué samedi même dans un avion à destination de Kinshasa.

Cette nouvelle a provoqué un tollé de protestation parmi les députés provinciaux, les candidats à l’élection du nouveau gouverneur ainsi que dans certaines organisations de la société civile locale.

Le réseau de lutte contre la corruption, notamment, condamne cet acte.

Et les députés dissidents menacent de leur côté de boycotter le scrutin de ce lundi si leur collègue n’est pas retourné à Kananga.


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